14-ans

Affaire Thomas “Fleur--Lunaire”

J’ai dû écrire ce billet une bonne centaine de fois dans ma tête sans jamais trouver les mots justes pour qu’on me comprenne. Cette nuit, je ne suis pas en état de l’écrire, car je crois qu’il faut témoigner d’une force d’esprit assez singulière, et je ne suis pas capable de la posséder aujourd’hui. Pourtant, j’ai promis. J’ai promis d’écrire tout cela, car j’ai promis de me charger de cette histoire qui sévit depuis trop longtemps ici. Ne m’en voulez pas des fautes, des incohérences, des maladresses… c’est une femme blessée et exsangue qui vous écrit.

Il y a quelques mois, plus précisément en mai dernier, un individu est venu me parler. Il s’appelle Thomas, plus connu sous le nom de romantique-lunatique, rebaptisé aujourd’hui fleur–lunaire. Nous nous étions parlés il y a de cela plus d’un an. A l’époque, j’étais en couple et tout allait mal avec mon compagnon – que j’ai quitté depuis. Thomas essayait de me persuader que cet homme était mauvais pour moi et qu’il fallait que j’arrête de me bercer d’illusions. Pour le coup, peut-être la seule fois dans sa vie, Thomas avait raison, mais ce n’est pas grâce à ses paroles que j’ai mis fin à ma relation. Je ne sais pourquoi nous avons cessé de parler ; toutefois, un an et quelques mois plus tard, Thomas est revenu. Ce jour-là, je me souviens, il a commencé à me parler de choses insensées qui me rendaient mal à l’aise. J’ai mis très vite fin à la conversation. Pour sûr, cet homme l’a mal pris, car après tout, c’est un homme qui se sent agressé dès qu’on ose se montrer honnête avec lui. Sûrement ai-je été trop brutale avec lui ; toujours est-il qu’il m’a bloquée et que, quelques heures plus tard, il est revenu pour me laisser un message bien spécifique. Je vous invite à lire ce billet.

Je me suis battue, vous savez. S’il y a une chose que je déteste par-dessus tout, c’est l’injustice. A l’époque, avec deux autres personnes que je ne citerai pas, nous avons eu dans l’idée de créer un blog qui regrouperait toutes les plaintes contre Thomas. Entre temps, une jeune femme venait me confier que, habitant près de chez lui, et suite à une affaire avec lui, elle avait déposé plainte contre lui, car il la harcelait. Au final, nous avons regroupé plus de 25 plaintes et cette histoire a été partagée bon nombre de fois. De nombreux individus, hommes comme femmes, avaient eu affaire à cet homme que j’ose, devant vous tous, qualifier de pervers narcissique.

L’une des personnes qui administrait le blog avec moi a décidé de s’en aller, car c’en était trop pour elle, et je la comprends. Cette histoire prend un tournant effrayant et il faut manifester de beaucoup de force mentale pour tenir. L’autre personne a tenté de raisonner ceux qui venaient prendre la défense de Thomas, mais c’en était assez. J’ai décidé de supprimer le blog, car je venais de vivre une histoire similaire dans mon université, et je ne pouvais le supporter. Au contraire de ce que Thomas clame haut et fort, ce n’est pas Tumblr qui s’est chargé de la suppression de ce blog, ni d’autres qui se moquaient de lui. Ce n’était pas un acte de faiblesse, nous étions seulement fatigués de l’ampleur de l’histoire et cet homme nous ruinait le moral. Nous avons abandonné et je vous demande pardon.

Moi, j’ai préféré laisser tomber, mais je n’ai pas oublié. Je n’ai pas pu oublier. De temps à autre, Thomas venait, en anonyme – bien sûr –, pour me dire des choses affreuses. Je vous invite à les lire ici, ici et encore  (vous en douterez, bien évidemment, et vous invite à lire ces deux billets de Thomas : ici et   – pas très futé, le Thomas). Je l’avoue, j'ai répondu. J’étais en colère. Je te méprise, Thomas. Oui, Thomas, je m’adresse bien à toi. Toi, caché derrière ton écran d’ordinateur ou de téléphone. Toi qui ne sors jamais. Toi que je n’ai jamais oublié, parce que les « êtres » tels que toi n’ont pas lieu d’être. Oui. J’ai du mépris pour toi, Thomas. Tu as fait tellement de mal à toutes ces femmes ; et oui, je parle pour elles, car j’ai leur confiance et je veux leur rendre justice. Que tu m’insultes, que tu parles de moi dans mon dos, que tu balances des rumeurs à mon sujet, que tu me harcèles anonymement, je m’en contrefous. Si j’étais la seule victime dans tout ton bordel, je l’accepterais. Pourtant, cela ne t’a pas suffi. Tu as préféré harceler des jeunes filles qui n’ont même pas la majorité, tu as préféré demander des photos intimes à des jeunes filles de 14 ou de 16 ans, tu as préféré dire à des suicidaires de finir leurs jours, tu as préféré manipuler des femmes en leur faisant sentir qu’elles étaient en tort, alors que c’est toi, toi, oui, toi seul, qui es en tort dans toute cette histoire.

