Tout a l'air si compliqué. Tout est si simple pourtant. Si j'avais eu la lune, si l'amour suffisait, tout serait changé.
Mais où étancher cette soif ? Quel cœur, quel Dieu aurait pour moi la profondeur d'un lac ?
Rien dans ce monde, ni dans l'autre, qui soit à ma mesure. Je sais pourtant, et tu le sais aussi, qu'il suffirait que l'impossible soit. L'impossible ! Je l'ai cherché aux limites du monde, aux confins de moi-même.
—  Albert Camus

J’irai chercher de l’or
pour chacun de tes doigts
et quand les océans
te monteront aux cils
j’irai au fond des mers
du noir de tes pupilles
et s’il faut que chaque jour
je devienne soleil
pour éteindre les nuits
pour éclairer ton ciel
nous serons rois demain
mon amour toi et moi

J’irai trouver de l’or
pour chacun de tes doigts
et quand les océans
viendront noyer nos terres
nous suivrons les printemps
nous suivrons la lumière
oui quand les océans
viendront noyer la terre
nous serons le printemps
nous serons la lumière

—  Saez - Rois Demain. 

- Ton espèce de Dieu place un pommier au beau milieu d’un jardin et dit : faites comme vous voulez, les mecs, hein, mais ne mangez pas la pomme. Surprise, surprise, voilà qu’ils la mangent et lui bien sûr, surgit de derrière un bosquet en criant : « Je vous y prends ! » En fait, ça n’aurait pas fait la moindre différence s’ils ne l’avaient pas croquée.

- Et pourquoi ça ?

- Parce que lorsque tu as affaire à ce genre d’individu, du style à poser un chapeau sur le trottoir avec une brique en dessous, tu sais pertinemment qu’il ne te lâchera pas. Il finira bien par t’avoir au bout du compte.

—  “Le Dernier Restaurant avant la Fin du Monde” (H2G2 t.2), Douglas Adams, Folio SF
Elle avait les yeux noirs desquels on voit du bleu
Qu'on prend pour l'océan, dans lesquels on voit Dieu
Qui font toucher du bout des doigts les horizons
Mais toujours à la fin on est seul au milieu
Des vagues de sanglots et du sel dans la gorge
Et du sel sur la plaie de ce coeur tatoué
À son nom que l'on crie au fond des verres de vin
—  Saez
Ses attitudes exprimaient des soupirs, et toute sa personne une telle langueur qu'on ne savait pas si elle pleurait un dieu, ou se mourait dans sa caresse.
—  Gustave Flaubert (Hérodias)
Toujours, on fabrique un dieu pour lui demander ce qu'on n'arrive pas à faire. On voudrait vivre toujours, on voudrait ne jamais souffrir. Voilà où j'en suis, moi, c'est-à-dire que je ne crois pas en dieu. Je crois que les religions nous disent des choses qui sont des belles histoires mais que ce ne sont que des belles histoires. Et qu'à la place de la religion il vaut mieux la philosophie, qui nous invite à voir les problèmes réellement et comme ils sont. La philosophie permet de résoudre des problèmes alors que la religion les remet au surlendemain ou à très très loin, après la mort. Pour moi après la mort il n'y a rien et l'important ce n'est pas de savoir ce qu'il se passe après la mort, c'est de savoir ce qu'il se passe avant la mort. Avant la mort c'est la vie et c'est ça qui est le plus important. Tâchez de ne pas rater votre vie.
—  Michel Onfray