bretel

expressions #2

expressions #1 


lovely, lovely France :

- “nice like a prison’s door” (: nasty) : aimable comme une porte de prison

- “combed like an underarm” (: crazy hair) : coiffé-e comme un dessous-de-bras (normally it’s aisselle : improper french, don’t say that otherwise!)

- “having an oyster’s IQ” : avoir un QI d’huître

- “curling the ridiculous” (: being nearly stupid) : friser le ridicule (no Juliet you’re not stabbing yourself bc of some guy you met yesterday, ça frise le ridicule!)

- “not having invented warm water / the butterwire” (: be dumb) : ne pas avoir inventé l’eau chaude / le fil à couper le beurre

- “not having light at every floor” (: ie be mentally slow) : ne pas avoir la lumière à tous les étages

- “going on the throne” (: at the loo) : aller sur le trône

- “better having them in picture than at the table” (: when someone eats too much) : il vaut mieux l’/les avoir en photo qu’à table

- “it’s smelling like fir trees” (: cf coffin wood, cf age/death) : ça sent le sapin

- “make-uped like a stolen car” (: wearing too much make up) : maquillé-e comme une voiture volée

- cut the bullshit : arrête tes conneries

- “not being worth drips” : ne pas valoir tripette

- “having an awry fart” (: in a bad mood/sick) : avoir un pet de travers

- “have I asked you for the time?” : (est-ce que) je t’ai demandé l’heure?

- “getting called Arthur” (: getting yelled at) : tu vas te faire appeler Arthur si tu continues à faire du bruit alors que j’essaie de travailler!

- “do you want my picture ?” (when someone is starring) : tu veux ma photo?

- “the rubber band is flexed (: slapping awaits) : l’élastique est tendu (+ you put your hand next to your head)

- “it moves one without touching the other” : (I couldn’t care less) : ça m’en touche une sans faire bouger l’autre (those one and other being balls)


food related :

- supple like a bretzel (: not being supple) : souple comme un bretzel

- “discussing the fat’s bit” (: having a chat) : tailler le bout de gras

- “putting the cutlery back” (: going for round 2) : remettre le couvert

- leek (: penis) : poireau (fam, rather gross)

- “yogurt-singing” (: in a language you don’t know) : chanter en yaourt

- “it’s starting to run on my bean” (kinda) (: I’m getting pissed) : ça commence à me courir sur le haricot

- “the mustard is getting higher” (: I’m getting pissed, bc it burns your nose yk) : la moutarde est en train de monter

- “having the peach” (: being in a good mood) : avoir la pêche

- “being soaked as a soup” : être trempé-e comme une soupe

- “taking a peach” (: a punch) : se prendre une pêche

- “bring your strawberry” (: get here) : ramène ta fraise

- “hairy as an egg” (: not) : poilu-e comme un oeuf

- a turnip (: bad movie) : un navet

- “bag of wine” (: drunk) : sac à vin (way to call someone)

- “having the ass trimmed with noddles” (: being very lucky) : avoir le cul bordé de nouilles

- “having the banana” (: being smiley) : avoir la banane

- “turning out a cake” (: having a poo) : démouler un cake

- “mind your onions” : occupe-toi de tes oignons

- “getting toasted” (: taken in the act) : se faire griller

- “having eaten a cemetary” (: bad breath) : avoir bouffé (fam) un cimetière


body related :

- “lying as a tooth puller” : mentir comme un arracheur de dents

- the world’s butthole (: small village) : le trou du cul du monde 

- “having cauliflower ears” (: like rugbymen) : avoir les oreilles en chou-fleur

- “having a Punchinello in the drawer” (: being pregnant) : avoir un Polichinelle dans le tiroir (old)

- “throwing an eye” (: taking a look at) : jeter un oeil

- “the hand in the bag!” (: getting caught) : la main dans le sac

- the English have landed” (: period metaphor) : les Anglais ont débarqué

- “that doesn’t break 3 paws to a duck” (: it’s not amazing/innovating) : ça ne casse pas trois pattes à un canard