Ce sera la dernière fois que je m’adresse à toi pour toutes ces femmes, mais je n’arrêterai jamais. Non, je ne cesserai PAS. Comme disait Zola, j’accuse ! J’accuse les hommes qui profitent de l’innocence des jeunes filles ! J’accuse ces monstres qui, comme toi, osent se prétendre « hommes » ! Vous n’êtes pas des hommes ! Vous n’êtes rien ! Vous n’êtes même pas humains ! J’accuse les pervers narcissiques, car c’est ce que tu es, misérable ! et les pervers narcissiques, je ne les connais que trop bien. J’ai le souvenir du lendemain de mon message qui te dénonçait suite à tes insultes, j’avais parlé de mon vécu (en l’occurrence, ici, de mes viols) et tu avais osé dire que tu n’y croyais pas. Qui es-tu pour émettre un jugement sur mon passé ? Qui es-tu pour juger ma vie ? Personne. Tu n’es personne, et tu ne seras jamais quelqu’un en restant caché dans l’ombre, en refusant de voir la vérité qui te fait violence.

J’ai été violée par deux pervers narcissiques. Si vous souhaitez en savoir plus, sachez que je détaille tout dans ce billet, suite aux mots touchants d’une jeune fille qui me les a adressés, et qui a subi les foudres de Thomas par la suite. Alors, oui, Thomas, les pervers narcissiques, je les connais très bien, et tu en fais bel et bien partie.

Bien sûr, tu nieras. Tu ne sais faire que cela, et je ne t’en veux pas. Quand on n’a pas de vie, il faut bien s’inventer une histoire et la propager sur le net ; ce que tu fais, en te faisant passer pour un homme amoureux des femmes, un homme malheureux, un homme torturé, un homme hypersensible, comme tu aimes tant te définir. Pour toi, les femmes sont des monstres, mais ne t’es-tu jamais demandé si c’était toi le monstre ? Cette question est rhétorique. Je sais très bien la réponse.

Oh, oui, tu m’écriras. Tu enverras tes sbires pour qu’ils me disent que je suis en tort, pour me dire que je suis une idiote. Mais je vais te dire une chose, Thomas : tout ce que tu pourras me dire, en essayant de me rabaisser, en essayant de me faire du mal, cela ne marchera pas, et tu sais pourquoi ? parce que toutes les choses que tu peux me dire, je me les dis tous les jours. J’ai tellement de colère envers toi. Je ne comprends pas comment on peut se montrer odieux. Tu répondras sûrement que j’ai manipulé toutes ces femmes ! Bien sûr que je sais manipuler, mais je ne suis pas comme toi ! Mes défauts, j’essaie de les travailler et je ne les utilise pas à mon avantage. Tu ne me connais pas, mais moi, je te connais ; et si je m’écoutais, je viendrais te dire que les pisse-froid comme toi, je les écrase comme des insectes sous mon talon. Cependant, je ne laisserai pas ma colère prendre le dessus, cela n’en vaut pas la peine, et ce ne serait pas donner justice à ces pauvres femmes qui essaient de se remettre de toute l’horreur que tu leur as fait subir.

Alors, bien sûr, je suis persuadée que certaines ont des torts et que tu as les tiens, mais cela ne t’excuse pas. Tu n’avais pas le droit de les manipuler, de leur dire de telles atrocités, de les faire passer pour des bourreaux, alors que c’est toi, l’abject « humain » que je dénonce. Qui peut se permettre de dire à quelqu’un de mourir ? Qui peut se permettre de dire à quelqu’un qu’il est idiot d’aimer ? Tu n’as pas le droit. Tu n’es personne pour te permettre de juger les autres, mais nous sommes nombreux à te juger, car on juge autrui par ses actions et non par ses jolis mots. Alors, arrête tes phrases toutes faites, arrête ta sensiblerie, arrête ton romantisme, arrête ta fausseté. Aujourd’hui, dans la nuit sombre, éclairée par le clair de lune, les gens savent, ou sauront.

Peut-être que mon billet aura des répercutions, autant positives que négatives, mais encore une fois, cela m’est égal. Tout ce que je sais, c’est qu’en France, ce que tu fais, est punissable par la loi.

Certains douteront de mon message, j’en suis certaine, et voici ce que je leur réponds, grâce à la coopération d’une demoiselle de 14 ans (oui, 14 ans !) :

Je tiens à préciser qu’il connaissait à peine cette jeune fille et qu’il lui a dit qu’il l’aimait. Peu de temps après, celle-ci a découvert le pot aux roses, nous avons parlé. Elle a voulu prendre ma défense et prendre la défense de toutes ces femmes également. Elle voulait parler pour elles, je trouve cela d’ailleurs très courageux.

Aujourd’hui, voici ce qu’elle a reçu de lui :

Allez-vous fermer les yeux longtemps concernant Thomas ? Moi pas. J’ai cessé de lui trouver des excuses et de l’excuser. C’est trop facile.

Suppléments de reblogs : ici, ici, ici, ici, ici et encore ici.

