Piratage

Bonjour, je suis auteur, et je ne suis pas contre le piratage

Mesdames (parce que bon, je ne traîne peut-être pas aux bons endroits, mais je n’ai encore vu aucun auteur homme se plaindre),

 

Avant de commencer, laissez-moi juste clarifier un point : je n’ai rien contre vous personnellement. Je connais une majorité d’entre vous, pour avoir échangé avec vous, vous avoir rencontrées ou croisées, et je considère certaines d’entre vous comme des amies. J’en arrive juste à un point où j’ai un gros ras-le-bol qui me pousse à dire ce que je pense. J’ai été piratée des tonnes de fois, et je suis toujours assez vivante pour vous livrer le fond de ma pensée. Qui tient grosso modo en 5 points, que je vais développer par la suite :

  1. Vous êtes piratée? C'est cool, réjouissez-vous!
  2. Un livre piraté n'équivaut pas à une vente perdue
  3. Des gens honnêtes, il y en a même chez les pirates
  4. Le bouche-à-oreille, c'est comme le plastique, c'est fantastique
  5. Vous êtes vous-même un pirate qui s'ignore

 

Quand j’ai débarqué dans le milieu et que j’ai vu pour la première fois que j’étais piratée, le monde s’est mis à tanguer, j’ai été prise de sueurs froides, j’ai trouvé que la vie était injuste, traité la population mondiale de tous les noms, et c’est limite si je ne me suis pas roulée par terre en hurlant mon désespoir. Ben oui, quand j’ai vu qu’en deux semaines, mon livre avait été téléchargé sur un site, et un site uniquement (beaucoup d’autres, mais ils n’affichaient pas les scores, ces sagouins) plus de 5000 fois, je suis passée à deux doigts de la crise cardiaque. Parce que, dans ma tête, c’était 5000 personnes qui auraient dû acheter mon livre et ne l’ont pas fait. J’ai passé quelques jours à traquer tous les sites qui proposaient mon ebook en téléchargement gratuit, à mettre des alertes pour être avertie aussi vite que possible, et à faire sauter tous les liens, chaque fois, comme un bon petit soldat de la justice. Heureusement pour ma pomme, j’étais bien entourée. J’ai pu discuter avec des gens qui travaillent dans le monde impitoyable de l’édition numérique et qui m’ont donné leur avis sur la question, qui était aux antipodes de ce que j’aurais pensé, néophyte que j’étais. Au début, je me suis dit texto « Mais quelle bande de crétins ! S’ils ne le font pas, je vais les pourfendre, moi, ces ignobles pirates ! »

            Sauf que ces discussions ont fait leur bonhomme de chemin, et, un jour, j’ai arrêté de regarder si mon livre était piraté. Pire, je n’en avais plus rien à faire. Maintenant, j’en suis arrivée au point où, les seules fois où j’interviens, c’est si un lecteur prend le temps de m’envoyer un lien qui propose mon livre en téléchargement gratuit, et je demande à la personne qui l’a mis à disposition de le retirer. Purement. Simplement. Dans la joie et la bonne humeur. Et si je tombe par hasard sur un lien qui demande un de mes bouquins, je souhaite bonne lecture à ces ignobles pirates. Des fois, même, si je suis d’humeur taquine, je leur demande de me dire s’ils ont aimé ou pas. Vous savez quoi ? La vie est vachement plus belle et plus facile comme ça. D’ailleurs, grâce à ça, j’ai même ma petite pirate préférée. Elle s’appelle Romane, et elle m’a écrit pour me dire qu’elle avait adoré mon roman. Elle a aussi piraté le suivant, et, ô chose atroce, elle est allée dire à plein de gens que c’était génial et qu’il fallait absolument le lire. C’est comme ça qu’on en arrive à mon premier point. Vous êtes piratée ? C’est GE-NIAL ! Arrêtez de mal le vivre, vous allez seulement perdre du temps, des cheveux, et des points de karma à force d’insulter des inconnus. Si on pirate votre bouquin, c’est en partie parce que les gens ont envie de vous lire. C’est pas pour ça que vous écrivez ? Ou alors vous ne le faites que pour le salaire mirobolant que l’écriture offre ? Non parce qu’on peut repasser, hein, on gagne des cacahuètes, faut pas se voiler la face. Si vous voulez être auteur à cause du pognon, je vous suggère de vous diriger vers un job qui offre un salaire mensuel. Si vous le faites pour le plaisir, dites-vous bien que vous gagnez potentiellement des lecteurs, et point barre.

