arabhiphop

Diatribes of a Dying Tribe

Just finished this amazing, amazing book by Yassin Alsalman, aka Narcy

The Diatribes of a Dying Tribe is a manifesto of sorts: on bicultural identity, on globalization, on hip-hop, on hip-hop culture, on politics, on poetics, on resistance, on peace, on war, on frustration, on calm, on family, on adolescence, on Arabs in the West. The insights in it will be valuable to Arabs and Westerners (and Western Arabs) alike (x).

Video promo here.

Arab Summit album here.

Anyone who has any interest in Arab and/or Arabic Hip-Hop (or Hip-Hop in general) needs to read this book. It will make you laugh, cry, and think.

youtube

LE morceau que j'ai écouté en entrant en Palestine. Ecrit et composé par BOIKUTT, rappeur/producteur/ingénieur du son, originaire de Yaffa basé à Ramallah, un des pilier incontesté de la scène Hip-Hop locale.

970 est l'indicatif téléphonique pour la Palestine. BOIKUTT invite les palestiniens à garder leur consciences éveillées et affutées. Il dresse ici un portrait critique de la société de consommation et son effet anesthésique sur l'esprit critique des êtres humains. Peut être qu'il défend là l'idée d'une Palestine indépendante ou du moins distante d'une certaine forme de domination monétaire.

Il serait un leurre et une erreur absolue de croire que les rappeurs palestiniens orientent leurs critiques uniquement vers la colonisation et l'occupation. Si la situation d'injustice à engendrer en eux un positionnement antisioniste très fort, leur politisation est marquée sur bien  d'autres sujets. Le capitalisme et ses dégâts sur les consciences est un thème récurrent dans beaucoup de morceaux.

Peut être une interview de Boikutt bientôt… En attendant, voici d'autres liens à suivre ;)

https://soundcloud.com/boikutt

http://boikutt.bandcamp.com (pour écouter et/ou acheter son album “Hayawan Nateq)

https://twitter.com/boikutt

instagram

Hala Wala Yala we them boys! 📷😎 “I prefer the Dinars"🇦🇪 #YalaMusic #ArabHiphop #Jb #Sunday @egbertbouwhuis @deanmerman @halfdaydreamerx

youtube

#mylife special shoutout goes out to @FarahChamma for putting this out there, truly touching for some of us in this exile #babylon must fall 

AMMAN "DISNEYLAND PARLE ARABE" / DECEMBRE 2014 (Prélude tunisois)

TUNIS, TUNISIE / 13 décembre – 18 décembre

Après cinq jours marathon à Tunis, début de mon « Initiac Trip » vers le Moyen-Orient. Cinq jours qui n'ont pas suffit à m’imprégner de l'atmosphère de l'entre-deux-tours présidentiel mais qui m'ont permis de passer un bon moment avec les membres des associations Open Art d'un côté et Art Solution de l'autre. Je fais de toute façon partie des déçus du processus de « transition démocratique » - même si ce terme employé à travers et surtout à tort a perdu toute signification à mes oreilles – et pour la première fois depuis longtemps, pour ne pas dire de ma vie, je ne ressens aucunement l'envie de me pencher sur l'actualité. Pire encore, je suis à peu près indifférente à ce qu'on me raconte comme « cas » de non respect des libertés fondamentales, excepté peut être celui d'une jeune clairement atteinte dans son intimité de femme par l'abjecte système patriarco-policer tunisien. La première concernée ne souhaite pas que son histoire soit rendue publique. Une bonne occasion de me rappeler que non, on ne peut pas être sur tous les fronts, et certainement pas à l'encontre des personnes qui subissent les situations aussi horribles soient-elles. Un apprentissage d'acceptation de ses propres limites qui paraît très approprié avant de passer un mois en Palestine… 

AEROPORT DE TUNIS-CARTHAGE, Tunis —> Le Caire —> Amman

Censée faire escale une heure au Caire, le décollage tardif de Tunis me fait rater mon escale. Six heure d'attente dans la zone de transit de l'énorme aéroport du Caire. Décollage pour Amman à 23h30, arrivée à 1h.

Je retiens de ces vols l'incroyable vue de l'Egypte depuis l'avion : interminable étendue désertique à couper le souffle, puis Le Caire la tentaculaire.

AMMAN, JORDANIE / 18 décembre – 24 décembre 2014

Ma première pensée « On dirait un Casino » en voyant l'aéroport d'Amman aurait du préparer à ce qui m'attendait sur place. Pour l'heure – il est 1h30 du matin– il me faut juste trouver un taxi qui m'amènera chez mon hôte Nadeen que j'ai plus que hâte de rencontrer, un ami que j'ai connu grâce Hicham Dj Sotusura nous a mis en contact. Les contacts se font en chaîne en fait.

En me renseignant à l'accueil de l'aéroport, je rencontre Sameur, un jeune guide touristique qui propose de me ramener pour le même prix qu'un taxi. Rapide la conduite, la route est pleine de dos-d'ânes, le trajet s'apparente un peu à une sorte de mini-montagnes russes. Autre petite annonce de ce qui m'attends…

Amman est construite sur des collines, les « Hills ». Ca monte, ça descend et la structuration urbaine diffère de tout ce que je connais, ce qui rend la ville difficile à appréhender pour moi. Et elle le sera aussi pour d'autres raisons…

Une bonne nuit de sommeil et Amman, me voilà !

Ou presque. Je suis clouée au lit 24h par une forte fièvre. Fatigue et attente au Caire ont eu raison de mes premières heures. Je ne m'inquiète pas, je reviendrai quelques jours avant de rentrer à Paris.

