au cheval

Maybe One Day - Part 5

The world is a scary place right now. Sending love and hugs and peace to you all. ❤️❤️❤️ 

 A collection of one-shots of Jay Halstead as a dad. Because we all need that in our lives. Co-written with @halsteadpd

When canon gives you lemons, you make fluff…

Catch up here: Part 1, Part 2, Part 3, Part 4 


Erin’s cell phone buzzed on her desk and she quickly grabbed for it, not wanting to distract her colleagues. But the noise still caught Jay’s attention. As she checked the message, he watched as her face fell, then shot her a questioning look. She nodded her head in the direction of the break room; they’d never needed words to communicate, even less so since they got married. Erin and Jay could read each other like a book.

Jay followed his wife into the break room, quickly closing the door behind them and glancing back through the window at the rest of the team. “What’s wrong?”

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La Suisse, Pays du Conformisme

(Trigger Warning : Suicide, Dépression)

à Chris.

* Vulnérabilité /on *

Quand je parle de la Suisse et de mon canton d’origine (le Valais), on dit sans cesse que j’exagère, que je me fais des films, que je me victimise pour faire mon intéressante. Souvent on parle à ma place, on ne veut pas entendre ce que j’ai à dire à ce sujet, car je suis soit-disant trop critique sur tout, que je vois le mal où il n’est pas, et que de toute façon, « il y a des cons partout ».

Pendant des années j’ai douté de moi-même, de dépression en dépression je me suis détestée de ressentir ces émotions qui se bousculaient dans ma tête. Je sentais fortement un malaise constant auquel je n’arrivais pas à trouver de raisons exactes, ou de mots pour l’expliquer. Voyant que personne ne semblait me comprendre, un cercle vicieux interminable a pris place dans lequel je mêlais relations amicales/amoureuses toxiques et dégoût de moi-même.

Et puis un jour, j’avais 18-19 ans, j’ai eu l’idée d’arrêter pendant un instant de croire que le problème émanait de moi. Me réveillant à moitié de ce coma psychologique avec des yeux nouveaux, le vrai visage de la Suisse m’a alors éclaté au visage pour la première fois et ça n’était pas beau à voir. Un long périple allait alors commencer.

Historiquement le Valais est un des cantons de la Suisse où des personnes qu’on nommait « sorcières » se réfugiaient entre le 14ème et le 18ème de part ses vallées et ses montagnes. Je me suis alors intéressée à ce sujet et ai commencé à faire des blagues sur le fait que j’étais une « sorcière du village », cette appellation me plaisait beaucoup car elle décrivait exactement ce que je ressentais, le fait de me sentir comme un misfit, un outsider constamment, et encore plus lorsque j’ai quitté mon lieu d’origine. J’ai pu lire à ce sujet que ces individus qu’on voulait à tout prix associer à la magie noire à cette époque, n’étaient pour la plupart que des femmes (mais aussi certains hommes) vivant souvent dans une précarité extrême, souvent persécutées, violées, malades mentaux, handicapées, ou simplement qu’on estimait trop suspectes ou dévergondées de part leur désintérêt pour les préceptes religieux catholiques et la vie établie en communauté. Ces histoires m’ont tout de suite fascinée, d’une part car je trouvais choquant à quel point les affaires et condamnations par l’Eglise était infondées (pour la plupart complètement irrationnelles) et comme tout le monde semblait acquiescer ce féminicide sans broncher; d’autre part car étant Asperger, il était très facile de m’identifier à ces individus différents en dehors des normes, essayant malgré tout de vivre selon leurs valeurs et leur propre perception du monde.

Et puis j’ai fait ou en tout cas essayé de faire bonne figure jusqu’à mon bac. Néanmoins après mon lycée je savais qu’il fallait que je m’en aille, que je fuis le Valais avant d’en finir pour de bon. J’avais la conviction enfouie que si je ne partais pas de cette ambiance valaisanne, j’allais simplement finir sous un pont ou au fond d’une falaise, et que mon bien-être et ma place se trouvaient manifestement ailleurs. J’ai fini par partir de la Suisse pour commencer une license, atténuant un peu, pour un certain temps, mes angoisses et idées noires. Cependant, cela n’a été que de courtes durées, et mon passé m’a retrouvée même si je croyais l’avoir semé.

Après beaucoup de remises en question, même si parfois j’en doute encore ,me sentant si seule avec ma meilleure amie par rapport à ce sujet qui nous touche toutes les deux, je peux dire avec certitude maintenant, que ce que je ressens vis à vis de la Suisse est légitime, que je n’exagère pas, que personne n’a le droit de me taire ou de minimiser ma souffrance, qu’il est donc primordiale d’en parler.

