bambi woods

(5261) DEBBIE DOES DALLAS ★

zob d'été de Jim Buckley (Jim Clark) avec Bambi Woods, Robert Kerman (Richard Balla), Christie Ford (Misty Winter), Robin Byrd, Eric Edwards, Rikki O'Neal (Sherri Tart), Jenny Cole, Georgette Sanders et Arcadia Lake. Scénario: Maria Minestra. Musique: Gerard Sampler. Montage: Hals Liptus. Photo: Billy Budd. Durée: 1h24 - 1978 - 18/8/13 - USA - TF: “Debbie Does Dallas”

Debbie, la capitaine des pom-pom girls de l’école, voudrait emmener son équipe accompagner les joueurs lors d’un match en déplacement. Hélas, ça coûte des sous et les cheerleaders n’en ont pas. Elles décident alors de toutes trouver des petits boulots pour se confectionner une cagnotte et vont vite découvrir que pour obtenir plus de cash, elles vont devoir se livrer à quelques extras.

C’est du porno, du vrai, du pur, du X à la papa, tourné en 35mm, avec de vraies scènes de comédie dedans, un scénario, une réalisation « soignée », une vraie production comme seules les années 70 en ont fourni et ça fait du bien de retrouver cet âge d’or rétro, loin de l’abomination gonzo d’aujourd’hui, des actrices siliconées et toutes identiques et des scènes gynécologiques interminables.

Ici, on est là pour s’amuser, les filles sont ordinaires (parfois même un peu moches) et ce côté girl next door, à des années lumières de la porn star en plastoc irréelle, ajoute évidemment une bonne dose de piment à ce teen age movie coquin.

Bon, évidemment, impossible de ne pas hurler de rire devant le montage complètement barré de certaines scènes,  notamment celles sous la douche dans les vestiaires, où des inserts psychopathes viennent pulvériser nos repère dans l’espace et grillent notre compréhension de ce que l’on est en train de voir.

En gros, y’a plusieurs filles sous la douche, mais les gros plans de mains qui se savonnent le corps n’appartiennent à aucune d’elles !

Et la musique pompière style fanfare à la Police Academy rend littéralement fou, heureusement, elle s’arrête lors des ébats pour laisser la place à trois morceaux funks qui tournent en boucle mais qui sont sacrément efficaces, avec un son de gratte bien cracra psyché seventies qui met en joie.

Ici, pas de performance sexuelle impossible à réaliser chez soi, on est dans le très commun (fellation-cunnilingus-pénétration) et c’est très bien comme ça, l’identification aide à éprouver des sensations encore plus délicieuses, et chaque prestation dure quelques minutes, histoire de vite passer à la suivante, parce que contrairement aux films d’aujourd’hui, ici on a des choses à raconter, un scénario à faire avancer alors pas de temps à perdre en restant 35 minutes sur un gros plan de parties génitales.

Si la scène de la douche est la moins réussie en terme d’érotisme, celle où la baby-sitter finit entre les pattes du couple qui l’emploi est autrement plus emballante.

Et la faculté qu’ont les comédiennes du film à nettoyer méthodiquement l’arme du crime lorsqu’elles ont fini de jouer avec est particulièrement réjouissante.

Alors c’est vrai hélas que comme c’est souvent le cas dans ce genre de film, pour un public féminin, c’est pas la folie tellement les mecs ont des pauvres têtes à faire peur.

Surtout Robert Kerman (revu ensuite dans les mondo italiens et même dans le Spider-man de Sam Raimi !!) le gars qui joue le patron de Debbie et qui se révèlera être le seul partenaire que la star Bambi Woods aura dans le film.

Bambi Woods dont le visage étonnant

…ressemble à un improbable croisement entre Chloe Sevigny et William Forsythe.

Alors je me demandais du coup pourquoi Bambi était la star du film alors qu’au final, on ne la voit en action qu’à la fin, chacune des filles de la team ayant droit à sa scène, mais lorsqu’elle entreprend une conversation buccale avec le membre de son employeur, je pige ce qui fait d’elle la vedette.

La prestation de Bambi devrait être étudiée sur les bancs de toutes les écoles afin que les étudiants, hommes ou femmes, puissent apprendre à offrir le meilleur à leurs partenaires.

C’est donc à la fois marrant et très stimulant, les scènes s’enchainent à un rythme soutenu, les pilosités généreuses de l’époque sont comme un gage de qualité, un AOC du film X réussi, et la normalité des ébats fait du bien, dans un monde où tout doit être désormais bigger than life.

Et puis cerise sur le gâteau, ce film tourné en 1978, nous offre une très émoustillante scène de bibliothèque…

…qui sera parodiée dans Y’a-t-il un flic pour sauver la reine ? et son cultissime : Quelle belle fourrure !

Idéal pour une soirée pas sage en couple.