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Une Désillusion pleine de promesse.

“Tu pourrais être plus léger et heureux si tu t’ouvrais aux autres”

Voilà en substance le conseil qu’on m’a offert aujourd’hui. Bienveillant, je le sais, mais en vérité, j’ai pris une claque. Si j’avais dû me définir avant cet échange, “ouvert aux autres” aurait-été en tête de liste. Mais la valeur de l’ami qui m’a fait cette confidence m’oblige à prendre en compte cette vérité. N’importe qui d’autre osant une telle remarque aurait affronté mon ironie au mieux, mon dédain au pire. Mais là je n'opposai aucune défense, ou minime, pour la forme.

“Ça n’est pas parce que les autres me lassent que je ne leur suis pas ouvert”

Cette réponse, en guise de première pierre, fût muette.

Au delà de la curiosité de m’apercevoir sous un autre jour, pour partie en tout cas, je me réjouis également que mon ami se soit aventuré sur mon terrain, et me gifle. C’est bon pour la circulation et les idées.

Une histoire ancienne et drôle concernant le photographe François Marie Banier:

Michel Baldy, un ancien SDF poursuit, mardi 9 juillet, devant le tribunal correctionnel de Paris, le photographe François-Marie Banier, l'un des protagonistes de l'affaire Bettencourt. Le 2 juillet 2011, le photographe immortalise le sans-abri sur les Champs-Elysées. Mécontent, le SDF exige l'effacement du cliché, Banier refuse, le ton monte, Baldy le gifle, la police est alertée. Dans sa plainte, le photographe affirme que le sans-abri a proféré des injures homophobes et des menaces de mort. Contestant pareils propos, pour lesquels il n'est d'ailleurs pas poursuivi, Michel Baldy assigne le photographe pour “dénonciation calomnieuse” et lui demande un million d'euros de dommages et intérêts.

> En juillet 2011, juste après les faits, “le Nouvel Observateur” avait rencontré Michel Baldy et François-Marie Banier. Article publié dans “le Nouvel Observateur” du 14 juillet 2011.

http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20130709.OBS8611/quand-francois-marie-banier-se-faisait-gifler-par-un-sdf.html

Le Quatrième mur - Sorj Chalandon

“Il m'a dit qu'il fallait en garder un peu pour la vie”

Je suis tombé comme on meurt, sur le ventre, front écrasé, nuque plaquée au sol par une gifle de feu. Dedans et dehors, les pieds sur le talus, les mains sur le ciment. Mon corps était sidéré. Une lumière poudrée déchirait le béton. Je me suis relevé. La fumée lourde, la poussière grise. Je suffoquais.

J'avais du sable en gorge, la lèvre ouverte, mes cheveux fumaient. J'étais aveugle. Des paillettes argent lacéraient mes paupières. L'obus avait frappé, il n'avait pas encore parlé. La foudre après l'éclair, un acier déchiré. Odeur de poudre, d'huile chaude, de métal brûlé. Je me suis jeté dans la fosse au moment du fracas. Mon ventre entier est remonté dans ma gorge. J'ai vomi. Un flot de bile et des morceaux de moi. J'ai hurlé ma peur. Poings fermés, oreilles sanglantes, recouvert par la terre salée et l'ombre grasse.

Le blindé faisait mouvement. Il grinçait vers le garage. Je ne le voyais pas, j'entendais sa force. Le canon hésitait. Droite, gauche, mécanique enrouée. L'étui d'obus avait été éjecté. Choc du métal creux en écho sur la route. Silence.

-C'est un T55 soviétique, un vieux pépère.

J'ai sursauté. Voix de rocaille, mauvais anglais. Un homme âgé était couché sur le dos, dans le trou, à côté de moi dans la pénombre. Je ne l'avais pas remarqué.

-Baisse la tête, il va remettre ça.

