abrutis

Tu mérites qu'on te serre dans les bras quand t'es au bord du gouffre et non pas qu'on te pousse dedans. Tu mérites un feu d'artifice que pour toi, et toutes les couleurs représenterait tout ton bonheur. Tu mérites plus, tu mérites qu'on te réveille avec des mots doux et qu'on te souhaite une bonne journée, et pourquoi pas une belle vie tant qu'on y est. Tu mérites toutes les étoiles du soir, qu'on les attrape pour toi quand tu broies du noir. Tu mérites tout ça, toutes ces accolades, ces paroles sincères, et bien plus encore. Toi qui lis ça, t'es vraiment une belle personne; ne laisse aucun abruti te faire croire le contraire.
—  lespiquresaines
Je tiens plus trop droit. Jsuis bancale en ce moment tu vois. Ma tête tourne tout le temps, mes humeurs changent comment la pluie et le beau temps. Je suis de plus en plus perdue, je sais plus trop quoi faire, j'ai l'impression que j'ai perdue avant même d'avoir commencer à jouer. Je sais plus quoi faire de Moi. Je suis seule. Jsuis fatiguer de cette vie. Jsuis fatiguer de tous ces abrutis. Personne ne comprends rien et ça commence à peser. J'ai du mal à sourir je dois l'avouer. Je sais pas si je dois fumer, si je dois pleurer, si je dois crier, si je dois écouter, rire, dormir, sombrer, m'accrocher, alors je n'agis pas, mes pensée se bouscule, dans ma tête cest le brouhaha. Mais t'as raison jsuis “juste” fatiguée. C'est sûrement ça ouai, ou alors jsuis juste complètement foutue et déprimé. Tu as raison c'est beaucoup moins probable, aller j'arrête de me plaindre j'me sens minable.
—  @insociablementcompliquee

Facteur: “Encore en pyjama! Non mais les jeunes vraiment, le monde appartient à ce qui se lève tôt hein, c'est pas comme ça que vous allez réussir!”

Si je t'ouvre en pyjama à 11h, sombre crétin, c'est parce que j'étais de garde cette nuit et ÇA FAISAIT UNE HEURE QUE JE DORMAIS ESPÈCE D'ABRUTI.

Moi aussi j'ai peur tu sais, mais jme dis merde qu'est-ce que ça fait si jme plante? Est-ce que je vais mourir si jme fais chopper? Alors oui j'agis comme une inconsciente voire comme une abrutie depuis quelques temps mais je regrette tellement rien. Les seules choses que je regrette c'est de pas être allée plus loin et d'avoir laissé passer certaines choses. Jme dis qu'il faut que je profite de pas avoir besoin de bosser pour m'en sortir en cours, qu'il faut que je profite d'être en forme et d'avoir du temps, et jme dis même parfois que jfais pas assez de trucs oufs. Parce que franchement, on a pas une minute à perdre la vie est tellement courte pour tout ce qu'on a à faire…

Hommages à tous les abrutis qui, encore aujourd'hui, ne prennent pas les personnes atteintes de troubles mentaux au sérieux.
J'aimerais que vous soyez atteint de l'un de ces troubles, au moins une journée, pour voir.
Voir à quel point l'anxiété, la panique sociale, la dépression, les troubles alimentaires, la paranoïa etc. peuvent vous bouffer la vie.
J'aimerais voir votre gueule au moment où vous réaliserez que, oui, il y a vraiment un problème, là, à l'intérieur, une vraie maladie, au même titre que le cancer, un truc invisible contre lequel vous allez devoir vous battre tous les jours pendant des mois, des années, voire toute votre vie.
J'aimerais vous voir ravaler tous vos petits mots méchant “T'es juste paresseuse” “Tu fais pas d'efforts” “Arrête de jouer la comédie” “Ressaisis-toi un peu” “C'est pas la fin du monde” “Pourquoi tu prends tout comme ça” “tu veux juste attirer l'attention n'est-ce-pas”. Attirer l'attention ? Laissez moi rire, vous avez déjà vu quelqu'un draguer comme ça ? “Bonjour, je suis atteinte de troubles mentaux qui rendent rendent ma vie et celle des personnes qui m'entourent d'un peu trop près invivable, tu veux sortir avec moi et avoir envie de te taper la tête sur les murs tous les jours ?”. Ah, ça vous en bouche un coin hein.
J'aimerais bien voir votre état quand vous croirez aller mieux, et vos têtes quand vous saurez qu'en fait non, non vous n'êtes pas encore sortis de cette merde.