En Mai 2016, est sorti « Au nom de l’Ordre et de la Morale », documentaire sur France TV, dont sa description : « Durant des décennies, jusque dans les années 1980, des milliers de jeunes Suisses ont été jetés en prison sans procédure judiciaire, stérilisés, placés de force dans des familles d'accueil ou en maison de rééducation simplement pour avoir eu une conduite jugée menaçante ».

La Suisse étant le pays d’Europe ayant condamné le plus d’individus pour sorcellerie ou magie noire entre le 15ème et le 18ème siècle, on peut alors se demander si cette chasse aux sorcières n’est pas en train de perdurer sous nos yeux. Lorsqu’on voit Oskar Freysinger brandir sa queue de cheval au nom d’une liberté pour en finir avec le voile et la burka, ou quand on se fait agresser à plusieurs reprises dans une foule de personnes car on a les cheveux colorés, alors peut-être qu’il y a en effet de quoi creuser.

Des ruelles, forêts, montagnes bien propres pour accueillir nos touristes riches, cacher la vaisselle sale au placard. Car au fond qu’est ce que la Suisse continue de fuir comme ça ? Pourquoi ne montre-t-elle pas son vrai visage ?

L’été passé ma mère m’a demandée à table : « Pourquoi tu es autant énervée contre la Suisse ? » Je lui ai répondue « Parce qu’on interdit aux gens d’être eux-mêmes ici, on m’interdit d’être moi-même. » puis elle m’a dit « Mais c’est quoi être « toi-même » ? » Je ne sais plus bien ce que je lui ai répondu, mais aujourd’hui si je devais répondre à cette question je dirais sûrement : « avoir la permission de m’aimer pour ce que je suis profondément, sans tabous, sans barrières, sans  jugements; ne pas devoir me cacher, me changer dans mes propos, dans mon apparence ou dans mon comportement pour être faussement conforme à ce que l’on attend de moi pour ne pas qu’on m’harcèle ou qu’on m’agresse. Vivre dans le respect de soi-même et des autres, de mes/leurs différences. »

Mais sortir ce genre de discours en Valais est malheureusement passer pour une personne « faible » ou « fragile », et surtout se mettre en grave danger. Je ne pense pas être faible. Etre hypersensible n’est pas une faiblesse mais une force qui me permet d’être critique ou d’apprécier à leurs justes valeurs les choses qui m’entourent, et je n’échangerais cela pour rien au monde. Néanmoins pendant très longtemps j’ai culpabilisé à propos de tout ce qui touchait à mon être, notamment de cette soit disante fragilité. Une des principales raisons était que personne ne m’avait diagnostiquée Asperger pendant mon enfance et adolescence par désinformation complète des médecins de la région; mon comportement était souvent un point d’interrogation ou une source d’énervement pour mes parents (qui ne trouvaient pas d’aides extérieures pour avoir les outils pour gérer mes crises par exemple) et une raison pour m’humilier pour les autres. Les préceptes judéo-chrétiens étant encore fortement ancré en Suisse, je me disais aussi sans cesse que c’était ma faute si je souffrais, je disais à ma mère que j’allais aller au diable, que j’étais la pire enfant qui pouvait exister. Je ne correspondais pas à ce qu’on attendait ici et je savais que je n’appartiendrais jamais à tout ça. (cf ma bd de jury de deuxième année)

Le décor s’accorde à la mentalité qui ne veut pas s’ouvrir vers l’extérieur : 2 rangées de montagnes se faisant face emprisonnant au milieu d’elles une vallée appelée le Valais, ainsi que ses individus voulant parfois « l’indépendance du Valais » pour bien marquer leur chauvinisme ou une bouteille de rouge dans le pif pour avoir une excuse s’ils harcèlent des filles aux cheveux courts qui feraient mieux de savoir ce qu’elles sont comme genre.

Il faut être FIER d’être VALAISAN car quand même, on a de beaux chalets et on fait de la bonne fondue. Il faut être FIER d’être un chauvin raciste et antipathique, il faut être FIER d’être complètement à côté de la plaque et de stigmatiser tout ce qui nous semble bizarre, étranger et pas NORMal. Il faut être FIER de faire des histoires pour que la Pride soit annulée sur la place à Sion et accepter les bras ouverts l’armée se pavaner devant des enfants à l’exact même endroit. On s’estime Valaisan de souche, alors qu’on a des ancêtres italiens, français, suisse-allemands, allemands, kosovares, serbes, portugais, espagnols et j’en passe, et on vote contre les réfugiers, les migrants et les musulmans car « quand même la Suisse aux Suisses. » On veut interdire le port du voile, chose complètement grotesque et digne d’une politique de la peur car en 22 ans je n’ai croisé quasiment AUCUNE femme voilée en Valais et MEME si c’était le CAS, QU’EST CE QUE CA CHANGERAIT A VOTRE VIE. Et après, biensûr, ça nous parle de « liberté individuelle ».

