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Pourquoi les sondages politiques sont faux par essence et l’intérêt du vote “utile”

Quelques éléments pour éclairer les indécis et les personnes tentées par un vote “utile” à défaut d’un vote par conviction :

Les sondages sont presque, sinon tous réalisés par internet. 
Cela laisse de côté de grosses communautés, dont celles qui n’ont pas accès à internet (en particulier les classes pauvres ou rurales), celles qui n’ont pas le temps de se consacrer à ces sondages (classes rurales et/ou ouvrières), les personnes non ou peu francophones, ou qui n’ont pas la volonté de s’investir dans ces sondages.
Les instituts de sondages partent du postulat que les sondés représentent un échantillon suffisamment vaste de la population. Or la démarche qui vise à démultiplier leurs résultats pour établir un postulat global est plus de l’ordre de la supputation que des mathématiques, la méthode de sondage n’étant par définition, pas du tout scientifique. 

C’est ce qui explique que tous les sondages apparaissent comme faux ou très loin de la réalité une fois les scrutins passés. Par exemple, ils n’ont juste pas du tout pu prévoir, ou même envisager la victoire d’Hamon aux primaires socialistes. Hamon jouit d’un fort soutien rural et ouvrier : ces classes n’étant dans les faits pas sondées, les instituts de sondages ont supposé leur vote et… se sont plantés. 
Même logique dans les élections “surprises” de politiques FN : ce sont les votants issus des classes rurales et ouvrières et/ou pauvres qui les ont fait élire. Ces votants sont invisibles, peu importe le candidat. 
Pour rappel, si les sondages avaient “vu” juste à l’ère d’internet : Sarko réélu en 2012, pas ou très peu de FN aux législatives, Valls aux primaires PS et Juppé aux primaires droite. Voilà. 

Aussi, chaque parti politique y va de sa technique pour altérer les sondages : Par exemple, Mélenchon est réputé pour avoir une équipe d’une trentaine de “geeks”, dont la mission est de torpiller les sondages et d’assurer sa présence sur les réseaux sociaux par le biais des commentaires. Je le prends en exemple car son équipe est justement passée dimanche soir dans Capital, mais cela pourrait être n’importe qui. Les sondages font parti du jeu politique, au même titre que le traitement médiatique qui en est fait. Les sondages ne constituent plus des données fiables mais des suppositions. 

La seule vérité, c’est qu’il n’y en a pas : il n’y a pas, à l’heure actuelle, de statistiques scientifiques sur les intentions de vote. Le vote utile est donc caduc, dans le sens où il se base sur des informations interprétées.
En partant de ce constat (et c’est un conseil tout à fait personnel), ne faites confiance qu’à vous-même et ce en quoi vous croyez. Votez pour le ou la candidat.e qui vous parait aller dans le sens de votre vision de l’avenir, et uniquement cette personne-ci. 

Nous ne sommes clairement pas à l’abri d’une “surprise”, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Vous avez pleinement le pouvoir de créer cette surprise. 

 

vimeo

Loma Prieta
April 13, 2012
Union Transfer
Philadelphia, PA

Lendemains d’élections. Réfléchir un peu.
19 juin 2012

Il n’est pas dans mes habitudes de commenter des élections. Celles qui se sont déroulées en France depuis la présidentielle de mai 2012 présentent cependant une vraie nouveauté. On peut définir celle-ci comme la manifestation d’une conscience accrue du problème n°1 de notre temps : le « remplacement » des populations de souche par l’immigration de masse arabo-musulmane. Les images des drapeaux africains et maghrébins agités place de la Bastille le soir du 6 mai 2012 pour saluer la victoire du candidat socialiste, ont rappelé les images, dix ans auparavant, de la réélection de Chirac après son duel inégal avec un Le Pen diabolisé comme jamais.

Les conditions sont toutefois très différentes. La personnalité moderne et « apaisante » de Marine Le Pen n’a pas favorisé la même mobilisation contre son mouvement après son score très honorable de 17,9 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle du 10 juin. Avec 6,4 millions de voix lors de ce scrutin, le FN se pose comme le troisième parti de France. Une loi électorale cousue sur mesure pour maintenir les oligarchies en place interdit une nouvelle fois que les 6,4 millions d’électeurs du FN soient représentés à l’Assemblée nationale, sinon par deux élus, contre des centaines pour les partis oligarchistes : UMP et socialistes (associés au Front d’extrême gauche).