Keffieh, barbe blanche, cigarette entre deux doigts, il fumait. Malgré le char, le danger, la fin de notre monde, il fumait bouche entrouverte, laissant le nuage paisible errer sur ses lèvres

Il a désigné mon ventre d'un geste. J'écrasais son arme, crosse contre ma cuisse et chargeur enfoncé dans mon torse. Je m'étais jeté sur un fusil d'assaut pour échapper à un obus. Je n'ai pas bougé. Il a hoché la tête en souriant. Dehors, le blindé s'est mis en mouvement. Hurlement de moteur malmené.

-Il recule, a soufflé le vieil homme.

L'ombre du tank avait laissé place à la lumière de l'aube et aux herbes calcinées. Il reculait encore. J'ai attendu le rire des mouettes pour respirer. Je me suis soulevé. Sur un coude, bouche ouverte. J'ai cherché Marwan dans le tumulte, puis dans le silence. J'ai espéré que mon ami revienne, agitant ses clefs de voiture au-dessus de sa tête en riant. Chantant qu'il était fou d'être retourné à son taxi. Fou surtout de m'avoir suivi dans cette histoire idiote. Il allait me prendre dans ses bras de frère, en bénissant le ciel de nous avoir épargnés. J'ai espéré longtemps. Dehors, des hommes tiraient à l'arme légère. Des cris, des ordres, un vacarme guerrier. Une longue rafale de mitrailleuse. J'ai roulé sur le côté. Ma jambe saignait par giclées brutales. Le Palestinien a enlevé ma ceinture sans précaution et m'a fait un garrot à hauteur de la cuisse. J'étais couché sur le dos. La douleur s'invitait à coups de masse. Il a installé une couverture sous ma tête, me levant légèrement contre le rebord du trou.

Alors j'ai vu Marwan. Ses jambes dépassaient, en travers de la route. Il était retombé sur le dos, vêtements arrachés par l'explosion, sanglant et nu.

Le char toussait toujours, plus haut. La plainte du vent était revenue. Le souffle de la mer. Le vieux Palestinien s'est retourné sur le flanc, coude à terre et la joue dans la main. Il m'a observé. J'ai secoué la tête. Non, je ne pleurais pas. Je n'avais plus de larmes. Il m'a dit qu'il fallait en garder un peu pour la vie. Que j'avais droit à la peur, à la colère, à la tristesse.

Je me suis assis lourdement. J'ai repoussé son arme du pied. Il s'est rapproché. Lui et moi, dans le trou. Accroché à sa boutonnière de poche, un insigne émaillé du Fatah. Il a pris mon menton délicatement, je me suis laissé faire. Il a tourné mon visage vers la lumière du jour. Et puis il s'est penché. Sous sa moustache usée, il avait les lèvres ouvertes. J'ai cru qu'il allait m'embrasser. Il m'a observé. Il cherchait quelque chose de moi. Il est devenu grave.

-Tu as croisé la mort, mais tu n'as pas tué, a murmuré le vieil homme.

Je crois qu'il était soulagé. Il a allumé une cigarette, s'est assis sur ses talons. Puis il s'est tu, regardant la lumière fragile du dehors.

Et je n'ai pas osé lui dire qu'il se trompait.


“Il m’a dit qu’il fallait en garder un peu pour la vie” 

C’est par cette phrase que j’ai su que j’aimerais ce livre. Pour vibrer, pour sentir, pour frémir, pour vivre. Garder des larmes pour la vie j’ai trouvé ça très beau. Simple, sage.

L’art comme acte de résistance, l’art dressé dans la guerre comme un étendard de paix, c’est bien la douce utopie qui anime Sam, ce vieux juif grec exilé de sa terre natale sous la dictature des colonels, ce vieil ami plus sage, plus apaisé, plus détaché que le narrateur, Georges, jeune Parisien emporté par sa fougue, les idéaux de la gauche post soixante-huitarde, bataillant bagareur se jettant corps et âme dans les rixes contre les militants d’extrême droite sévissant aux abords du 5ème, le Gud d’Assas, assoiffé de justice et de paix des peuples, aveuglé jusqu’à commettre le laid au nom du bien, sous le regard parfois sévère mais bienveillant de ce Sam auprès duquel il apprendra que sous le pavé n’est pas toujours la plage, que se battre pour la paix n’appelle pas nécessairement la prise d’armes. Que les mots ont un sens, que certains charrient un poids, que pour ce déporté d’Aushwitz, qui n’a pas connu Aloi Brummer ne peut dire “SS” qu’avec une légèreté coupable. 

