Voyage-dans-le-temps

Retour vers les années 70 : M6 cherche une famille

Retour vers les années 70 : @M6 cherche une famille

Peut-être vous souvenez vous de cette famille canadienne qui vit comme si on était encore dans les années 80? Dans le même esprit, mais en remontant encore un peu plus loin dans le passé, M6 prépare une émission dans laquelle une famille complète, avec au moins trois enfants de 7 à 25 ans, serait transportée dans les années 70 (après transformation de son logement – qui sera bien sûr remis en…

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(5491) PROJECT ALMANAC  ★

Bay watch de Dean Israelite avec Jonny Weston, Sofia Black-D’Elia, Sam Lerner, Allen Evangelista, Virginia Gardner, Amy Landecker, Michelle DeFraites, Gary Weeks et Gary Grubbs. Scénario : Jason Pagan et Andrew Deutschman. Montage : Martin Bernfeld et Julian Clarke. Photo : Matthew J. Lloyd. Durée : 1h46 – 2014 – 16/5/15 – USA  - TF : « Project Almanac »

David est un lycéen américain blond aux yeux bleus super doué. 

Comme Géo Trouvetou, il invente des tas de trucs super chouettes comme par exemple ce drone qu’il commande avec de la peinture jaune au bout des doigts et que ses deux copains faire-valoir, le Juif Goldberg (qui rêve évidemment d’argent et de célébrité) et l’Asiatique Le (qui est évidemment très fort aux jeux vidéo) l’aident à fabriquer.

Comme David a une sœur blonde aux seins moulés dans un t-shirt sans manche et toujours vêtue d’un mini-short, il l’utilise pour qu’elle filme ses expérience et du coup, la blonde filme tout et tout le temps, même ces moments intimes entre David et sa maman que personne de sensé ne filmerait jamais, ce qui est normal puisqu’on est dans un found footage.

Un jour, David et sa sœur blonde qui le filme, découvrent un camescope qui n’a pas servi depuis 10 ans, date à laquelle David fêtait ses 7 ans. Le camescope appartenait à leur père mort, précisément ce jour-là.

Quand ils l’allument (car les batteries des camescopes 2004 ne se vident pas en 10 ans) ils tombent sur la vidéo de l’anniversaire de David.

Et là, surprise, qui voit-on subrepticement dans un reflet du miroir du salon ? David.

Mais à 17 ans !

Cette incroyable bizzarerie donne une idée à David : il va fouiller l’établi de son père.

C’est pas loin, c’est au sous-sol, mais comme David est un peu con, il n’a jamais pensé à le fouiller depuis 10 ans. C’est ballot pour un inventeur, vu qu’il y a plein de matos pour inventer.

Bref, David, le bel américain, et ses faire-valoir de seconde zone, vont alors découvrir les plans pour fabriquer … une machine à voyager dans le temps !

C’est probablement l’un des films les plus cons vu depuis longtemps.

D’abord parce qu’il s’agit d’un found footage.

Et si il arrive que des auteurs tentent de se faire un tout petit peu chier la bite pour rendre l’utilisation de ce procédé casse-couille et moche et hideux et insupportable, un tant soit peu crédible, ici, c’est la fête du zlip, on s’en branle, tout est filmé en dépit du bon sens, de la logique et de la raison, ce qui nous pousse, pauvres spectateurs, à passer l’intégralité du film à nous demander comment il peut être possible d’être con au point de tenir une caméra dans des moments insensés (David poursuivi par les flics, s’enfuit en filmant consciencieusement ses poursuivants !!), à relever des improbabilités aussi énormes que la teub d’un hardeur (en plein festival de musique, la blonde pose la caméra par terre afin que toute la bande puisse être filmée de dos et bien sûr, personne ne vient la leur piquer) et à pester contre l’exhibitionnisme forcé des personnages, obligés malgré eux à livrer leurs plus intimes confidences sous l’œil voyeur du viseur de la caméra, parce que s’ils ne le font pas, le film n’a plus « d’émotions ».

