brindilles

beautiful french words ✿
  • ange – angel (masc.)
  • baleine – whale (fem.)
  • bisou – kiss (masc.)
  • brindille – twig (fem.)
  • brûler – to burn
  • brume – mist (fem.)
  • câlin – hug (masc.)
  • chaleur – heat (fem.)
  • chatoyer – to shimmer
  • chaussettes – socks (fem.)
  • chouchou – my little cabbage, said as a term of endearment (masc.)
  • citronnade – lemonade (fem.)
  • citrouille – pumpkin (fem.)
  • coquillage – seashell (masc.)
  • croquis – sketch (masc.)
  • dépaysement – the feeling of being in another country, the weird feeling you get from things being different from what you’re used to.  (masc.)
  • doux – soft
  • écarlate – scarlet
  • éclatant – brilliant, dazzling, gleaming
  • effleurer – to touch or brush against
  • empêchement – something that keeps you from doing something (masc.)
  • épanoui – blooming, joyful, radiant
  • éphémère – ephemeral
  • étoile – star (fem.)
  • feuilles – leaves (fem.)
  • flâner – to stroll aimlessly
  • floraison – bloom (fem.)
  • grelotter – to shiver
  • hirondelle – swallow (bird) (fem.)
  • libellule – dragonfly (fem.)
  • loufoque – wild, crazy, far-fetched
  • luciole – firefly (fem.)
  • myrtille – blueberry (fem.)
  • noix de coco – coconut (fem.)
  • nuage – cloud (masc.)
  • orage – thunderstorm (masc.)
  • pamplemousse – grapefruit (masc.)
  • papillon – butterfly (masc.)
  • parapluie – umbrella (fem.)
  • pastèque – watermelon (fem.)
  • piscine – swimming pool (fem.)
  • plaisir – pleasure (masc.)
  • pleuvoir – to rain
  • plonger – to dive
  • retrouvailles – the feelings of seeing someone again after a long time (fem.)
  • sirène – mermaid (fem.)
  • soleil – sun (masc.)
  • sortable – someone you can take anywhere without being embarrassed
  • tournesol – sunflower (masc.)
🌱🌻 Trees and Flowers French Vocab🌱🌻

Tree- l'arbre
Willow- le saule
Poplar- le peuplier
Eucalyptus- l'eucalyptus
Larch- le mélèze
Beech- le hêtre
Birch- le bouleau
Pine- le pin
Cedar- le cèdre
Maple- l'érable
Elm- l'orme
Lime- le tilleul
Holly- le houx
Palm tree- palmier

Flowers- les fleurs
Daisy- la pâquerette
Dandelion- le pissenlit
Buttercup- la renoncule
Heather- la bruyère
Poppy- le coquelicot
Foxglove- la digitale
Honeysuckle- le chèvrefeuille
Sunflower- le tournesol
Clover- le trèfle
Bluebells- les jacinthes des bois
Primrose- la primevère
Lupines- les lupins
Nettle- l'ortie
Lily- le lis
Carnation- l'œillet
Daffodil- la jonquille
Orchid- l'orchidée
Tulip- la tulipe

Stem- la tige
Bud- le bourgeon
Leaf- la feuille
Twig- la brindille
Bunch- la botte
Calyx- le calice
Stamen- l'étamine
Stalk- la tige
Petal- le pétale
Root- la racine
Branch- la branche
Bark- l'écorce
Trunk- le tronc

Originally posted by open-eyes-dreaming

50 Beautiful French Words
  1. ange – angel (masc.)
  2. baleine – whale (fem.)
  3. bisou – kiss (masc.)
  4. brindille – twig (fem.)
  5. brûler – to burn
  6. brume – mist (fem.)
  7. câlin – hug (masc.)
  8. chaleur – heat (fem.)
  9. chatoyer – to shimmer
  10. chaussettes – socks (fem.)
  11. mon chouchou – my little cabbage, said as a term of endearment (masc.)
  12. citronnade – lemonade (fem.)
  13. citrouille – pumpkin (fem.)
  14. coquillage – seashell (masc.)
  15. croquis – sketch (masc.)
  16. dépaysement – the feeling of being in another country (masc.)
  17. doux – soft
  18. écarlate – scarlet
  19. éclatant – brilliant, dazzling, gleaming
  20. empêchement – a last minute difficulty (masc.)
  21. épanoui – blooming, joyful, radiant
  22. éphémère – ephemeral
  23. étoile – star (masc.)
  24. feuilles – leaves (fem.)
  25. flâner – to stroll aimlessly
  26. floraison – bloom (fem.)
  27. grelotter – to shiver
  28. hirondelle – swallow (bird) (fem.)
  29. libellule – dragonfly (fem.)
  30. loufoque – wild, crazy, far-fetched
  31. luciole – firefly (fem.)
  32. myrtille – blueberry (fem.)
  33. noix de coco – coconut (fem.)
  34. nuage – cloud (masc.)
  35. orage – thunderstorm (masc.)
  36. pamplemousse – grapefruit (masc.)
  37. papillon – butterfly (masc.)
  38. parapluie – umbrella (fem.)
  39. pastèque – watermelon (fem.)
  40. péripatéticien – wanderer (masc.)
  41. piscine – swimming pool (fem.)
  42. plaisir – pleasure (masc.)
  43. pleuvoir – to rain
  44. plonger – to dive
  45. retrouvailles – the happiness of seeing someone again after a long time (fem.)
  46. singulier – so odd it’s one of a time
  47. sirène – mermaid (fem.)
  48. soleil – sun (masc.)
  49. sortable – someone you can take anywhere without being embarrassed
  50. tournesol – sunflower (masc.)

