actrice britannique

Une Merveilleuse Histoire du Temps

Ca parle de quoi ?
De la vie de Stephen Hawking, ce physicien mondialement connu, atteint de la terrible maladie de Charcot.

C’est avec qui ?
Eddie Redmayne, acteur britannique vu notamment dans My Week With Marylin et Les Misérables
Felicity Jones, actrice britannique, peu connue à l’international jusqu’à présent

Et un guest-star, l’ancien footballeur Franck Leboeuf dans le rôle d’un médecin suisse (si, si, je vous jure)

C’est de qui ?
James Marsh, aussi un anglais, connu pour son film Shadow Dancer mais aussi pour ses documentaires dont notamment Le Funambule

Et c’était bien ?
Avant tout j’aimerai attirer votre attention sur le titre de ce film. En VO le film s’appelle « The Theory Of Everything », en français on a le droit à un détournement du titre d’un livre d’Hawking « Une brève histoire du temps » pour donner « une merveilleuse histoire du temps ». Ridicule. On se croirait dans un Disney ou un Miyzaki.  Surtout qu’après vision du film, le « merveilleux », on le cherche encore.  On est dans la vraie vie là.
La vie de Stephen Hawking, ce génie des sciences. Au cours de sa très longue carrière (il a actuellement 73 ans), Hawking a drastiquement fait avancer la science grâce notamment à ses travaux sur les trous noirs et ses essais sur la gravité quantique.
Pourtant ce n’est pas l’histoire de ces découvertes qui est relatée dans le film, mais plutôt la vie personnelle du scientifique. Peu épargné par la vie,  Hawking à peine la vingtaine lorsqu’on lui découvre la maladie de Charcot, affreuse dégénérescence nerveuse qui vous paralyse petit à petit. On lui donne deux ans à vivre.

Pourtant le bonhomme s’accroche.
Il veut travailler, il est déjà le plus brillant de toute la prestigieuse Université d’Ofxord

Il veut vivre. Hop, il épouse sa copine.
 Pour la copine qui pensait devenir veuve bien vite, c’est le drame, au bout d’une décennie. Elle voit son mari diminuer de jour en jour et doit, constamment, subvenir à ses besoins.
Une Merveilleuse Histoire du Temps, c’est donc l’histoire de ce couple atypique et de ce cerveau brillant coincé dans une enveloppe charnelle qui s’autodétruit.
C’est fascinant. Beau et cruel à la fois.

Une Merveilleuse Histoire du Temps est un film fin, sans pathos. Il arrive à exposer la maladie et toutes les souffrances qui l’accompagne sans tomber dans le sordide, le désespoir ou la diabolisation. Les personnages sont profonds, forts, humains. Personne n’est un Saint. Une Merveilleuse Histoire du Temps sait comment jouer délicatement avec la sensibilité du spectateur. On est ému. On est touché. On est embarqué.
Alors certes, le film ne déroge par des grands schémas classiques des biopics. Il ne révolutionne pas le genre, il n’est pas surprenant.
Pourtant, Une Merveilleuse Histoire du Temps est un grand vecteur d’espoir et mon dieu, qu’est-ce qu’on aime son corps à la fin !

C’est bien joué ?
C’est un des points fort du film ! Eddie Redmayne, ce jeune acteur, assez peu connu fait preuve d’un jeu impressionnant. Au contraire de très nombreux biopics, Redmayne a eu la lourde tâche de camper un personnage toujours vivant. La prise de risque est assez forte. On sent que l’acteur s’est investi, à pris la peine de rencontrer des personnes atteintes de cette maladie. Car la transformation physique est saisissante. Toutes les scènes sont d’une force incroyable. La gestuelle est bluffante. Je pensais que Steve Carrel était bien placé pour l’Oscar grâce à son rôle à contre-emploi, il vient certainement de se faire détrôner par Redmayne et sa performance physique incroyable.
Felicity Jones est également très bien en anglaise-de-la-haute-cul-béni. Petit air pincé criant de vérité.
Vous l’aurez compris, les deux acteurs principaux sont merveilleusement bien choisis et peuvent remercier la vie pour des rôles d’une telle ampleur.

Un mariage aux prémices de la maladie
On y va ?

Un superbe biopic, pour les amateurs du genre et les afficionados des théories d’Hawking.

Alors Perle ou Navet ?

Une Merveilleuse Histoire du Temps fait partie de ces biopics sur les Grands Hommes de notre siècle que nous ne pouvons que respecter. Le film remplit tous les critères du genre pour se voir décerner le titre de Perle : scénario digne, reconstitution crédible, acteurs au top et émotion au rendez-vous.
Stephen Hawking fait partie de ces gens courageux, avec un but à accomplir.  Leur vie est extraordinaire mais loin d’être simple. La fatalité n’existe pas. 

Pour le mot de la fin, la ressemblance frappante entre Hawking jeune et Redmayne