.sur les quais

- Rêver de mon ex
- Me lever dans le pâté à 7h
- Manger des miel pops
- Voir @la-petite-daudau sur le quais du tram qui était assez posée alors j'ai rigolé - Aller en cours de socio
- Avoir 11 en CAPES blanc
- Manger au RU avec les garçons en parlant d'amour et de cul
- Avoir rdv avec papa et maman devant mon nouvel appart pour la signature du bail
- Faire le ménage de tout l'appart qui est trop trop bien
- Recevoir des messages relativement plus sympathiques et normaux de mon ex
- Dire à maman que j'ai failli détester mon neveu tellement il m'a demandé où était mon ex ces derniers temps
- Avoir failli pleurer à ce moment là
- Galérer pendant une heure à démonter un portail cassé pour pouvoir sortir la voiture de mes parents
- Rencontrer par la même occasion mes nouveaux voisins qui sont trop cools
- Manger avec un pote de licence à la maison
- Faire des calins à Newt
- Finir devant un épisode de Un Dos Tres sans savoir pourquoi

JE SUIS FATIGUÉE BONNE NUIT.

Monsieur Félix Boutreux sur les Quais de Seine (1943). Bernard Boutet de Monvel (French, 1881-1949). Oil on canvas.

Boutet de Monvel painted this intimate portrait of his friend Félix Boutreux, restorer of paintings, illustrator and ceramist. He painted a series of a dozen small formats on the theme of booksellers of the Quai de la Tournelle, Quai Conti or Quai Voltaire. The painter was seduced by the world of old-fashioned works and outdated prints.

Je ne peux pas manger sans penser à me restreindre, je ne peux pas utiliser un objet tranchant sans penser à me mutiler, je ne peux pas traverser la route sans penser à me faire renverser, je ne peux pas attendre sur le quai de la gare sans penser à me jeter sous les rails du métro, et c'est fatiguant.

Sur le quai de la gare

J'aurais tellement préféré te dire “au revoir” sur un quai de métro ou de gare.
Cela aurait signifié qu'on allait se revoir.
Mais au lieu de tout, tu es parti un soir de janvier rejoindre mes autres anges. ça va bientôt faire un an, et je ne m'y fais toujours pas.

Un an et une putain de tristesse.
Un an et une putain de haine.
Un an et un putain de manque.
Un an et ta putain d'absence.

Je t'aime.
Et le quai de gare où j'aurais aimé te dire au revoir,
c'est ce lit d'hôpital hideux où j'ai dû te dire adieu.

  • - Comment vas-tu ?
  • (Je ne peux pas m'empêcher de penser à me jeter sous les rails du métro lorsque je me trouve sur le quai de la gare, je me mutile chaque jour afin d'apaiser cette douleur intérieure qui m'étouffe, puis je me restreins sur le plan alimentaire dans le seul but de maigrir pour me détruire, et pour que toute l'attention soit portée sur moi. Je manque cruellement d'amour, de confiance et d'estime de moi, et ça me brise littéralement le cœur. Je vis dans la peur de tout et dans le rejet de tout mon être. Je vis mais j'aimerais être ailleurs, j'aimerais être nulle part, j'aimerais ne plus vivre, ne plus exister. Je me déteste chaque jour un peu plus, et mon vase déborde, je ne me supporte plus. Je vis, la tête pleine d'idées suicidaires, et c'est épuisant.)
  • - Parfaitement bien !
j'aimerais juste croiser quelqu'un qui se balade comme moi au lever du jour sur les quais de seine, quelqu'un qui a assez vécu pour comprendre et qui est prêt à disparaître avec moi

Les gars. J'aime bien ça. Sur les quais des gares, je secoue plusieurs émotions.
Sous les regards indifférents, des vies se font et se défont.
Les départs,
Les retrouvailles,
les sourires,
les larmes,
les éclats,
les découvertes,
les câlins,
les baisers,
les ratés,
les soupirs,
les peurs,
les regards,
l’impatience,
les tremblements,
les dernières minutes,
les premières secondes,
sur un quai.
Je me souviens des jours où j’ai pleuré, de nos éclats de rire, des chagrins de plusieurs tonnes sur nos silhouettes qui se cassent la gueule dans toutes ces gares que je connais par cœur. Je me souviens des billets de train serrés entre mes doigts, des bisous sur la dernière marche, des rendez-vous toujours à la même heure toujours au même endroit, des câlins si silencieux, des yeux qui fuient avant même que le train ne s’en aille, des dessins avec les doigts, des mains agitées de chaque côté de la vitre, du message reçu trois minutes après le départ. Je m'en souviens du siffle du train, du départ annoncé.
Je me souviens des tempêtes dans mon crâne, des incendies dans mon ventre.
C’est peut-être pour ça que j’essaie de deviner ceux qui agitent les inconnus sur les quais.

erzaetjellal  asked:

Raconte moi ta journée petit ange

Je me suis levée sur une musique sympathique, j'ai mangé des madeleines, je me suis préparée, j'ai tressée mes long cheveux lentement. Une fois prête je suis sortie. J'ai été voir un ami. On a été dans Paris. Puis j'ai rejoint ma “meilleure amie” quelques minutes. J'ai été au centre commercial et je suis rentrée seule dans la nuit. J'ai admiré les lumières sur le quai d'un RER. J'ai mangé quelques bonbons. Et j'ai pensé à la Saint Valentin. Je me suis dit que c'était une belle connerie qui faisait chaud au cœur un peu. Mais que c'était quand même une histoire de fric. Que c'était surtout ca. J'ai regardé Mulan que j'avais jamais vraiment vu. Et je te réponds assise dans mon lit.