- “seeing red” (: v v pissed) : voir rouge

- “that’s walking” (: works for me) : ça marche

- “it’s going to shit square-shaped bubbles” (: there’s going to be a big argument) : ça va chier des bulles carrées

- “best peeing in a violin to stop it for rustying” (: doing stg that’s not going to help) : autant pisser dans un violon pour l’empêcher de rouiller

- “round as a shovel’s tail” (: v drunk) : rond comme une queue de pelle

- “having bathing back’s teeth” (: being drunk) : avoir les dents du fond qui baignent

- “not being out of the brambles/sand/inn” (: being stuck in a situation) : ne pas être sorti-e des ronces (f)/du sable/de l’auberge (f)

- “hurrying one’s ass” : se magner (fam) le cul (fam)

- “having shit in one’s eyes” (: not seeing stg) : avoir de la merde dans les yeux

- “singing like a pan” : chanter comme une casserole

- “flat as a lemon sole / a breadplank” (: no tits no butt) : plate comme une limande / planche à pain

- pussy : chatte (yup, v popular)

- “mind your ass” : occupe-toi de ton cul

- “throwing oneself on sthg like misery on the poors” (: rushing to do sthg) : se jeter sur (quelque chose) comme la misère sur le pauvre monde

- “having horns” (: being cheated on) : avoir des cornes


animal related :

- “you’re done like a rat” (: surrounded, about to get arrested) : tu es fait-e comme un rat (in gangster movies basically)

- “dirty dog” (: nasty, dishonest person) : sale chien-ne

- “yelling as a polecat” : gueuler (fam) comme un putois

- a chicken (: a cop) : un poulet

- “having sea urchins in the pockets/wallet” (: being miserly) : avoir des oursins dans les poches/le portefeuille

- “being a cow’s skin” (: a nasty/annoying person) : être une peau de vache

- gay as a seal : pédé (: fag, not good) comme un phoque

- “being taken for a pigeon” (: being used) : être pris-e pour un-e pigeon-ne

- “having the flea at the ear” (: guessing) : avoir la puce à l’oreille

- “when hens will have teeth” (: never) : quand les poules auront des dents

- “having worms” (: stamping, wriggling) : avoir des vers

- “having fleas” (: when scratching oneself intensely) : avoir des puces

- “going from the rooster to the donkey” (: going from one topic to a completely different one without any reason) : aller du coq à l’âne

- “being a donkey” (: stubborn) : être un âne / une bourrique

- “made like a horse” (: penis metaphor) : monté comme un cheval/étalon

- shark week (: period metaphor) : //

- “being the joke’s turkey” (: being fooled) : être le dindon de la farce


daily life :

- “lightning up someone’s lamp“ (: explain stg) : éclairer la lanterne de quelqu’un

- being a sissy : être une chochotte (ep)

- under the eyes (: in front of) : sous les yeux, ex : j’ai le papier sous les yeux

- under the shower (: in the shower) : sous la douche, ex : va répondre à la porte stp, je suis sous la douche

- “having a white night” (: insomnia) : passer une nuit blanche

- “in the car, Simone” (let’s go) : en voiture, Simone!

- “let’s go Alonzo” : allons-y Alonzo

- “giving a hand’s blow” (: helping, giving a hand) : donner un coup de main

- “wearing the knickers” (: being the one who makes decisions in a couple) : porter la culotte 

- “excuse the few” (: sarcasm, when someone has a lot and still complains) : excuse(z)-moi du peu (oh yes indeed you have three houses and two cars but you do NOT have a boat excusez-moi du peu)

- “I take” (I’d take it, count me in) : je prends, ex : si quelqu’un sait où je peux trouver une carte mémoire de PlayStation 1 pas trop chère, je prends

- “wanting the butter and the cost of the butter” (: wanting everything) : vouloir le beurre et l’argent du beurre (sometimes we also add “et le cul de la crémière” aka and the dairywoman’s ass)

