alexandre rivault

Au bout de la ligne

En 2006, installé à Paris pour quelques mois, Tom M Johnson réalise la série Au bout de la ligne consistant à photographier la périphérie de la capitale française en s’arrêtant à chaque terminus des différentes lignes de métro parisiennes. De la Défense au Château de Vincennes, de la Porte de la Chapelle à la Mairie d’Issy, il dresse peu à peu un portrait inattendu de la vie en proche banlieue parisienne à l’aube du 21ème  siècle. La série à caractère documentaire mêle portraits, natures mortes et paysages, en couleur et noir et blanc.

Le photographe californien éclaire d’un regard neuf cet univers souvent stéréotypé, nous invitant à redécouvrir, loin des clichés, une banlieue à la fois pop et métissée chargée d’histoire mais également tournée vers le futur, où des gens de tous horizons vivent leur vie, tout simplement.

Au bout de la ligne

«It was living in Paris in the eighties that inspired me to become a photographer, however, it wasn’t until I returned twenty years later that I was roused to photograph the city that had taught me so much about life and art. Yet, I wanted to avoid taking just another of the tens of thousands of photographs that had already been taken of Paris. I mulled over this for weeks, trying to conceptualize a new technique or method of approach to the project, until one early morning, after a long dinner party sitting on a train in the direction of La Defense, the northwest terminus of line number 1, the inspiration emerged. I had ridden the metro throughout Paris, yet I had always traveled in the direction of, but never to, «Au Bout de la Ligne.» I asked myself : What type of Paris exists at the end of each line? Do the lines end in the suburbs (banlieue)? Are the people who live in the banlieue dissimilar to those who live in the center of Paris? I took the metro to all 29 ends of the 14 metro lines in search of provocative moments, visuals, portraits, and answers to my questions.»