annorexie

Mercredi 27 Juin.

Demain, je fête mes dix-huit ans, enfin. Et avant ça, je voulais vous parler de ma maladie, une maladie qui touche énormément de personne : L’anorexie.

En réalité, je suis anorexique, boulimique et vomisseuse. C'est-à-dire qu'il m'arrive aussi bien de ne rien avalé que de m’empiffrer de gâteaux et tout autre genre d'horreur et de tout vomir après.

J'ai commencé à vouloir maigrir il y à environ un an, fin août 2011. Au départ, je voulais perdre 5 kilo. Pour ça, j'ai commencé par réduire d'une très légère façon mes rations. Au fur et à mesure, j'ai fini par me contenter de 100 ml de soupe déshydraté de soir, une demi pomme le matin et une tomate le midi. Les calories étaient devenues ma nouvelle vie, je tournais au alentours de 500 par jours; je ne pouvais supporter plus. Bien sûr les gens autours de moi me faisaient des réflexions sur ma maigreur alarmante mais qu'avaient-ils à s'occuper comme ça de ma vie, je maitrisais, du moins, je pensais maitriser.

Un jour, ma mère, m'a annoncé qu'elle avait pris rendez-vous chez le médecin pour moi. J'ai eu peur, énormément peur. Je me suis empiffrée de tout ce que je pouvais trouver; pour moi c'était clair, je n'étais pas malade, j'étais capable de manger et j'allais le prouver. J'étais devenue boulimique.

Le jour ou j'ai commencer à vomir à été sans aucun doute ma descente aux enfers d'où je tente désespérément de me sortir maintenant. Je pouvais manger ce que je voulais puisque j'étais capable de tout vomir après. Je suis passée par des dizaines de méthodes différentes, toutes plus efficaces les unes que les autres. La seule crainte qui me rongeais, c'était de grossir. Prendre 500 grammes me tuais. Un jour j'ai fait une crise, je n'ai pas su vomir, j'ai pris une boîte complète d'un anti dépresseur puissant et j'ai passé une semaine à l’‘hôpital.

Depuis j'ai découvert un groupe de parole basé sur le principe de rétablissement des alcooliques anonyme. S'il est vrai qu'au début, ça me faisait énormément de bien de pouvoir parler de mon problème avec des personnes qui avait le même et qui me comprenaient sans chercher, d'aucune façon à me juger, maintenant, je ne m'y plait plus. Je régresse. Je ne veux plus guérir parce que la peur de grossir est plus forte que tout… Et pourtant, je veux toujours guérir. C'est le problème du paradoxe. Je sais que je vais “mieux” parce que mes séances de sport éprouvantes, de plus de 5 heures par jours, ont largement diminué et pour moi, c'est déjà un très grand pas vers l'avant. De plus, je ne vomis plus chacun de mes repas et il m'arrive de vivre des journée sans crise… Malheureusement pas aujourd'hui.

Je veux aller mieux, je veux être capable de vivre chaque instant de ma vie. Je veux manger sans m'en préoccuper. JE VEUX VIVRE !

Chaque jour, je me dit “OK, tu manges comme tu veux et tu assumes, tu ne commences pas à tout vomir, l'idée c'est d'abord de ne plus vomir”. Et tout les jours ça marche, une fois, deux fois et puis un repas me pousse à craqué et hop, on recommence tout. J'en suis, à l'instant où j'écris à 0 repas sans vomissement. Je compte sur ma majorité pour m'apporter un nouveau départ… Je compte sur moi pour me convaincre de ce que je suis capable de faire. Je compte sur mon entourage pour rester là, quoi qu'il arrive…

Ce n'est qu'un cours témoignage et je pourrai en rajouter pendant autant de temps qu'il ne m'en reste. Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à me le demander. De même si vous être également malade et que vous voulez entrer en contact avec moi, je reste toujours là.

Merci.