- “taking a jacket/a rake” (: getting rejected) : prendre une veste/un râteau 

- “in fourth speed” (: v v quick) : en quatrième vitesse

- “turning over one’s jacket” (: switching opinion/camp) : retourner sa veste

- “getting in the subject’s brisk” (: adressing the elephant in the room) : entrer dans le vif (normally an adj) du sujet / “not passing by four paths” : ne pas passer par quatre chemins 

- “every road leads to Roma” (: who cares if we get lost) : tous les chemins mènent à Rome

- “going fishing for infos” (: trying to discover what people are gossiping about) : aller à la pêche aux infos

- “at the laddle” (: about, around) : à la louche (also : à peu près / en gros), ex : à la louche je dirais qu’il fait à peu près 1m85 (I’d say he is about 6 feet tall)

- “don’t look for midday at 2pm” (: don’t make things complicated) ne cherche(z) pas midi à quatorze heures

- “there’s no fire” (: no need to hurry) : il n’y a pas le feu 

- “passing a soap” / “getting X’s braces (the clothes) up again” (: tell someone off) : passer un savon / remonter les bretelles à/de

- “at Saint-Glinglin’s day” (: never) : à la Saint Glinglin

- “the four thursday’s week” (: never) : la semaine des quatre jeudi

- “we’re not at nan’s” (: you’re getting too comfy) : on n’est pas chez mémé

youtube

Octobre 2011 - visionnaire.

(c’est la deuxième partie, la première est toute aussi intéressante)

Un jour, Muriel a perdu ses clés. Elle a dû se résoudre à errer dans la rue, en attendant le retour de ses parents. Muriel a attendu longtemps ainsi, enfermée dehors. On s'est un peu moqué d'elle et puis on n'y a plus pensé. Six mois plus tard, Muriel, en sortie à la foire avec ses cousines, a perdu son petit frère dans la foule. Là, on s'est un peu plus inquiété, Muriel n'a pas manqué de se faire remonter les bretelles et de sans cesse ensuite s'entendre reprocher cette erreur. Quelques mois sont encore passés avant que Muriel ne perde la tête, cette fois on ne lui a rien dit. Chez elle, on a fait comme si de rien n'était. Aujourd'hui, enfermée dedans, Muriel a perdu le sourire et personne n'a rien remarqué.

C'est normal d'être une fille et d'avoir peur ?

Oui, le féminisme est une lutte vraiment inutile, qui n'est plus du tout d'actualité. On est toutes des connes parano et hystériques. Alors du coup :

C'est normal d'attendre seule emmitouflée dans sa parka la nuit à 1 arrêt et que 5 mecs dans le tram d'en face t'interpellent en cognant contre la vitre et te regardent dans les yeux mimant le geste d'une fellation ?
C'est normal de faire un petit trajet de 15 petites minutes seule en début de soirée et de se faire accoster 3 fois consécutives par trois hommes différents ?
C'est normal de marcher tranquillement sur le trottoir et de se faire siffler par un mec passant la tête par la vitre de sa voiture ?
C'est normal de se faire traiter de “salopes” parce qu'on a répondu “non merci” à un homme urinant dans la rue nous ayant demandé “vous voulez me la tenir les filles?” ?
C'est normal de croiser en pleine journée 2 gars sur le trottoir et d'entendre à voix anormalement haute “Tema le boule, je la baise” ?
C'est normal d'avoir peur en rentrant chez soi seule le soir ? D'avoir peur de passer devant un groupe d'hommes ? D'avoir peur de sortir en jupe/en robe/en talons/maquillée/en bretelle/avec un décolleté…et j'en passe ?
C'est normal de se faire déranger, insulter, intimider, humilier, menacer juste parce qu'on se trouve là, dans la rue ? Juste parce qu'on ose marcher seule, juste parce qu'on est née avec un vagin et une paire de seins ?
C'est normal que certains hommes, tout âge/génération/classe sociale confondu ne comprennent pas la différence entre drague, politesse, respect, harcèlement et menace ?
C'est normal de vivre dans une société qui amène des humains dotés d'un pénis à penser que tout leur est permis ? Que les femmes et leurs corps leurs sont dus ? Qu'elles ont toujours pour but de se faire voir, de se faire remarquer et de plaire, alors qu'elles l'ont bien cherché ? Qui les amène à penser que leur force peut s'exercer en toute impunité ? Et que “oui” tous les témoignages énoncés plus haut sont normaux ?

