.sur les quais

j'admire la beauté des fins,

la fatalité des choses auxquelles ont ne peut rien changer,

les départs imprévus,

les “je t'aimais” murmurés dans le silence des pièces vides quand il n'y a plus rien à sauver,

la tristesse dans le regard des filles sur le quai quand le train entre en gare en apportant leur fin,

le goût amer de la dernière cigarette,

la nausée du verre de trop,

les cloches des églises qui résonnent après la messe du mort,

les requiems qui déchirent l'âme,

les dernières notes d'une symphonie,

et le point final d'un poème.

c'est pas facile d'être toujours celle qui reste. vous savez, celle qui a toujours l'air d'une débile à s'accrocher à quelque chose qui est déjà brisé. je suis celle qu'on abandonne sur les quais, sur les ports, et même en plein concert. je suis de celle qui, passe son temps à aimer sans l'être en retour. je suis de celle qui cours après l'amour, mais qui pourtant n'arrivera jamais à l'attraper.

Monsieur Félix Boutreux sur les Quais de Seine (1943). Bernard Boutet de Monvel (French, 1881-1949). Oil on canvas.

Boutet de Monvel painted this intimate portrait of his friend Félix Boutreux, restorer of paintings, illustrator and ceramist. He painted a series of a dozen small formats on the theme of booksellers of the Quai de la Tournelle, Quai Conti or Quai Voltaire. The painter was seduced by the world of old-fashioned works and outdated prints.

14 Juillet 2017

Toute la journée, niçois et touristes ont déposés des plaques au nom des 86 victimes de l’attentat du 14 Juillet 2016 sur le Quai des Etas-Unis à Nice. A la demande des familles et des proches des victimes, les 12.000 plaques forment les mots de la devise française : Liberté, Egalité, Fraternité

Throughout the day, Niçois (inhabitants of Nice) and tourists placed coloured plates with the name of the 86 victims of the 14th July 2016 terror attack on it, on the Quai des Etats-Unis in Nice. At the victims’ families and loved ones’ demand, the 12.000 plates form the words of the French national motto : Liberté, Egalité, Fraternité

Je l'ai rencontrée à la gare. Elle y venait tout les vendredi soir, heure de pointe. Elle s'asseyait sur un banc et elle observait les gens en rêvassant. Elle aimait n'être qu'une personne parmis d'autre. Pas différente, pas bizarre, juste une personne parmis ce monde. Elle m'a dit un truc du genre “ À la gare personne ne se juge. Ils n'ont pas le temps, tout le monde est pressé. C'est des aller et venue d'inconnus que tu ne reverra jamais”. Elle adorait imaginer leurs vies, essayait de trouver un détail qui changerait le cours de l'histoire. J'ai été un de ces personnage de sa fiction imaginaire. Elle était sur un banc sur le quai d'en face. Elle m'a fixé pendant trois bonnes heures sans décoller ses yeux de moi sauf pour regarder le ciel comme si elle avait peur que le jour les rêves s'éteignent. Je suis finalement aller l'aborder. Elle était troublée, presque agacée que je vienne lui parler. J'ai compris ensuite quand elle m'a expliqué qu'elle m'avait imaginé d'une certaine façon et quelle préférait les rêves à la réalité. Qu'elle aurait préférer ne jamais avoir entendu ma voix, qu'elle reste un mystère pour elle. Je ne comprenais pas trop. Elle a rajouté que l'inconnu pouvait faire peur à certain, mais qu'elle, l'inconnu l'attirait, qu'elle ne demandait qu'à découvrir, elle voulait tout voir, qu'elle avait besoin de vivre, de ne pas penser au passé, elle m'était tout son espoir dans le futur. Puis elle à chuchoté, dans un souffle “ malheureusement mes démons intérieur ne sont pas de cet avis”. Puis elle est partit. Et je ne l'ai jamais revu. Je pense souvent à cette petite rêveuse. Elle ne demandait qu'à être heureuse.