Je ne force personne à prendre mon parti. Je ne suis pas venue ici pour qu’on me dise : « Tu as tellement raison ! » ou qu’on me lèche le cul, parlons franchement. Je suis ici pour répandre une vérité, la seule vérité, qui sera forcément niée par les plus idiots. Si vous n’êtes pas capables de voir la vérité en face, ce n’est pas grave, vous pouvez continuer à parler à ce pervers narcissique autant que vous le souhaitez ; mais s’il vous arrive quelque chose, vous êtes à présent prévenu(e)s. Je ne force personne à me croire sur parole, mais je demande à quiconque lira ce billet de ne pas remettre en question le témoignage de ces pauvres femmes qui souffrent encore à l’heure d’aujourd’hui. Vous savez, cela leur a demandé beaucoup de courage de venir me parler et d’avouer qu’elles avaient été abusées par cet homme. On a trop souvent diabolisé les femmes, on a trop souvent diabolisé les hommes, mais en cinq ans sur Tumblr, je n’avais jamais rencontré un être aussi vil que Thomas.

Pour aider toutes ces femmes, je vous prie de bien vouloir vous rendre sur le blog de Thomas et de signaler son blog.

Je mettrai en ligne très bientôt un blog qui regroupe toutes les plaintes contre lui, anciennes comme récentes. Encore une fois, je n’incite pas à la haine, mais je vous demande de saisir l’ampleur de mes mots et de réfléchir.

Combien de temps allez-vous fermer les yeux ? Il y a, dehors, des monstres inqualifiables qui ne seront jamais dénoncés, parce que des femmes comme des hommes ont peur de les dénoncer. Et pourquoi ont-ils peur ? parce qu’on prend très rarement les plaintes au sérieux. 

Pour aider Tumblr, et pour aider la plateforme à retrouver une certaine sérénité, je vous en prie, signalez-le, et faites attention à vous. N’hésitez pas à venir me parler si vous en ressentez le besoin, et, s’il vous plaît, partagez ce billet.

Un jour, que vous ayez, 14, 28 ou 65 ans, vous rencontrerez quelqu'un qui va allumer en vous un feu qui ne s’éteindra pas.
Cependant, la plus triste vérité que vous allez découvrir, est que ce ne sera pas nécessairement avec la personne avec qui vous allez passer le restant de votre vie .
—  Beau Taplin
Maman t’es juste à côté dans le salon et je voulais te dire que

ça fait 5 ans que je me la colle de ouf, hier j’ai essayé une nouvelle drogue, c’est moi qui ai rayé tous les disques, j’ai jamais jamais dormi chez mes copines de ma vie, sans que tu le saches j’ai déjà fait des voyages très loin, d’ailleurs j’ai fumé de la salvia à 14 ans, cette semaine j’ai fait que des bêtises, il y a eu beaucoup d’argent caché dans ma boîte à couture, j’ai commencé à fumer en te volant petit à petit du tabac, j’ai peur que tu sois mille fois pire que moi mais que tu le caches mieux, je t’ai volé du xanax, d’ailleurs le jour où tu m’as dit “tu parles toute seule” j’étais complètement défoncée, le parfum que tu portes en ce moment est hors de prix et c’est un homme qui me l’a offert, mon ordinateur aussi d’ailleurs, parfois je te déteste mais toujours je t’admire, je trouve que tes gâteaux ne sont pas bons, je comprend pas pourquoi tu me mens, parfois je dis que je vais chez Agathe mais en vrai je prends des trains, en terminale j’étais vraiment vraiment pas sage, j’ai jamais imité ta signature, j’ose pas te dire ce que je ressens des choses, j’ose pas te prendre dans mes bras, souvent j’ai voulu te regarder droit et te dire je SAIS maman, je te trouve belle mais je veux pas te ressembler plus tard, quand je te vois avec mon frère je comprend ce que c’est l’amour maternel, par contre l’amour fraternel non: j’ai déjà failli le tuer pour de vrai, mon plus vieil amant était plus vieux que papa, j’ai fréquenté des gens pas fréquentables, je t’ai volé des culottes, j’adore quand tu rencontres mes amis, d’ailleurs tu es une sorte de légende pour eux, tu me fais rire, je te trouve super badass, et surtout: c’est pas que j’aime pas être avec toi, c’est que je préfère être toute seule

Le texte suivant est juste un hommage très personnel parlant de la place du groupe Linkin Park dans ma jeunesse, ainsi que celle de son chanteur Chester Bennington, décédé il y'a quelques heures. La photo ci-dessus a été prise le 25 octobre 2010, lors de leur concert à Bercy.

J'ai appris il y'a quelques heures le suicide de Chester Bennington, chanteur du groupe Linkin Park. Cette nouvelle m'a beaucoup touché, Linkin Park étant, avec Deftones, Korn ou Limp Bizkit, un groupe important de mon adolescence.

Linkin Park était un groupe qui me permettait, lorsque j'avais 14 ans, de ne pas sombrer dans la tristesse, en transformant cette dernière en moteur, par la colère et l'envie de se battre pour s'en sortir. Oui, c'était du métal pour ado émo mal dans sa peau, mais c'était le meilleur groupe de métal pour ado émo mal dans sa peau. Que ce soit la peine de coeur, l'impression d'être incompris par ses amis, sa famille ou la société, la peur de ne pas réussir à être quelqu'un, la colère que l'on garde en soi parce qu'on a pas le droit de la laisser sortir… Qu'il les chante ou les hurle, les paroles de Chester Bennington avaient un réel écho en moi, tandis que j'écrivais le nom du groupe au blanco sur mon Eastpack (avec le “PARK” sous le “LINKIN”, les vrais savent).