Un père, un frère, un ami, un pigmalion, Sam infusera le chemin de vie de Georges et sera comme une ombre douce et tutélaire pour lui.

Monter l’Antigone d’Anouilh dans le Liban en guerre. Faire résonner la voix de cette antique figure du refus, de celle qui se dressa contre

Prétention d’un Occident plus serein d’apaiser, le temps d’une parenthèse, les maux par les mots ? Récit d’un doux rêve de paix, porté avec acharnement par cet exilé au bord de la vie qui en confiera la conduite à son plus cher ami, Georges. 

Les acteurs seront de toutes origines des peuples pris dans le conflit israélo-palestinien. L’Antigone de Palestine donnera la réplique à un Créon maronnites. Druze, Chiites, Chaldéens monteront sur scène ensemble, dénudés de tout apparat identitaire. Des hommes en guerre

Georges ne reviendra pas indemne de cette plongée dans la violence de la guerre. Ce récit est aussi, celui d’un amour mis à l’épreuve d’une expérience traumatisante. De retour de Beyrouth, comment rester ? Georges n’est plus Georges ne peut que fuir, il étouffe, l’amour infiniment doux de sa femme le paralyse, le sourire angélique de sa petite Louise le laisse démuni. Cette explosion d’amour meurtri par l’absence, meurtri par la douleur d’un être aimé revenu inatteignable. C’est aussi ça, la marque indélébile que laissera Beyrouth ensanglanté à Georges. Sa belle Antigone palestinienne

La force du livre réside dans la force des mots. Les mots de Sorj Chalandon sont acérés, précis, justes, et beaux. 

am n'en démord pas: Antigone serait palestinienne; Hémon, un Druze du Chouf; Créon, roi de Thèbes et père d'Hémon, un maronite de Gemmayzé. Les chiites en seraient aussi, et les chaldéens, et les Arméniens. Contre toute attente, son projet prend forme, les uns et les autres acceptent d'en être. L'impensable devient possible.  

Cérémonie de signature d’Accord de paix et réconciliation : La belle claque du Président IBK contre la MINUSMA !

Lors de la cérémonie de signature de l’Accord de paix et réconciliation le vendredi 15 Mars 2015 au CICB en présence d’un parterre de Chefs d’Etats africains et pleins d’autres personnalités de haut rang, le Président de la République du Mali a désormais voulu jouer cartes sur table avec de la communauté internationale en se disant les choses avec un langage dénué de tout détour. Une adresse dans laquelle IBK n’a pas du tout manqué de donner une belle « gifle » à la MINUSMA tout en réclamant à celle-ci le « dû du peuple malien et rien de plus ! », c’est-à-dire le droit à la paix et au respect. Une mission onusienne dont l’objectif réel demeure encore inavoué, lorsqu’au regard de ses politiques louches frisant la conspiration, tout semble indiquer que la MINUSMA n’agirait que sous la houlette de certaines puissances mafieuses et hypocrites qui ne songent qu’à leurs agendas personnels. Et La vigueur des propos du Chef de l’Etat à cet effet, le rendait bien droit dans ses bottes !