Il y a cette ambiance malsaine, un mélange de catholicisme encore bien ancré et un certain nationalisme du « on a de la chance quand même d’être né en Suisse » qui empêche les gens de communiquer, de s’exprimer, de montrer leur désaccord (le fameux compromis) et de montrer leur faiblesse au monde. On forme des gens frustrés et énervés de ne pouvoir s’exprimer comme ils aimeraient. D’ailleurs il y a peu de manifestations en Suisse.

Il y a aussi le fait d’apprendre depuis ses 3 ans qu’en fait tout ce qui nous arrive de cool dans la vie on ne le mérite pas vraiment, qu’on devrait avoir honte. Je me rappelle de ce prof de solfège qui faisait en fait partie d’Ecône (mouvement catholique extrémiste) (je l’ai su bien plus tard) regardant ma montre Edwige et voulant m’expliquer pendant tout son cours à quel point Harry Potter c’est le mal, que la magie n’existe pas, que je ne devrais pas aimer ce genre de choses. Il y a aussi ce prof de religion chrétienne au lycée, qui un jour nous a fait un cours sur la contraception naturelle alors que nous avions 15 ans et qu’il était clairement dangereux de nous dire « que la pilule et la capote… bouarf vous savez c’est hasbeen». Néanmoins, J’ai malgré tout ce que je pourrais en dire de mon éducation catholique de bons souvenirs des retraites pendant mon lycée dans des endroits perdus en montagne dans la nature. Pourtant je ne peux m’empêcher de repenser à ses ambiances extrêmement malsaines ou l’on avait la possibilité d’aller se confesser et qu’on se retrouvait tous à chialer devant le confessionnal (car il y avait une chapelle dans la maison ou l’on logeait pendant la retraite), juste par l’émotion d’avoir ENFIN pu s’exprimer réellement. Car finalement la religion chrétienne comme je l’ai vécue c’est ça, c’est attendre la petite salle cachée avec le prêtre bien patriarcal pour déverser tout ce que l’on ressent qu’on avait jamais pu exprimer jusque-là.

Après, Il y a toutes ces normes insupportables, normes que l’on retrouve ailleurs mais qui en Valais sont insupportablement accentuées. Les gens ne s’expriment pas, ils ont honte d’eux mêmes et de ce que leur corps ressent alors ils en veulent très forts aux gens qui prennent la liberté de le faire. Pendant extrêmement longtemps j’ai eu l’impression (mais ça n’était sûrement pas qu’une impression) de me faire BOUFFER, bouffer mon énergie positive juste pour alimenter la frustration des autres. Aussi de manière générale je me suis enfermée dans des relations très toxiques par défaut, je me suis effacée pendant des années en laissant mes propres besoins et envie dans un coin de ma tête, je me suis isolée car il n’y avait presque personne avec qui partager de manière saine mes centres d’intérêts, et surtout j’ai eu l’impression d’apprendre les choses au ralenti. Je sais c’est bête mais je ne peux pas m’empêcher de me comparer à quelqu’un qui aurait vécu dans une grande ville ou dans un milieu moins fermé, et je me demande si ces personnes en me voyant se rendent compte toutes les choses que j’ai du déconstruire pour arriver à leur niveau de compréhension du monde, de déconstruction de tabous, des luttes sociales et j’en passe. Aujourd’hui j’ai l’impression de TOUT devoir déconstruire TOUS les jours, et je ne sais même pas si mes proches ou mon entourage en ont conscience. C’est un travail de longue haleine, alors quand je croise une fille de 17 ans qui a déjà tout compris au féminisme et aux autres luttes je suis à la fois émerveillée (je pense qu’elle se reconnaitra) et je la trouve badass et d’un autre côté je pense à moi à 17 ans et j’ai envie de vomir d’à quel point on ne me laissait aucune liberté. Bref ne vous comparez pas, c’est nul et pas constructif.

A 19 ans j’ai eu la bonne idée de me teindre les cheveux en vert. je me suis faite agressée à 3 reprises en pleine rue, dont 2 fois prise en photo à mon insu. Une fois un groupe de types ont voulu me prendre en photo dans une foule, un me serrait le coup avec son bras en me disant dans l’oreille « Mais pourquoi tu fais ça, t’as un sacré problème dans ta tête », un autre était devant moi avec son iphone avant que je finisse par me débattre et que j’éclate son téléphone par terre. Evidemment il y avait 30 personnes dont des amis autour de nous mais personne n’a rien fait, à part un ami (que je remercie d’ailleurs) qui s’est intercalé après 5 minutes. Une autre fois on m’a tiré les cheveux pour me faire tomber par terre car on estimait que je n’étais pas assez « féminine » avec ces cheveux colorés.