Ce qui m’amène au deuxième point. Vous vous souvenez quand je vous parlais des 5000 téléchargements en deux semaines ? Hé mais les louloutes, vous imaginez, si je vendais 5000 exemplaires toutes les deux semaines ? J’aurais des couilles en or ! Sincèrement ! Sauf que le truc qui est fourbe, là-dedans, c’est qu’un livre piraté n’équivaut pas et n’équivaudra JAMAIS à un livre acheté. Pourquoi ? Simplement parce que le piratage donne ce « tout, tout de suite » qu’on n’a pas au magasin. Au magasin, vous voyez que tout est gratuit, vous prenez tout ce que vous pouvez. Combien de livres allez-vous vraiment lire si vous repartez avec plusieurs centaines ? Hein ? En sachant que vous avez une vie quand même à côté, et que vous ne pouvez pas passer 24 h/jour à lire, et ce toute votre vie. J’aimerais bien, notez, mais c’est pas près de se réaliser.

            Quand les livres sont disponibles gratuitement, hop, on prend. La couv est sympa ? Je prends. Le titre est intrigant ? Je prends. Je me demande ce que ça peut donner ? Je prends. J’ai toujours voulu lire ce liiiiiiivre !!!! –> Je prends. Mais dites-vous bien un truc : ces livres, ces atroces pirates, ils ne les auraient pas achetés dans une librairie. C’est con ? C’est moche ? C’est trop injuste ? Ben c’est vrai. Ouvrez les yeux. Les gens qui comptent acheter votre bouquin, ils l’achètent. C’est aussi simple que ça. Ils ne comptent pas l’acheter ? Ils ne le feront pas, et toutes vos plaintes, vos pleurs, vos cris du cœur, rien n’y changera quoi que ce soit : un acheteur n’achète que ce qu’il veut/peut acheter. Pire que tout, la plupart d'entre eux ne liront jamais votre bouquin, qu'ils l'aient piraté ou pas. Alors quand je vois des slogans du genre « Un livre piraté = un auteur assassiné », sincèrement, je me demande de quelle planète je débarque. Ou sur quelle planète je débarque, pour être plus honnête. Parce qu’on ne vit de toute évidence pas dans le même monde.

Et là, super, on bifurque sur mon troisième point. Vous savez, ces atroces pirates, qui sont même des fois des gens qui n’auraient jamais entendu parler de vous autrement, ben ce sont des gens comme vous et moi. Dans le lot, il y en a des honnêtes. C’est fou, hein ? De nos jours ! Des gens honnêtes ! Mais où va le monde ?

            Vous n’avez jamais piraté aucun bouquin ? C’est bien, beau geste. Ce n’est pas mon cas. J’ai piraté des tas de bouquins. Ils sont tous dans ma biblio. Ah bon ? C’est quoi, ces conneries ? Ben oui, ils y sont tous. Tous ceux que j’ai lus y sont. Ceux dont j’ai dépassé la première page. Même ceux que je n’ai pas aimés (ça me fait penser que j’essaie toujours de refourguer les deux premiers tomes de FSOG, si vous voulez). Simplement parce que soit j’avais une envie pressante de lire un livre làménantoussuite et que je l’ai piraté avant de l’acheter, soit parce que je l’avais déjà mais je partais en déplacement et ça me faisait chier (n’ayons pas peur des mots) de me trimballer avec un sac plus lourd qu’il n’avait besoin d’être, soit, encore, parce que je n’aimais pas la mise en page/la police trop petite. Ben vous savez quoi ? Si c’est comme ça pour moi, il est statistiquement impossible que je sois un cas isolé. True story. Alors vos sales meurtriers de pirates, ce sont des gens normaux, comme vous et moi, je le répète, et bien sûr qu’il y en a qui profitent, ils ont leurs raisons et elles ne regardent qu’eux, mais il y en a des tas d’honnêtes. C’est personnel, mais j’aime les livres papier. J’aime beaucoup lire sur liseuse, mais le livre, pour moi, c’est un objet matériel, que je peux caresser, que je peux renifler (j’ai toujours l’air particulièrement futée quand je fais ça, je peux vous faire un démo si ça vous intéresse), que je peux feuilleter. Je ne suis pas la seule. Vos meurtriers, s’ils ont aimé votre bouquin, il y a des chances qu’ils l’achètent, pour ne pas dire de fortes chances. Oh, peut-être pas droit derrière. Demain, dans quelques semaines, dans quelques années. S’ils viennent vous voir en salon/dédicace aussi. Et je dis pas, des cons, il y en a partout, donc il y en a forcément parmi les pirates, mais du coup l’inverse est également vrai : les gens bien, ça existe, et pirater une œuvre ne fait pas de quelqu’un une mauvaise personne, et encore moins un meurtrier.