 

En effet, le Président IBK étant le canal de communication par excellence par lequel les maliens peuvent être entendus, son discours ne peut donc être que l’adresse de ceux-ci à la communauté internationale à travers l’instrument approprié dont ils se sont légitimement pourvus par le suffrage universel. Des paroles qui traduisent nettement les frustrations des maliens et expriment clairement leurs griefs. Un discours qui traite de façon exhaustive tous les maux dont a tant souffert ce peuple. Il était temps que cette vérité hautement digne fût dite avec autant de franchise et de précision ! « Avons-nous jamais violé un cessez-le-feu, avons-nous jamais violé une cessation des hostilités ?… Il serait convenable, il serait séant que les Nations unies fassent preuve de justice et d’équité à cet égard-là… Chaque fois qu’il y a eu violation de cessez-le-feu, nous l’avons acté, nous l’avons signalé. Rarement, nous avons été entendus. On nous a toujours dit : oui « les parties » ! « Les parties » ? Un peu de respect pour notre peuple ! », a dit IBK sans ambages. Si, quelques heures après ces propos crus, la MINUSMA, dans son communiqué de presse a « regretté que son impartialité soit régulièrement mise en cause et que ni sa contribution, ni ses sacrifices ne sont reconnus à leur juste valeur », il suffirait juste au service d’information de la mission onusienne d’organiser un vrai micro-trottoir partout dans ce pays pour se rendre compte de l’ampleur de la déception ou du ressentiment qu’éprouve l’immense majorité des maliens à son égard. Chaque fois qu’un moindre espoir nait chez les maliens, la MINUSMA trouve un artifice ignoble et grotesque pour décevoir les populations et forcer par là-même, les conditions d’une marche à reculons. Est-ce essentiellement pour sauvegarder son budget de fonctionnement et éterniser sa présence ? Elle seule y répondra ! Après les attaques de Léré, Goundam, Diré, Bintagoungou, Tenenkou, Tombouctou, Bambaramaoudé, intilit …, nous entendîmes très bassement la voix de la MINUSMA, sachant bien qui viole constamment le cessez-le-feu. Comment comprendre qu’en moins d’un mois, près d’une quarantaine de militaires maliens soit tuée comme des « animaux de brousse » ? Des soldats cantonnés, attaqués, tués… des embuscades, des villages pillés et incendiés, des enlèvements récurrents…tout cela, au profit de bandits armés dont on a véritablement jamais envisagé de sanction contre les multiples crimes. Les maliens sont encore loin d’être dupes et ce silence incompréhensible des Nations unies, loin d’être fortuit ! Pourquoi la MINUSMA ne condamne-t-elle nommément que quand les forces d’auto-défenses et l’Armée malienne font des sorties ? Ibrahim Boubacar Kéita a donc absolument raison « d’inviter les Nations unies à faire en sorte que le jeu soit transparent ». Au profit de qui la MINUSMA s’est-elle empressée de demander aux forces d’auto-défenses de se retirer de Ménaka ? En tout cas, pas en faveur d’une population dont la liesse était l’expression indubitable d’un immense soulagement après l’occupation de la ville par celles-ci ! D’ailleurs, la grande marche du dimanche 17 Mai de cette population de Ménaka, exigeant que la MINUSMA dégage des lieux pour que l’Armée malienne et la plateforme soient désormais les seuls garants de sa sécurité, n’en est-il pas un plus éloquent témoignage ?

Après tant de souffrances endurées, d’humiliations subies aux maliens, il est impérieux que le Mali marque un acte fort en commençant par redéployer l’Armée malienne sur les principales positions tenues par la MINUSMA. Car il reste très clair que nous n’obtiendrons point de liberté dans la mollesse ou la passivité. L’application de l’Accord d’Alger ne dépendra en vérité que d’un maximum de pression militaire sur les rebelles. D’un autre point de vue, si la communauté internationale en particulier la MINUSMA veut réellement mettre fin à toutes ces plaintes amères des populations maliennes, qu’elle se résolve à prendre des sanctions crédibles et sincères contre tous ceux-là qui croient détenir le monopole de la violence. Elle devra ainsi s’atteler à réunir de véritables mécanismes favorables à l’instauration de la paix au Mali dans l’équité et la justice en tenant compte des franches aspirations du peuple malien et cesser avec des actes lugubres et folkloriques plutôt propres à faire d’elle, une Organisation « toxique » et nuisible à la paix en terre malienne. C’est uniquement sur ces bases que l’on pourra mieux collaborer et non ces visées sournoises qui transforment le Mali en un fond de commerce à la merci des Nations unies.