Autre chose: j'espère bien que vous avez conscience que Tumblr “glamorise” ce genre de troubles. Je vous assure qu'être à moitié cinglée n'a rien de “sexy”, bien au contraire.
Non, avoir la flemme de sortir avec vos potes un après-midi ne fais pas de vous un(e) antisocial(e).
Non, rater un repas et avoir envie de perdre 3 kilos ne fait pas de vous une personne anorexique.
Non, être stressé avant un contrôle ne fait pas de vous une personne anxieuse.
Non, pleurer tous les soirs pendant une semaine après que votre copain/copine vous ait quitté ne fait pas de vous une personne dépressive. Non, entendre sa mère pleurer tous les soirs quand vous êtes tellement mal qu'elle à peur de vous perdre dans la nuit n'est pas une expérience à vivre. Non, être incapable d'entretenir des relations stables, continues, “normales” avec votre entourage n'est pas amusant

Un TM on l'a, on a pas choisi, mais on l'a, tous les jours, tout le temps, jusqu'à ce qu'on arrive à guérir, si on arrive à guérir. Ce n'est pas un jeux. Ce n'est pas drôle. Ce n'est pas tendance ou je ne sais quelle autre connerie.

Respecter les personnes qui souffrent de ces troubles, arrêtez de les regarder de travers ou de leur faire des repproches , croyez-moi quand je vous dit qu'elle font de leur mieux pour s'en sortir. Elles n'ont pas besoin que vous leur rajoutiez des problèmes. (Je m'excuse si j'ai offensé des personne en employant “Nous” pour parler de manière générale, bien sûr chacun ressent son trouble différemment)

quotidien rythmé 

mouvements automatiques

endroit embrassé une centaine fois

marcher, s’assoir, l’esprit ailleurs

trajet entre cette porte et l’autre

nombres de pas, nombres de marches

foule agitée, les pas des morts abrutis

le bruit, bousculade des corps, on se cramponne

on ne se regarde pas, nous sommes tous désorientés de sens

soupirer, le temps, long, attente, la feuille, écrire, soupirer,

une salle de classe, un cimiètre où les tombeaux sont ouverts

l’âme s’est enfouie dans le vent, même les objets sont fatigués d’être usés

nous sommes là pour décorer une vie, une fête inanimée

une fête triste, où seul chacun, dans la pénombre éclairée

par la seule lumière qui clignote

cherche la lueur d’une autre vie que la sienne

Je l'ai trouvé dans les toilettes, un peu perdu, un peu défoncé, avec de la poudre blanche sur le nez et un sourire qui puait la défaite autant que la cigarette. En me voyant il a sursauté, m'a pris dans ses bras et fais quelque pas de danse. Je l'ai laissé faire parce que ça m'amusait et que j'étais un peu conne aussi, tu vois sauf qu'ensuite, il s'est mis à pleurer et m'a demander pourquoi je l'avais quittée, je ne le connaissait pas, peut être que son inconscient me confondait avec une autre abrutie, je ne savais pas quoi dire mais je lui ai quand même répondu; je t'ai quittée parce que tu es la plus belle chose que je n'ai jamais vu et une œuvre d'art comme toi ne mérite pas de pourrir dans une cave avec un brouillon comme moi.

