bougnoules

C'est quoi cette société de coincés et de fragiles ? Vous faites de tout une polémique, juste le second degré vous connaissez ? J'sais pas, quand quelqu'un m'interpelle en m'appelant “le bougnoule” ou “le kamikaze”, j'rentre dans le jeu mais j'en rigole quoi. Y a un moment faudra détendre son cul un peu, et commencer à accepter l'humour cynique, la critique, et tiens, comme on y est, la différence. Une nana travestie en gars c'est normal, deux mecs qui s'roulent une galoche c'est normal, un mec avec sa bite dans le derche d'une chèvre c'est normal. Soyez plus ouverts quoi !

j’en ai marre de ces putains de psychopathes massacreurs qui se cachent derrière la religion pour perpétrer des crimes atroces et entraîner dans leur chute plus d’un milliard de musulmans qui n’ont rient demandé à personnes et qui doivent vivre marginalisés et diabolisés. chaque nouvelle attaque est une nouvelle occasion pour certains de nous lapider dans les médias, de nous transformer en cible pour les racistes, de nous persécuter dans les écoles, dans les lieux de travail, dans la rue, etc. chaque nouvelle attaque est un nouveau clou qui s’enfonce et un nouvel amalgame qui se fait et un nouveau truc qui nous explose à la gueule. même en condamnant ces attaques on reste perdant parce qu’au final on est tous des “sales bougnouls de merde qui égorgent des moutons et des gens en hurlant allahu akbar”. j’en ai marre de voir l’étau se resserrer et nos libertés se limiter et nos chances de vivre normalement et sans qu’on nous rattache des préjugés s’amenuiser. 

Charb, 2015, Les Echappés, 13,90€

Au lendemain des attaques terroristes de janvier à Paris, j’ai été interpellé par la rapidité avec laquelle, des partis politiques plutôt à gauche aux associations communautaristes en passant par la quasi-totalité des camarades issus d’une classe sociale moyennement aisée, cultivée et bien-pensante (dont je fais partie) se sont empressés de clamer « pas d’amalgames ! ».

Ce « pas d’amalgames ! » me dérangeait, car je ne comprenais pas bien ce qu’il signifiait. Est-ce que ça voulait dire « ne mettez pas tous les Arabes dans le même sac que les terroristes ? ». Mais qui ferait ça à part l’extrême-droite et la frange la plus « décomplexée » de l’UMP qui le faisait déjà avant les attentats?

Si c’est à eux que s’adresse le « pas d’amalgames ! », autant pisser dans un violon. Ils n’ont pas besoin de tarés psychopathes tueurs de civils pour détester tous les bronzés, d’où qu’ils viennent, quelle que soit leur religion.

Alors à qui s’adressait ce « pas d’amalgames ? ». Comme s’il fallait empêcher toute une partie de la population française, non raciste, intelligente, lettrée, de devenir complètement zinzin du jour au lendemain au point de voir en chaque algérien un tueur décérébré.

C’est un peu nous prendre pour des cons non ? Ça ressemblait à un truc de joueur de bonneteau. Des journalistes et des juifs sont massacrés et au lieu de nous laisser les pleurer on nous somme immédiatement de ne pas devenir débile et de ne pas tout mélanger comme si, au lendemain d’un carnage commis par trois fascistes, le plus important était de surveiller son propre langage, de ne pas blesser une communauté qui n’a pas été attaquée et que seuls les déjà fachos et les profondément tarés assimilent et assimileront toujours aux tueurs.

Mais ce qui me gênait le plus, c’était le « attention à l’islamophobie » qui suivait immédiatement le « pas d’amalgames ». Tout le monde y allait de son « attention à l’islamophobie ».

