Les-Naufrages

Par-delà les orages,
les peines et les naufrages,
les jours de mauvais temps,
de nuages incessants,
naîtra un horizon
d'azur immaculé
où le soleil d'été,
fidèle compagnon,
viendra nous réchauffer
de ses si doux rayons…
—  V. H. SCORP
ToutouMatou Flop

(Mel) Bon, je réagis un peu sur le coup de l'émotion, mais je suis affligée. Affligée par ce que la team Barthès est devenue. Non mais on est où ? On invite les candidats de DALS, on invite des gens de TF1, non mais c'est tellement tellement n'importe quoi. J'avais lâché LPJ quand mes parents ont résilié canal+, c'est à dire il y a assez longtemps. Mais je ne me souviens pas d'une émission comme ça. Non, l'émission spéciale qui vient d'être diffusée, c'est trop. N'en déplaise à certaines personnes, des propos racistes ont été prononcés et ça m'a suffi pour changer de chaîne (enfin, éteindre mon ordi). Je ne m'exprime donc que sur les.. Allez 10 premières minutes, mais d'après les retours que j'en ai… C'est pas très glorieux. Je crois qu'il est temps que ça soit dit : la spectatrice du LPJ qui a suivi Quotidien pour Yann que je suis ne se retrouve pas dans cette nouvelle façon de faire très… trop… Entertainment. Alors qu'on ne me dise pas que TF1 n'influence pas Quotidien, hein, ça m'étonnerait que les créateurs du LPJ se soient dit “invitons les danseurs de DALS et des youtubeurs pour parler de chiens et de chats” VOUS VOUS RAPPELEZ LES EMISSIONS SPECIALES DU PETIT JOURNAL ? OUI JE FAIS REFERENCE A L'ENVOYE SPECIAL, l'émission avec Martin, une émission pleine d'humanité est d'intelligence, et on se retrouve avec ça ? Voilà, j'avais dit aux filles que j'allais pas trop m'énerver, parole tenue, mais je pouvais pas attendre que quelqu'un nous fasse la remarque dans un ask. J'ai beaucoup de choses à dire mais je pense m'exprimer après avoir regardé l'émission en replay un de ces quatre, histoire de pouvoir citer les passages problématiques et ne pas avancer que des affirmations non fondées. M'enfin tout ça pour dire que je suis… perplexe pour ne pas dire dégoutée. Nan mais WTF? quoi !


(Amelie) Hell-o , personnellement je tenais à m’exprimer après avoir regardé entièrement l’émission et je tiens à dire que je partage la déception de Mel. J’ai commencé par être stupéfaite par l’absence de contenu, les reportages bas de plafonds à la “pipi-caca-chatte” ressemblant d’autant plus à l’humour un peu douteux d’un gamin de 5ans. Ensuite je suis toujours étonnée du peu de réactions de la part de Yann lors des retours lorsque cela concerne une blague sexiste déplacée, je trouve qu’il pourrait condamner avec plus de fermeté mais bon vu qu’on cautionne déjà certains propos sexistes de Willy papa on va pas s’offusquer d’une personne qui compare un chien et une femme dans un coffre .. Et ne venez pas me parler de second degré.. Je tiens à dire qu’Etienne a été un petit moment de douceur et de répit pour moi qui avait très envie de zapper. Viens le tour de la comparaison entre une personne de couleur et un chien, donc un nez épaté c’est censé être comparé à un animal… Vive le rapprochement bien déplacé et affligeant. Cela me rappelle lorsque l’on compare des gens à des gorilles bien bien on s’enfonce vraiment là. Ensuite personnellement j’aimerais tout de même rappeler que Martin faisait des reportages sur la Syrie, nous informait sur Israël ou les pays en guerres et désormais fait la lecture à des chiens. C’est du gâchis. Je ne suis pas spéciste mais je pense que ce qui se passe en Tchéchénie,en Corée est bien plus important que de parler de chambres pour chiens.  Le niveau se relève grâce au reportage de Valentine qui continue de relever la barre même quand le bâteau sombre dans le naufrage. Je trouvais le sujet très intéressant et je pense que c’était très bien de parler des chenils mais cela aurait du être le sujet le plus important et ce n’est pas ce qui m’a frappé. Voilà on risque de nous critiquer et de penser que l’on râle pour tout et pour rien ou que nos avis ressemblent à ceux des Social Justice Warrior mais il y en a marre. On attend vraiment mieux d’une émission telle que Quotidien et du coup l’horaire de l’émission ne m’étonne guère le public s’endort presque or le  “sommeil de la conscience engendre des monstres”.


