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Un petit aperçu de mon diplôme d’illustration à Estienne !


Alors que les bords du monde s’effondrent et se rapprochent toujours plus de la ville, Octave Vroum connait un succès grandissant dans la Tramologie, une discipline entre la science et les arts et dont l’économie entière dépend. Mais ce succès est du en grande partie au talent inattendu et surtout secret de son ordiphone, un secret qui est de plus en plus lourd à porter. Malgré ses scrupules, l’indifférence de sa femme, une société qui part en lambeaux et des hommes de pouvoirs qui se servent de lui; Octave parviendra-t’il à faire les bons choix ?

« Octave Vroum, le tramologue » est un récit de bande dessinée numérique pensée directement pour le support du smartphone. Le projet se concrétise sous forme d’application dans laquelle il suffit de scroller vers la droite pour voir l’histoire défiler sous nos yeux.L’idée était qu’en l’espace d’une petite heure, d’un trajet, d’une file d’attente ou de ce que l’on veut. Nous découvrons et nous suivons l’évolution des personnages et de cet univers aux ambiances singulières.

Cette bande dessinée est la première étape d’un projet plus large d’application BD. Elle prendrait la forme d’une bibliothèque de fanzine, qui pourrait accueillir d’autres histoires, dans des registres et styles complètement différents en explorant les possibilités et en questionnant ce format du smartphone.

anonymous asked:

Je suis un peu perdue à propos du conflit entre les terfs et la communauté LGBT sur Tumblr, j'ai du mal à me faire un avis... J'ai lu ton tag gender critical et j'ai trouvé pleins d'arguments pertinents (d'autant plus qu'à côté les arguments sur Tumblr sont "je suis trans et j'encule les cis et les terfs gneugneugneu) mais en même temps, j'ai lu "Culottées" présentant dans une BD la vie de Christine Jorgensen et je me dis, il y a des gens réellement malheureux dans leur genre, non ? (1/2)

Ma deuxième question est donc (et je m'en veux parce qu'on dirait la réaction de certains parents face à leur enfant sortant du placard), est-ce que tu crois que l'agressivité de la communauté LGBT sur Tumblr est une sorte de communautarisme passager, une sorte d'effet de mode ? Je sais bien qu'il y a plus de transphobie que de cisphobie, mais je me sens presque coupable d'être bien dans mon sexe, d'autant plus que je ne ressens aucune animosité envers les trans.

Hello :)

Déjà le concept de “cis” me passe très largement au dessus de la tête, dans le sens où les normes sociales liées au sexe ont été construites quasi entièrement en défaveur des femmes. Dire qu’une femme “cis” est privilégiée de quelque manière que ce soit, ça n’a absolument aucun sens, déjà dans nos contrées mais alors encore moins dans d’autres où sévissent mariages forcés, crimes d’honneur et mutilations sexuelles. Pour les hommes, ça n’a pas beaucoup de sens non plus. De toutes façons, pour être autre chose que “cis” dans sa vie quotidienne, il faut déjà vivre dans un pays où c’est faisable, et où traverser les barrières du genre ne fait pas prendre le risque de finir mort, en HP ou en prison. Dans bien des cas, correspondre aux normes est une question de survie, alors qu’on ne vienne pas me parler de privilège cis.  D’autre part, cis n’est pas l’opposé de trans. Personne n’est un absolu masculin ou un absolu féminin. L’idéologie du genre repose sur l’idée qu’une majorité de gens soient des stéréotypes et qu’au milieu s’épanouisse un “spectre” minoritaire. Dans la réalité, personne ne correspond à ça.

Donc il est évident que bien des gens sont malheureux car ces normes sont des carcans, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, mais bien plus pour ces dernières. Heureusement, grâce au féminisme les femmes ont pu écarter un peu les barrières du genre et pouvoir partiellement s’en émanciper. C’est aussi pour ça que l’idée que l’identification supposée à un genre soit féministe est un non-sens total. Les stéréotypes sociaux liés au sexe ont vocation à disparaître, pas à être multipliés comme des boîtes de corn-flakes.