Je ne suis pas une petite chose fragile dont on dispose de temps à autre,
Je ne suis pas une plante sans épines et sans défense,
Je ne suis pas un trophée qu'on accroche au mur
Je ne suis pas cette petite fille au corps de brindille,
Je ne suis ni une activité, ni un objet, ni un défouloir, ni une machine à croquer,
Je suis une fille-cactus, avec des rêves pleins les poches, des tournesols qui poussent dans la cage thoracique et une âme de titan.

When you talk about space,
your eyes fill up with pools of wonder

and

I have always hated swimming pools but your pupils are black holes that pull me in

and

You ask me if I know how many stars are in the sky
And I don’t
So you ask me to spend my life counting them with you

and

You ask me if I will be your sun, so you can be the planet that revolves around me constantly
And I don’t oblige
So you ask me to be your sun forever

and

You ask me if I would like to get lost in the milky way
And I would
Just you and I, Jupiter and the Sun

and

If your eyes are pools, well then mine must be
rivers
lakes
oceans
because I am submerged in the depths of your celestial depth

and

When you talk about space,
Your eyes become a galaxy

and

                                                 I dive right in.

—  head first (via brindille-fille.tumblr.com)

 Ce sable où nous nous enfonçons pour ne pas voir, est formé des mots, et la contestation, devant se servir d’eux, fait songer à l’homme enlisé, se débattant et que ses efforts enfoncent à coup sûr : et il est vrai que les mots, leurs dédales, l’immensité épuisante de leurs possibles, enfin leur traîtrise, ont quelque chose des sables mouvants.

 De ces sables nous ne sortirions pas sans quelque corde qui nous soit tendue. Bien que les mots drainent en nous presque toute la vie — de cette vie, à peu près pas une brindille qui n’ait saisie, traînée, accumulée la foule sans repos, affairée, de ces fourmis (les mots) —, il subsiste en nous une part muette, dérobée, insaisissable. Dans la région des mots, du discours, cette part est ignorée. Aussi nous échappe-t-elle d’habitude. Nous ne pouvons qu’à de certaines conditions l’atteindre ou en disposer. Ce sont des mouvements intérieurs vagues, qui ne dépendent d’aucun objet et n’ont pas d’intention, des états qui, semblables à d’autres liés à la pureté du ciel, au parfum d’une chambre, ne sont motivés par rien de définissable, si bien que le langage qui, au sujet des autres, a le ciel, la chambre, à quoi se rapporter — et qui dirige dans ce cas l’attention vers ce qu’il saisit — est dépossédé, ne peut rien dire, se borne à dérober ces états à l’attention (profitant de leur peu d’acuité, il attire aussitôt l’attention ailleurs).

 Si nous vivons sans contester sous la loi du langage, ces états sont en nous comme s’ils n’étaient pas. Mais si, contre cette loi, nous nous heurtons, nous pouvons au passage arrêter sur l’un d’eux la conscience et, faisant taire en nous le discours, nous attarder à la surprise qu’il nous donne. Mieux vaut alors s'enfermer, faire la nuit, demeurer dans ce silence suspendu où nous surprenons le sommeil d'un enfant. Avec un peu de chance, d'un tel état nous apercevons ce qui favorise le retour, accroît l'intensité. Et sans doute ce n'est pas trop pour cela que la passion malade par laquelle, un long moment de nuit, une mère est maintenue près d'un berceau.

 Mais la difficulté est qu’on n’arrive pas facilement ni tout à faire à se taire, qu’il faut lutter contre soi-même, avec, justement, une patience de mère : nous cherchons à saisir en nous ce qui subsiste à l’abri des servilités verbales et, ce que nous saisissons, c’est nous-mêmes battant la campagne, enfilant des phrases, peut-être au sujet de notre effort (puis de son échec), mais des phrases et dans l’impuissance à saisir autre chose. Il faut nous obstiner — nous faisant familiers, cruellement, avec une impuissante sottise, d’habitude dérobée, mais tombant sous la pleine lumière : assez vite augmente l’intensité des états et dès lors ils absorbent, même ils ravissent.
Le moment vient où nous pouvons réfléchir, à nouveau ne plus nous taire, enchaîner des mots : cette fois, c’est à la cantonade (à l’arrière-plan) et, sans plus nous soucier, nous laissons leur bruit se perdre.


L’Expérience intérieure (Première partie, Ebauche d’une introduction à l’Expérience intérieure) - Georges Bataille