Mais c’est quoi l’islamophobie ? C’est la peur de l’islam non ? Or au nom de quoi les fascistes ont-ils frappé ? Au nom de l’islam ! Donc on peut en avoir peur puisque ça engendre des fous furieux psychopathes qui le lisent de traviole et tuent des gens ! Ce n’est pas être raciste que d’avoir peur d’une bande de cinglés qui détournent une religion pour en faire le mobile d’actes criminels. Et dire que ces salopards ont agi au nom de l’islam, c’est dénoncer le hold up que ces ordures font de cette religion. C’est dire « attention, l’islam est attaqué, des psychopathes dégénérés s’en servent pour commettre des exactions » ! Alors que ne pas mentionner l’islam dans cette affaire, c’est, selon moi, laisser les fascistes s’emparer de cette religion sans rien dire.

L’islamophobie, c’est la peur de l’islam. Ne pas dire que l’islam a été le mobile de cette attaque, c’est avoir peur de l’islam. C’est penser que l’islam va immédiatement dire « tu m’insultes ». Donc c’est être islamophobe.

Et du coup, qu’est ce que ces « pas d’amalgames ! » et ces « attention à l’islamophobie » ont donné ? Une communication politico-médiatique qui a tellement pris soin de qualifier les fascistes islamistes de « barbares », de « terroristes », de « criminels », sans jamais y accoler le mot islam, qu’au final, les seuls à avoir employé le terme de terroristes islamistes, sont les cadres du FN, et c’est ainsi qu’une fois de plus ces débilos racistes pouvaient assurer au peuple français qu’ils étaient les seuls à dire la vérité. Et pour cause. Les autres flippaient trop de la dire, car les autres ont peur de l’islam. Les autres, sont islamophobes.

Mais tout ce que je viens d’écrire je n’étais pas capable de le formuler aussi clairement à l’époque. N’étant pas d’une intelligence lumineuse, je ne parvenais pas à comprendre précisément ce qui me rendait aussi mal à l’aise avec ce déferlement de « pas d’amalgames » et ce tsunami d’ « attention à l’islamophobie ».

Comme en plus, aller sur ce terrain-là sans maitriser son argumentation c’est risquer de se prendre un méchant retour de bâton de la part de tous mes camarades très impliqués dans la diffusion du message pas d’amalgame-attention islamophobie, j’ai gardé tout ça pour moi sans savoir que deux jours avant l’attaque, un journaliste venait de finir la correction d’un livre qui allait me permettre de mettre en ordre et en mots tout ce bordel dans ma tête.

Ce journaliste, c’était Charb. Deux jours avant d’être tué par les fascistes islamistes, il terminait Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes, petit essai de 80 pages qui analyse avec une ahurissante clarté, une infinie justesse et une rare intelligence, tout ce mic-mac islamophobique qui me dérangeait tant.

Et que dit Charb ? Et bien ce que je n’arrivais pas à démêler moi-même, à savoir que l’islamophobie, c’est une expression, un concept, que des communautaristes ont réussi à imposer en France (très largement aidé en cela par les médias) pour défendre … la religion.

Pas les hommes, pas les individus, pas les êtres humains qui croient et qui prient, non, la religion. L’Islam. Rien que ça. 

Comme si une religion avait besoin qu’on la défende. Comme si lors d’une agression raciste, c’était la religion qui souffrait et avait mal et pas l’être humain qui vient d’être bastonné.

L’islamophobie, c’est un terme que vénèrent les communautaristes et l’extrême-droite parce qu’elle sert leur cause à tous les deux.

En disant que toute agression raciste est un acte islamophobe, les communautaristes font des victimes du racisme des musulmans. Que savent-ils de la religion de la victime quand celle-ci est prise à partie dans la rue ? Rien. Mais parce que l’agressé est arabe, alors c’est un acte islamophobe. Comme le souligne Charb, si l’Arabe en question venait de se convertir au catholicisme, il se ferait agresser tout pareil, puisqu’il est victime d’un acte raciste et pas d’un acte islamophobe. Mais de désigner chaque acte raciste comme de l’islamophobie, fait considérablement gonfler l’importance de l’islam en France. En disant aux jeunes « vous avez vu tous ces actes islamophobes ? », non seulement les communautaristes grossissent artificiellement les rangs de l’islam mais poussent des gosses à se revendiquer musulmans à leur tour par compassion pour des victimes qui n’ont pas forcément été visées à cause de leur religion !

