café noir

☽ send a shade of black. ☾
  • black bean: what's your favorite midnight snack?
  • black leather jacket: what is a fashion trend that others hate but you secretly enjoy?
  • black olive: if you could own a restaurant, what kind would it be?
  • café noir: when you hang out with your group of friends, do you contribute to conversation? are you the quiet one?
  • charcoal: if you could have something named after you as a memorial what would you choose? (building, park, school, etc.)
  • charleston green: what’s your favorite room in your home?
  • davy's gray: is it more important to you to look good or feel good? explain.
  • dim gray: who is the first person you call when you have a bad day?
  • ebony: what do you admire most about your best friend?
  • eerie black: do you think you could survive in a horror movie? do you think you'd be the first to die?
  • jet: if you were going to a costume party next week, what costume would you wear?
  • licorice: given the choice of anyone in the world, whom would you want as a dinner guest?
  • midnight blue: under what circumstances is it impossible for you to sleep? what makes you restless?
  • onyx: are you superstitious? give an example.
  • outer space: do you believe in life on other planets? what do you think is out there in the universe?
  • phthalo green: if a crystal ball could tell you the truth about yourself, your life, the future or anything else, what would you want to know?
  • taupe: are you religious? what is your interpretation of god?

Robert Doisneau- Le Bal du 14 Juillet, France ( 1950s).

2

Délétère toile de sa vaine existence. Humain, muse se révèle absence.

Quelle vie menait donc l’esthète inconnu. Derrière moi. Seul, avec de l’écriture collée entre les doigts, et de la vapeur brouillonne de café noir plein les idées.

Je me disais : “J’aime ces gens dont je ne sais rien.”

Tandis que nous, nous chantions toutes des rires loin de la gorge, nectar bavard de la retrouvaille, thé aux lèvres. Euphorie de l’horloge suspendue. Alors. Un sursaut. Une seconde. Le serveur valsait, évitant chaises, canapés. Gracile, adroit. Derrière moi. Je sentais le taciturne peindre des mondes parallèles.

Je me disais : “J’aime ces gens. Ceux que je ne pourrai jamais connaître.”

Puis j’ai quitté la lumière artificielle. La ville, ce n’est pas chez moi.

POURPRE

Toujours, en écrivant au marqueur noir sur les murs trop blancs de ton appart’ elle disait
« Tu sais, m’faire vivre sans toi ce serait comme me découper le cœur au couteau »
Et tu souriais avant de rallumer une cigarette au dernier soupir de la précédente, te rapprochant d’Elle pour lire ses mots.
Parfois le ciel prend une couleur de mer et moi je m’y perds parce que c’est grand.
Tu souriais encore, toujours bêtement, parce que non, il y avait rien à dire, à faire, à espérer.
Elle te regardait avec ce sourire de gosse écorchée, alors tu venais joindre tes lèvres aux siennes pour en faire naître l’amour aux odeurs de tabac froid café trop noir arrière-goût de vin pas cher avalé dès le réveil.
Tu pues l’alcool jusque dans le regard.
Et tu fondais ta peau à la pâleur de la sienne pour essayer de lui faire oublier c’qu’elle venait d’écrire. De tout lui faire oublier. De sa nuque à ses hanches, de la droiture de ses os aux courbes de son dos, de ses pleurs à ses rires, de la légèreté de son corps au poids de ses idées noires. Poser le bout de tes doigts brûlants sur ses paupières de glace pour clore enfin le spectacle qu’offrait l’Monde qui l’entoure (et la différence de celui-ci avec le Monde dans lequel elle vit).
« Ca va aller maintenant, ça va aller »
« J’arrive pas trop à t’aimer comme il faudrait, tu sais »
Faut toujours que ça caresse, que ça égorge
Enlace, étrangle
C’est toujours trop puissant pour nos putains de corps et âmes et esprits
flingués
« On est trop faibles pour s’aimer, et c’est ça qui nous rend forts, tu sais »
Parfois, tu t’éloignais et c’était trop, beaucoup trop, ça lui en collait des sueurs froides et des brûlures à la peau et le sang aux lèvres et des fantômes dans le regard
Tu sais quand j’s’rai partie tu retrouveras pas le goût de nos nuits dans la fumée de ta clope.
Et il y avait toujours cette
Peur
Qui te coulait dans les veines au moment de partir
« J’reviens vite, promis »
La menace d’un Monde sans elle
« Sois sage, putain, sois sage »
S a g e
(à l’encre rouge sur sa peau presque bleue)
Sa silhouette à la fenêtre, et toi déjà parti et essayant d’te changer les idées aux étincelles de ton briquet « j’vais la retrouver, au bord de la fenêtre, le regard plongé au cœur du Monde, elle aura pas bougé, elle aura pas bougé. Ça va aller. »
Les doigts qui tremblent sur le bouton du volume
Plus fort c’est moins mal.
L’téléphone qui sonne parce qu’il commence à s’faire tard, comme ils disent, puis la nuit c’est l’ecsta de ceux qui croient plus aux renouveaux, aux lendemains, aux nouveaux départs. La nuit c’est l’refuge de ceux qui ont honte d’être à la lueur du jour.
Mais la nuit
C’est là où les souvenirs ressortent des placards
Où les vieux remords sortent de nulle part pour venir couler le long du parquet vieilli jusqu’à ton lit, jusqu’aux plis de tes draps, juste là où tu les empoignes d’habitude
Sois s a g e
Faut pas la laisser seule
Pas avec elle-même
Tu sais m’faire vivre sans toi ce serait comme me découper le cœur au couteau.

2

An invitation card depicting “Le Chat Blanc” (white cat). It echoes Théophile Steinlen’s 1896 poster advertising the “Chat Noir” tour. It’s part of the estate of French writer Paul Jeanne. Paul Jeanne often spent time in Rodolphe Salis’s “Le Chat Noir”, a famous cabaret located in Montmartre, the bohemian distict of Paris.

archiveofourown.org
Café Noir - Anonymous - One Direction (Band) [Archive of Our Own]
An Archive of Our Own, a project of the Organization for Transformative Works
By Organization for Transformative Works

Café Noir for patdkitten
Word count: 4203
Summary:
Harry Styles is secretly a world famous writer of bodice rippers. He is struck by writer’s block and he craves late night coffee. Luckily, there is a little café that provides both inspiration and a delicious caramel macchiato. While pretending to write his next story, Harry finds a new muse and winds up falling for one of the baristas: bright, cheerful Louis Tomlinson.