                                 Modibo Kane DIALLO

source : sirène



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Cérémonie de signature d’Accord de paix et réconciliation : La belle claque du Président IBK contre la MINUSMA !

Lors de la cérémonie de signature de l’Accord de paix et réconciliation le vendredi 15 Mars 2015 au CICB en présence d’un parterre de Chefs d’Etats africains et pleins d’autres personnalités de haut rang, le Président de la République du Mali a désormais voulu jouer cartes sur table avec de la communauté internationale en se disant les choses avec un langage dénué de tout détour. Une adresse dans laquelle IBK n’a pas du tout manqué de donner une belle « gifle » à la MINUSMA tout en réclamant à celle-ci le « dû du peuple malien et rien de plus ! », c’est-à-dire le droit à la paix et au respect. Une mission onusienne dont l’objectif réel demeure encore inavoué, lorsqu’au regard de ses politiques louches frisant la conspiration, tout semble indiquer que la MINUSMA n’agirait que sous la houlette de certaines puissances mafieuses et hypocrites qui ne songent qu’à leurs agendas personnels. Et La vigueur des propos du Chef de l’Etat à cet effet, le rendait bien droit dans ses bottes !

 

En effet, le Président IBK étant le canal de communication par excellence par lequel les maliens peuvent être entendus, son discours ne peut donc être que l’adresse de ceux-ci à la communauté internationale à travers l’instrument approprié dont ils se sont légitimement pourvus par le suffrage universel. Des paroles qui traduisent nettement les frustrations des maliens et expriment clairement leurs griefs. Un discours qui traite de façon exhaustive tous les maux dont a tant souffert ce peuple. Il était temps que cette vérité hautement digne fût dite avec autant de franchise et de précision ! « Avons-nous jamais violé un cessez-le-feu, avons-nous jamais violé une cessation des hostilités ?… Il serait convenable, il serait séant que les Nations unies fassent preuve de justice et d’équité à cet égard-là… Chaque fois qu’il y a eu violation de cessez-le-feu, nous l’avons acté, nous l’avons signalé. Rarement, nous avons été entendus. On nous a toujours dit : oui « les parties » ! « Les parties » ? Un peu de respect pour notre peuple ! », a dit IBK sans ambages. Si, quelques heures après ces propos crus, la MINUSMA, dans son communiqué de presse a « regretté que son impartialité soit régulièrement mise en cause et que ni sa contribution, ni ses sacrifices ne sont reconnus à leur juste valeur », il suffirait juste au service d’information de la mission onusienne d’organiser un vrai micro-trottoir partout dans ce pays pour se rendre compte de l’ampleur de la déception ou du ressentiment qu’éprouve l’immense majorité des maliens à son égard. Chaque fois qu’un moindre espoir nait chez les maliens, la MINUSMA trouve un artifice ignoble et grotesque pour décevoir les populations et forcer par là-même, les conditions d’une marche à reculons. Est-ce essentiellement pour sauvegarder son budget de fonctionnement et éterniser sa présence ? Elle seule y répondra ! Après les attaques de Léré, Goundam, Diré, Bintagoungou, Tenenkou, Tombouctou, Bambaramaoudé, intilit …, nous entendîmes très bassement la voix de la MINUSMA, sachant bien qui viole constamment le cessez-le-feu. Comment comprendre qu’en moins d’un mois, près d’une quarantaine de militaires maliens soit tuée comme des « animaux de brousse » ? Des soldats cantonnés, attaqués, tués… des embuscades, des villages pillés et incendiés, des enlèvements récurrents…tout cela, au profit de bandits armés dont on a véritablement jamais envisagé de sanction contre les multiples crimes. Les maliens sont encore loin d’être dupes et ce silence incompréhensible des Nations unies, loin d’être fortuit ! Pourquoi la MINUSMA ne condamne-t-elle nommément que quand les forces d’auto-défenses et l’Armée malienne font des sorties ? Ibrahim Boubacar Kéita a donc absolument raison « d’inviter les Nations unies à faire en sorte que le jeu soit transparent ». Au profit de qui la MINUSMA s’est-elle empressée de demander aux forces d’auto-défenses de se retirer de Ménaka ? En tout cas, pas en faveur d’une population dont la liesse était l’expression indubitable d’un immense soulagement après l’occupation de la ville par celles-ci ! D’ailleurs, la grande marche du dimanche 17 Mai de cette population de Ménaka, exigeant que la MINUSMA dégage des lieux pour que l’Armée malienne et la plateforme soient désormais les seuls garants de sa sécurité, n’en est-il pas un plus éloquent témoignage ?