Bon, d’accord, peut-être qu’ils vont aimer, et qu’ils ne l’achèteront jamais. Je ne dis pas non plus que tous ont une conscience moralisatrice qui va les pousser à corriger leurs ignobles exactions. Mais ces gens, ben ils parlent. Des fois, même, ils offrent des bouquins. S’ils ont lu un de vos livres, il y a de fortes chances qu’ils en parlent. Parce que je ne sais pas, vous, mais moi, quand j’en lis un, que j’aie aimé ou pas, je finis toujours pas en parler. Et ces méchants pirates, ils risquent d’en parler à d’honnêtes gens qui, intrigués, intéressés, curieux, vont acheter votre livre. Vous savez, c’est comme un virus. Ça se répand. Une personne lit un livre, en parle à une personne, qui en parle à une autre, qui en parle à d’autres, qui en parlent à d’autres, et, soudainement, vous êtes le maître du monde. Ah non, mais en fait du coup il y a des gens qui achètent vos chefs d’œuvres. Pensez à ça : dans un monde où le livre numérique n’existe pas, on prend le même schéma… vous pensez que toute la file de gens qui vont lire votre roman va l’acheter ? Parce qu’on en revient à ça : ce qui vous dérange, c’est qu’ils ne paient pas. Et les prêts de livre entre amis ? Dans une même famille ? Et les bibliothèques ? Là aussi je ressors mes grands mots et je vous dis qu’il est statistiquement impossible que tous les lecteurs de vos romans payent pour les lire. Alors oui, après, j’ai lu dernièrement qu’un auteur voulait un truc du genre « un droit de lecture », et ça aussi, j’ai pas du tout aimé. Mais passons. Vous imaginez qu’au final, ce sont des gens qui lisent des livres, au fond ? Vous pensez que peut-être il y a des gens qui aiment vraiment lire et qui n’ont pas assez d’argent pour acheter des bouquins ? Vous je sais pas, mais perso, je préfère savoir que des gens lisent mes bouquins et y prennent du plaisir sans l’avoir acheté plutôt qu’ils ne l’achètent pas et ne le lisent jamais. Et je n’ai pas la prétention de dire que tout le monde va aimer mes bouquins, hein, loin de là. Mais on en revient à cette question : au final, vous écrivez pour vous faire plaisir et faire plaisir aux gens, ou pour vos droits d’auteur ? Si c’est pour la première solution, ouvrez les yeux. En étant piraté, votre livre sera plus lu et sûrement plus acheté au final que s’il ne l’était pas, parce que, le bouche-à-oreille, ça fonctionne, que les pirates sont aussi des gens honnêtes et que, au final, ceux qui ont piraté une fois achèteront peut-être les suivants. Peut-être pas, mais s’ils ont aimé, il y a des chances que, un jour, leur budget bouquin soit investi dans vos fesses.