Alors je sais bien que le found footage permet de réaliser un film pour le prix d’un menu XL au McDrive mais putain, que c’est pourri. Ça nous sort constamment de l’histoire, nous oblige à nous poser des questions prises de tête, à juger négativement les personnages, c’est vraiment et définitivement un procédé qui sabre le film qui l’utilise, ce qui est quand même une démarche un peu bizarre que de se dire « allez, on va faire un found footage, comme ça notre histoire sympa sera sabordée par la façon dont on va la filmer ».

Mais ce n’est pas le seul vecteur de connerie de l’ensemble.

L’autre raison qui maintient le niveau intellectuel du film au-dessous de la barre qui définit un début de pensée propre à susciter de l’intérêt, c’est qu’il s’agit d’un film MTV, produit par ce beauf réac et débile de Michael Bay.

Le mélange entre l’univers Bay et MTV donne des étincelles. 

A la signature reconnaissable entre toutes du Bay (racisme primaire, misogynie constante, vulgarité perpétuelle, grosses bagnoles rutilantes et meufs filmées au niveau du cul et/ou des seins) vient s’ajouter une fausse identité teen-age/sponsor X-Box/Redbull/soupe pop-rock/lycée et ça donne une célébration du vide, de la sous-culture dans son expression la plus vaine, la plus bête, et alors que dans les années 80, des lycéens qui trouvaient des objets scientifiquement science-fictionnesques, en profitaient pour explorer des dimensions parallèles (Les Aventuriers de la Quatrième Dimension) ou rencontrer des aliens (Explorers), les ados 2014 version Bay/MTV ne voyagent dans le temps que pour gruger aux interros surprises, rouler des palots aux meufs, gagner au loto pour acheter une bagnole, ou fréquenter un festival pop-rock avec entrées backstage.

C’est drôlement moins poétique. Drôlement moins inventif. Drôlement plus crétin.

Mais le summum de la débilité dans ce film provient incontestablement de son scénario qui n’hésite pas à piller/recycler tout ce qui a été vu/fait avant (d’Un Jour sans Fin à Retour vers le Futur en passant par Projet X), trouve des excuses bidons pour ne pas dépenser trop d’argent (l’excuse pourrie et incompréhensible qui empêche les voyageurs temporels de « remonter » trop loin, histoire de pas avoir à financer des reconstitutions historiques ou des invasions de dinosaures) et bascule dans son dernier acte dans un remake absurde et sans queue ni tête du très sympa L’Effet Papillon, avec pour cerise sur le gâteau discount, une traque policière surgie de nulle part qui booste artificiellement et de manière totalement foutraque un climax sorti du chapeau.

Si vous ajoutez à tout ça des teen-comédiens aussi insipides qu’une pub Herta et la frustration de voir la caméra jouer sans cesse à faire comme si on allait voir les filles à poil mais on les voit jamais à poil, vous obtiendrez de quoi remplir un stade entier de bonnes raisons de ne jamais voir ce film.

Et pourtant…

Et pourtant, j’ai beau chier sur Bay, vilipender MTV, pester contre les scripts plus troués que l’oreille d’une ado fan de piercings, m’indigner devant le found footage, il n’en reste pas moins que durant l’intégralité de son deuxième acte, Projet Almanac a fonctionné sur moi.

Je dois être suffisamment détendu des neurones pour que toute la partie durant laquelle ces cons de mômes font rien qu’à voyager dans le temps pour améliorer leur quotidien au bahut, draguer les meufs et aller aux concerts, m’ait non seulement emballé mais a en plus réussi à me ramener 20 ans en arrière quand ma vie aussi se résumait à bahut-filles-concerts.

