bout du tunnel

Et puis,

Et puis, tu penses que c'est la fin, que tu t'en sortiras jamais. Le même chemin, la même angoisse, la même noirceur en toi.
Et puis d'un coup, du jour au lendemain, tu vois cette lumière au bout du tunnel, alors tu cours, tu trébuches, tu tombes, mais tu te relèves, toujours. Tu suis cette lumière, tu reprends espoir de t'en sortir, tu changes de chemin, tu broies un peu moins des ténèbres et on te transfère un peu d'étincelles dans l'sang . Ça va aller. Continue. Perds pas espoir. T'y arrives.

Je crois en toi.

UN COUP DE COEUR NE FAIT PAS MAL.

“Roland est mort incognito, personne ne l'a remarqué. Roland n'était pas connu dans le quartier. Ce n'était pas une célébrité. Ce n'était pas un cycliste qui a gagné le Tour de France après avoir craché ses poumons dans le col du Tourmalet. Ce n'était pas un vieux chanteur de disco avec des croûtes sur le cuir chevelu imputables à des implants capillaires. Ce n'était pas un chef pâtissier décoré de la Légion d'honneur pour avoir fait de son clafoutis aux quetsches un véritable chef-d'œuvre. Roland n'était rien de tout ça. C'était un citoyen anonyme et on a tous vécu à côté, au-dessus ou au-dessous de chez lui sans nous douter qu'il passait l'arme à gauche. Personne n'est venu frapper à sa porte. Personne n'a dit : « Salut l'ami ! » Personne n'a dit : « T'es mort ou quoi ? » Personne n'est venu récupérer des photos, un baromètre en merisier, un vieux caniche qui pue. On était concentrés sur nos problèmes de pou- belles à trier dans une vaste opération d'écocitoyenneté. Roland est parti au ciel. Il s'est fait la malle. Il a dit : «J'me casse.» Il a dit: «Bye-bye!» Il a pris ses cliques et ses claques, et il a plié bagage. Il a vu la lumière au bout du tunnel. Il a dit: «Il y a quelqu'un?» Il a avancé vers cette incandescence chaude et consolante jusqu'à disparaître dans ce halo. On ne l'a plus jamais revu.”

Nicolas Robin, “Roland est mort”, Editions Anne Carrière, 2016.

L’homme au bout du tunnel

Pont de Bretagne, Rennes, Bretagne, France

Quand on a besoin de toi dans 10 minutes, pour surveiller un bac blanc

Quand tu te rends compte que tu n'as rien pour t'occuper

Tu lis le sujet : c'est de la physique-chimie pour S et tu as arrêté en seconde

Tu décides de t'occuper en faisant le / la flic

Mais les élèves travaillent sérieusement (c'est même pas drôle), du coup tu joues de la musique dans ta tête (“bonsoir ! Je ne suis pas folle vous savez.”)

Ennui. Ennui. Ennui. Ennui. Ennui. Oh, une mouche. Ennui. Ennui. Ennui. 

Soudain, la lumière au bout du tunnel : un collègue vient te remplacer. DELIVRANNNNCE.

Lui : 

Toi :

Réaction n°1 :  

Réaction n°2 : 

Réaction n°3 : “Je jette un dernier regard de flic puis je m'en vais comme un Prince !”

Oui, on applaudit pour la blague 

(Merci A. !)

J'espère que tu vas t'en sortir, reste forte et garde toujours en tête que c'est pas parce qu'à un certain moment tu vois pas le bout du tunnel qu'il n'y en a pas, il y a toujours un bout à ce tunnel il faut jamais l'oublier et persévére
—  Merci.