Pour finir, j’ai appelé ce point « Vous êtes vous-même un pirate qui s’ignore », mais j’aurais pu tout aussi bien l’appeler « Hé toi, là, le gros hypocrite. » Pourquoi ? Youhou. Ici la Terre. Vous en connaissez beaucoup des gens qui n’ont jamais rien piraté de leur vie ? À part ma grand-mère, bien sûr, paix à son âme. Sincèrement. Sérieusement. Youhou les gens. Oh la la, c’est atroce, votre livre est piraté. Et sinon, elle était bien la dernière série que vous avez téléchargée parce qu’elle était diffusée aux States et que vous auriez dû attendre sinon ? La dernière chanson que vous avez téléchargée parce que vous l’avez entendue à la radio ? Un livre piraté = un auteur assassiné ? OK, vous avez tué combien d’acteurs, dernièrement ? Combien de réalisateurs ? Combien de groupes, de chanteurs, de producteurs ? C’est moche, hein ? Vous êtes des pirates. Et n’allez même pas essayer de me faire croire le contraire. On pirate TOUS. Tous, à notre propre niveau. Vous estimez que vous êtes quelqu’un d’honnête ? Je ne viendrai jamais remettre ça en doute. Sauf que si vous l’êtes, les pirates le sont aussi. Et, accessoirement, dans les à-côtés de cette paranoïa nombriliste, j’ai encore envie de relever un truc. Si un livre piraté = un livre assassiné, j’espère que votre éditeur vous aime profondément quand même. Lui, et tous les autres acteurs de la chaîne. Parce que, gros scoop, vous n’êtes pas le seul maillon de la chaîne (même si vous êtes le maillon faible, au revoir).

Pour terminer, ne pas être contre le piratage ne signifie pas souhaiter être piraté. Je ne suis pas contre le piratage, je suis même « pour », mais je continuerai à aller gentiment demander aux gens qui proposent mon livre de ne pas le faire. Sans crier au scandale. A échelle humaine. Et savoir qu’ils ne retirent pas les liens ne m’empêchera jamais de dormir. Simplement parce qu’il faut être zen, les gars. Vous n’arriverez jamais, jamais, jamais, jamais à stopper le piratage. Jamais. Vous pissez contre du vent, là. C’est une réalité, et en faire un mouton noir, ça ne va aider en rien. Les gens le faisaient hier, ils le font aujourd’hui, et ils le feront demain. Vous pouvez dialoguer, expliquer. Et laisser quelques poissons s’échapper de votre filet, parce que c’est bon pour vos affaires. Mais arrêtez ces grands mots, arrêtez ces jérémiades, parce que tout ce que vous attirez, c’est des gens qui se demandent pour qui vous vous prenez, et qui n’achèteront jamais vos bouquins… à cause de votre comportement.

Le compte twitter de Joseph K. Black (@JosephKBlack) piraté par abhaxas.

Via Scoop.it - Le bal des hackers

External image


Le compte Twitter de Joseph K. Black (@JosephKBlack) fondateur de Black & Berg Cybersecurity Consulting a été piraté par un hacker du nom de abhaxas (@Abhaxas).

La société de sécurité de Joseph avait était piraté le 8 juin par LulzSec. Il avait alors twitté:

“Black & Berg Cybersecurity Consulting appreciate all the hard work that you’re putting in. Your Hacking = Clients for us. Thx ~Joe”

Cette fois pas sûr que le piratage de son compte twitter lui ramène des clients…

Jennifer Lawrence en a marre de se faire avoir pour qu’on la trouve sympa

Et elle le dit dans la dernière Lenny Letter, la newsletter de Lena Dunha et Jenni Konner. Extraits :

“Quand Sony s’est fait pirater et que j’ai découvert que j’étais moins bien payée que les petits chanceux qui ont une bite, je n‘en ai pas voulu à Sony. Je m’en suis voulu, à moi, d’avoir jeté l’éponge trop vite. Je n‘avais pas envie de me battre pour quelques millions de dollars dont je n’ai, soyons honnêtes, pas vraiment besoin. (…)

Mais je mentirais si je disais qu’en refusant de batailler pour un cachet plus élevé, je n’ai pas pensé une seconde à mon quotient d’amibilité. Je n’avais pas envie de passer pour une fille ‘chiante’ ou ‘pourrie-gâtée’. À ce moment-là, ça me semblait être une bonne décision, jusqu’à ce que je vois les contrats de mes co-acteurs, qui eux ne sont pas souciés un instant de passer pour des mecs ‘chiants’ ou ‘pourris-gâtés’. (…) Sommes-nous toutes conditionnées à nous comporter de cette manière ? (…) Avons-nous pris l’habitude de formuler nos opinions afin qu’elles ne ‘blessent’ pas ni n’’effraient’ les hommes ? (…)