Ce qui se passe en France n’est pas spécifique à ce pays. C’est un phénomène européen. Cependant, comme je l’ai déjà souligné, les mouvements identitaires européens sont victime d’une « maladie infantile » que je qualifie de chauvine. Agissant en ordre dispersé, sans liens ni concertation, ils sont pour le moment incapables d’imaginer des initiatives face à un adversaire commun. Cela ne signifie par qu’il en sera toujours ainsi. Dans tous les mouvements concernés, les militants les plus réfléchis songent à la nécessité de convergences. Partout en Europe des partis analogues au FN, rejetant le racisme et l’antisémitisme, font de la préservation de l’identité des peuples européens leur raison d’être. Citons entre autres le Parti du peuple danois, le Parti de la liberté néerlandais, le FPÖ et le BSÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, Le Parti du progrès norvégien, le Vlaams Belang flamand, l’English Defense League, le Fidesz au pouvoir en Hongrie, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède ou l’Union démocratique (UDC) du centre en Suisse. Tous ces partis dépassent 5 % des voix et atteignent parfois 25 % ou plus, en dépit de l’hostilité active des médias qui constituent le « clergé séculier » du Marché, relayé par son « clergé régulier » (prof des universités et des écoles), sans compter le vieux clergé des Eglises traditionnelles chargé d’apporter la dimension compassionnelle et paralysante qui est sa spécialité.

Dans Le Monde du 14 juin 2012, pages Débats, une politologue (Virginie Martin) et un sociologue (Pierre Lénel), après avoir noté l’étonnante permanence du votre FN, malgré son exclusion électorale, en tiraient une conclusion pertinente qui doit être relevée. Ces deux chercheurs estiment en effet qu’il faut réviser l’interprétation habituelle du vote FN comme simplement « protestataire ». Sa permanence dans le temps exige plutôt d’y voir un véritable « vote d’adhésion ». Adhésion à quoi ?

Usant d’un vocabulaire prudent, les deux chercheurs proposent de rechercher un dénominateur commun à tous ceux (nantis ou démunis, jeunes ou plus âgés, urbains ou ruraux, qui ont accordés leurs suffrages à Marine Le Pen à l’élection présidentielle du 10 juin. Ce dénominateur commun c’est, disent-ils, un « trouble civilisationnel », expression juste et modérée.

« Ce trouble, écrivent-ils dans leur jargon, met en avant une lecture du monde qui révèle une hostilité au pluralisme culturel sur le plan intérieur et le refus du multiculturalisme sur le plan international ». En clair, il révèle une forte inquiétude identitaire, face à des menaces toujours plus évidentes.

Les deux chercheurs poursuivent en estimant que le « trouble » se cristallise plus particulièrement autour de quatre points. « La nationalité en constitue le premier marqueur : les Français d’origine immigrée ne sont pas vus comme « légitimes », leur nationalité serait usurpée. Cette illégitimité vient s’appuyer sur la question culturelle et bien souvent cultuelle (islam). C’est le deuxième élément : une relation négative s’instaure entre signes de métissage et identité française. « Nous » s’oppose à « eux », la différence trouve là son expression la plus criante : « eux » ont une autre histoire que celle qui « nous » constituerait de tout temps. »

Ce trouble, ajoutent les auteurs, est un élément nouveau par rapport à leurs enquêtes de la fin des années 1990. Il est relié, disent-ils, aux événements de la scène internationale : le monde arabo-musulman apparaît désormais comme dangereux… « Et c’est bien souvent à cette question que la question sécuritaire est réinterprétée… Tous ces éléments se confondent dans la figure de l’immigré, présence ici de cet ailleurs arabo-musulman qui apparaît comme diabolique ».

« Enfin, poursuivent les deux chercheurs, l’élément le plus prégnant est celui du sentiment d’un rapport de forces devenu défavorable entre les Français d’origine maghrébine et les Français « de souche » : l’idée d’un effet de nombre produit un sentiment de colonisation inversé ».

Rarement les faits ont été observés avec autant de pertinence dans cet organe central de l’oligarchie mondialiste qu’est Le Monde. Au passage, on ne peut négliger un fait anecdotique et cependant gros de symbole : l’un des deux élus du FN à ce deuxième tour du 17 juin 2012 est la propre petite-fille du fondateur, la toute jeune Marion Maréchal-Le Pen, 22 ans, qui a conquis le siège de Carpentras (Vaucluse), ville qui avait été le prétexte d’une opération géante de diabolisation du FN en 1990 par l’instrumentalisation d’un fait divers : la profanation d’une tombe par des loubards (sans lien avec le FN) dans le cimetière juif de la ville. La plus jeune députée de toute l’histoire de la Ve République accorde aux siens une revanche inattendue.

Sans doute peut-on penser que la conscience identitaire est lente à s’éveiller. Mais il faut se souvenir de quel chaos historique et intellectuel elle a surgi, sans compter les obstacles immenses qui lui sont opposés. C’est donc son affirmation qui surprend et non une ampleur jugée encore insuffisante.

Dominique Venner

9 times good guys with guns stopped potential mass shootings

Law professor Eugene Volokh points out that statistics on mass shootings that were prevented by good guys with guns are a tad sketchy, largely because most mass shootings happen in so-called “gun free zones” where law-abiding civilians aren’t allowed to carry protection.  That being said, he’s compiled a fantastic list of situation in which an armed civilian with a gun saved the day…

from WaPo:

1. In Chicago earlier this year, an Uber driver with a concealed-carry permit “shot and wounded a gunman [Everardo Custodio] who opened fire on a crowd of people.”