Pendant toute cette deuxième partie, j’ai oublié (presque) l’immonde réalisation found footage de gueule, j’ai oublié la crétinerie de l’histoire, j’ai oublié les placements de produits MTV ostentatoires, et je me suis amusé, j’ai même du pouffer une ou deux fois et je me suis pris à délirer en m’imaginant à mon tour aux commandes de cette machine à remonter le temps (qui se transporte dans le sac à ados, c’est pratique, bien plus que celle d’HG Wells ) et je pense que si je devais moi aussi respecter une limite de remontage dans un passé relativement restreint, je retournerai probablement à cette nuit de Septembre 2007 où j’ai bais…

Ah merde, auto-censure ! On dirait Robocop et sa directive cachée. Tu veux écrire mais tu peux pas. T’as une sécurité qui t’en empêche. 

Bref, l’espace d’un instant, ce con de film furieusement con a bien fonctionné sur moi et a rempli sa mission de divertissement bas du plafond parfait pour un samedi soir à la maison.

L’espace d’un instant seulement …

Le lendemain du jour où ils avaient vu la moitié de leur ville s'embraser sous leurs yeux, ils n'étaient pas restés assis à se lamenter. Ils avaient éteint les incendies qui couvaient encore, extrait les victimes des décombres, réparé les canalisations, les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Et ils s'étaient présentés au travail même quand l'endroit où ils exerçaient leur métier avait été détruit, et ils en avaient balayé les débris.
La vie continuait.
— 

All Clear de Connie WILLIS, éditions Bragelonne 2013. Traduction Joëlle Wintrebert & Isabelle Crouzet. 

Pp. 349-350

Lettre égarée dans l'univers

#Lettre égarée dans l’#univers

Ce n’est pas la réalité, je viens d’un monde parallèle, d’un univers alterné, suite a un incident sur ma ligne temporelle.

L’extinction d’une étoile qui transforma un électron libre en élément a haute densité radioactive. Je glissa dans cette univers parallèle, ce sub-univers devrais je dire, une pâle copie de ma réalité teinte de noir et de sang. Un monde sans véritable technologie, surtout pas…

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Les temps d'une vie

Bonjour!

Je suis de retour, et cette fois, je m’attaque au roman d’une amie à moi; Enel Tismaé et son roman: Les temps d’une vie.

Comme toujours, je commence par le résumé officiel, cette fois pris directement sur le site de l’éditeur, c’est à dire, Nats Éditions!

« Et si… » Un vieillard qui se présente comme Chronos, Dieu du Temps et de la Destinée, vous proposait de revenir en arrière pour…

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Watch on kefoschland.tumblr.com

Cet homme s'est filmé a chaque années pendant 35 ans.

Elle s'était toujours demandé comment les Londoniens avaient trouvé le courage de continuer à vivre après que les corps de leurs maris, mères, enfants, amis avaient été extraits des décombres, mais ce n'était pas du courage. Il y avait tant de choses à régler que lorsque vous en terminiez enfin, le temps du désespoir était passé.
— 

All Clear de Connie WILLIS, éditions Bragelonne 2013. Traduction Joëlle Wintrebert & Isabelle Crouzet 

P. 377

dailymotion

La Planète des singes, le fameux roman du français Pierre Boule, a été adapté plusieurs fois au cinéma mais aussi à la télévision dans une série de 14 épisodes trop vite annulée. Trois astronautes en mission s'enfoncent dans une brèche dans le temps et se retrouvent catapultés dans un futur inquiétant où l'homme a été réduit en esclavage par les singes. L'un des sommets de la science-fiction, vintage et jouissif à souhait.

Undo the end (Browser) de Disco fish. Tout a été mélangé : le passé, le présent, les mondes parallèles, la boîte de pandore s'est ouverte et ce n'est pas beau à voir. Doté d'un petit transporteur temporel, vous allez traverser un monde dévasté en basculant entre le passé (quand tout allait bien) et le présent. Mais votre transporteur n'est pas des plus efficace et il ne pourra vous transporter qu'un court laps de temps en lieu sûr (à moins de bourriner la touche espace!).

Pour tester le jeu du jour avec du voyage temporel dedans, c'est par ici !