(Sarah) Je partage l'avis de Mel et d'Amelie mais j'aimerais vraiment accentuer davantage sur ce qu'ils ont laissé passer. Une femme, sur un plateau tv, sur tf1, compare le visage d'une femme noire à un animal. C'est un acte du racisme ordinaire. Vous pouvez dire qu'on exagère, mais tant que vous ne savez pas ce que pourrait ressentir la personne qui “”“”“"ressemble”“”“” à un Bulldog, vous ne pouvez pas choisir ce qui raciste ou ce qui ne l'est pas. Voilà on peut aimer énormément Quotidien mais il faut savoir réfléchir à ce qu'ils font, et condamner certains actes (comme celui ci qui me choque encore jusqu'à maintenant) tout en suivant tout les jours l'émission. Puis surtout venez en discuter avec nous, donnez votre point de vue, surtout si il est complètement différent. C'est bien mieux que par indirect sur twitter :)

Naufragi

Ho avuto qualche relazione, alcune lunghe e altre più o meno brevi. La cosa che più mi sconvolge è che tutte le persone che sono passate, nessuno escluso, non mi ha lasciato nulla. Persone con cui ho condiviso una casa, un letto, un'intimità, sono ora dei perfetti estranei e non riesco a collegare a loro ricordi positivi. Non capisco se questo dipenda dal fatto che davvero non ci siano stati momenti positivi da ricordare o se semplicemente il dolore che ho provato ha fatto in modo di offuscare i momenti felici almeno in apparenza.
A distanza di anni mi guardo indietro e sono in grado di analizzare, in maniera oggettiva e senza l'impulsività dei momenti, i motivi per cui le mie relazioni sono naufragate.
Il mio problema è che mi lascio trasportare eccessivamente, che non ho vie di mezzo, non sono capace di un coinvolgimento a metà e questa è senza alcun dubbio la mia rovina nel gestire i rapporti e i sentimenti. Mi piace lasciarmi andare, mi piace mostrarmi esattamente per quella che sono senza giochetti o tattiche di sorta, mi piace provare a travolgere tutto e tutti.
Quello che mi preoccupa è che le vie di mezzo servono e sono spesso la scelta migliore, ma io sono totalmente incapace di percorrerle e temo che questo possa solo portare nuovi naufragi.

Ma questi probabilmente sono solo deliri sotto l'effetto dell'alcool.

Livre de la semaine: Ravage, écrit par René Barjavel. 

Résumé (de Wikipedia): Ravage présente le naufrage d'une société mature, dans laquelle, un jour, l'électricité disparaît et plus aucune machine ne peut fonctionner. Les habitants, anéantis par la soudaineté de la catastrophe, sombrent dans le chaos, privés d'eau courante, de lumière et de moyens de déplacement. Un thème typique de la science-fiction post-apocalyptique, brossant le portrait de la fin de l'humanité technologique.Un étudiant en chimie agricole, François Deschamps, décide avec quelques autres personnes, de quitter Paris, mégalopole de vingt-cinq millions d'habitants, en proie au chaos et aux flammes pour retrouver son village d'enfance en Provence. Il espère pouvoir y reprendre une vie normale mais paysanne… Le chemin est cependant long et difficile, pour ceux qui n'ont jamais connu autre chose que le confort qu'offrent la technologie et la science. 

Et Quand Le Chagrin M’Emporte.

Redis-moi les mots qui ensorcellent. Ceux qui prennent et qui enlèvent. Ceux qui, vers d’autres cieux, soulèvent. Et que l'amour bleu, mon cœur pénètre. Mais quand vient le temps des naufrages. Quand les feuilles de feu recouvrent le temps qui passe. Que le dernier jour s’est levé. Je me surprends à trembler qu’il eût sans doute été plus noble de tomber en héros que de mourir d'amour.

