Femme-Noire

The reason why NBC’s Hannibal found such a huge female audience is because Fuller’s/Mads’ Lecter is not a male power fantasy: he’s a female power fantasy.

He’s not a broody snippy git whose appeal is assumed apriori and who in real life would drive away absolutely everyone he met (e.g. any sad manboy ever trotted out as a lead by Moffat).

He’s not an “aspirational” over-muscled hulk.

He’s not a fighter for ‘truth’ or ‘justice’ for whom bodies are just collateral on his path to heroic self-actualization

This Hannibal is the Head Bitch In Charge.

He is independent to the n-th degree. He lives to please himself and no one else. He is fabulous. He shamelessly geeks out over obscure and refined pastimes and shares them with friends. He is the Queen Bee of his social circle. He takes any excuse to treat himself, but he also has perfect self-discipline: gym is not optional. His time-management skills are superhuman. He can decorate and keep a house like Martha Stewart, hold down several jobs, and practice multiple hobbies daily.

(And what are his hobbies, aside from slaughter? Cooking, foreign languages, drawing, playing musical instruments and composing. And clearly clothes shopping. He is probably on first-name basis with the best tailors and cordwainers in town. Contrast with Will, whose hobbies are stereotypically masculine: fixing motor boats, fishing, playing outside with his dogs.)

Hannibal is not young, but he wears his age gracefully. He regrets nothing, like an embodiment of Piaf’s “Non, rien de rien”. His hair is perfect because he clearly spends time in front of the mirror styling it, not because the show’s producer wanted him to look effortlessly cool (*cough*Sherlock*cough*).

He never, ever loses his temper in public, as if he knows that the world/audience will not fawn over him for trying to assert himself through vulgarity, posturing, or volume - all the typical ways in which men like to hijack and dominate conversations.

He can dispatch a creepy stalker like Franklyn with a single neck twist, with no consequences. A sweet fantasy, indeed. If only real life stalkers were so easy to dispose of.

Hannibal’s victims - those who were not killed in self-defense or as ‘murder presents’ for Will - tend to fall into two categories: other killers who act like *they* are the baddest bitches in town (Gideon, Tobias, the mural guy) and people who disrespect him. Of those, there are surprisingly many. In fact, it seems like the very esteemed pillar of Baltimore society Dr. Lecter goes through life constantly being dissed. This is rather puzzling. Hannibal is a tall good-looking white gentleman who speaks like a professor, dresses like a count, and drives a Bentley that costs more than people’s houses. And yet something about him prompts many people, especially in the service industry, to be rude to him.

But he doesn’t confront these “pigs” (already a gender-loaded term, even though it gets applied to victims of both sexes) in a head-on, macho way. Instead, he bides his time and dispatches his prey through some kind of a sneak attack. His preferred philosophy of fighting is “feminine”: assume your opponent is physically stronger and don’t try to out-muscle them. (Even if his opponent is much smaller and weaker, like Chilton.) Subterfuge, ambush, sedatives - Hannibal wins his fights by fighting on his own terms. Nevertheless, if a man should come at him with a weapon, he defends himself with perfect adroitness: Tobias, Jack, Mason’s henchmen, etc.

Even some aspects of Hannibal’s relationship with Will would make more sense if he were female. In particular the issue of, well, issue. Hannibal is clearly Not Okay with Will having children with anyone but him. This is somewhat odd for a man, especially one who seems to have never wanted kids before this. But it makes sense for a woman just past menopause: fate finally delivered her dream partner, but it’s too late to have a family. And so Hannibal sets up the dominoes for Margot’s pregnancy to be terminated practically as soon as he learns of it. If he can’t have Will’s kids, then no one can. They may be adopted, but they have to be *theirs*.

It also makes sense that when Hannibal discovers Will’s treachery, he goes full Medea on him. Killing the man’s children is common to cultural narratives of wronged women all over the world. It’s often the only leverage they have over the men, the only way they can exact revenge. Hannibal can take much more than Abigail from Will, but she is the only thing he can take that truly matters.

Bonus exercise for the reader: imagine a version of the show where everything is the same, but Hannibal is played by Meryl Streep.

Or even just swap Mads Mikkelsen & Gillian Anderson places. Let her be Hannah Lecter; let him be Dr. Bennett Du Maurier, her wary shrink. Both the characterization and plot still work almost 100%.

My aesthetic are femme fatales from noir films, diamond rings, dark lipstick stains on a cigarette filter, 1920′s bob, passionate kisses from old hollywood movies, elegant cafes, lacy black lingerie, palace halls, love letters, pink champagne, white pearls, corsets, grace, mystery, perfume bottles and vintage.

And the next day I love carousel horses, porcelain dolls, pressed flowers, white lace, innocence and delicacy, angel figures, scented candles, pastel skirts, moths, ribbons, victorian tea sets, flower crowns, loose hair, a schoolgirl look, carnival, pink glitter and all that is fragile.

[RACISME, MISOGYNOIRE, HARCÈLEMENT DE RUE]


La semaine dernière, j’ai eu un coup de folie. J’ai voulu arrêter les tissages, arrêter de m’arracher les cheveux pour les tresses et être libre. Je me suis donc fait la coupe Afro. Je crois que du haut de mes 19 ans, c’est la pire erreur qu’il me soit arrivée.

Je m’appelle *** ****, j’ai 19 ans, je suis en école publique de Cinéma. Je suis une enfant adoptée.