Collégien, j'avais enregistré chacun de leurs singles sur ma cassette audio quand ces derniers passaient sur Europe 2. Mes premiers souvenirs de Linkin Park sont donc un enregistrement un peu dégueu de “In the End”, avec Maurad ou Cauet qui parle par dessus l'intro. Linkin Park était aussi synonyme de se sentir un peu seul contre tous. Ca peut prêter à rire vu le succès incroyable qu'ils avaient, mais pour mes parents c'était du bruit inaudible, et pour mes potes qui eux étaient “des vrais métalleux qui écoutent Slayer et Pantera” c'était de la variété pop. Et moi je me roulais dans cette position d'incompris en écoutant à fond “A place for my head”, “Given Up”, “Faint” ou “From the Inside” en me disant qu'un jour, je trouverais une nana qui me kiffera pour ce que je suis et nous aussi on tatouera nos doigts respectifs en guise de bagues de fiançailles. Ca m'a duré jusqu'au lycée, où dans mon groupe de métal on reprenait “One Step Closer” (je devais pour ma part hurler “Shut up when I’m talking to you, Shut Up, Shut Up, Shut, Uuuuuup”)

Linkin Park était un groupe pop dans un milieu musical où on utilise le terme “commercial” à la place de “populaire”. Récemment hués dans divers festivals, ça m'avait énormément peiné, je trouvais ça triste qu'on interdise à un groupe d'essayer de faire autre chose et qu'on l'accuse de le faire uniquement pour des raisons mercantiles. Peut-être que Linkin Park rêvait d'être Coldplay je ne sais pas, perso j'adorais les voir naviguer dans différents styles, passant de “Meteora” à “A thousand suns”, de l'album avec Jay-Z à “One more light”. Je vous invite à vous refaire l'intégralité de leur discographie, y'a des trucs géniaux dans chaque album, même les derniers.

J'ai grandi, les paroles ne me parlent plus vraiment. Mais ma tête continue de bouger sur les riffs de guitare et j'essaye toujours de faire les mêmes vibratos que Chester Bennington sur les refrains. Et je ne crois pas que ce soit de la simple nostalgie, je crois que je continuerais à prendre mon pied sur “Hybrid Theory” pendant de nombreuses années. Aujourd'hui, toutes les personnes qui étaient ados au début des années 2000 sont tristes. La mort d'un artiste qu'on aime est toujours difficile, encore plus quand il fait parti de notre jeunesse, encore plus quand c'est un suicide. RIP Chester Bennington. Merci pour tout, ton groupe de métal pour ado émo mal dans sa peau a marqué une génération. Même si par ta faute j'ai acheté des lunettes de soleil à verres oranges et j'ai failli faire n'importe quoi avec mes cheveux à plusieurs reprises.

20/07/17
Quand des gens font des pairings beaucoup trop intenses avec en faceclaim les (très) jeunes acteurs de Stranger Things

VOUS POUVEZ LES TROUVER CHOUPIS, ATTACHANTS, TALENTUEUX, VOUS POUVEZ MÊME LES JOUER, ECRIRE DES ROMANCES DE COUR DE RÉCRÉ MAIS PLEASE, EN PARTICULIER SI VOUS AVEZ LA VINGTAINE OU PLUS, ARRÊTEZ DE SEXUALISER DES ENFANTS DE 13-14 ANS ! MERCI ! C’EST OUF QU’IL FAILLE LE DIRE ! MAIS MERCI !

Je suis allée trainer en brocante et regardez ce que j’ai trouvé. Ce ne sont pas des versions abrégées, mais des textes intégraux. Pour ceux qui ne connaissent pas, la bibliothèque verte, c’est une collection de livre des éditions Hachette, destinée aux jeunes ados de 12-14 ans. Cette édition-ci datait des années 1960.

Quand j’ai cherché Victor Hugo et Alexandre Dumas sur leur site actuel, voilà ce que j’ai trouvé:

D’autre part, la couleur verte désignait auparavant l’âge. La précédente était la bibliothèque rose (10-12 ans). Or, que vois-je sur le site?

Je ne sais pas pour vous mais on dirait presque (presque!) qu’on a une collection fille et une collection garçon.

Et puis qu’est-ce qu’on y trouve dans cette nouvelle bibliothèque?

Dans la rose:

Dans la verte

Voilà, voilà.

Song Ficlet - Number 14

Daring to Love - Ane Brun. Requested by anon. 

This is a different take on the ending of 14x01. This is how I wanted it to end. 

“Who was that?” Maggie asked surprised as she watched Teddy storm away from Amelia and Meredith. 
“That is… she’s Owen’s person.” Meredith sighed picking up her tablet and lab-coat and walking away. Amelia was left there astounded, ‘Owen’s person’. But I’m Owen’s person, was all she could think. The rest of the day every time she saw Teddy with Owen or laughing with Riggs, Evelyn and Megan her heart would twang with jealousy and she would clench her jaw a little tighter. She understood she had run away from Owen but after she supported him when the soldiers showed up at their front door she thought they were back on track. 

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les mineur-e-s et le sexe

Pour faire simple, le droit pénal ne s’est pas donné pour mission de réprimer le sexe, partie intime de la vie des contribuables. Mais cette non-ingérence dans la sexualité des contribuables comportent des exceptions, les deux principales étant l’absence de consentement et la minorité d’un des partenaires.

