aux fruits

breakfast in french ☕️
  • le petit déjeuner breakfast
  • les céréales cereal
  • le lait milk
  • la confiture jam/jelly
  • le jambon ham
  • le fromage cheese
  • le biscuit scandinave crispbread
  • les fruits secs dried fruit
  • la confiture d’oranges marmalade
  • le beurre butter
  • le jus de fruits - fruit juice
  • le croissant - croissant
  • le café coffee
  • le café au lait - coffee with milk
  • le café crème -coffee with foamed milk
  • le croissant croissant
  • le chocolat chaud hot chocolate
  • le thé tea
  • la brioche brioche
  • le pain bread
  • le petit déjeuner anglais English breakfast
  • l’œuf sur le plat fried egg
  • le toast toast
  • la tomate tomato
  • la saucisse sausage
  • le bacon bacon
  • le pain perdu - French toast
  • l’œuf à coque  soft boiled egg
  • l’oeuf dur - hard boiled egg
  • les œufs brouillés scrambled eggs
  • la yaourt aux fruits fruit yoghurt
  • les crêpes crêpes
  • les gauffres waffles
  • le porridge porridge
  • les fruits fruits
  • l’omelette omelette
  • la baguette baguette

JE T’AIME 

Personne ne m'a appris ce mot. Je l'ai senti venir des profondeurs de ma chair, monter de mon sang à mes lèvres et s'envoler vers ta jeunesse et la force féconde qui est en toi.
Je l'ai entendu sortir de ta bouche avec ivresse. C'est un oiseau doré qui s'est posé sur mes yeux, si doucement d'abord, et puis si lourdement que tout mon être en a
chancelé.
Et je me suis abattue dans tes bras, tes grands bras où je me sens fragile et protégée.
La parole qui promet et qui livre, la parole sacrée jailli de notre vie ardente, planait sur nos têtes dans un clair rayon. Sylvius ! te souviens-tu ?
Alors j'ai vu passer l'Heure, l'Heure unique qui nous souriait et levait dans ses mains un caillou blanc.
Sur sa tunique, une à une, lentement les roses de son front s'effeuillaient.
J'ai vu cela à travers mes paupières fermées, la joue appuyée contre ton cœur qui marque des secondes éblouis- santes, comme un balancier de rubis.

II
J'ai regardé ton corps debout, simple et altier comme un pilier d'ivoire, ambré comme un rayon de miel.
Je l'ai regardé, les mains croisées sur mes genoux, sans l'effleurer, dans la contemplation fervente de sa splendeur, et je l'ai aimé avec mon âme plus passionnément.
Je me sens presque craintive, dominée par ce rythme qui chante à mes sens une mystérieuse musique ; je m'exalte silencieusement devant ce poème de grâce virile, d'élégance hautaine, de victorieuse jeunesse.
O Sylvius, dis-moi que tu me donnes toute ta beauté. Dis-moi qu'elle est mienne, ta tête rayonnante imprégnée de soleil, dis-moi que tu m'abandonnes ta poitrine large où je m'étends pour sommeiller, tes hanches étroites et dures, tes genoux de marbre, tes bras qui pourraient m'écraser et tes mains si chères, où mon baiser lent se dépose au creux des paumes caressantes.
J'ai regardé tes lèvres fières qui plient sous les miennes, tes dents où mes dents se sont heurtées illuminent ton sourire, ta langue chaude m'endort, et quand je m'éveille de mon vertige, c'est pour revoir ton corps triomphant,
altier comme un pilier d'ivoire, ambré connue un rayon de miel.

III
Cette nuit tu as pris ma tête entre tes doigts impérieux et tu disais, les dents serrées : Ne bouge pas.
Et je me suis abandonnée, le front cerclé par la couronne ardente qui se rétrécissait.
Pourquoi n'as-tu pas enfoncé les ongles plus avant? Je n'aurais pas bougé et la douleur, venue de toi, serait entrée délicieusement dans ma chair.
Ton désir jeune et délirant peut romore mes muscles, courber mes os, me faire râler d'angoisse, je suis ta chose, Sylvius, ne laisse rien de moi, puisque ma volonté
s'en est allée à la dérive, dans l'eau attirante de tes yeux.
Et cette nuit, passive et nue, n'étais-je pas une reine sous la couronne vivante de tes doigts refermés.

IV
Pendant cette minute inoubliable où nous nous sommes aimés plus loin que la terre, plus haut que le ciel, dans un monde resplendissant j'ai connu toutes les amours.
Un feu surnaturel les a fondues dans mion cœur, comme en un creuset dévorant.
J'ai été la mère, la sœur, l'amante; j'ai été ta chair, ton sang, ta pensée, ton âme emportée vers l'au delà, vaste et illuminé.
Ton front s'appuyait au mien ; qu’ est-il venu de ta vie vers ma vie dans cet éclair de radieuse pureté?
Dis-moi Sylvius, quel dieu puissant nous a prêté alors un moment de sa divinité.

