art primitif

#madewithpaper / fiftythree.com Moloch is hungry

On pourrait facilement me reprocher de copier principalement Jean Michel Basquiat, mais c'est se limiter à cette vision immédiate et simpliste des choses est une erreur grossière. Évidemment dans mon travail on ne peut nier l'influence de Basquiat mais aussi de tant d'autres. Basquiat avec son œuvre a été celui qui m'a permis de vraiment me libérer de l'envie de plaire, ce qui m'obligeait avant à faire attention à ce que je dessinais ou peignais. Je me forçais toujours à faire un effort pour que cela ne ressemble pas à des dessins d'enfants, pour que l'on se rende compte que j'y avais passé du temps, que j'avais travaillé. Mais je n'étais pas moi même, inconsciemment je me censurais et refusais d'écouter mes envies les plus sincères. Aujourd'hui je me refuse d'avoir un style défini, je ne sais jamais ce que je vais peindre et je ne veux surtout pas le savoir. Maintenant je ne respecte plus aucune règle ni aucun critère de beauté ou de jugement. Ce que je crée existe et c'est cela son seul but. Si le public est réceptif à mon art et ressent des émotions cela n'en n'est que mieux. Tout le reste n'a aucune espèce d'importance. Ma seule ambition est d'offrir un peu de rêve ou d'interrogation à tous ceux qui aiment mon travail. Il ne faut pas toujours chercher un sens ou un message dans mes créations. Parfois il y en a un explicite et d'autres fois il est délivré d'une manière implicite et inconsciente de ma part. Mon art c'est ma vie. Je ne mens pas, je ne triche pas. Je me livre dans chaque dessin, je laisse un petit peu de mon âme dans chacun de mes traits. Créer pour moi est un besoin vital, nécessaire à mon équilibre à ma survie.