Onirisme

anonymous asked:

Super, le dernier chapitre de SuD ! Je pensais être gênée en lisant les scènes explicites, mais j'ai trouvé que tu les écrivais de telle manière à ce qu'elles se détachent de la réalité. Une sorte d'onirisme s&m qui m'empêche de relier ta fic aux politiques réels.

“Une sorte d’onirisme s&m” gravez ça sur ma tombe svp.

Le rêve...

Ce matin, dans les bras de Morphée, je rêvais. Extirpé de mon monde onirique, je me souviens…avant d'oublier.

La nuit, le rêve est le théâtre de choses extraordinaires.

Le “normal" côtoie le "bizarre”, le merveilleux se mêle à l'effrayant et le souvenir se fonde à l'inconnu.

Les frontières s'estompent puis s'effacent et l'imaginaire le plus fou devient réalité,

en toute liberté.

Les quelques minutes que nous accorde l'esprit suffit a construire un monde tout entier

Qui dure des heures, des jours, des années…

Un petit goût d'éternité éphémère dans une autre dimension de la conscience;

Au réveil, le rêve se volatilise comme de la poussière dans un souffle de vent!!

Bastien Guichard

De tous mes personnages, c’est d’Asmo que je rêve le plus souvent, bien qu’il ne soit pas le personnage que je préfère incarner. 

Alors que joué, c’est un démon menteur, trompeur, manipulateur, dans mes rêves le personnage est très positif pour moi. C’est un peu le héros de mon enfance, le roublard, mais celui qu’on aime bien quand même, drôle et cabotin. 

La plupart du temps, il est visuellement ressemblant, mais cette fois, c’est marrant, il avait la coupe de cheveux de ce dessin, moins carré d’épaules, épaules plus tombantes, d’ailleurs. Il y avait une petite fille aussi (moi je crois, mais dans les rêves on est un peu tout le monde en même temps, c’est flou), et il y avait entre lui et cette petite fille une espèce de relation à la Léon et Mathilda.

J’espère rêver de lui encore souvent, c’est un personnage que j’ai du mal à quitter au réveil.

Rêves Lucides

Le rêveur lucide peut alors apprendre à maîtriser les capacités créatrices du rêve, qui sont multiples :

« Les sens sont maintenus et les capacités sensorielles plus développées » écrit Jocelin Morisson qui décrypte le rêve lucide.

« Le champ visuel peut être plus large, jusqu’à 360°. On peut voir très loin comme avec des jumelles, ou dans l’infiniment petit comme avec un microscope. (…) L’ouïe peut également se modifier et la musique peut devenir une expérience très émotionnelle. Le toucher et le goût existent comme dans le corps physique. »

Il « dispose d’un corps identique à son corps physique, qui se déplace en marchant, courant, volant, ou à l’aide de véhicules. Dans l’expérience du dédoublement, ou sortie hors du corps, le sujet voit son corps physique endormi et peut faire l’expérience de la conscience double, à la fois dans le corps physique et dans le corps de rêve »

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Et un jour il prendra son envol, magnifique sphinx ailé aux écailles d'acier et mine de plomb. Comme ces crayons que tu uses et abuses d'un talent dissimulé sous ton conformisme patent. Le sphinx est parti, et toi, sur le bord, tu pleures. Polyxène, voyons, reprends-toi, sèche ces larmes ! Tu sais pourtant, que jamais sans toi loin il n'ira. Tu sais pourtant, que jamais avec moi il ne t'abandonnera. Il t'aime d'un amour ingrat. Si tu n'es pas là, il ne pensera pas à toi. Si tu es là, il ne pensera qu'à toi. Il te suffit de le croiser avec un hasard potentiel ; qu'il pense à une bonne étoile alors que tu auras évalué les probabilités ; et il te tombera dans les bras, à tes pieds, dans ton lit, dans ta vie. Ne te laisse pas sombrer petite Polyxène, dès lors que ce sera fait, il sombrera dans des néants de mélancolie et se maudira d'avoir tout lâché ainsi. Et il s'en ira, se sentira renaître de ses cendres, alors qu'en fait, c'est le reste de sa vie ses cendres. Lorsqu'il brûle du feu plein de la vie, c'est quand tu es là. Pauvre fou ; adorable bougre.

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La mer se retire et comme elle tu effaces les traces de ton passage. Ca commence par les nettoyages plus fréquents et spontanés. Puis tu deviens réticent à mes emprunts. Enfin, tu retires totalement toute trace de ta présence de chez moi. Va, je t'en prie. Mais ne te retourne pas.

