Onirisme

Le rêve...

Ce matin, dans les bras de Morphée, je rêvais. Extirpé de mon monde onirique, je me souviens…avant d'oublier.

La nuit, le rêve est le théâtre de choses extraordinaires.

Le “normal" côtoie le "bizarre”, le merveilleux se mêle à l'effrayant et le souvenir se fonde à l'inconnu.

Les frontières s'estompent puis s'effacent et l'imaginaire le plus fou devient réalité,

en toute liberté.

Les quelques minutes que nous accorde l'esprit suffit a construire un monde tout entier

Qui dure des heures, des jours, des années…

Un petit goût d'éternité éphémère dans une autre dimension de la conscience;

Au réveil, le rêve se volatilise comme de la poussière dans un souffle de vent!!

Bastien Guichard

Rêves Lucides

Le rêveur lucide peut alors apprendre à maîtriser les capacités créatrices du rêve, qui sont multiples :

« Les sens sont maintenus et les capacités sensorielles plus développées » écrit Jocelin Morisson qui décrypte le rêve lucide.

« Le champ visuel peut être plus large, jusqu’à 360°. On peut voir très loin comme avec des jumelles, ou dans l’infiniment petit comme avec un microscope. (…) L’ouïe peut également se modifier et la musique peut devenir une expérience très émotionnelle. Le toucher et le goût existent comme dans le corps physique. »

Il « dispose d’un corps identique à son corps physique, qui se déplace en marchant, courant, volant, ou à l’aide de véhicules. Dans l’expérience du dédoublement, ou sortie hors du corps, le sujet voit son corps physique endormi et peut faire l’expérience de la conscience double, à la fois dans le corps physique et dans le corps de rêve »

Et un jour il prendra son envol, magnifique sphinx ailé aux écailles d'acier et mine de plomb. Comme ces crayons que tu uses et abuses d'un talent dissimulé sous ton conformisme patent. Le sphinx est parti, et toi, sur le bord, tu pleures. Polyxène, voyons, reprends-toi, sèche ces larmes ! Tu sais pourtant, que jamais sans toi loin il n'ira. Tu sais pourtant, que jamais avec moi il ne t'abandonnera. Il t'aime d'un amour ingrat. Si tu n'es pas là, il ne pensera pas à toi. Si tu es là, il ne pensera qu'à toi. Il te suffit de le croiser avec un hasard potentiel ; qu'il pense à une bonne étoile alors que tu auras évalué les probabilités ; et il te tombera dans les bras, à tes pieds, dans ton lit, dans ta vie. Ne te laisse pas sombrer petite Polyxène, dès lors que ce sera fait, il sombrera dans des néants de mélancolie et se maudira d'avoir tout lâché ainsi. Et il s'en ira, se sentira renaître de ses cendres, alors qu'en fait, c'est le reste de sa vie ses cendres. Lorsqu'il brûle du feu plein de la vie, c'est quand tu es là. Pauvre fou ; adorable bougre.

La mer se retire et comme elle tu effaces les traces de ton passage. Ca commence par les nettoyages plus fréquents et spontanés. Puis tu deviens réticent à mes emprunts. Enfin, tu retires totalement toute trace de ta présence de chez moi. Va, je t'en prie. Mais ne te retourne pas.

Et si, pour une fois, tout allait bien ? Je te rencontre un peu là, un peu pas là ; mais je ne suis pas ivre. Tu me rencontres un peu là, un peu pas là ; mais tu es clean. Comment se parler ? Non, cela paraît réducteur. Plutôt, comment justifier notre rassemblement ? Une communion inopinée dans un continuum spatiotemporel infernal. Pourquoi nous ensembles ? Alors que dans ces états d'exaltitude, nous ne nous demandons pas cela. Romance, que te refusé-je qui t'ainsi pousse à multiplier indéfiniment (inlassablement ?) mes passagères tristesses ?