V
Que mon âme murmure autour de ton âme comme une abeille autour d'un calice parfumé.
Que mon amour coule dans ton cœur, comme à travers les menthes bleues, la source innocente qui vit au soleil.
Que ma pensée soit une colombe blanche posée sur ta pensée.
Et que ta vie se referme sur ma vie, comme le cristal sur la goutte d'eau prisonnière qu'il garde depuis de milliers d'années.

VI
Tu ne me diras pas : Non.
Souviens-toi que j'ai baisé tes lèvres, afin qu'il ne leur échappe que des paroles de douceur.
Tu ne laisseras pas monter la colère dans tes yeux.
Souviens-toi que j'ai baisé tes paupières, pour que ton regard soit une caresse sur le mien.
Tu ne lèveras pas le doigt qui me menace.
Souviens-toi que j'ai baisé tes mains, afin qu'elles ne retiennent que des gestes de tendresse.
Tu ne t'éloigneras pas de moi.
Souviens-toi que j'ai baisé tes pieds, pour qu'ils reviennent fidèles vers ma maison.
Tu fermeras ton cœur à l'amour d'autres femmes.
Souviens-toi que j'ai baisé ton cœur à travers ta poi- trine, afin qu'il soit à moi par delà le tombeau.

VII
Je ne te dirai plus combien je t'aime, Sylvius, je ne sais plus.
Je poserai ma joue sur l'écorce du chêne, l'arbre de force et de fierté, je lui dirai : Que ta feuille s'envole pour lui porter l'orgueil de mon amour. J'irai vers le bouleau délicat qui palpite, l'arbre rêveur comme un rayon de lune, je lui dirai : Que ta feuille s'envole jusqu'à celui qui a tout mon amour, pour lui en dire la douceur.
J'irai vers l'alisier qui se dore en automne, l'arbre aux fruits précieux plus beaux que des bijoux, je lui dirai: Que ta feuille s’,envole, par elle il connaîtra l'ardeur de mon
amour. Tu feras un bouquet des frêles messagères et tu les laisseras se flétrir sur ton cœur.
Qu'y a-t-il au fond des landes tristes à la fin du jour?
Le dernier rayon du couchant, droit comme un couteau d'or.
Qu'y a-t-il sur les branches des chênes, quand l'ombre verse sa cendre fine sur les marais?
Des poules noires qui vont dormir.
Qu'y a-t-il vers les cabanes aux toits ondulés, dans le silence gris des brumes ?
Des bergers hauts sur leurs échasses, de longs troupeaux qu'on n'entend pas.
Et dans mon cœur, si lourd de ton absence, qu'y a-t-il ?
Toi, mon grand amour, toujours toi.

Le Livre pour Toi.

Marguerite Burnat-Provins
1872-1952


*

Peut-etre déjà publié par mes soins mais quand on aime… N’est-ce pas ! …

L’ile aux fruits

En passant devant le complexe de l’ile aux fruits aujourd’hui j’ai eu un drôle effet en voyant le lieu vide et en travaux. 

En effet l’ile aux fruits et ses bâtiments annexes sont en travaux, des bâtiments ont disparu, le hangar va être rénové et pour l’ile aux fruits en elle-même on ne sait pas vraiment qu’elle est son sort. 

-Domii

carry-on-josten  asked:

Je m'incruste sur votre conversation sur les thes mais je vous conseille vivement d'aller au Palais des thes si vous en avez un pas trop loin de chez vous, ils ont beaucoup de choix et c'est vraiment du bon the. Je conseille particulièrement le thé des alizés, un The vert aux fruits (kiwi, pêche blanche, pastèque,..) et le Big Ben, un thé plus dans la tradition du thé anglais :)

On peut faire un club. Un salon de thé. Politique. Avec des chats. Jeff jouera du piano. On boira du thé. On parlera politique. Let’s do that.

Je viens de regarder, il y en a un chez moi, j’irais un de ces quatre ! Aaahhh les thé fleuris/fruités sont les meilleurs thés !

flickr

Marc Chagall - Blue Vase with Two Baskets of Fruit (Le Vase bleu aux deux corbeilles de fruits) by Gandalf
Via Flickr:
The composition is dominated by the vibrant energy of the magnificent still life in the foreground, allowing a double figure of lovers in the upper right corner to peacefully emerge from the soft, dreamlike atmosphere that pervades the rest of the canvas. Brides and grooms are a recurring theme within Chagall’s oeuvre throughout the span of his eighty-year career, and are often depicted as they are in the present work: the groom tenderly wraps his arms around his bride whose white dress, veil and flowers imply a certain innocence and purity. Chagall’s happy and powerful relationship with his first wife Bella had a great influence on his life and artistic career.