En établissant ce glissement sémantique entre racisme et islamophobie, les communautaristes se régalent. Ils imposent la religion musulmane comme identité avant celle de simple citoyen, définissent l’individu par sa croyance (quand j’étais môme, j’avais des copains arabes, pas de copains musulmans) et font un hold up sur le racisme, effaçant peu à peu le mot, ce qui, comme le dit si justement Charb, risque fort d’obliger d’autres communautés à se définir par leur religion si elles veulent être entendues quand elles seront à leur tour victime de racisme.

Quant aux fachos de l’extrême-droite nationaliste, ils sont ravis. Ils peuvent ratonner du bougnoule en toute tranquillité. Ce n’est plus du racisme mais de l’islamophobie. Or regardez l’islam, ça crée des terroristes, alors c’est pour ça qu’on est islamophobes. Nous les bicots, on les aime bien, c’est l’islam qu’on aime pas. 

L’islamophobie apporte aux racistes l’excuse sémantique pour continuer à être raciste.

Mais ce que décrit Charb avec bien plus de finesse et d’intelligence que ce que je suis en train de résumer, c’est aussi et surtout que le combat contre l’islamophobie n’est pas un combat pour les droits de l’homme. L’individu est oublié. Seule sa religion est défendue. S’il fallait, selon Charb, absolument employer une expression en –phobie, alors il faudrait parler de musulmanophobie. Car ce sont les musulmans qui sont attaqués et stigmatisés. Ce sont eux qui souffrent de discrimination au quotidien. Ce n’est pas l’islam. L’islam, c’est comme pour le judaïsme quand des juifs sont assassinés ou le christianisme quand des chrétiens sont décapités. Il s’en sort très bien, merci pour lui. Celui qui le pratique en revanche … 

L’islamophobie est donc un terme très dangereux à utiliser. Il est glissant, poisseux, vicié. Voilà pourquoi j’étais si mal à l’aise au lendemain des attentats sans parvenir à me l’expliquer puisqu’autour de moi, tous mes amis brandissaient le « attention à l’islamophobie ».

Mais moi, comme Charb, j’en ai rien à branler de défendre l’islam. Tout comme je m’en tape le cul par terre de défendre le judaïsme ou le christianisme. Ce sont les gens qui pratiquent l’islam que je veux protéger. Et les juifs, et les chrétiens. Mais pas leur religion qui les met en danger. Je ne suis pas croyant ! Je m’en contrefous que l’islam soit attaqué ! C’est une religion putain ! Comme le dit Charb, c’est exactement comme quand on attaque le communisme ! On va pas pleurer non ? On s’en branle ! Par contre si un communiste se fait tuer pour ses idées, là c’est grave. Mais c’est le communiste qu’il faut défendre. Pas le communisme. Tout comme c’est le musulman qui est en danger face aux racistes. Pas l’islam.

De mettre des mots sur tout ça me permet aussi de réaliser à quel point l’introduction du terme islamophobie et son emploi à tout va par les médias, les hommes politiques et les bien-pensants, sert finalement la soupe aux communautaristes et aux racistes.

Pourquoi différencier les actes discriminatoires ? Pourquoi décider de lutter contre les agressions anti-Roms plus que contre les agressions anti-Juifs ? Pourquoi chercher à comparer le niveau de souffrance entre Juifs et Noirs ? Pourquoi choisir de lutter contre les actes anti-Arabes et pas contre ceux qui touchent les chinois ? Choisir de privilégier la lutte contre des actes discriminatoires plutôt que d’autres, c’est faire exactement ce que font les racistes et les communautaristes. C’est faire le tri. Un classement. Eux méritent plus d’être défendus que ceux là. C’est dire “il y a des racismes”. Et dire qu’il y a des racismes, c’est accepter l’idée qu’il y ait des races. Et donc, c’est être raciste.

