50-ans

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Bel anniversaire Sergent Pepper !
Cette chanson (qui est plus vieille que moi mais qui a moins de rides) m'a énormément marquée. Cette vidéo, faite à partir d'archives de l'enregistrement (avec en guest stars Mile Jagger et Keith Richards) est plutôt bien foutue, et déclenche quelques émotions d'ordre nostalgique…

Après avoir été pendant tout le collège et le lycée la fille qui ne savait pas ce qu’elle voulait faire dans la vie, dans 24 heures, je vais savoir où je vais l’année prochaine. Ça ne me dira pas plus ce que je veux faire. Peut-être qu’un jour je trouverai, peut-être pas, mais au moins savoir où je vais l’année prochaine m’enlèvera un énorme poids sur la poitrine.

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Moni, belle aux lacs dormants

Angi nous accueille, au milieu des rizières de ses voisins. La vue est belle au petit matin. 4h30, nuit noire. Deux ojek nous font grimper le mont Kelimutu, l'un deux s'appelle Bernard. Il enseigne la religion aux enfants de Moni. On finit à pied le chemin jusqu'au sommet, juste à temps. Le voilà qui s'éveille. Il s'étire en bon empereur, se cache un peu, se découvre. Il tire en s'élevant le manteau gris de la nuit. Les voici : le vert des montagnes, le bleu du lac, le brun de la terre, et l'ocre de la pierre. L'aurore a mille couleurs.

Lorsque le jour illumine enfin les lacs, nous repartons vers Moni.

Nous traversons des cultures, croisons des hommes et des femmes les bras chargés d'eau et de nourriture. Le plus jeune a 4 ans, la plus veille 84. Les dents brunies par le gingembre rouge, la nuque cassée en deux.

“Mister Mister ! Coffee ?” Alfelinus nous invite. Nous présente sa fille, Erylin. Nous sert de son café local, artisanal. Celui qu'il a récolté aux champs, séché, moulu. Il nous habille d'ikat, de sarong. Rigole en nous déguisant. Ses mains tremblent, il a 50 ans, et son corps est épuisé par sa vie de paysan. Des touristes, il en croise de temps en temps. Il leur demande d'écrire quelques mots sur un bout de papier, d'envoyer les photos. Pour remplir sa boîte à trésors. 2014, 2010, 2008. On remonte avec lui le temps, on revit ses rencontres. On lui demande son adresse, et à notre tour, on lui fait des promesses.

“Mister Mister ! Visit the school !” Le professeur nous ouvre les portes de son école. Une vingtaine d'enfants, entre 7 et 10 ans, chemise blanche, bermuda et jupe jaune. 20 sourires timides. Ils entament une chanson, on danse ensemble au rythme des battements de leur pieds. Et c'est mon coeur qui bat avec celui de l'humanité. On prend des claques aujourd'hui. On voit l'effort, la pauvreté, la beauté, la bonté, la générosité, la curiosité. On partage, des regards, des sourires, des pensées. Le temps s'arrête, parmi ces gens qui n'ont rien et qui donnent tout.

~ English ~

I tried to imagine Henry (trying not to be influenced by the other designs).

It was not easy because I imagined him from the reactions and the voice in the game (knowing that the voice seems to be the one of a young man and not one of an old man who has 50/60 the years) XP

(and yeah, he is not beautiful I think XD I don’t usually draw old person)

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Je suppose que, si, tragiquement, tu es élu, tu feras effacer toutes tes affaires de l’histoire de ces élections ? On garde que les belles choses ? L’écriture des programmes d’histoire ne doit pas être fait politiquement, parce qu’on ne cherche pas à apprendre ce que la droite ou la gauche (ou le centre, on ne t’oublie pas EM) veut nous faire savoir. On ne veut pas apprendre que la France est et a toujours été le pays le plus fantastique du monde, et qu’on n’a “never done anything wrong, ever”. C’est pas ça l’histoire. 

En plus débile, l’histoire de la France, ce n’est pas le seul sujet des cours d’histoire. On enlève l’histoire des autres pays et du monde ? On est meilleurs qu’eux de toute façon, hein, qu’est-ce qu’on pourrait avoir à apprendre de leur histoire ? 