Pour ce qui est de la communauté LGBT de Tumblr, je vois ça d’un œil extérieur parce que je suis hétéro, mais j’ai bien l’impression qu’on parle bien plus de la communauté TQIA+ que LGB. Pour tout dire, les lesbiennes, bi et gays, on en parle finalement très peu. Le fait est que le discours identitaire a contaminé beaucoup de militantismes, et que ce discours a tendance à tout simplifier en une opposition binaire entre “eux” les oppresseurs, et “nous” les opprimés. Personne n’a envie d’être un oppresseur, et comme on ajoute à ce binarisme l’idée que seuls les opprimés peuvent participer aux mouvements sociaux, et bien pour pouvoir faire partie du groupe des gentils qui veut du progrès social, alors il faut aussi être opprimé. Quitte à s’inventer une oppression.

Pour ce qui est des personnes trans spécifiquement, je n’ai évidemment moi non plus aucune animosité envers elles, bien au contraire. Mais le trans activisme actuel promeut une idéologie conservatrice qui veut qu’une personne qui ne correspond pas aux normes sociales soit trans et doive changer de sexe, avec tout le suivi médical que ça implique. Les enfants et les adolescents qui sont mal à l’aise avec les normes sociales liées à leur sexe sont particulièrement vulnérables à ce discours qui relève de la pensée magique. On a d’un coup la solution miracle à leurs problème! En cela, c’est similaire au mode de pensée d’une personne souffrant de troubles du comportement alimentaire, pour qui la restriction et l’amaigrissement va par exemple devenir la panacée. Et en plus, il y a beaucoup d’homophobie autour des enfants qui ne sont pas dans les normes. Bien des parents conservateurs préféreraient inconsciemment que leur fille “garçon manqué” ou leur fils “efféminé”- et peut-être, craignent-ils, lesbienne et gay - soit un fils et une fille hétéros et conformes! Si à eux aussi on leur vend la baguette magique du genre, les effets peuvent être dévastateurs. S’ils ne le sont pas déjà.

D’ailleurs, on parle aussi bien peu de la co-morbidité entre diagnostics de “dysphorie de genre” et d’autres comme les troubles de la personnalité borderline, les troubles de la personnalité bipolaire et les dépressions sévères. Or, les personnes atteintes peuvent avoir des syndromes dissociatifs, une grande difficulté à comprendre et intégrer des règles arbitraires, des épisodes dépressifs très graves parfois avec des épisodes délirants etc… On en parle peu parce que toujours dans la même pensée magique, voilà d’un coup que ces troubles sont tous liés à la dysphorie de genre et disparaîtront avec la transition. C’est non seulement faux mais en plus dangereux pour la santé mentale des personnes en question.

J’espère que c’est temporaire, mais malheureusement, pour beaucoup de jeunes, le mal est déjà fait. Des opérations et des traitements inutiles ont déjà eu lieu. Beaucoup ont perdu des années de leur enfance et de leur jeunesse à prendre des traitements lourds et à vivre dans une illusion entretenue par leur entourage. Je crois que malheureusement, c’est d’ici quelques années, quand ces enfants auront grandi et témoigné, quand on saura l’ampleur du désastre qu’on se retournera sur les années 2010 en se disant “mais comment les gens ont pu croire à des trucs pareils”, comme aujourd’hui quand on se retourne sur les expériences de Charcot et ses “arcs hystériques” ou la lobotomie comme solution à tous les problèmes psychologiques…

Si, si, je vous assure, je travaille bien sur une BD qui s’appelle La Rose écarlate ! XD Voilà, c’est un visuel que j’ai dessiné pour un copain, pour un jeu pour l’école de ses enfants ! Une course en 5 poses de la Rose écarlate ! Alors, ce n’est pas du tout une animation, hein !! Je n’ai plus fait d’animation depuis ma sortie des Gobelins, en 2001 et j’étais plutôt mauvaise ! XD Ce sont juste des poses, mais avouez que ça serait sympa de voir un jour un dessin animé de la Rose écarlate !! XD

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1) Au-dessus de mes toilettes, et à côté de mon trône d'ivoire siège (il y a un tel combo de jeu de mots là…) un porte-magasine avec des magasines de snowboard, les BD Pêchés Mignons de Arthur De Pin et les contes de frères Grimm.

2) Mon espace de réflexion, mon bureau, mes livres favoris… Le tableau au centre est un cadeau très symbolique de beau-papa, qui l'a vu dans ses plus bas ses moments, qui l'a vu affronter les épreuves de la vie et s'en sortir encore plus grand qu'il ne n'était déjà. Et la statut en haut m'a été offerte par le dernier garçon que j'ai aimé, avec qui cela s'est mal terminé parce que c'était un connard (ne le sont-ils pas tous ? Et les meufs toutes des salopes) mais que je garde parce qu'il me rappelle de bons souvenirs et qu'il est joli.