J'ai rdv avec Tia Korpe qui travaille très activement pour le projet Turning Tables. On s'est vues à Tunis la première fois, à Paris la deuxième et voilà notre troisième rencontre à Amman. J'aime l'aspect international de notre relation.

TURNING TABLES est un projet de soutien à la jeune création présent dans plusieurs pays. TT donne la possibilité à des jeunes rappeurs, producteurs, chanteurs, cinéastes, monteurs, etc. de se former ou d'où se perfectionner en ayant accès librement à des studios et en rencontrant des personnes compétentes. Tia et moi avons des projets - et beaucoup d'amis - communs. Je suis surtout contente de visiter le studio d'Amman et de rencontrer Majd « Khotta Ba », qui coordonne le projet à Amman est qui aussi et surtout un excellent Mc.

Mais là tout de suite je suis un peu perdue avec le taxi et quand j'essaie de lui expliquer le chemin en arabe, il me demande « Do you speak english ? » Je lui réponds que oui. « So speak in english please. » L'anecdote suscite le fou rire de tous ceux qui l'entendent. Oui, je suis censée parler arabe…

A propos d'Amman, je suis stupéfaite par la vulgaire exhibition d'argent et de mauvais goût qui s'étale là devant moi. Voitures et démesure, si je devais résumer la ville en deux mots. Exceptée la vieille ville qui garde un semblant d'humanité, le reste est une espèce de Disneyland géant, avec toujours et partout ces voitures géantes que j'ai jamais vu même en film ou en rêve. Tout est énorme, tout est américain, ce n'est que commerces et démesure à mes yeux. Les rond-points de la nouvelle ville sont signalés par une alternance de lumières roses et bleues qui sortent des bords de trottoir. Déçue. Mais rassurer de savoir que l'intégralité des personnes avec qui j'ai partagé mon ressenti sont d'accord avec moi. Une bonne source de rigolades! 

Ceci dit, je suis bien heureuse de voir là Dj Sotusura et Boikutt qui font partie intégrante du chemin qui m'a menée ici. Heureuse aussi de rencontrer Dj Flash B, avec qui je vais partager les platines le temps d'une soirée Hip-Hop/RnB 90 au Cube Lounge. Contente de filmer un freestyle de Damar, Boikutt et Bu Kolthoum. 

Un petit focus sur Bu Kolthoum dont j'écoute la musique depuis un petit moment à venir très prochainement. Mouneer est syrien, il est à Amman depuis deux ans. Il fait partie des personnes que j'espérais croiser. Parce que j'aime sa musique. Si je comprends à peine la moitié de ses paroles, je ressens une belle intensité spirituelle et je suis frappée par les instrus, le niveau de production, la créativité, la puissance qui s'en dégage. Il y a un groove très particulier à capter.

On s'est rencontrés lors de la soirée au Cube Lounge. Il est venu pour découvrir ce que je fais, ça m'a foutu une superbe pression positive qu'il me dise ça avant que je prenne les platines.

Une pensée à Rami, Mc Jay, Odai et Omar à l'inauguration du “7 Hills” Skate Park d'Amman, Sandra, Jay, Natasha, Sandra et toutes les personnes dont je n'ai retenu le nom.

L'intérêt d'Amman se résume aux rencontres. Le Amman underground. Ou plutôt le Amman « UnderHills ». Et au knafe, orientalisme assumé. Cette pâtisserie est hautement recommandée si vous voulez redonnez vie à un mort.

L'intérêt d'Amman est aussi et surtout d'en sortir pour prendre la route du poste frontière de Cheikh Hossein au Nord afin d'entrer enfin en Palestine. Paysages à couper le souffle ! Enchevêtrement de collines couleur sable ponctuées de petit villages à taille et visage humain.

Ahmad me conduit jusqu'à la frontière après que nous ayons partagé un repas de falafels et de houmous (inutile de m'étendre sur mes petits coïts alimentaires qui l'ont fait hurler de rire).

Il m'explique sur la route qu'il quitte Amman le plus souvent possible pour s'abreuver des paysages Jordaniens.

« Après ce tournant, tu vas voir les montagnes palestiniennes – Jabal Falastine ».

J'ai vu. Et j'ai pleuré. Surprise par ce spectacle. Emue d'approcher un dessein qui me poursuit depuis l'enfance, depuis que mes parents m'ont éduquée à la « question palestinienne ». Mais or de question pour moi d'approcher ce pays sous l'angle politique, sous l'angle de l'occupation. Je pense que cette réalité s'imposera.

Je viens rencontrer la scène jeune scène artistique. Et la moins jeune aussi. Je viens jusqu'ici car je veux voir ceux que j'écoute depuis des mois voire des années pour certains. Je cherche du positif, du créatif. Je viens parce que deux rencontres en particulier m'ont décidée à franchir le pas. Et LA frontière. Dédicace spéciale aux gens du RevolusonR Festival sans qui tout ça ne serait pas arrivé. Pas de cette façon du moins.

Le prochain billet sera donc consacré à la fameuse frontière. Cette frontière, il lui fallait son propre billet.

ardamc.bandcamp.com
360 "L'junior w asife", by as hajzLon. حاجِز لون

From the album satIrony!fil’‘Headphones0j​1session22

Tous les morceaux de la mixtape de Hajzlon ont été enregistré en direct shot: micro branché, il dit son texte en une seule fois et ne fait qu'une seule prise.

C'est un maitre en poésie urbaine, il mélange avec habilité un dialecte arabe tout droit sorti des rues de Ramallah avec de l'anglais.

Soundcloud: https://soundcloud.com/ardamc