J’en ai marre de toujours chercher comment donner mon avis en restant ‘adorable’, pour que les gens continuent de me trouver sympa. Ça me fait chier. Je n’ai jamais travaillé pour un homme qui se demandait tout le temps comment se faire entendre. Il dit ce qu’il a à dire, point. Jeremy Renner, Christian Bale et Bradley Cooper, tous ont négocié des gros cachets. Et je suis sûre qu’on a applaudi leur opiniâtreté et leur tact pendant que moi, je me faisais avoir, parce que j’avais peur de passer pour une enfant gâtée. Encore une fois, ça n’a peut-être RIEN À VOIR avec mon vagin, mais j’ai su que je n’avais pas complètement tort quand j’ai lu un autre email leaké, où un producteur dit d’une actrice qu’elle s’est comportée comme une ‘enfant gâtée’ lors d’une négociation. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’arrive pas à imaginer quiconque dire ça d’un homme.”

1001Libraires : Digitales, l'émission du livre numérique

Troisième numéro / mai 2011 : “Du livre de poche au livre numérique, les enjeux pour l'édition." 

Avec Olivier Bessard-Banquy docteur es-Lettres, enseignant, auteur de "La Révolution du poche” (Histoire de l'Edition Française, Cercle de la Librairie), Lionel Besnier, directeur éditorial de la collection Libretto aux éditions Phébus, et Antoine Duquesne, directeur Marketing Direct, Internet et Numérique, des éditions Harlequin. Une émission présentée par Hervé Bienvault.

A voir sur 1001libraires :
http://www.1001libraires.com/folder/list/fiche/id/100/

Attaque sur les cartes bancaires en Amérique du Nord

La société américaine Global Payments (qui traite les transactions en tant qu’intermédiaire entre les commercants et les banques) a reconnu dans un communiqué diffusé dimanche soir que des hackers avaient piraté et exporté les numéros de comptes et les données d’1,5 millions d’utilisateurs de cartes bancaires d’Amérique du Nord. Du coup Visa a supprimé la certification accordée jusqu’à présent à Global Payments signale le Wall Street Journal.

Des internautes ont profité d'une faille de sécurité sur le site de la présidence pour faire une blague potache.

Les malheurs de Nicolas Sarkozy sur le Web continuent. Après le piratage de son compte Facebook en janvier dernier, c'est au tour du site de l'Elysée d'avoir été la cible d'une plaisanterie hier soir, le temps de quelques heures. 

Une adresse (URL) lancée sur Twitter redirigait vers une extension du site de l'Elysée dans laquelle une animation proposait de “pousser Nicolas Sarkozy vers la sortie”. 

La faille a été signalée sur le compte Twitter satyrique @jeunespopkemon, un peu avant minuit ce mardi. Les internautes ont profité d'une faille dite “XSS” pour créer une nouvelle page et renvoyer vers le site humoristique sortez-le.fr.

Joint par LEXPRESS.fr, le service Web de l'Elysée confirme cette faille. “Nous l'avons constaté cette nuit et le problème a été résolu ce matin à 7h. Ils ont profité d'un module ancien qui servait à écrire au Président pour dupliquer temporairement l'adresse de la page. Des plaisantins ont créé des pages qui s'appuyaient sur la même racine qu'Elysee.fr donnant l'impression aux internautes que c'était des pages du site de la présidence. Or le site de l'Elysée n'a pas bougé d'un iota et ses pages n'ont pas été modifées." 

Une faille récurrente puisque le site de l'Elysée avait déjà rencontré lors de son lancement en avril 2010 des problèmes de sécurité. Il était alors possible de créer des adresses fantaisistes à partir du site. 

« HADOPI, un borgne vous surveille » : un guide à mettre entre toutes les mains

Si malgré deux années de débats, de polémiques et de controverses vous n’êtes pas encore tout à fait sûrs de bien connaître les tenants et aboutissants d’HADOPI, Franc Dubois[1], contributeur occasionnel sur Presse-citron vient d’éditer un guide assez exhaustif en 9 pages qui dit tout sur les pièges et la réalité du dispositif, avec un petit rappel historique pas inutile sur la taxe sur la copie privée.

Télécharger le guide sur HADOPI




technologyreview.com
This map shows the states where the 2016 election could be hacked
Despite the inherent security risks, 31 states use the Internet to collect votes in some way.
By Mike Orcutt

Man, democracy is screwed in the US of A.

Souvenez-vous de cela quand “on” essayera de nous vendre le vote par Internet ou par machine électronique en France.

Si, si, ça viendra, vous pouvez compter là-dessus.