Il n’y a pas des racismes. Il y a UN racisme. Celui contre la race humaine en fonction de la couleur de sa religion, de sa couleur de peau, de son sexe ou de son orientation sexuelle.

Une agression contre un Juif doit être condamnée avec la même véhémence qu’une agression contre un Arabe, un Noir, une femme, un homo, un sikh, ou que sais-je encore.

Dire « bah, de toute façon, ceux-là on va pas les plaindre, ils sont mieux défendus que le autres », c’est établir un classement. C’est jouer le jeu des communautaristes. C’est servir la soupe à ces saloperies de Crif et autres UOJF.

Il faut absolument arrêter de dire « ouais, là y’a 5 morts blancs et tout le monde pleure, là y’en a 1200 noirs et personne dit rien », car vouloir réparer l’injustice en établissant cette comparaison c’est souligner la différence. Pour que les gens arrêtent de choisir leur indignation il faut absolument cesser de sélectionner ce qui indigne et tout prendre avec la même importance. Un mort est un mort. Arrêtons de chercher sa couleur, sa religion, son orientation sexuelle … Laissons-ça aux fachos et aux communautaristes. Arrêtons de découper la société en rondelles de citoyens en fonction de ceux dont on a plus envie d’épouser la cause ! Prenons fait et cause pour tout le monde ! Sans distinction !

Toutes les discriminations sont graves! Il n’y en a pas de plus insupportables que d’autres! Une insulte contre un musulman parce qu’il est croyant est aussi ignoble que le meurtre d’un athée parce qu’il ne croit pas! Il faut cesser de chercher à tout prix à comparer, à opposer, à concurrencer, à diviser ! Protégeons les individus, pas leur religion!

Là ce sont mes mots, ma conclusion, mais c’est le texte de Charb qui m’a amené à réfléchir en ce sens. Car Charb - que je ne connaissais pas puisque comme l’immense majorité des français, je n’achetais plus Charlie Hebdo et, comme il le rappelle si justement, sans les médias, comment le monde entier aurait-il su pour ces caricatures ? – est probablement l’humaniste le plus touchant qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps.

Il était au-dessus des clivages, des différences, des religions. Il aimait profondément l’être humain. Et c’est ce qui le mettait le plus en rage quand il se faisait traiter d’islamophobe. Il dessinait pour dénoncer des tarés qui se servent de la religion pour tuer des êtres humains et qu’est ce qu’on lui renvoie à la gueule : islamophobe. Comme s’il venait d’attaquer une religion et non ceux qui la détournent.

Tout cela, bien évidemment, Charb en parle avec beaucoup de colère. Il savait que les médias, les politiques et les associations communautaristes, comme les Indigènes de la République (qui minimisaient l’incendie dans les locaux de Charlie Hebdo au prétexte qu’on fait moins de bruit quand une mosquée est attaquée, la division, toujours la division …) , en disant lutter contre l’islamophobie faisaient en fait le jeu des fascistes et des racistes.

Quand Ayrault ou Fabius ont demandé au journal de se montrer « responsable » qu’est ce que cela signifiait concrètement ? Que tant que les talibans les plus radicaux ne valideraient pas leur travail les journalistes devrait cesser de le pratiquer ? Demander à ne pas caricaturer le prophète, c’est accepter la mainmise de quelques excités sur l’ensemble de la religion musulmane. C’est injurier la religion musulmane en l’estimant trop bête pour comprendre l’humour et la caricature. C’est lui porter préjudice en la considérant incompatible avec le second degré et l’intelligence de lecture. Demander à ce qu’on ne publie pas ces caricatures, c’est dire les musulmans sont top cons pour les comprendre.

Et c’est peut-être ça, finalement, l’expression la plus abjecte de l’islamophobie. Estimer que les musulmans sont trop idiots pour supporter la vision de simples dessins.

