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Najeh Dali : Une diplomatie environnementale est nécessaire pour donner un poids à l’Afrique dans les négociations internationales sur le climat

Najeh Dali remarque d’après sa participation à précédentes conférences des parties contractantes (COP 17) à la convention cadre sur les changements climatiques (CCNUCC) sur le climat et d’une façon générale que malgré la présence de plus de 190 pays avec plus de 15 mille participants et 120 ministres et 12 chefs d’Etats et de gouvernement, toujours les décisions finales reviennent à une poigne de pays.

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26 février 2015. Cérémonie de lancement de l'appel de Manille à l'action pour le climat par les présidents français et philippin (photo 1). Lecture de l'appel par Marion Cotillard et Loren Legarda, Présidente de la commission sur le changement climatique et l'environnement du Sénat philippin  (photo 2). A l'issue de la cérémonie, Nicolas Hulot s'entretient avec Christiana Figueres, Secrétaire exécutive de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, et Loren Legarda (photo 3).

Najah Dali : Les éléments clés du protocole de Kyoto, de la CCNUCC et les enjeux économiques

cadre des nations unies a pris naissance lors du sommet sur l’environnement qui a été tenue en Rio en 1992.

En effet, selon Najah Dali, à ce moment là la communauté internationale avec l’industrialisation a remarqué l’augmentation importante des gaz à effets de serre et leurs effets sur le climat. En effet selon Najah Dali, cette augmentation galopante des émissions a entrainé l’accélération du réchauffement climatique qui a entravera durablement le développement des pays et l’accentuation des catastrophes naturelles comme les feux de forêts, les inondations, la sécheresse,…. .

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Cop 21 en fin d’année à Paris : DES MESURES FORTES ET CONTRAIGNANTES ATTENDUES

Les pays en développement, plus victimes qu’acteurs du dérèglement du climat, devraient eux aussi s’engager à lutter contre le réchauffement climatique

Le Mali est choisi pour présider le groupe Afrique sur le changement climatique, en 2016. L’information a été donnée, mercredi dans la salle de presse du CICB, à la faveur d’une conférence débat organisée en marge de la Journée européenne pour le climat sur le thème : « La Cop 21 : quelle attente ? ». Les panelistes Birama Diarra, de l’Agence nationale de la métrologie, Seyni Nafo, porte-parole du groupe Afrique et coprésident du comité permanent des finances (CCNUCC), Andrzey Bielecki, chargé d’affaires à l’Union européenne et le Dr Ibrahim Togola, président du Reso-climat au Mali, ont expliqué les menaces et opportunités du changement climatique.


Intervenant à l’ouverture des travaux, l’ambassadeur français, Gilles Huberson, a précisé que la rencontre s’inscrivait dans le cadre de la semaine de l’environnement que le Mali organise chaque année. L’occasion était alors bonne pour le diplomate français d’attirer l’attention sur le plaidoyer du président Ibrahim Boubacar Keïta en faveur du dragage du fleuve Niger qui disparaît à cause de l’ensablement et de la prolifération des plantes aquatiques.
Pour prévenir l’émission de gaz à effet de serre et atténuer le réchauffement mondial, le monde entier se retrouve à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochains pour la 21è Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) ou Cop 21. Son objectif est « d’aboutir à un accord universel et contraignant, pour la première fois», à la différence de deux autres accords internationaux : la Convention-cadre des nations unies sur le changement climatique (1992) et son protocole de Kyoto (1997).
Ratifié par l’UE, le premier visait à empêcher les interférences humaines dangereuses dans le système climatique. Quant au second, il demandait aux pays industrialisés une réduction de 5% de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à une année de référence choisie. Mais les USA ne l’ont pas ratifié. Il n’ordonnait pas non plus aux pays en développement une diminution de leurs rejets GES.
Le problème est tel aujourd’hui, que la lutte exige d’urgence des actions concrètes ou solutions alternatives au profit de nos populations. « Au Mali, l’UE envisage de consacrer 20% de son financement à la protection de l’environnement à l’horizon 2015-2020 », a annoncé le chargé d’affaires Andrzey Bielecki. Il s’agit, par exemple, de financer la plantation d’arbres le long des routes que l’UE finance et plus généralement de viser pour notre pays une croissance durable et profitable à la population, à long terme, grâce donc à la construction de routes mais aussi à l’aménagement de périmètres irrigués, la reforme de la justice, la lutte contre la corruption.
Le changement climatique s’impose à l’Afrique qui est pourtant la région du monde qui pollue le moins, a regretté Seyni Nafo. Il a cité une étude qui prévoit que l’Afrique perdra 5% de son PIB à cause du réchauffement climatique à l’horizon 2050. Le futur président niveau jeune du groupe Afrique sur le changement climatique a cependant jugé que le phénomène offrait aussi des opportunités. Il se référait pour cela à l’énorme potentiel de notre pays en matière d’énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien…
Pour le président du Reso-climat au Mali, le Dr Ibrahim Togola, « nous pouvons commencer notre développement par la mise à disposition des énergies renouvelables au niveau de nos villages ». Ce qui, à l’en croire, réduirait les pertes énormes de production locale faute de structures de transformation. Il a espéré, à ce propos, que la Cop 21 sera l’occasion de faciliter l’accès au financement de projets et programmes de lutte contre le réchauffement climatique.
L’assistance a été envahie d’un sentiment de frustration suscité par la difficulté d’accès des projets aux financements. Certains intervenants ont plaidé pour une prise en compte des préoccupations des organisations de la société civile à la Cop 21. D’autres pour l’inscription du genre en préambule du document que l’Afrique présentera à Paris. La mise en œuvre d’un mécanisme de traçabilité, contrôlé par la société civile, pour l’exécution correcte des engagements pris à la Cop 21, a été souhaitée par une troisième catégorie d’intervenants.
Les panelistes ont confirmé que la dimension genre est une condition indispensable pour accéder à un financement de l’UE. Ils ont rappelé que des systèmes de traçabilité existent déjà. Les exigences d’efficacité et d’efficience expliqueraient l’accès difficile au financement, a expliqué le chargé d’affaires de l’UE.
C. M. TRAORÉ

source : L Essor



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