Au début, tout allait bien, j’avais une photo sur facebook, tous mes proches trouvaient ça jolie et approuvés. Mais mon illusion fut courte quand j’ai commencé à sortir dans la rue, à prendre le métro etc. En une semaine, je me suis prise des insultes racistes, des humiliations publiques où tout le monde rigolait dans la rue et personne ne bouger. « Hé le singe » « Tu vas jouer dans le roi lion ? » « Hé sexy Banania, il est où ton bananier ? » « Hé le mouton, tu me prêtes tes cheveux » « Regardez la Fatoumata là-bas » . Ma vie est devenue un réel supplice entre les questions sur la nature de ma coiffure, les gens qui me pointent du doigt en masse plus les autres gamins à l’école qui lancent des blagues pour faire rire les potes. Les gens qui me regardent avec des regards insistants ou qui ont des regards de peur. Dans la semaine, on m’a même TIRER, je dis bien TIRER les cheveux plusieurs fois dans la rue. C’était des inconnus que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve. Grâce à mes cheveux crépus, j’ai même eu le droit à des remarques sexistes sur la femme noire. Et tous les regards braqués sur moi où que je vais. Je me suis fait agressée plusieurs fois et j’en suis traumatisée. J’ai peur de sortir de chez moi. Mon petit ami me demande « Quand est-ce que ça va s’arrêter ». Je ne sais pas quoi lui répondre. Enfin, si je le sais bien. Quand je me serai pliée au dictat de la beauté occidentale. Parce qu’avec mon copain, on a tout essayé, on a dénoncé des élèves à l’établissement et personne n’a rien fait. Je n’ai jamais vu le racisme et le sexisme partout et d’ailleurs, je n’y avais pas été confronter depuis des lustres. Le choc a été horrible pour moi. Je ne sais même pas si on peut appeler ça du racisme parce qu’il y a beaucoup de noirs et d’arabes qui me font eux-mêmes les réflexions les plus racistes. Je crois juste que les cheveux crépus, la coupe afro n’est pas dans les standards de beauté. Je crois que dès qu’on est différents dans cette société, la mission des gens c’est de vous humiliés en public et de vous détruire pour ne pas que vous soyez différents. Je veux juste être moi-même et j’ai la boule au ventre quand je me lève, je me demande : Est-ce que je vais me faire encore agressé ? Qu’est-ce qui va m’arriver aujourd’hui ?

J’ai d’ailleurs pleuré plusieurs fois et me suis maudite d’être une femme noire. Puis j’ai aussi fait pleurer mon père hier lors de la fête des pères. Effectivement, j’ai voulu prendre l’air et partir loin de Lyon cette ville où les gens me dévisagent tous. Je suis donc allée à Nice pour voir mon Papa, aller à la plage et passer du bon temps. Je me suis dit que là-bas ça serait différents. Haha, j’ai bien déchanté. Je suis restée un jour et demie. Avec mon papa, on est allée à la plage où tout le monde me regarder, dans les rues pour aller se promener je me suis fait prendre en photo plusieurs fois par des inconnus sans qu’ils aient ma permission, des étrangers et beaucoup de gens riaient de moi dont un salon de coiffure entier où j’ai le malheur de passer devant. Mon père a fini en larme et m’a dit « Je suis désolée ma fille, je suis désolée que les gens soit aussi méchants »

Alors, je vous demande qu’est-ce que je dois faire, je ne suis pas bien tous les jours. Je fais souffrir mes proches parce que je suis moi-même. J’ai honte d’être noire, de mes cheveux crépus. Je ne comprends pas, on critique les femmes quand elles sont voilées et on les critique quand elles affirment leurs cheveux ? Je lance un S.O.S parce que je suis au bord du gouffre et que je sais que tout cela ne s’arrêtera jamais. Que chaque jour, je vais souffrir encore et encore puis à l'heure où vous lisez ce message, je dois encore me faire insulter.

—  Paye Ta Schnek.
(Ce témoignage m'a fait pleurer donc j'ai voulu le partager ici)
3

Booonjour bonjour! 

Cette petite BD a vu le jour après la polémique contre NYANSAPO, festival afroféministe dont tout le monde a subitement semblé se soucier après que certaines assos pseudo-antiracistes et, entre autres, le FN, aient eu la bonne idée de faire circuler n’importe quoi à son sujet. 
Là où on propose des ateliers réservés aux femmes noires car… ils abordent des problématiques rencontrées uniquement par les femmes noires, et que celles-ci n’ont pour ainsi dire pas vraiment la priorité dans l’espace public, cette joyeuse bande anti-afrofem a clamé que ces ateliers étaient “interdits aux blancs”. 
C’était complètement faux, et pour ce qui est de la non-mixité, il était temps de remettre les pendules à l’heure! 
J’espère que la lecture de cette BD vous aura appris des choses, et que vous contribuerez, vous aussi, à étouffer ces polémiques racistes grâce à tout ce savoir ^_^

What is the defining characteristic of the femme fatale, that film noir archetype of the scheming woman who preys on men? Even more than greed or coldheartedness, it might be deceit: a virtuosic ability to manipulate men with lies and playacting. The femme fatale is spawned by male anxiety—not prompted by women’s wartime emancipation, as many have argued, but arising from the age-old fear of being fooled by women, and the misogynistic belief that they are inherently duplicitous and inscrutable. This shapes the way actresses play femme fatales: they are often giving a performance of a performance, enacting a charade of feminine sweetness and frailty that satisfies the expectations and desires of their marks.

Dark Passages: Fatal Women and the Fate of Women