3) Livres random, reste de mon enfance et de mon adolescence, livres d'études lycéales, quelques perles qui m'ont marquée comme “Le Bizarre incident du chien pendant la nuit” de Mark Haddon, “Le Monde de Sophie” de Jostein Gaarder, “Les Fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire” de Vikaz Swarup (parce que ce livre est mille fois mieux que son adaptation cinématographique Slumdog Millionnaire), une édition du “Petit Nicolas” avec des dessins de Goscinny, et “W ou le Souvenir d'Enfance” de George Perec (GROS CŒUR) et, plus récent, les BD de “Simon’s Cat”.

4) Zoom sur mes livres favoris, avec en haut les BDs Kaamelott, Vie De Carabin, What a Wonderful world 1 et 2 de Zep, une édition grand livre pop-up du Petit Prince, les indispensables “Heart & Brain” et “Adulthood is a Myth”, et l'usuelle pile de lectures en cours avec “Ça” de Stephen King, “England, England” de Julian Barnes, “Being there” de Jerzy Josinski et “Gatsby le Magnifique” de F. Scott Fitzgerald. Et en bas, des bouquins écris par des médecins ou autres (la MG Jaddo, le spécialiste de médecine interne JL Dupond, le légiste Michel Sapanet, et le croque-mort Guillaume Bailly), les petits traités de Charb, les indispensables classiques qui n'en rien à voir entre eux (Baudelaire, Spinoza, Paasalinna), mes bébés adorés que le Grand m'a prêtés et que je n'ai pu m'empêcher d'acquérir par la suite : “Les idées en place” de Grimaldi, “Monsieur Teste” de Valéry, “Petite philosophie du surf” et “La Charme des penseurs tristes” de Schiffter…

5) Zoom sur mon espace de réflexion avec toutes les œuvres de mes auteurs favoris : Freud, Dolto, Cyrulnik, Oliver Sacks, Julian Barnes, Franck Thilliez, Baptiste Beaulieu ; tout à gauche ma collection des BD “Bone” ; sur la droite des éditions brochées qui m'ont particulièrement marquées comme “La Mort de la Mort” du Dr. Laurent Alexandre et “La Vie immortelle d'Henrietta Lacks” de Rebecca Skloot ; suivis de l'espace bouquins en anglais avec, évidemment, “Looking for Alaska” et “The Fault in our stars” de John Green, “The Virgin Suicides” de Jeffrey Eugenides dont l'adaptation à l'écran est encore meilleur que le roman, mon bébé d'amour “The Perks of being a Wallflower” de Stephen Chbosky et celui que l'on ne présente plus : “HP and the Cursed Child” qui va, bientôt, j'espère, être complété par “the Fantastic beast” et “the Tales of Beedle the Bard” 🤞🏻

6) Bonus : je n'avais même pas encore commencé à faire du snowboard que je rêvais déjà d'avoir une étagère faite avec une vieille planche… Rêve devenu réalité après quinze ans de fantasme, admirez ma multitude de thé et considérez cette affichage comme une invitation officielle à débarquer chez moi pour 17h n'importe quel jour.

Je viens de recevoir dans ma boîte aux lettre l’exemplaire tout frais de ma nouvelle BD, “La nuit mange le jour”, avec Hubert au scénario, dont j’ai posté quelques extraits ici sous le tag #projet NMJ. C’est un bon gros pavé de 230 pages cartonné NB&gris, aux éditions Glénat. L’histoire de la relation de Thomas et Fred, bien drama, très crue, un peu gore et plutôt méchante…

Le 21 juin 2017 en librairie !

My new comic book is (almost) out ! This big mean baby tells the story of Thomas and his lover Fred, a relationship full of drama and abuse. (and sex) <3

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Mon mémoire de deuxième année ! J’ai travaillé autour des traces que laisse l’espace sur l’homme et comment cela influence son processus créatif.
J’y traite des œuvres et des artistes de la BD, du cinéma, de la littérature, de la peinture, de la sculpture et de l’architecture.

Avec en guest-star des gens comme Nathalie Sarraute, Tadao Ando, Chris Ware, Isao Takahata, Aldo Rossi ou encore Nicolas Bouvier.