Mais vas-y bouffon. Dans 50, 60 ans, les lycéens étudieront “les mémoires de l’Histoire française.” Et on apprendre ton nom, et on apprendra que tu voulais avoir une vision biaisée de l’histoire, pas complète. On étudiera les gens qui sont venus après toi, et qui ont rétabli les choses. Et on aura des 20 au bac, en expliquant que François Fillon était contre des cours d’histoire basé sur des faits historiques et voulait embellir notre passé. Vas-y. 

T'es qu'une pute et une salope!“
"Les femmes sont toutes des putes et des salopes
—  Les insultes de mon ex mari, en hurlant, alors qu'il me téléphonait de chez ses parents où il était parti sans moi et les enfants, car je lui avais demandé le programme du weekend. Chaque fois que nous partions en vacances chez ses parents, il fallait faire les corvées que son père ne faisait pas pour sa mère. Il en est venu à me frapper et a failli me détruire. Après notre divorce, il s'est installé définitivement dans la maison de sa mère ou vit aussi son père (en province) en laissant ses enfants en région parisienne. Il a près de 50 ans… Sa famille ne m'a jamais apporté aucun soutien face à ses violences. Au contraire sa mère souhaitait qu'il vienne vivre avec elle. Il entretient également une relation malsaine avec sa sœur à qui il permettait de commander chez nous et de m'humilier.

Il y a exactement 50 ans, Israël initie les hostilités au Proche-Orient… et la presse française titre “Les égyptiens attaquent Israël”.

On lit encore parfois aujourd’hui en France que c’est l’armée égyptienne qui provoqua Israël.

En six jours, les troupes israéliennes écrasent les armées égyptienne, syrienne et jordanienne et occupent la Cisjordanie, Gaza, Jérusalem-Est, le Golan syrien et le Sinaï égyptien. Un demi-siècle plus tard, la colonisation progresse pour rendre de facto impossible la création d’un Etat palestinien.

“Mais vous êtes vraiment sûre que vous n'étiez pas du tout consentante? Vous avez forcément fait ou dit quelque chose pour le provoquer.”

C'était lors de mon dépôt de plainte, lorsque j'avais 16 ans. J'en avais 13 au moment des viols qui ont été réguliers et ont duré plus d'un an, et que j'ai subis de la part d'un membre de ma famille. J'étais une enfant donc j'étais vachement consentante face à un homme de 50 ans !

À ça se sont ajoutées des questions et des réflexions plus qu'humiliantes comme : “Mais pourquoi vous n'avez pas crié toutes les fois où il vous a violée?” Ah je sais pas, peut-être parce que j'avais peur? Peut-être parce qu'il mettait sa main sur ma bouche pour m'empêcher de faire du bruit? Peut-être parce qu’il menaçait de m'éclater la tête contre le mur toutes les fois où il m'a violée? Peut-être parce que par après il menaçait de faire la même chose à mes sœurs

“Pourquoi vous n'en avez pas parlé avant ? Vous ne seriez pas un peu mythomane sur les bords? On dirait vraiment que vous recherchez à capter toute l'attention sur vous.” 

Pourquoi je n'en ai pas parlé avant trouduc ? Parce que j'avais l'impression que c'était de ma faute, parce que j'étais traumatisée, parce que j'avais honte, parce que je me sentais sale, souillée, vide, morte de l'intérieure, parce que j'étais terrorisée, parce que je pensais qu'on ne me croirait pas et d'ailleurs là-dessus je n'avais pas tort. Et bien sûr que je recherchais de l'attention, à juste titre parce que j‘avais besoin que mon statut de victime soit reconnu et non pas qu'on me traite comme étant l'agresseur. 

“Est-ce que vous vous masturbez ? Est-ce que vous aimez ça ? Vous avez des orgasmes quand vous le faites ? Est-ce que vous avez déjà inséré vos doigts dans votre vagin et dans votre anus ? Vous avez déjà eu des relations sexuelles en dehors de celles-ci ? Si oui combien de fois et avec combien de partenaires différents ?”