Le consentement n’est pas défini en droit pénal. En droit civil il s’agit de l’accord, libre et éclairé, soit donné en toute connaissance de cause par une personne capable de discernement, d’une des parties à un contrat, une volonté d’accepter l’acte. La qualification de l’absence de consentement est cependant un élément qui permet de caractériser les infractions sexuelles les plus connues : le viol et l’agression sexuelle.

Le viol :

Il est défini à l’article 222-23 du Code pénal comme :

Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise.

Il nécessite donc que la victime subisse une pénétration de nature sexuelle qui a été imposée de façon violente, que la violence soit physique ou morale ( la violence, la contrainte et la menace étant difficile à distinguer ), ou par surprise ( qui peut généralement se caractériser comme une situation dans laquelle la victime n’a pas pu comprendre que l’auteur-e avait l’intention de lui imposer une pénétration sexuelle ).

L’agression sexuelle :

L’infraction est très - trop - largement définie à l’alinéa 1 de l’article 222-22 du Code pénal comme :

Une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.

L’atteinte n’est pas explicitement définie dans l’article, mais se précise dans la jurisprudence. Il se caractérise par tout acte sexuel portant atteinte à autrui ( généralement attouchements, caresses, baisers ), hormis le viol. Toute une série d’actes tombe donc sous cette qualification, allant de la main aux fesses à la fellation subie ( Crim. 22 août 2001, en l’espèce une fellation subie avait été requalifiée en agression sexuelle après avoir été qualifiée en viol puisque la loi dispose que la pénétration doit être commise sur la personne d’autrui ).

Néanmoins, cette atteinte sexuelle est à distinguer de l’atteinte sexuelle sur mineur qui, si elle réprime les rapports sexuels entre majeur-e-s et mineur-e-s dans certains cas, n’exige pas la caractérisation de l’absence de consentement.

L’atteinte sexuelle :

L’infraction n’est pas en soi considérée comme une infraction sexuelle puisqu’elle figure au chapitre VII intitulé “des atteintes au mineur et à la famille”. Elle est donc, contrairement aux autres infractions, un moyen de protéger des adultes les mineur-e-s même consentant-e-s. Elle est définie à l’article 227-25 du Code pénal comme :

Le fait, par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de quinze ans.

L’atteinte sexuelle peut être caractérisée par tout acte de nature sexuel consenti par un-e mineur-e de 15 ans. Le législateur considère donc que le seul acte sexuel entre un-e majeur-e et un-e mineur-e de 15 ans porte atteinte au mineur-e.

Cependant, l’atteinte sexuelle peut aussi être qualifiée lorsque le.a mineur-e a plus de 15 ans. En effet, l’article 227-27 du Code pénal réprime :

Les atteintes sexuelles sans violence, contrainte, menace ni surprise sur un mineur âgé de plus de quinze ans […] :

Lorsqu'elles sont commises par un ascendant ou par toute autre personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait ;

Lorsqu'elles sont commises par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions.

Le législateur considère que la seule autorité que le majeur possède sur la victime remet en cause la validité du consentement du mineur-e ( le consentement du mineur-e ne serait pas libre et éclairé ). L’inceste n’est pas en soi réprimé puisque cette infraction n’est pas nécessairement caractérisé quand les rapports sexuels ont lieu entre un-e mineur-e et son oncle/sa tante, son frère/sa sœur, même si celleux-ci sont plus âgé-e-s qu’iel.

Si on constate que les relations entre majeur-e-s et mineur-e-s sont réglementées, on remarque aussi qu’il n’existe pas de majorité sexuelle : un-e mineur-e n’est soumis-e à aucun seuil d’âge au-dessous duquel iel est considéré-e comme ne pouvant consentir à un acte sexuel. C’est le-a majeur-e qui se voit imposer une limite.

Cela implique donc que les mineur-e-s peuvent avoir des rapports sexuels consentis sans limite d’âge. Il n’existe d’ailleurs aucun seuil pour limiter les rapports entre mineur-e-s.

Cela implique aussi que les magistrat-e-s doivent étudier au cas par cas les faits pour déterminer si l’enfant était capable de consentir en connaissance de cause à un acte sexuel. La Cour de cassation a décidé dans un arrêt du 7 décembre 2005 que :

le très jeune âge des enfants les rendait incapables de réaliser la nature et la gravité des actes qui leur étaient imposés.

Elle considère ainsi que l’âge des enfants est un obstacle à leur consentement libre et éclairé puisqu’iels ne peuvent comprendre les actes sexuels qu’iels subissent. Cependant, cette jurisprudence ne peut s’appliquer qu’à de très jeunes enfants : les enfants ont généralement entre quelques mois et 6/7 ans. La Cour de cassation a même rendu un arrêt, le 1er mars 1995, qui décidait que la surprise ne peut être déduite du seul âge de la victime, âgée de 14 ans.