Clope sur clope

Après nos jours après nos nuits après les sourires laissés sur ta peau rosie après les pleurs après les coups de pute de la vie après tes bras qui m'serrent plus fort comme un bras de fer avec mes idées noires après les cris après la peur après l'angoisse après ta voix au bout du fil après nos rires après l'bonheur après ta main dans la mienne et nos pas qui s'accordent après nos mots après les chuchotements pour taire le silence de la nuit après l'espoir après l'ivresse après nos lèvres qui s'entrechoquent après ta peau après tes doigts après les frissons qui font renaître après ton cou après ta nuque après les ecchymoses couleur ardeur après le manque après l'incertitude après les doutes après les remises en question après la haine après la passion après le corps tremblant et les dents qui claquent après les yeux embués après la gorge serrée après les lambeaux de peau qui nous constituent après le velours de nos corps endoloris après la routine après les habitudes après les au revoir après les retrouvailles après ton nom sur les murs après les épreuves après les échecs après les erreurs après s'être relevés après le stress après les autres après les regards après les naufrages après les catastrophes après le tonnerre après la pluie après l'orage après le désir après les mots orgasmés à l'oreille de la pleine Lune après le calme après l'sentiment de sécurité après les sirènes après les maux après les voix qui résonnent après les souvenirs après les futurs après l'infini de l'éternité
Après
Que restera-t-il de nos promesses ?

Ma vie est actuellement en train de s’effondrer. Je regarde les morceaux tomber. Je reste en position de survie, les genoux ramenés contre le corps. Je pleure beaucoup.
Pendant que tournent dans l’air les débris, à l’intérieur de mon cerveau, j’observe avec minutie, les différentes possibilités concrètes qui me permettraient de repartir. Je ne vois rien. Mon acuité est pragmatique. J’ai un statut d’intérimaire avec des revenus réguliers mais tellement bas que je ne peux prétendre à aucun logement sur le marché. Mon savoir et mes savoirs-faire professionnels ne sont d’aucune utilité à personne. Je suis le poisson dans la nasse qui tourne en rêvant d’une sortie possible. Mais pour aller où ?
Je dois vendre la totalité de mes biens, me séparer de mon chat au plus vite et trouver une nouvelle case départ. Je suis viré de chez moi sans possibilité de rebondir. J’établis la liste des actes à accomplir pour me dégager de cette ornière. Je visualise parfaitement le plan, étape par étape, qui mène au niveau suivant. Rien de ce qui est possible dans le réel ne correspond à ce qui m’est accessible. Je me confronte aux obstacles et je m’épuise.
Trouver un logement, vendre mes meubles, caser mon chat, redémarrer. Ai-je un appétit de vie suffisant pour continuer d’y croire ? Où se trouve la force de me remettre sur pieds et en marche ? Mais vers quoi ?
J’ai pour habitude le constat des échecs et la multitude des mécomptes. Le sentiment majeur qui me remplit est de n’entreprendre, de ne miser qu’en pure perte. Je ne suis parvenu nulle part. Je n’ai pas récolté dans ce jardin, la joie que je suis convaincu d’avoir semée. Je suis quelqu’un qui aime avec passion, je suis quelqu’un qui écrit et je suis quelqu’un qui pense. Je suis tissé de cette matière, je suis de cette fibre. Je cherche sans cesse à quoi, à qui, pourrait bien servir ce que je suis, ce que je sais, ce que je possède.
De temps à autre une porte s’est ouverte pour m’offrir un peu de lumière, par laquelle j’ai pu me glisser, porté par l’espoir d’aller vers. Si elle ne se refermait pas avant que je ne m’y sois précipité, c’était qu’elle ne menait, après un certain cycle de saisons, qu’à un hiver perpétuel. J’ai additionné les berezinas, accumulé les naufrages, collectionné les désastres et les effondrements.
Puis- je peux trouver la force de me remettre sur pieds ? Mais vers quoi ? J’ai déjà été SDF et j’ai passé l’âge de retenter le personnage. J’ai trop pris de la bouteille pour encore me jeter à la mer.
Cette fois, c’est la razzia. Je dois vendre la totalité de mes biens, me séparer de mon chat, partir ailleurs, trouver un abri et espérer un nouveau départ. Je suis viré de chez moi sans possibilité de rebondir. Sitôt que j’entrevois la possibilité d’un pas, s’y associe le bâton qui en retour me cinglera. Ma nature elle-même, la personne que je suis intérieurement, se révèle être la tumeur contre laquelle la réalité s’obstine. Or, je n’ai plus l’énergie des métastases…

———————

(Ceci n'est pas une fiction. Je cherche un endroit où poser mon lit et mon bureau et dans l'idéal, garder mon chat. J'ai des revenus et des projets. Contact : filaplomb[@]skynet[point]be]).