Et en dehors de mon apparence je ne parle pas des 503939 fois où je me suis faite harcelée même par mes soit-disants amis ou proches, à m’harceler parce qu’on voyait d’un mauvais oeil mon intérêt pour le féminisme, le véganisme et les luttes sociales de manière générale, à dire que j’étais une lesbienne (comme si lesbienne était une insulte), que je n’étais pas assez féminine, que je ne me mettais pas en valeur à m’énerver comme ça, que j’avais un problème, que je faisais ça parce que « mon copain était à l’étranger et que j’étais triste».  

Alors on crache sur tout ce qui est dehors de nos deux pauvres montagnes, on a peur, on critique,  on voit l’étranger comme le loup qui risquerait d’entrer dans la bergerie. Mais au fond à s’entredéchirer comme ça, à se nier soit-même et les autres, est-ce que nous ne sommes pas nous les loups ? Où avons-nous perdu notre intériorité, est-ce qu’on aurait pas laissé la Suisse nous lobotomiser le cerveau par sa volonté nationaliste à être « neutre » dans absolument TOUT ? N’avez-vous pas conscience qu’être neutre dans un monde d’injustice, c’est nourrir et faire partie de l’oppresseur ??

Mes raisons de parler aujourd’hui de tout ça sont très claires. C’est déconstruire toute cette merde, tout ce passé merdique, ou crever sur place. C’est mettre à la lumière du jour des années de souffrance psychologique que PERSONNE ne semble vouloir écouter sans juger. Sans ma meilleure amie qui vient de la même région je ne serai sûrement pas là sur ma chaise à écrire des textes aujourd’hui. Je suis sûre de n’être pas la seule à ressentir tout ça et c’est pourquoi j’aimerais qu’aujourd’hui on m’écoute.

Estelle Marchi

Bonjour, je viens ici apporter mon témoignage, espérant éviter des mauvaises rencontres à certaines.

Je vois le Dr V#####t (Dijon) depuis plusieurs années, au début elle me semblait douce et compatissante. 

Acte 1 :
Un jour, je prends rendez vous pour des grosseurs et des douleurs aux seins (dérèglement hormonal sans gravité, finalement). Je venais de rompre avec mon copain avec qui je devais me marier, j'étais au plus bas. Elle m'a parlé de contraception, et m'a conseillé le stérilet. J'étais vraiment pas chaude mais elle a insisté, j'ai accepté.

La pose a été douloureuse, et j'ai failli m'évanouir de douleur en sortant. Alors que je suis vraiment pas douillette! J'y suis retournée aussitôt, on m'a dit que c'était normal. Une semaine après, toujours des contractions horribles, sa collègue me reçoit, visiblement agacée, me fait une écho, et me dit que c'est rien, mais me prescrit quand même des anti-douleurs de cheval.

Au bout d'un mois, je n'en peux plus, j'appelle le cabinet pour supplier qu'on me l'enlève, les médecins sont agacées, et finissent par céder à mon “caprice”. Ma gynéco, si douce d'habitude, est très froide maintenant. Elle me l'ôte et ne me prévient pas des saignements qui s'en suivent. Je me remets toutefois assez vite.

Acte 2:

Il y a quelques mois, je commence à avoir des saignements inexpliqués et des douleurs après les rapports. Mon médecin traitant tente deux trois examens, sans résultats, quand je le rappelle, il me dit de voir plutôt ma gynéco. Ce que je fais, avec peu d'enthousiasme puisque les douleurs commencent à devenir gênantes. 
Au début elle me dit que je n'ai rien, que c'est peut-être un souci gastrique(!?), j'en reste là, jusqu'à recevoir un courrier qui me dit de revenir pour un autre examen, car mon frottis est “anormal”.

Premier examen et biopsies, elle est rassurante, mais me demande quand même de revenir. J'ai des lésions virales, il faut m'opérer. Ce n'est rien dit-elle. Quand je demande si je risque d'avoir un cancer, “oh non c'est peu probable”. 

Ce matin, j'apprends que j'ai un “cancer in situ” par le médecin qui me voit pour cette fameuse opération, juste avec les résultats des biopsies de la gynéco auxquels j'ai pas eu accès.

Je suis en colère…

anonymous asked:

Une fois, j'ai rêvé que Montebourg allait en Russie rencontrer Poutine et qu'il arrivait à cheval, torse nu avec un brin de paille dans la bouche au Kremlin, qu'il balançait "surprise, motherfuckers", qu'il faisait faire ses besoins à son cheval au beau milieu de la salle et qu'il se cassait en sifflotant l'Internationale. Je suis pas sûre du sens de ce rêve

Montebourg President.

Originally posted by theblackwook