Ce sont donc à peine 80 pages mais quelles putains de 80 pages. J’en ai déjà trop écrit pour continuer, je ne voudrais pas vous endormir, mais vraiment, sincèrement, lisez-les ces 80 pages. Elles sont d’une incroyable intelligence. Elles remettent l’humain au centre de tout et ça fait un bien fou au milieu de ces clivages incessants que nous alimentons nous-mêmes en décidant de nous indigner pour une cause plus que pour une autre.

Et même si c’est très émouvant de tenir entre ses mains le livre d’un homme qui sera assassiné deux jours après à cause de sa façon de penser, son texte n’en devient pas sacré pour autant.

Le sacré, c’est pour les croyants. Or, comme le rappelle si justement Charb, il n’était pas croyant. Il ne pouvait donc pas considérer quoi que ce soit comme sacré. Et par conséquent, il ne peut pas blasphémer non plus puisque pour blasphémer, il faut croire. Ceux qui l’ont accusé de blasphème lui ont donc attribué un pouvoir qu’il n’avait pas. Tout comme ceux qui l’ont poursuivi en justice ont attribué aux juges un pouvoir bien supérieur à celui du prophète Mahomet puisqu’en mettant Charlie Hebdo aux tribunaux pour avoir soi-disant insulté la religion musulmane, les tarés communautaristes estimaient que la justice divine en laquelle ils sont censés croire, ne serait pas assez forte pour punir les mécréants et qu’il fallait donc convoquer la justice des hommes pour les punir.

Étrange paradoxe qui prouve bien à quel point ce placebo spirituel qu’est la religion est un gros amas de contradictions, de paradoxes, de non-sens et de pièges à cons.

Rien de sacré dans ce texte donc et ce n’est pas parce que son auteur est mort que je suis si convaincu par tout ce qu’il y raconte. Si dans son livre posthume, Charb était parti dans un délire à la Zemmour, j’aurais chié dessus sans la moindre hésitation. Mais ce n’est pas le cas. Tout ce  qu’il dit est si juste, si vrai, si pertinent, qu’il est impossible de ne pas insister sur l’importance de cet ouvrage. 

Car Charb parle de bien des choses dans ce court essai et notamment de ceux qui ont aidé (comme, entre autres crétins, les rappeurs Kool Shen, Akhenaton et Disiz) à faire passer, dans la tête des débilos, Charlie Hebdo pour un journal islamophobes.

Et les médias, sont, à juste titre à mes yeux, en première ligne des coupables pointés du doigt par Charb.

Ce sont eux qui ont fait monter la sauce autour des caricatures, qui ont parlé de scandales, de provocations, même le mot caricature vient des médias. Avant, on parlait de dessins de presse. C’est à cause des médias que les musulmans du monde entier se sont sentis insultés par des dessins qui n’auraient pas fait de bruit si personne n’avait décidé de faire du bruit médiatique avec. Mais l’islamophobie, ça fait vendre. Car ça permet de parler des intégristes. Et donc de générer de l’islamophobie. 

Tous ceux qui ont dénoncé ces « caricatures » ont fait plus de mal à la liberté d’expression, à la laïcité, à la République et aux musulmans eux-mêmes (puisqu’il a fallu ensuite hurler à tout va « pas d’amalgames ! ») que les pages de Charlie Hebdo.

Et toutes les conneries qui ont suivi les attentats, entre la minute de silence pas respectée, les théories du complot, les récupérations politiques, n’ont fait qu’œuvrer en faveur de l’islamophobie, exactement comme l’espéraient les communautaristes bien décidés à imposer l’islam comme identité et les racistes bien décidés à continuer d’être raciste, mais désormais au nom de la lutte contre les dérives islamistes. 

Et le seul qui au milieu de toutes ces conneries avait quelque chose d’intelligent à dire a été dessoudé à la Kalachnikov.

Il reste néanmoins ce livre, alors je vous en conjure, jetez vous dessus. Un bain d’intelligence et d’humanisme, ça lave de toute notre crasse et ça fait du bien.