ahurie

anonymous asked:

T'es fanée ma pauvre. Tu es laide. Regarde ton teint blafard. Ton rouge vulgaire. Tes yeux froids comme la glace. Et pire que tout : tu es stupidement normale. Comme les autres. Tu me dégoûte !! Tu es fausse. Tu te donnes des airs supérieurs mais tu es inférieure parce que bête et méchante. Tu te donnes des airs d'artiste mais tu n'es que fausseté. Saleté. Naturelle de mon cul ! Ah mais je ris ! Quand l'hôpital se fout de la Charité. Avant de critiquer regarde si tu es exempte de critiques.

Message en provenance de https://fleur–lunaire.tumblr.com/

Je ne répondrai pas à ce message. Il ne m’atteint pas. Néanmoins, je me sens concernée en tant que femme par ce que je viens de lire.

L’histoire ? Cet homme est revenu me parler après plus d’un an de silence. Je l’ai toujours trouvé étrange, gênant, parce que trop lunatique ou négatif. Je n’aime pas les gens négatifs, c’est mon choix. Là n’est pas la question. Par respect, et parce que je n’aime pas me fixer sur un avis peut-être trop hâtif, j’ai décidé de lui accorder une seconde chance, me disant que je l’avais certainement mal jugé, et qu’il avait peut-être, lui aussi, changé.

Malheureusement, mon ressenti fut le même : je fus victime d’un malaise immense. J’étais mal à l’aise face à ce changement de personnalité, face à cet état lunatique qui déstabilise et qui donne l’impression de parler à une toute autre personne. Ce manque de naturel. Ne le supportant plus, et voulant être honnête (car c’est un de mes principes), je lui ai fait comprendre, certes, peut-être un peu trop brutalement, que je ne souhaitais plus lui parler, car j’étais mal à l’aise et que je ne désirais pas le connaître, ou “explorer en profondeur” les “choses” en sa compagnie.

La réponse fut la suivante : un ramassis de haine, car je lui disais non. Peut-être trop violemment, mais je suis restée correcte, et, si j’ose aller encore plus loin : je suis restée polie. Je lui ai dit respecter ses pensées, mais rester mal à l’aise ; que je souhaitais écourter notre échange. Je n’ai eu ni le temps ni la possibilité de répondre à cette violence (si évidemment il y avait quelque chose à répondre), puisque ce dernier a décidé de me bloquer.

Quelques heures plus tard, je me reconnecte sur Tumblr et je reçois ce message. Ce n’est pas seulement un message qui se veut blessant, mais un message qui se permet de me juger sur un physique. Un physique visible sur une image dimension 100x100. Un physique qui ne me définit PAS, un physique que je n’ai pas CHOISI, un physique qui n’a pas, comme tous les autres, à être CRITIQUÉ. 

Et surtout, ce message critique quelque chose que l’auteur est actuellement en train de produire : juger naïvement. Juger sur une apparence, juger sur un bref échange, tout simplement parce que j’ai souhaité ne pas me LAISSER FAIRE.

J’ai 22 ans. Beaucoup ne me connaissent pas. Beaucoup ne sont pas au courant de ce que j’ai vécu. Je suis une femme blessée. Je suis une femme qui a été victime, à plusieurs reprises, de viols, et qui se bat tous les jours contre sa peur des hommes. Je suis une femme qui a tenté de mettre fin ses jours à cause de ce qu’on m’a infligé. Je suis une femme qui a été battue. 

Je vis avec ce physique que je n’aime pas spécialement tous les jours. Disons qu’il y a des jours avec et des jours sans. Les gens me demandent sans cesse, ahuris : “Pourquoi n’aimes-tu pas les compliments ? Pourquoi n’aimes-tu pas ton physique ?” Mais je ne peux leur répondre tel un bonjour : “Parce que j’ai été violée à mes 17 ans et que voir mon visage, c’est comme voir mon âme, et cette âme est bousillée.” 

Je me suis forgée une image que j’apprécie. Je ne suis peut-être pas la science infuse, je ne suis peut-être pas le dernier mannequin en vogue, mais tous les jours, je travaille sur ma personne, pour tenter de l’aimer un peu plus, et vous savez quoi ? Je suis fière de moi. Ce n’est pas un message de la part d’un merdeux qui va me faire pleurer, pourtant, je suis en colère. En colère qu’en ce jour, les gens se permettent encore de se baser sur un physique, sur des premières paroles, pour critiquer avec cette méchanceté gratuite que je méprise et que j’accuse ; que les gens se permettent de s’indigner et d’oser reporter la faute sur les AUTRES alors qu’ILS sont fautifs.