De plus, les magistrat-e-s, pour qualifier l’infraction, recherche, ce qui est abusivement appelé par certain-e-s pénalistes, un consentement forcé : un consentement qui impliquerait la violence, la menace, la contrainte ou la surprise. Il est tout de même à noter que la loi parle jamais explicitement de consentement, ce qui supposerait qu’une personne qui n’aurait subi ni violence, ni menace, ni contrainte, ni surprise, aurait nécessairement consenti à l’acte sexuel, même si elle n’aurait pas acquiescé en gestes ou à paroles à l’acte. Il est également à noter que l’état de résistance, les faiblesses, la minorité, la subordination peuvent être prises en compte dans la caractérisation du consentement sans être déterminante.

Puisque le législateur ne fixe pas de seuil d’âge, il est possible de considérer l’enfant de 10 ans comme consentant-e à un acte sexuel avec un adulte. Même si les faits pourront être qualifiés d’atteinte sexuelle, il faut tout de même prendre en considération que si le viol est un crime puni de 15 ans de réclusion criminelle, aggravé et puni de 20 ans s’il est commis notamment sur un mineur de 15 ans, une personne vulnérable l’atteinte sexuelle n’est qu’un délit puni de 5 ans d’emprisonnement s’il est commis sur un mineur de 15 ans, 3 ans s’il est commis sur un mineur de plus de 15 ans.

Les relations entre un-e mineur-e et un-e majeur-e consentante peuvent encore être limitées par une autre infraction qui n’est pas nécessairement de nature sexuelle.

Le détournement de mineur :

L’infraction faussement nommée par les médias “détournement de mineur” est en réalité l’infraction de soustraction de mineur à l’autorité parentale. Il est définie à l’article 227-8 du Code pénal, au même chapitre que l’atteinte sexuelle, comme étant :

Le fait, par une personne […] de soustraire, sans fraude ni violence, un enfant mineur des mains de ceux qui exercent l'autorité parentale ou auxquels il a été confié ou chez qui il a sa résidence habituelle.

La soustraction implique nécessairement le déplacement d’un-e mineur-e de sa résidence habituelle, soit de l’endroit où ses parents ou tuteurs exercent leur autorité sur iel. L’auteur-e de la soustraction peut avoir aidé le.a mineur-e à quitter la résidence de ses parents, avoir orchestré ce départ ou l’abriter après une fugue sans en avertir les parents ( Crim. 3 septembre 2014 ). Cette infraction vise à protéger les mineur-e-s de certaines relations qu’iels pourraient avoir avec des majeur-e-s sans que celles-ci soient de nature sexuelle. Plus largement, elle vise aussi à protéger les mineur-e-s des dérives sectaires.

Dans le cas où la relation entre un-e mineur-e et une majeur-e serait de nature romantique et/ou sexuelle, cela permet de protéger le-a mineur-e d’une relation légale, mais déséquilibrée : un-e mineur-e n’est pas toujours responsable, ne possède pas autant de droit qu’un-e majeur-e, il n’a généralement aucune ressource pécuniaire, est considéré par le droit comme plus vulnérable qu’un-e majeur-e.


Pour conclure :

  1. Un-e mineur-e de 17 ans et 6 mois peut légalement avoir des rapports sexuels avec un-e mineur-e de 10 ans.
  2. Un-e majeur-e de 18 ans peut être en couple avec un-e mineur-e de 17 ans sans pouvoir être poursuivi pour détournement de mineur-e.
  3. Un-e majeur-e de 18 ans ne peut légalement avoir des rapports sexuels, de quelque nature qu’il soit, avec un-e mineur-e de 14 ans, même consentant-e.
  4. Un-e majeur-e peut légalement avoir des rapports sexuels avec des mineur-e-s de plus de 15 ans tant qu’il n’exerce aucune relation d’autorité entre elleux.
  5. Un-e majeur-e peut légalement entretenir une relation avec un-e mineur-e de plus de 15 ans s’iel ne décide pas de le-a soustraire à l’autorité de ses parents.
  6. Un-e prof ne peut pas légalement avoir de rapports sexuels avec un-e élève car iel exerce sur ses élèves une autorité.
  7. L’inceste entre un-e mineur-e de plus de 15 ans et ses oncles et tantes ou entre un-e mineur-e et ses frères et soeurs n’est pas nécessairement réprimé.
  8. Le jeune âge d’un-e mineur-e ne suffit pas forcément à prouver qu’iel n’est pas capable de consentir à un acte sexuel.
  9. Il est nécessaire de prouver l’existence de violences, d’une contrainte, de menaces ou de la surprise pour qualifier le défaut de consentement.
  10. Si une personne est forcée à faire une fellation, c’est un viol. Si une personne est forcée de subir une fellation, c’est une agression sexuelle.


J’ai fait de mon mieux pour synthétiser au maximum plusieurs infos ( en utilisant legifrance, dalloz pour quelques jurisprudences et rubriques d’encyclopédie ). Si ce n’est pas suffisamment compréhensible je peux préciser et/ou réexpliquer certains points. Je pourrais aussi expliquer plus en détails ce qu’est un viol en droit pénal si ça vous intéresse/si c’est nécessaire.

Je ne donne pas mon avis sur l’état de la législation ou de la jurisprudence actuelle, je ne fais qu’exposer l’état du droit tel qu’il est et tel qu’il s’applique.

@onestenrepublique , est-ce que c’est assez clair comme ça ? j’ai peut-être fait un peu long.

Shinhwa Company & CI ENT’s Updates: ABOUT DONGWAN’s INJURY

Shinhwa Company:

[NOTICE]  ABOUT SHINHWA KIM DONGWAN’S INJURY

Hello,
This is SHINHWA COMPANY.