Lui et le deuxième flic présent dans la pièce se sont regardés en ricanant. J'étais à bout, je me suis mise à pleurer, car j'avais 16 ans, j'étais encore une enfant et j'avais l'impression d'être considérée comme une adulte et comme une criminelle. J'étais en pleine attaque de panique, je suffoquais, j'avais l'impression que la pièce tournait autour de moi et je n'arrivais plus à parler, ça m'a complètement renfermée. 

Et je me suis faite engueulée : “Arrêtez votre cinéma, vous nous prenez pour des idiots ! Ça suffit répondez ! On a des choses plus importantes à faire alors dépêchez vous !”

J'ai plus que regretté à ce moment-là d'avoir porté plainte.. Je me suis sentie encore plus humiliée, détruite, meurtrie, insultée et souillée que je ne l'étais déjà. J'en suis ressortie en regrettant ma démarche, et avec un poids supplémentaire sur les épaules alors que je pensais que la police était là pour m'aider, m'écouter, me décharger de ce poids, enquêter et faire reconnaître mon statut de victime. Aujourd'hui j'estime avoir subi un viol supplémentaire : celui de la police et de la justice.  

Mais non, pas besoin de remettre un stérilet, vous avez 50 ans, vous devez être ménopausée !
—  Une gynécologue, à ma mère quand elle s'est fait retirer un stérilet. Après avoir consulté un autre médecin et fait une échographie, elle a découvert qu'elle n'était pas ménopausée du tout.
“Isolés ensemble”, tel est le projet de contrôle de la société du spectacle au service de la réification marchande. Il y a 50 ans, Guy Debord décrivait déjà notre quotidien numérique.

Il y a un peu plus d'un an (je crois), les lettres d'amour de Mitterrand à sa maitresse ont été publiées et genre j'étais un peu outrée à ce moment-là ????? Parce que ok, il est mort, ok, c'est un personnage public mais genre !!!!!! Ça n'empêche qu'on peut quand même respecter sa vie privée quand même !!!! C'est strictement personnel !!!! Les gens n'ont pas à lire ça !!!!! Ou alors dans 50 ans !!!!

    Cher Monsieur,

    Ce matin un peu avant 9h, tu m’as croisée en pleine rue avec ton ami. Et ce matin, pour aucune raison apparente et certainement pas valable, tu as décidé que tes mains, seraient mieux sur mes fesses que dans tes poches. Oui, sur MES FESSES. Vous vous êtes même fendus d’un large sourire narquois et grivois ton copain et toi (désolée pour les mots difficiles, je suis prof de français tu vois). Sourire qui, au passage, s’est tout de suite envolé lorsque j’ai sorti mon téléphone et que je t’ai demandé de saluer la caméra, histoire qu’on ait quand même un chouette souvenir de ce moment. Envolé, c’est le terme puisque tu t’es aussitôt volatilisé en proie soudain à une irrésistible et puissante passion pour la course à pieds. Je suis sure qu’un jour, le « marathon koekelbergeois » sera une discipline olympique et nous nous souviendrons de toi avec émotions. Parce que courir comme ça à 50 ans, chapeau !

    Cher Monsieur, – oui, comme tu peux le voir je continue à rester polie malgré tous les noms d’oiseaux qui me viennent en tête et j’en connais un paquet (je te l’ai dit, je suis prof de français) – aujourd’hui, je me suis sentie en colère, perdue, humiliée, frustrée, faible et dépassée. Je suis arrivée en pleurs sur mon lieu de travail et j’ai été incapable de donner le seul cours de ma journée à mes élèves de 13 ans qui attendaient ce cours de latin depuis plusieurs jours parce que je leur avais vendu du rêve. J’ai pleuré parce que tout se bousculait dans ma tête. Le film passait et repassait, les si, les verbes au conditionnel se précipitaient et me faisaient revivre ces quelques minutes en boucle. J’aurais dû faire ça, j’aurais dû dire ça… Des conneries en fait tout ça, je devrais arrêter de conjuguer « devoir » à tous les temps et espérer qu’un jour tu comprennes simplement la notion de « devoir le respect aux autres ».