———————

Edit du 29 juillet :

J'ai été plus que dépassé par le mouvement de solidarité déclenché par mon article. Je m'attendais à quelques réactions sympathiques, j'espérais obtenir un peu de soutien et ce sont des centaines et des centaines de personnes qui chacune a pris soin de relayer ce S.O.S., qui chacune a non seulement retwitté mes messages mais appelé à me venir en aide.

Nous pensons tellement tous que l'époque est bouffie d'individualisme que, petitement, cette histoire démontre que NOUS sommes encore solidaires. Nous pensons tellement tous que Twitter est quelque chose de vain et de futile que, petitement, cette histoire démontre que NOUS sommes avant tout un réseau SO-CIAL. Nous sommes des gens qui parlons à des gens qui parlent à des gens qui parlent à des gens…

Il m'est impossible de remercier chacun en particulier, vous êtes bien trop nombreux pour moi tout seul. J’ai été plus que largement débordé par cette vague, par cet cet élan d'entraide que cela m’a remis d'aplomb. Il est donc possible que je ne sois pas «rien». Me revoilà dans le bon sens, celui où l'on avance et où l'on regarde vers ce qui vient, celui qui nous permet d’être debout et de marcher. Si tu as participé à cet effort collectif, oui, toi, je t’envoie un grand : MERCI. Je te dois d’être encore ici.

Concrètement, j'ai reçu par mail quelques propositions de logements mais sans avoir encore trouvé LA solution qui me permettrait de garder mon chat et mes meubles. J'ai imaginé un instant, débordé que j’étais par le chagrin et l'urgence, que je pouvais donner Pixelle à quelqu'un d'autre. J’ai pris conscience à présent de la culpabilité qui serait alors la mienne et que je devrais traîner durant longtemps. Il y a des échanges de mails en cours avec plusieurs d’entre vous qui m’offrent l’accès à un endroit où me poser mais pour l’heure, rien n’a encore abouti. Cela ne se fait pas en 24 heures de dégoter ce qui sera mon chez moi pour les quelques mois qui viennent.

Je suis donc toujours à la recherche d'un logement, quelque part en France avec un bail basé sur la confiance. Je ne suis pas en urgence sociale, je peux payer un loyer. J’ai plusieurs candidatures professionnelles «sur le feu» qui doivent aboutir dans les mois qui viennent et avant la fin 2014. Mon problème est de revenir de Belgique et de n'avoir, dans un premier temps, aucun statut social à faire valoir sur le marché immobilier. Je dois quitter Bruxelles le 31 août prochain et je ne sais pas encore pour où.

Si vous avez des contacts, des idées, des propositions à faire, je remets ici mon mail : filaplomb[@]skynet[point]be.

Encore une fois, merci à toi ! :-)

Tout le monde a besoin d’être seul à un moment ou un autre. Mais moi j’peux plus. J’peux plus, parce que dès que je me retrouve seule, c’est le naufrage et la grande marée noire. Engluée dans mes souvenirs, noyée par mes pensées, hantée par les voix.

J’peux plus. J’peux plus rester seule. J’peux plus parce que dés que je suis seule, c’est le naufrage et la grande marée noire. Engluée dans mes souvenirs, noyée par mes pensées, hantée par les voix.

Voilà combien de jours , voilà combien de nuits…
Voilà combien de temps que tu es reparti !
Tu m'as dit
Cette fois c'est le dernier voyage
Pour nos cœurs déchirés c'est le dernier naufrage .
Au printemps …tu verras …je serai de retour !
Le printemps c'est joli pour se parler d'amour ….

Dis…
Quand reviendras-tu ….


Barbara.

Clo.

Le monde est trop grand pour de si petites âmes. La vie est trop courte pour de si longs voyages. Et lorsque le bateau fait naufrage, que reste-t-il de nos envies et de nos rêves ?
—  Le long des océans de la vie.