2. In a Philadelphia barber shop earlier this year, Warren Edwards “opened fire on customers and barbers” after an argument. Another man with a concealed-carry permit then shot the shooter; of course it’s impossible to tell whether the shooter would have kept killing if he hadn’t been stopped, but a police captain was quoted as saying that, “I guess he [the man who shot the shooter] saved a lot of people in there.”

3. In a hospital near Philadelphia, in 2014, Richard Plotts shot and killed the psychiatric caseworker with whom he was meeting, and shot and wounded his psychiatrist, Lee Silverman. Silverman shot back, and took down Plotts. While again it’s not certain whether Plotts would have killed other people, Delaware County D.A. Jack Whelan stated that, “If the doctor did not have a firearm, (and) the doctor did not utilize the firearm, he’d be dead today, and I believe that other people in that facility would also be dead”; Yeadon Police Chief Donald Molineux similar said that he “believe[d] the doctor saved lives.” Plotts was still carrying 39 unspent rounds when he was arrested. [UPDATE: I added this item since the original post.]

4. In Plymouth, Pa., in 2012, William Allabaugh killed one man and wounded another following an argument over Allabaugh being ejected from a bar. Allabaugh then approached a bar manager and Mark Ktytor and reportedly pointed his gun at them; Ktytor, who had a concealed-carry license, then shot Allabaugh. “The video footage and the evidence reveals that Mr. Allabaugh had turned around and was reapproaching the bar. Mr. [Ktytor] then acted, taking him down. We believe that it could have been much worse that night,” Luzerne County A.D.A. Jarrett Ferentino said.

5. Near Spartanburg, S.C., in 2012, Jesse Gates went to his church armed with a shotgun and kicked in a door. But Aaron Guyton, who had a concealed-carry license, drew his gun and pointed it at Gates, and other parishioners then disarmed Gates. Note that in this instance, unlike the others, it’s possible that the criminal wasn’t planning on killing anyone, but just brought the shotgun to church and kicked in the door to draw attention to himself or vent his frustration.

6. In Winnemucca, Nev., in 2008, Ernesto Villagomez killed two people and wounded two others in a bar filled with 300 people. He was then shot and killed by a patron who was carrying a gun (and had a concealed-carry license). It’s not clear whether Villagomez would have killed more people; the killings were apparently the result of a family feud, and I could see no information on whether Villagomez had more names on his list, nor could one tell whether he would have killed more people in trying to evade capture.

7. In Colorado Springs, Colo., in 2007, Matthew Murray killed four people at a church. He was then shot several times by Jeanne Assam, a church member, volunteer security guard and former police officer (she had been dismissed by a police department 10 years before, and to my knowledge hadn’t worked as a police officer since). Murray, knocked down and badly wounded, killed himself; it is again not clear whether he would have killed more people had he not been wounded, but my guess is that he would have (UPDATE: he apparently went to the church with more than 1,000 rounds of ammunition).

8. In Edinboro, Pa., in 1998, 14-year-old Andrew Wurst shot and killed a teacher at a school dance, and shot and injured several other students. He had just left the dance hall, carrying his gun — possibly to attack more people, though the stories that I’ve seen are unclear — when he was confronted by the dance hall owner James Strand, who lived next door and kept a shotgun at home. It’s not clear whether Wurst was planning to kill others, would have gotten into a gun battle with the police, or would have otherwise killed more people had Strand not stopped him.

9. In Pearl, Miss., in 1997, 16-year-old Luke Woodham stabbed and bludgeoned to death his mother at home, then killed two students and injured seven at his high school. As he was leaving the school, he was stopped by Assistant Principal Joel Myrick, who had gone out to get a handgun from his car. I have seen sources that state that Woodham was on the way to Pearl Junior High School to continue shooting, though I couldn’t find any contemporaneous news articles that so state.

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Exit question: if you were in an active shooter situation, would you rather A) be surrounded by armed civilians B) be restricted by a “gun free zone” in which the law abiding citizens were required to leave their protection at home?

alexisegn  asked:

Sa fait combien d année que sa va pas ?

En 2012, quand j'étais en 6eme…
Ça a commencé par des graves problèmes familiaux, mais après sa c'était calmer un peu… et à partir de la 4eme, donc en 2013- 2014 c'est la que sa a vraiment basculer, j'ai été harceler au collège ce qui a été la cause de beaucoup de chose (déprime, insomnie, tentative de suicide etc)… Je dirai plus que sa a vraiment commencer MES problèmes en 2013-2014…

Je viens de me rendre compte que certaines personnes ici ne s'intéressaient pas à la politique en 2012, et n'ont donc pas suivi l'élection pour la présidence de l'UMP, et j'avoue que ça me rend plutôt triste.
Je veux dire, il y avait 15000 fanfics à écrire sur cette période.
(Dites-le si vous voulez un récap du coup !)