Nous dans le temps.

des rêves et des mots,

un air de trêve flotte sur un drapeau,

les adieux poussés au lendemain,

et je revois ta mains,

tournoyer sur le quais,

tournoyer à jamais, 

dur instant, image figée

dans mes pensées résonne encore: je t’ai aimé.


Je t’ai aimé,

les fleurs s’allument, la nuit s’énerve, 

tension rouge, lumière éteinte, 

étreinte, et trinque, la tringle s’envole,

ouvre les rideaux sur nous: nous avant, nous d’antan, 

du temps ou nous étions deux.

Aujourd’hui un, je t’ai aimé ne signifie plus rien. 

youtu.be
Grand corps malade - Les voyages en train.

J'crois que les histoires d'amour c'est comme les voyages en 
train.
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un.
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Les trains démarrent souvent au moment où on s'y attend le moins.
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins.
Les témoins c'est tes potes qui te disent au-revoir sur le quai.
Et regardent le train s'éloigner avec un sourire inquiet.

Toi aussi tu leur fait signe et t'imagines leurs commentaires.
Certains pensent que tu te plantes et qu’t'as pas les pieds sur terre.
Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage.
Pour la plupart le train va dérailler dès le premier orage.

Le grand amour change forcément ton comportement.
Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment.
Siège couloir ou contre la vitre y faut trouver la bonne place.
Tu choisis quoi ? Une love story d'première ou d'seconde classe ?

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage.
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages.
Tu t'sens vivant, tu t'sens léger et tu ne vois pas passer l'heure.
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le
contrôleur.

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile.
Toi tu dis qu'tu n'y es pour rien et qu'c'est sa faute à elle.
Le ronronnement du train te saoule et chaque viage t'écoeure.
Faut qu'tu t'lèves, que tu marches, tu vas t'dégourdir le coeur.

Et le train ralentit c'est d'jà la fin d'ton histoire.
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare.
Tu dis au r'voir à celle que t'appel'ras désormais ton ex.
Dans son agenda sur ton nom, elle va passer un coup d'tip-ex.

C'est vrai qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train.
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aim'rais en être un.
Pourquoi tu crois qu'tant d'gens attendent sur le quai d'la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en r'tard ?

Pour beaucoup la vie s'résume à essayer d'monter dans l'train.
A connaitre ce qu'est l'amour et s'découvrir plein d'entrain.
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure.
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.

Il est facile de prendre un train, encore faut-il prendre le bon.
Moi chui monté dans deux-trois rames mais c'était pas l'bon wagon.
Car les trains sont capricieux et certains son inaccessibles.
Et je n'crois pas tout l'temps qu'avec la sncf c'est possible.

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève.
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves.
Et y ceux qui foncent dans l'premier train sans faire attention…
Et forcément ils descendront déçus à la prochaine station

Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives.
Pour elles c'est trop risqué d’s'accrocher à la locomotive.
Et y a les aventuriers qu'enchainent voyage sur voyage.
Dès qu'une histoire est terminée, ils attaquent une autre page.

Moi après mon seul vai voyage j'ai souffert pendant des mois.
On s'est quittés d'un commun accord mais elle était plus
d'accord que moi.
Depuis j'traine sur le quai, j'regarde les trains au départ.
Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare j'me sens à part.

Y parait qu'les voyages en train finissent mal en général.
Si pour toi c'est l'cas accroche-toi et garde le moral.

Car une chose est certaine y aura toujours un terminus
Maint'nant tu es prév'nu, la prochaine fois tu prendras
l'bus…


J'aime tellement ce gars ptn.

C'est vrai que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train, et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un.
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare.
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard.
— 

Grand corps malade - les voyages en train.

https://www.youtube.com/watch?v=lBVaLWk7jsk

Je vais te dire un grand secret Toute parole
A ma lèvre est une pauvresse qui mendie
Une misère pour tes mains une chose qui noircit sous ton regard
Et c'est pourquoi je dis si souvent que je t'aime
Faute d'un cristal assez clair d'une phrase que tu mettrais à ton cou
Ne t'offense pas de mon parler vulgaire Il est
L'eau simple qui fait ce bruit désagréable dans le feu

Je vais te dire un grand secret Je ne sais pas
Parler du temps qui te ressemble
Je ne sais parler de toi je fais semblant
Comme ceux très longtemps sur le quai d'une gare
Qui agitent la main après que les trains sont partis
Et le poignet s'éteint du poids nouveau des larmes

Je vais te dire un grand secret J'ai peur de toi
Peur de ce qui t'accompagne au soir vers les fenêtres
Des gestes que tu fais des mots qu'on ne dit pas
J'ai peur du temps rapide et lent j'ai peur de toi
Je vais te dire un grand secret Ferme les portes
Il est plus facile de mourir que d'aimer
C'est pourquoi je me donne le mal de vivre
Mon amour.

—  Aragon