C’est à cause de ce genre de messages que des hommes ou des femmes finissent avec des complexes qui bousillent leur vie chaque jour. C’est à cause de ce genre de messages qu’une personne dépressive peut avoir envie de se blesser, si elle n’a pas la force nécessaire pour en faire abstraction. C’est à cause de ce genre de messages qu’une personne peut finir en larmes, en perdre le sommeil et se sentir comme une moins-que-rien.

Car, oui, ne sous-estimons pas le pouvoir des mots. Personne ne mérite de recevoir ce que je viens de recevoir en plein visage. Se cacher derrière l’anonymat est lâche, proférer des insultes sur un physique, l’est encore plus.

Je suis peut-être laide, je suis peut-être “stupidement normale”, mais je suis vivante et j’apprécie ce trésor qu’est la vie. J’ai des principes. J’ai du vécu. J’ai l’espoir. Et je vais continuer à me battre, à me battre contre mes démons. Me battre contre tous ceux qui, comme lui, tyrannisent. Pourquoi ? Parce que j’ai de l’estime, parce que je me respecte, et parce que je vaux quelque chose. Comme vous ; vous qui lisez ce message.

Au contraire de toi, 

Toi qui es tapi dans l’ombre,

Toi qui as honte,

Toi qui n’assumeras jamais les conséquences de ton acte.

J'aimerais passer la nuit à courir après les étoiles au dessus du pont. J'aimerais danser dans les lieux hantés sous le regard ahuri des gens. Je voudrais m'assoir sur le bout d'un toit en observant le ciel jusqu'au lever du jour histoire d'en oublier mon existence.
Et tout ça, j'voudrais pas le faire sans toi.

Sans toi, j'ai l'impression que tout ça reste vide de sens. Je trouve plus d'utilité en rien, je comprends pas pourquoi jsuis là, et jsais pas à quel autre endroit jpourrais être. Sans toi je sais plus comment agir et je sais plus qui être, jreste ahurie en regardant ma vie défiler comme si j'en faisais plus partie. Jme sens comme le fantôme de moi même, tandis que ton absence continue de me hanter.
—  Cookhed (k)
On a de tels préjugés sur les gens, on les enferme dans des cages si exiguës, qu'on reste ahuri lorsqu'ils en débordent subitement de tous côtés.
—  Jean-Marie Blas de Roblès, “La montagne de minuit”

I’m rewatching SDC since Stardust is about to start again and seeing Pol interacting with cops is just

Ex-fucking-cuse you?

That cop is suddenly regretting every single decision that led to this moment.

Jesus

Polnareff is very used to dealing with cops, or rather, Popol is very used to intimidating cops

Later on, getting arrested, nbd

Cause toujours, tu m'intéresses

Twelve years later, Jotaro gets a phonecall from Pol all “So haha, guess who’s a higher up in the Italian mafia? It’s me, I’m a higher up in the Italian mafia”

Jotaro wonders how he didn’t see that coming

Il y a quelques temps, au bureau, nous prenons un café avec 2 collègues, 3 collègues masculins arrivent :
Collègue relou : - Ben vous n'avez pas l'air contentes de nous voir Mesdames. Vous devriez pourtant vous sentir comblées de voir 3 hommes arriver.
Moi : - Depuis quand on a besoin des hommes pour être comblées ?
Nous nous sommes toutes les 3 levées et sommes parties devant leur air ahuri, en y repensant j'en ris encore!

Qui a hurlé sa tête en sang
Y hante ainsi la perte
Le reste
Histoire lieu et temps

Mises comme dessus
Reçues dans le casier des têtes
La chose rien
Le mot souillé
Quand une chose ressasse son pourri

Ce pouvoir qui revient sans cesse inquiéter l'idylle ahurie entre chose et langues ça s'appelle peut être poesie

Vocabulaire français

en sens inverse (exp) - in the other way, from the opposite direction

orteil (nm) - toe

ceindre (v) - to encircle

trait (nm) - line, stroke, dash, trait

barrer (v) - to cross [sth] out, strike [sth] out, barricade, block

plisser (v) - to wrinkle, crease

mise en garde (nf) - warning

ambulant (adj) - itinerant, ambulant, mobile

dans le coin (exp) - nearby, locally, in the neighbourhood

seau (nm) - bucket, pail

pour le moins (exp) - to say the least

empocher (v) - to pocket

plier bagage (exp) - to pack up and go

ahuri (adj) - stunned, stupefied

courroucé (adj) - angry, irate, wrathful

dévisager (v) - to stare at, look hard at

délirant (adj) - exuberant, unbelievable, crazy

Words taken from: Un été d'amour et de cendres - Chapitre 13

Mais on a de tels préjugés sur les gens, on les enferme dans des cages si exiguës, qu'on reste ahuri lorsqu'ils en débordent subitement de tous côtés.
—  Jean-Marie Blas de Roblès, La Montagne de minuit.