[Sotheby’s, New York - Oil on canvas, 37.6 x 60.9 cm]

J'ai une énorme deadline pour ce soir donc j'écoute résiste en boucle, je résiste dans ma tête et puis avec du thé aux fruits rouges, je résiste en pensant aux illustrations de certains artistes dont je suis fan et en rêvant à ces choses chouettes qui arrivent bientôt très bientôt, je résiste en m'imaginant avec ma future 3DS et animal crossing, en déniant la crispation de mes épaules sous le stress parce que j'ai mis un joli rouge à lèvres, je résiste en pensant à après ailleurs et puis surtout pas de pause cigarette !!

Jour 6

Le grand-père d’Emeline est parti tôt le matin pour un championnat du golf de la Bretagne. Puis Gisèle est aussi partie dans le matin pour aller chez le notaire dans une ville voisine. Il n’y avait donc qu’Emeline, Iwenn et moi à la maison. On s’est levées tôt, mais on a trainé tout le matin. Emeline ne voulait pas prendre sa douche, du coup elle procrastinait en chantant et dansant autour du salon pendant au moins une demie heure. 

A midi on a fait une bonne salade composée dans laquelle on a mis de la salade, des carottes, des tomates, du jambon cru et des oeufs durs. Emeline a fait la sauce avec de l’huile d’olive, du vinaigre aux fruits rouges, de la moutarde et du sel. On a regardé BFM TV sur la tablette puis à la TV pour voir quel serait le Premier ministre nommé par Macron. 

On a encore traîné, mais bon vers 16h on est sorties pour faire du vélo. Et bien le toutou capricieux n’a pas voulu être abandonné à la maison, il s’est sauvé quand Emeline ouvert la porte. Impossible de le faire rentrer, il a couru partout dans le voisinage, sous le regard amusé des passants (dont une dame aux cheveux tout blancs et deux garcons qui rentraient du collège ou du lycée - P/S: les garçons bretons ont tous un air gentil mon dieu). Bref Iwenn voulait absolument se promener avec nous. Mais comment peut-on l’emmener quand on est à vélo ? Au début Emeline le tenait en laisse mais c’était trop dangereux car il marchait à côté du vélo, mais il y avait des voitures partout car c’était l’heure quand les gens rentraient du boulot. Et bien finalement Emeline l’a mis dans le panier de son vélo. Je ne pouvais pas arrêter de rire, tellement sa tête était drôle. Et c’est reparti, on descendait la pente du chemin à vélo. Liberté totale. On a refait une partie du sentier qu’on avait fait à pied l’autre jour. Puis on s’est reposé sur l’herbe, sous le bois. 

On est rentrées vers 19h, et on a décidé de préparer le dîner pour Gisèle car elle rentrait de sa classe d’espagnol et ça lui ferait plaisir de voir que le repas soit prêt. J’ai fait cuire les légumes et des nems (enfin j’ai réchauffé), Emeline a fait une salade avec une sauce super bonne au goût du citron pour l’entrée. 

Quand je suis montée dans la chambre cette nuit-là, j’étais tellement fatiguée (mais juste physiquement) que je me suis endormie dans mon lit avec les écouteurs sur mes oreilles. Emeline a été la maman, comme d’habitude, elle a enlevé mes écouteurs et éteint la lumière pour moi. 

Jour 7, on rentre à Paris. 

onestenrepublique  asked:

Et TOI quel est ton thé préféré ?

Il y a deux ans, j’ai fait un stage dans une chocolaterie en région parisienne qui vendait aussi du café et du thé ; ils ne vendaient que du thé Mariage Frères (le Chanel de la maison de thé)

Et je suis tombée amoureuse du VRAI thé (pas du Lipton indeed haha). Tous les thés. Les noirs, les verts, les bleus, les blancs, les rouges, les dorés, les fumés, les oolong. 
Mais j’avoue que celui qui a fait chavirer mon coeur est un thé noir aux fruits et fleurs du pacifique (de chez Mariage)

Il est possible que je sois un petit peu une snob du thé ¯\_(ツ)_/¯

2

64 days in heaven and hell (102)
Day 17, November 8
Gauguin had started his vineyard work a few days earlier. 

At the moment he’s working on some women in a vineyard, entirely from memory, but if he doesn’t spoil it or leave it there unfinished it will be very fine and very strange. (Letter 717 to Theo, November 3, 1888)

‘Working from memory’ for Gauguin didn’t mean that he wanted to reproduce what he had seen in any exact way. He worked from memory ànd imagination, rather than from motifs in nature as did Van Gogh. E.g.: in the case of ‘Human Misery’, he claimed that he had depicted the people in the vineyard in Arles as breton peasants and that the figure at the left was a woman from Le Pouldu in Brittany.  And the girl in the middle? Well she resembles the girl in the still life a lot, don’t you think?

Paul Gauguin, Misères humaines (Human Misery), c. November 3-11, 1888. Oil on burlap, 73 x 93 cm. Ordrupgaard, Copenhagen, Denmark
Paul Gauguin, Nature morte aux fruits (Still Life with Fruit), 1888. Oil on canvas, 43 x 58 cm. Pushkin Museum, Moscow