We are sorry to announce SHINHWA Kim Dongwan’s injury news to all the fans who are giving so much love and support to [2017 SHINHWA LIVE UNCHANGING TOUR].

Few days ago, Kim Dongwan got injured by falling in a wet road. Through examination from hospital, he got a diagnosis of ligament damage and a cast in his knee.

Because of his injury, we will minimize his stage line as possible for his fast recovery in this week’s [2017 SHINHWA LIVE UNCHANGING TOUR IN DAEGU] concert.

However, we promise to make the best stage for the fans who are coming to Daegu concert which will be the stage since 14 years ago. We hope you all understand and keep supporting us.

SHINHWA COMPANY will do our best to help Dongwan for his fast recovery and comeback to the stage and meet the fans in his best condition.

Thank you.

CI ENT:

[NOTICE] Hello, this is CI ENT.

Last Sunday, due to a momentary carelessness, Kim Dongwan slipped and fell on a wet road.

After a thorough examination at the hospital, he was diagnosed as having injured his knee ligament, and the doctor advised him to rest and recover, while receiving treatment, and so he currently has a cast on.

Although he will continue to go on stage at the <2017 SHINHWA LIVE « UNCHANGING » in DAEGU>, held this weekend (25), unfortunately, he will not be able to put up a perfect performance.

The Shinhwa members and staff will pay more attention, to fill up Kim Dongwan’s limited movement, and Shinhwa Changjo, who will witness this, we ask for yout understanding with our apologies.

After the end of the Daegu concert, with the health of the artist as the top priority, we will do our best to make a speedy recovery through enough treatment and rehabilitation. In addition, we ask for your continued support for the Daegu concert.

Thank you.

Cr: malpabo(eng-trans)



Shinhwa Company:

Bonjour,

C'est SHINHWA COMPANY.

Nous sommes désolés d'annoncer des nouvelles de blessures concernant Kim Dongwan de SHINHWA à tous les fans qui donnent tant d'amour et de soutien à [2017 SHINHWA LIVE UNCHANGING TOUR].

Il ya quelques jours, Kim Dongwan s'est blessé en tombant sur une route humide. Grâce à l'examen de l'hôpital, il a reçu un diagnostic de lésions ligamentaires et un plâtre à son genou.

En raison de sa blessure, nous allons minimiser ses lignes sur scènes autant que possible pour sa reprise rapide pour le concert de cette semaine [2017 SHINHWA LIVE UNCHANGING TOUR IN DAEGU].

Cependant, nous promettons de faire le meilleur concert possible pour les fans qui viennent à Daegu, le premier concert de SHINHWA dans cette ville depuis 14 ans. Nous espérons que vous avez tous compris et continuez à nous soutenir.

SHINHWA COMPANY fera de son mieux pour aider Dongwan pour sa récupération rapide et son retour sur scène et rencontrer les fans dans son meilleur état.

Merci.

CI ENT:

[NOTICE] Bonjour, c'est CI ENT.

Dimanche dernier, à cause d'une imprudence momentanée, Kim Dongwan a glissé et est tombé sur une route humide.

Après un examen approfondi à l'hôpital, il a été diagnostiqué comme ayant blessé son ligament du genou, et le médecin lui a conseillé de se reposer et de récupérer, tout en recevant un traitement, et donc il a actuellement un plâtre.

Bien qu'il continuera à monter sur scène au <2017 SHINHWA LIVE «UNCHANGING» à DAEGU>, ce week-end (25), malheureusement, il ne sera pas en mesure de réaliser une performance parfaite.

Les membresde Shinhwa et le personnel accorderont plus d'attention, pour combler le mouvement limité de Kim Dongwan, et pour les Shinhwa Changjo, qui sera témoin de cela, nous demandons votre compréhension avec nos excuses.

Après la fin du concert de Daegu, avec la santé de l'artiste comme la priorité absolue, nous ferons de notre mieux pour faire en sorte que cela soit une récupération rapide grâce à un traitement suffisant et de la réhabilitation. En outre, nous demandons votre soutien continu pour le concert de Daegu.

Merci.

spring-lock  asked:

Eh !! sam that true… you're saying to "speak french" ?? Please you can write something french please ?

uhhhh okay????
Je m’appelle Sam, j'ai 14 ans, j’habite à Palerme
I’m lazy to write other

mdr quand même je passe un an à m’endurcir de sexe indifférent et de solitude choisie et j’arrive quand même à me retrouver amoureuse d’un espèce de vieux pervers et à souffrir comme si j’avais 14 ans on se refait pas (et quand je me serai soignée je dirai: plus jamais plus jamais et: je recommencerai un an jour pour jour après)

Il n'y a aucune photo de moi de 6 à 14 ans chez moi hormis de rares photos de classe. Je ne me rappele pas forcément de cette période sauf des bribes de souvenirs, c'est comme s'il y avait un vide dans ma vie sans preuve de mon existence