Après tant de souffrances endurées, d’humiliations subies aux maliens, il est impérieux que le Mali marque un acte fort en commençant par redéployer l’Armée malienne sur les principales positions tenues par la MINUSMA. Car il reste très clair que nous n’obtiendrons point de liberté dans la mollesse ou la passivité. L’application de l’Accord d’Alger ne dépendra en vérité que d’un maximum de pression militaire sur les rebelles. D’un autre point de vue, si la communauté internationale en particulier la MINUSMA veut réellement mettre fin à toutes ces plaintes amères des populations maliennes, qu’elle se résolve à prendre des sanctions crédibles et sincères contre tous ceux-là qui croient détenir le monopole de la violence. Elle devra ainsi s’atteler à réunir de véritables mécanismes favorables à l’instauration de la paix au Mali dans l’équité et la justice en tenant compte des franches aspirations du peuple malien et cesser avec des actes lugubres et folkloriques plutôt propres à faire d’elle, une Organisation « toxique » et nuisible à la paix en terre malienne. C’est uniquement sur ces bases que l’on pourra mieux collaborer et non ces visées sournoises qui transforment le Mali en un fond de commerce à la merci des Nations unies.

                                 Modibo Kane DIALLO

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2. something big

je faillis faire tomber mon téléphone lorsque, tel une tornade, Niall sortit du magasin en courant. il me prit la main en chemin et ce n'est que lorsque j'entendis l'alarme que je compris.

- Niall! m'esclaffai-je, tentant de nous arrêter.

la seule réponse que j'obtint fut son rire, plus qu'adorable, tandis qu'il tentait de fuire les vigiles qui nous poursuivaient.

- ils sont fait pour surveiller, eux, pas pour courir. souffla-t-il. heureusement que je te tiens, toi aussi t'as pas l'habitude de courir comme ça, hein?

à ces derniers mots, il accélèra. je n'avais qu'une seule envie, sur le coup, et c'était de lui donner une gifle dont il risquait de se souvenir toute sa vie.

arrivés sur le parking, il me lâcha la main afin de fouiller ses poches, probablement à la recherche de ses clés de voiture.
celle-ci ouverte, il m'y entraîna à l'arrière, et nous nous retrouvâmes accroupis, sous les sièges.

un fou rire lui prit soudain, et il me tendit quelque chose tout en remettant une de mes mèches rebelles derrière mon oreille.

je saisis l'objet à deux mains, surprise.

- c'est ça que t'as volé? réussis-je enfin à dire.

- ça ne te plait pas? il parut soudain apeuré, comme s'il avait fait quelque chose de mal.
il avait fait quelque chose de mal.
il avait volé un parfum. pour moi.

- Niall… un parfum, je…

pour être honnête, ce n'est pas tant l'objet mais le geste qui m'avait laissée sans voix. je sentis son regard pesant sur moi et n'osais pas relever la tête.
mais quand j'eus l'audace de le faire, je fus prise au dépourvu par ses yeux bleu océan et ses lèvres, sur les miennes.
j'avais lâché inconsciemment son cadeau, alors il prit mon poignet d'une main, et passa son autre main dans mes cheveux, tout en prenant soin de faire durer le baiser.

- t'es vraiment le pire des idiots, merde.