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Et si, pour une fois, tout allait bien ? Je te rencontre un peu là, un peu pas là ; mais je ne suis pas ivre. Tu me rencontres un peu là, un peu pas là ; mais tu es clean. Comment se parler ? Non, cela paraît réducteur. Plutôt, comment justifier notre rassemblement ? Une communion inopinée dans un continuum spatiotemporel infernal. Pourquoi nous ensembles ? Alors que dans ces états d'exaltitude, nous ne nous demandons pas cela. Romance, que te refusé-je qui t'ainsi pousse à multiplier indéfiniment (inlassablement ?) mes passagères tristesses ?

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Un matin je me réveille.
Tout est silencieux dans l’appartement.
Je suis nu et seul dans le lit.
Mon ventre hurle de solitude et de détresse.
Il ne pourra jamais vraiment m’aimer hein ? Je suis un homme…
Je me cache sous la couette, fermant les yeux.
J’ai toujours sut que cela finirait comme ça. Pourtant je ne pouvais m’empêcher d’être séduit par lui, c’était chimique, quelque chose en lui me séduisait, plus efficace que la confiture enivre les guêpes. Peut-être parce que nous voyons les choses de la même façon, les couleurs, au-delà de la ville, nos regards passent à travers.
Nous nous étions rencontrés deux ans auparavant au bord de l’étang, dans le parc. C’était une crépusculaire fin de journée. Les lucioles dansaient au-dessus des eaux noires et langoureuses. Je me souvenais avoir été captivé par ce spectacle, ces lucciola étaient de terrifiantes, bien que minuscules, fées. Elles dévoraient les reflets des lumières sur la surface miroitante, comme si elles dépoussiéraient un miroir. A genoux sur la berge, mon corps se ployait lentement en avant, comme dans un rêve.
Et puis j’ai vu son reflet dans l’eau. Et il posa une main sur mon épaule.
― Fais gaffe, elles risqueraient de t’attirer vers le fond, ces foutues bestioles.
Je n’avais pas bu, pourtant je sentais mes sens décuplés. Les odeurs de la nuit, herbes folles et nénuphars, chargées de mystère et d’un grain de folie. Le contact de l’air sur ma peau, et celui du sol sur mes paumes. Le moindre bruissement de feuille, et celui de la ronde des insectes, je l’entendais. Le goût dans ma bouche du thé que j’avais dégusté avant de sortir, debout à la fenêtre grande ouverte à regarder la nuit. Et mes yeux, grâce au peu de lumière, ils voyaient comme en plein jour, mais dans les nuances nocturnes bleutées.
Et puis il s’est accroupi à mes côtés, a tendu une main au-dessus de l’eau, me désignant quelque chose.
― Tu vois là-bas sur la grande feuille de nénuphar ? Une salamandre…
― Oui, je la vois. Elle est rose, non ? Elles sont rares à voir…
Lorsque je tournai la tête vers lui, je vis que lui aussi il souriait.
—  Salamandre, Maude Elyther, Ed. Edilivre, 2013
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La Belle et la Bête - Jean Cocteau

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Héhé, si je suis fin prête pour le Lyon Geek Show, pour le RPG de Jadeaux c'est pas au même avancement xD Avec ce perso, Esther, il y a encore 2 chibis à faire, et trouver un fond à chacun pour faire des cartes qu'on vendra sur le stand ^^ Et puis le 2eme jeu (puzzle game) est pas tout à fait prêt… du tout xD

Mais on va le faire o/ *pleure*

Sinon j'ai reçu Alumiini *w* et de ce que j'ai lu ça claque XD

Tel un baiser volé, des pétales à la matière éthérée vinrent épouser la surface miroitante. Cette dernière se brouilla et s’effaça avec fluidité. Pareil au bois, comme une pleine lune pourrait briller et ainsi éclairer une plaine dégagée, une lueur provenant du cœur ou de l’essence de tout être vivant, mettait en lumière, froide et douce, l’étang. L’eau transparente et claire offrait un panorama mouvant. Les algues ondulaient tels de longs cheveux, çà et là, des pierres fossilisées, ou des minéraux plus étincelants que des pierres précieuses jouaient avec les reflets. Des animaux aquatiques sortaient de leur cachette pour approcher et nous sourire. Les carpes koï étaient des sirènes, les salamandres et tritons, des nymphes, les libellules, de petites fées d’argent, irisées de scintillements métalliques.
Ivre, je contemplais ce monde, sucrerie enrobée de magie. Et il était comme une première respiration, sauf que la douleur ne me fit ni crier ni pleurer car je n’étais pas arraché pour naître où l’on devenait non-voyant. Je n’avais perdu mon regard d’enfant. J’étais délivré de ma culpabilité et de mes peurs, mon subconscient m’avait, enfin, libéré.
—  Délivrance (manuscrit), Maude Elyther