    Parce que tu vois Monsieur, aujourd’hui, j’aurais pu rester victime, me morfondre, ne plus oser mettre ces belles bottes à talon préparées hier et que je me réjouissais de porter, j’aurais pu me sentir sale et humiliée, j’aurais pu décider de ne plus m’habiller qu’en sac à patates. J’aurais pu. Mais c’était sans compter sur l’incroyable soutien de mon compagnon, de mes collègues et de mes proches qui ont eu les mots qu’il fallait, qui m’ont empêchée de culpabiliser et qui se sont chargés de sortir ces fameux noms d’oiseaux à ma place. Je te promets qu’ils étaient très beaux, expressifs et fleuris.

    Aujourd’hui Monsieur, tu as fait de moi une femme et une professeure encore plus convaincue que jamais de l’importance de mon cours sur le sexisme, l’exclusion et la dignité. Je témoignerai et je continuerai à éduquer mes élèves (désolée, encore un mot compliqué), à leur dire que non ce n’est pas normal, à leur parler du consentement, à les éveiller aux concepts de culture du viol, au respect de la personne humaine, au sexisme, au racisme, bref à toute ces choses qui ont manqué et qui manquent encore dans ta misérable vie.

    Sache également qu’une plainte a été déposée à la police et que, même si on ne te retrouve jamais, j’aurais au moins cette conviction de ne pas être restée seule dans mon coin à accepter tacitement cet acte. Tu as aujourd’hui rejoint le club des pervers qui rendent cette société laide, bravo à toi. J’espère que des gens liront ce texte, peut-être même le partagerons et j’espère également que cela leur fera prendre conscience de l’importance d’en parler, de l’importance de ne pas banaliser ce genre de phénomènes et de porter plainte.

    Et je te fais la promesse que le jour où je serai mère je te prendrai en exemple et tu deviendras ma motivation première à leur éducation et j’espère qu’ils deviendront tout le contraire de toi, à savoir… des gens respectables.

10

Day 143 | 28 Mai : On pouvait pas espérer mieux comme journée pour feter la fete de WonderMum!
Et on fete les 50 ans de SuperDaddy en famille ce soir avec un cochon d'Inde grillé a point !
📍Cotopaxi, Ecuador

haylai  asked:

Salut! Question: Quelle est la différence entre "faire du vélo" et "faire de la bicyclete"? Merci!

Faire du vélo : ce que les français disent
Faire de la bicyclette : Ce que Charles Trenet disait il y a 50 ans, et que ton prof de français qui n'a jamais été en France tente de te faire dire.

01/2016

Bonsoir ?