À l'âge de mes 14 ans, j'ai eu la malchance de tomber sur un frotteur dans les transports en commun. J'étais tellement choquée que ma réaction n'a pas été celle que j'aurais voulu adopter.
J'ai longtemps fait tourner en boucle l'incident dans ma tête en me disant que j'aurais dû dire/faire telle ou telle chose au lieu de me laisser envahir par le choc.
Le problème lorsque l'on vit ces situations, c'est que sur le moment, la répartie que l'on voudrait avoir peut nous abandonner.
Alors il y a quelques temps, j'ai enregistré un mémo vocal dans mon téléphone. Son but ? Le déclencher dans une situation où je ne serais plus capable de sortir un seul mot afin de me redonner confiance et de dire tout ce que j'ai à dire au moment d'une agression.
Voici l'enregistrement vocal que j'ai déclenché ce matin (volume maximale) dans le métro, alors qu'un frotteur s'en prenait à moi.
“TOI ! Oui, toi qui touches mon corps sans que je t'en ai donné l'autorisation. Toi qui oses me toucher, toi qui es entrain de m'agresser.
Tu crois que je vais me laisser toucher sans rien faire ? Laisse moi te rappeler la peine que tu encours en agissant de la sorte sur ma personne qui ne t'a rien demandé : 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour agression sexuelle. AGRESSION SEXUELLE, tu as bien entendu ? Alors je te conseille de sortir rapidement et d'entamer une thérapie pour ton comportement des plus dégoûtants !”
Une fois le message terminé, j'ai retrouvé confiance en moi, je me suis retournée en le regardant droit dans les yeux et je lui ai dit :
- “Tu as bien compris ? Alors quitte ce métro maintenant, histoire que les caméras te filmes et que j'aille déposer plainte pour agression”
L'individu a nié. D'autres personnes sont intervenues pour le faire sortir du wagon.
Quand tu croises ton agresseur en manif

Originally posted by selenaco

[TW Violeur dans les milieux militants bordelas]:

“J'avais 14 ans et je sortais de quatre années de collège assez difficiles quand je suis sortie avec Florian Petitalot. J'étais très fragile psychologiquement et j'avais déséspérément besoin de compagnie. Au bout de deux semaines de relation, je l'ai invité chez moi, et nous sommes allés dans ma chambre. Quand il a commencé à aller plus loin que de simples baisers, je lui ai signifié que je refusais que ça aille au delà. Il a pris note mais ne s'est pas arrêté. J'ai fixé le plafond en attendant que ça passe. Il a ensuite considéré mon corps comme un dû, et a commencé à exiger de moi que je lui fasse des fellations ou que je lui envoie des messages susceptibles de l'exciter. Au milieu de notre relation (de 7 mois), j'ai commencé à être dégoûtée par lui et j'avais cessé de lui écrire spontanément. Il m'a alors harcelée pour que je lui dise, non pas ce qui n'allait pas, mais que je l'aimais. J'ai mis 3 mois à réussir à le quitter, à chaque tentative, il pleurait, suppliait et refusait de me laisser tranquille. Lorsque j'ai finalement réussi à m'en séparer, il s'est scarifié et drogué (médicaments, alcools…) et m'a envoyé des messages dans lesquels il me l'expliquait afin de me faire culpabiliser. Il a continué à se dire amoureux de moi pendant une année supplémentaire, et n'a pas hésité à s'énerver contre moi lorsque je suis sortie avec d'autres personnes, à pleurer ou a me montrer sur ses bras combien je lui faisais du mal par mes agissements.
J'ai longtemps tiré une grande honte de cette relation sans en comprendre la cause. En effet, j'avais oublié tout de ces évènements, et les rumeurs qu'il répendait sur nos actes sexuels (il raccontait à ses potes que nous l'avions fait, que j'avais fait ceci ou celà…) me semblaient infondées. Pendant 5 ans (du jour où il a cessé de ressentir quoi que ce soit pour moi à il y a peu), j'ai ignoré ses remarques insistantes et allusions salaces (allant d'un simple “très jolie” au plus violent “j'ai peur de te violer si je bois en ta compagnie”), pensant comme les autres membres de mon groupe d'amis qu'il ne s'agissait pas de choses importantes, seulement d'une facette de son personnage d’“obsédé”. Le déclic et la mémoire ne me sont venus qu'après qu'une de mes amies m'a racconté le harcèlement sexuel dont il s'est rendu coupable envers elle. Il avait en effet insisté pour qu'elle le suce, et ce à plusieurs reprises, prétextant tantôt un désir pressant, tantôt que ça le réconforterait dans une période difficile. J'ai d'abord pensé que j'inventais des souvenirs, étant donné que beaucoup d'histoires le concernant devenaient connues dans mon groupe d'amis (nous sommes aujourd'hui et à ma connaissance au moins 3 à avoir fait les frais de ce garçon), puis je me suis souvenue d'un reproche qu'il m'avait fait, au lycée, lorsque je lui avais demandé de cesser de mentir sur notre vie sexuelle passée. Florian m'avait alors reproché d'avoir tout oublié de notre relation, phrase sur laquelle je n'avais alors pas tiqué, mais qui donnait à mes souvenirs le crédit dont j'avais besoin.
Aujourd'hui, Florian Petitalot est connu pour avoir été candidat pour le Parti Communiste en 2015, il tient une chaine Youtube militante, et fait partie d'associations féministes et LGBTQ+. Au vu de ses actes, sa présence au sein de la JC, du PC, du syndicat Solidaires et de l'association étudiante Wake up est intolérable.”