C'est normal que l'adjectif FÉMINISTE soit presque devenu une insulte ? Qu'un simple énoncé de faits mettant en lumière une réalité conduise à des “pauvre conne de féministe qui se victimise” en tout genre ?
D'avoir à peine 20 ans et d'avoir autant d'exemples de l'abus de certains membres de la gente masculine, d'être autant remplie de colère ?

Non, le féminisme n'est pas vain. Il a pour but de faire ouvrir les yeux, d'amener à une prise de conscience chez TOUS ET TOUTES, de lutter contre la minimisation des actes, contre la culpabilisation des victimes, contre la déculpabilisation des auteurs, de lutter pour un changement dans les mentalités, pour une nouvelle éducation. De lutter pour l'égalité de traitement et de considération entre les sexes.
De lutter pour que tout ceci ne soit plus normal pour personne. Oui, le féminisme est un combat de tous les jours.

Come aveva ragione, il Capitano, quando sgridava i ragazzi che portavano via le Stelle marine dal mare: “Cosa c'è di bello in un affare morto, secco e puzzolente?” E i sassi del fiume? “Toglieteli dall'acqua e otterrete sassi opachi e polverosi.” Una castagna? “Fuori dal riccio è presto brutta come una prugna secca.” I ricordi, non importa poterli toccare. Non avevo bisogno dei sassi del fiume per ricordare la voce delle bambine che sguazzavano nell'acqua; non mi serviva un stella marina per ricordare il profumo del mare della baia di Arran, e i boschi attorno al villaggio erano ben più di una castagna. Potevano una matita e un paio di bretelle ricordarmi tutto ciò che Vaniglia e Pervinca erano state per me? I ricordi si portano nel cuore.
—  Fairy Oak, Elisabetta Gnone.
(Part 4 of 8) Letter from Charles Jeanne to his sister, from prison, December 1833

Déjà la charge se faisait entendre, & les gardes nationaux débouchaient par les quais, rue St Martin, lorsqu'au même instant, & à notre grande surprise, le tocsin se fit entendre à St Méry (Il ne [un mot manque] de sonner, depuis ce moment, qu'alors que nos barricades tombèrent au pouvoir de nos ennemis ; les braves qui s'étaient emparés de l'église durent alors se rendre à discretion & furent massacrés pour la plupart) ; arrivés à la hauteur de la rue de la Verrerie, les assaillants furent accueillis par une fusillade très vive qui partait de l'église et du cloître St Méry & qui les arrêta pendant plus de dix minutes. Nous nous regardions avec la plus grande surprise lorsque l'un de nous s'écria : «Camarades, que ce soit Dieu ou le Diable qui nous prête secours, ce ne peut être, dans tous les cas, que des amis ; qu'ils soient les bienvenus ! Mais en attendant que nous sachions qui c'est, allons leur donner un coup d'épaule.» À ces mots, un grand nombre des nôtres se disposait à s'avancer, plusieurs avaient déjà franchi la barricade, lorsque messieurs de la banlieue, qui étaient parvenus à franchir l'obstacle imprévu qu'ils avaient rencontré, nous évitèrent la peine d'aller au-devant d'eux. Comme des cosaques, ils s'avançaient en poussant des hourras ! hourras! qui faisaient trembler les vitres mais qui ne pouvaient nous effrayer, nous. Nous les reçûmes de notre mieux au cri de Vive la république! Mais en vain cherchions-nous de l'oeil les municipaux, nous n'apercevions que des gardes nationaux et des pompiers extra-muros ; lorsque notre petit intrépide (le beau-frère du Citoyen B….) qui voulait absolument trouver ses municipaux quelque part, & qui pour les découvrir s'était glissé jusqu'à la rue St Denis, revint en courant et nous prévint qu'ils allaient nous attaquer par la rue Aubry-le-Boucher.

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