Chloé
Chloé la peau blanche
Boucles blondes
abîmées
A force de trop jouer avec
Dans les mauvais moments à passer

Chloé l'humour
Chloé sourire
Chloé bonheur
A croire que le monde l'avait gâtée

Chloé pas bien grande
Chloé pas bien grosse
Un peu épaisse rien de plus
Pas le genre de filles qu'on aime imaginer sur la plage
L'été
Enfin ça c'etait au début

Chloé souillée frappée
Allumée brisée
Foutue foutue
Foutue

Une dernière taffe Chloé

Chloé soupire
Pas plus grande mais toujours plus mince
Plus faim plus envie plus faim
Plus jamais

Puis les gares les bords des rails
Puis les ponts les hauts des immeubles
Des buildings
Les bords de fenêtres


Une dernière taffe Chloé
T'as pas l'air bien ce soir

Chloé respire
Pas plus grande mais toujours plus mince
Le genre de filles qu'on aime s'imaginer sur la plage
L'été

Chloé sourit
Tease brûle teste
Baise jouit crève

Puis Leo
Leo cet abruti
Et Chloé soupire
Pas plus grande mais toujours plus maigre

Une dernière taffe Chloé
Chloé on dirait
Que t'es prête à crever

Nous sommes dans les nœuds de la violence et nous y étouffons. Que ce soit à l’intérieur des nations ou dans le monde, la méfiance, le ressentiment, la cupidité, la course à la puissance sont en train de fabriquer un univers sombre et désespéré où chaque homme se trouve obligé de vivre dans le présent, le mot seul d’«avenir» lui figurant toutes les angoisses, livré à des puissances abstraites, décharné et abruti par une vie précipitée, séparé des vérités naturelles, des loisirs sages et du simple bonheur.

Albert Camus

© Shalom Harlow par Steven Meisel

Paradis occidental.

C'est le matin, pourtant les visages sont déjà las et fatigués. Un peu agressifs aussi à l'approche de la rame de métro dans laquelle il va falloir jouer de l'accélération foudroyante et du coup d'épaules tactique pour s'assurer une place. Entassés, épuisés, abrutis, isolés dans la contemplation de l'écran portable ou l'autisme protecteur des écouteurs audio… Rien ne ressemble moins à un peuple que cette masse d'individus transhumant de logements aseptisés et trop étroits à des bureaux climatisés aux finalités absurdes… Analystes en gestion du risque, conseillers en marketing direct, formateurs en communication entrepreunariale, chargés de missions imbéciles, chefs de services indéfinis, compilateurs de notes, producteurs compulsifs de power-points, stakhanovistes du tableau Excel, incontinents du mailing et du brainstorming, toxicos de la réunionïte, compilateurs de dossiers, accumulateurs d'ordres du jour, d'objectifs et de prospective… Vacuité, vanité, logorrhée, verbiage, mise en scène, agitation, aliénation…
Tout ça pour finir à 8 heures du matin entre un clodo qui se tripote les cors aux pieds et un nègre taré qui vocifère des imprécations incompréhensibles, et faire semblant de trouver ça parfaitement normal… Enfin surtout pour payer le loyer il est vrai, le prix du mètre carré de cellule ayant sérieusement augmenté ces dernières décennies, et puis avoir de quoi se bourrer la gueule une fois par semaine et partir une fois par an se tremper le cul dans un bout de mer plein de pisse et de déchets radioactifs jouxtant un pays dont les habitants n'ont qu'un rêve : nous piquer nos merveilleuses existences de zombies.

anonymous asked:

pour la question de la loi de 2004 perso je suis fondamentalement contre, après pour ce genre de proposition qui reviennent à mettre en avant les minorités je me pose toujours la question de savoir si c'est pas les jeter dans la fosse aux lions. je suis blanche, athée donc aucun risque pour moi mais c'est le genre de mesure qui réveille les abrutis racistes et violents. je veux pas faire dans l'immobilisme et c'est certainement juste un mauvais moment à passer mais ça me questionne toujours

Je comprends l’inquiétude, mais je pense sincèrement que ça dépend comment le débat est géré. Par exemple le débat est mariage pour tous aurait pu être beaucoup plus court et beaucoup moins violent, si Hollande et cie avait fait preuve d’un peu plus d’autorité dans ce domaine (par exemple, en n’évoquant pas la liberté de conscience des maires…) Il y aura toujours des gens qui vont en profiter pour être des gros connards, mais il me semble que c’est de la responsabilité des hommes politiques de faire en sorte que le débat soit de bonne tenue, et notamment, le gouvernement. 

Après, avec la droite qu’on a en ce moment… c’est certain que ça va pas bien se passer.