Ah non merde, je parle dans le vide, c’est vrai. Je savais pas que c’était aussi froid un répondeur, un peu morbide même. Attends je vais me servir un verre, t’en veux un ? Ah oui c’est vrai t’es pas là, t’es plus là. T’façon tu répondais jamais à mes questions, de toute manière j’attendais pas ta réponse. Des silences qui voulaient tout dire, partout tout le temps, les mots n’avaient leur place que pour passer le temps qu’on va dire. Je me rappelle surtout ton petit sourire qui laissait entrevoir tes dents, ton regard illuminé par des sentiments inconstants. Attends, deux secondes, ma clope s’est éteinte, je vais la rallumer. Je sais même pas pourquoi je te dis ça, tu dois bien t’en foutre depuis là où t’es. Et pis t’es con toi aussi, pourquoi t’as pas fait comme tout le monde, pourquoi tu parles pas dans ton répondeur, pourquoi t’as laissé cette voix mécanique dire « bonjour, vous êtes bien sur la messagerie du 06… ». Moi je voulais entendre le grain de ta voix, même s’il est déformé par l’enregistrement, je voulais au moins me rappeler à quoi il ressemble. Elle commence à s’oublier ta voix, j’ai plein de photos de nous tu sais, celle sur le toit du monde, celle que j’adore où on se tapait un sale fou rire, celle où on dormait l’un sur l’autre un soir d’été, et plein d’autres que je ne me lasse pas de regarder. Pourquoi t’es parti au fait ? Pourquoi t’as rendu les armes comme ça ? Je t’ai demandé de te battre moi, j’étais presque tous les jours à l’hôpital Necker, à supplier l’enfer que tu me reviennes. Putain t’es vraiment con d’avoir si bu, d’avoir voulu faire l’invincible. Bah ouai, une voiture ça se crash, bah ouai gamin. Maintenant on fait comment sans toi, comment Je fais sans toi ? T’façon ça sert plus à rien de te poser des questions, tu vas même plus y répondre, tu vas même plus les entendre, ni même me regarder avec ces yeux plein de malice. J’arrive pas vraiment à t’en vouloir, mais je ne te cache pas que c’est un peu le désespoir ici bas. Je suis allée à Montmartre avec une amie cet après-midi, et elle m’a dit « c’est tellement beau », moi je trouvais ça moche ce paysage sans toi. Tous ces bâtiments me paraissent fades sans tes railleries et ton cynisme. Oh, tu sais, je devrais peut-être partir de Paris, tout me rappelle ta présence, sans que ça fasse vraiment du bien. Chaque endroit me rappelle ta gueule, tes idées bordéliques et ton envie de connerie. Moi je suis toujours restée au même point que le jour de ton départ, j’ai écumé les bars dans l’espoir de te revoir. Les autres pensent que je m’en suis remise rapidement de ton absence, faut bien tenir les apparences, que tu me disais tout le temps. Nos conversations d’éméchés à déblatérer sur la société, notre mépris envers quiconque, restent encore gravés dans mon esprit. Nos plans sur la comète et nos histoires à dormir debout, nos chansons débiles et nos délires puérils, nos fous rires qui réveillaient tout l’appartement et nos gamineries sans entendement, notre tendresse et notre paresse, nos dimanches matins bien difficiles et nos samedis soirs en ville, tout ça me manque, tout ça m’achève quand j’y repense. J’ai un peu de mal à rester debout ces derniers temps, je tangue et je fais passer ça pour de l’alcoolémie. Ça doit bien être hilarant de me regarder de là haut j’imagine, à me voir batailler contre du vent, contre mon esprit en tourmente. Je suis repassée devant Sainte-Anne y’a pas longtemps, ça m’a rappelé quand t’étais interné là-bas parce que ta maman était persuadée que t’allais te tuer. Haha, mais comme si tu voulais te tuer toi, même si t’as mal tu préfères cogner ou te balader au bord du gouffre, mais toi t’étais incapable de te tuer. En fait si, qu’est-ce que je raconte tu t’es tué, pas vraiment par volonté mais c’est la même, t’es plus là. Et t’sais je bois toujours le même whisky qu’on achetait toujours au même franprix, pas cher et qui fait son effet. Et j’arrive plus trop à enchainer des phrases, tout se mélange. Oh merde, maintenant je me suis mise à pleurer, je te jure je voulais pas au début. Voilà, maintenant je chiale comme une gosse qui fait un énième caprice. Tu me manques, autant qu’un pelo de 50 ans qui veut arrêter la clope, comme un addict à l’héro qui n’a plus rien à prendre, tu vois, j’ai l’impression, un peu beaucoup, d’être en manque de toi. Faut bien que je me l’avoue, ça va faire bientôt des semaines que t’es parti, faut bien regarder la vérité en face, je t’aimais bien plus que je me l’imaginais. Je me rappelle de tout tu sais, mais j’ai peur qu’un jour, que la vie ayant continuée son cheminement, je me retrouve à t’oublier, comme si t’avais jamais existé. J’ai peur de passer à autre chose, je me le pardonnerai pas vraiment. Mais en attendant je fais quoi en ton absence. Je tente de vivre, je sais déjà que tu voudrais me voir vivre, mais t’es parti, et moi sur les quais de Seine, passé minuit, ma bouteille dans le sang et la haine au vent, j’ai la boule au ventre, l’envie de vomir tous mes tourments et putain mec, j’y arrive plus tellement.