*plein

Je feuillette les pages rongées par l’humidité et la vieillesse de ce vieux dictionnaire de 204 ans en regardant quelques définitions :

  • Homme , s m. Homo. ( o-me ) Animal raisonnable , l’espèce humaine.
  • Femme , s. f. Muliercula ( fa-me ) La femelle de l’homme. Celle qui est ou a été mariée.

Je suis allée voir à “Femelle” :

  • Femelle , s. f. Animal destiné par la nature à concevoir et à produire son semblable par sa conjonction avec le mâle.

Et à “Mâle” :

  • Mâle , s. m.et adj. Mas. Qui est du sexe le plus noble et le plus fort.

Hey, envoyez des définitions à chercher qui pourraient être intéressantes !

(plus de photos ici )

Salut,

Vous savez comment avoir de nouveaux abonnés ? Ben vous leur demandez c‘est pas compliqué. “Hé salut @themagikchafik abonne-toi” et hop c’est bon. Merci @themagikchafik ;)

@marie-gina s’est abonnée et m’a donné une piste pour Tiret-Vé, il pourrait être québécois. Mais non ;) Merci !

Uesh @les-mots-et-les-larmes bienvenue ici, tu t’y sentiras bien.

Hier soir y’a une pointure qui s’est abonnée aussi : @okfdp QUOI J’PEUX PAS LA MENTIONNER ? MAIS TUMBLR. Stp, laisse-moi la mentionner. @okfdp ? Non toujours pas. Bon, ben merci quand même.

@seraffine a débarqué ici, incrédibeule. Merci à toi.

Oh et @vertigesilencieux, ça va Emma ? Tu me reconnais ?

@crtsgrl aussi ? Mais vous êtes trop plein, un jour ça va déborder. J’achèterai un Tumblr encore plus grand pour vous tous. Merci.

Hé dis donc @la-petite-frangipane … je joue à Rust, je regarde Solange … je remonte dans ton estime … parce que tu m’estimais peu ? J’vais t’briser. Et dire tout l’amour que j’ai pour la frangipane. D’ailleurs, quand vous faites à une crème à l’amande, je vous conseille de la mélanger à de la crème pâtissière pour l’attendrir, la rendre plus onctueuse et jamais sèche.

@efferalgan (j’la mentionne exprès pour qu’elle me lâche la grappe, pas parce que ça lui fait plaisir en secret ou parce que je l’adore, non non) a publié sa playlist, c’est une catastrophe. Faites-vous du mal, écoutez plutôt la mienne.

Je vais prendre une douche gé cho.

Bisou,
M

on m'a proposé d'être ramasseuse de balle en volley pour l'équipe de France demain. y'en a plein qui diraient oui direct, et moi j'veux pas y aller pcq j'ai peur, pcq j'ai pas confiance en moi, pcq j'veux pas me louper. pourquoi j'ai si peu de confiance en moi ? pourquoi ?

Cette semaine était la semaine sans…Où tout ce que tu essayes d'oublier depuis des semaines te remonte en pleine tronche comme une bombe…

7

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
— Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité.
— Désormais tu n'es plus, ô matière vivante!
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.

-Charles Baudelaire, “Spleen”

This is my favorite poem from Flowers of Evil, and while internetting, I happened to come across this woman’s beautiful illustration of it. I hope she doesn’t mind my using it with all proper credit.

Hé, voulez-vous, Madame, empêcher qu’on ne cause ?
Ce serait dans la vie une fâcheuse chose,
Si pour les sots discours où l’on peut être mis,
Il fallait renoncer à ses meilleurs Amis :
Et quand même on pourrait se résoudre à le faire,
Croiriez-vous obliger tout le monde à se taire ?
Contre la Médisance il n’est point de rempart ;
À tous les sots caquets n’ayons donc nul égard ;
Efforçons-nous de vivre avec toute innocence,
Et laissons aux Causeurs une pleine licence.
—  Molière, Tartuffe ou l’imposteur
Vendredi 26 août


Xkrmfklt.

Oui, je sais. Je ne donne pas signe de vie depuis deux mois, et le premier mot que je prononce est un néologisme d’épileptique en pleine crise.

Mais qui résume assez bien la situation. 

Laisse-moi t’expliquer.

Tu as déjà vécu cette situation ? Tu es en week-end, et là, paf, un pote t’appelle pour te proposer une soirée. Alleeeez, oui on est vendredi soir, tu es crevé, mais bon, c’est le week-end et promis, ça durera pas longtemps.

En vrai tu te retrouves le lendemain, à 13 heures, la bouche pâteuse, un masque de Mickey autour du cou, partageant ton lit avec la compagnie la plus improbable possible. Et pendant que tu cherches à te rappeler à quel moment de la soirée il t’a semblé que se tatouer une banane en train de faire de chevaucher François Hollande (au sens de faire de l’équitation, je vous vois venir) était une bonne idée, tu émets donc ce “xkrmfklt”. Synthèse de “Mais qu’eeeest-ce qui m’est arrivé ?” de “Plus jamais je touche à une bière.” et de “Et j’ai ce foutu rapport à terminer pour lundi.”

Eh ben les vacances scolaires d’un prof, c’est ça multiplié par huit semaines.

Oui. Huit semaines de farniente, pendant lesquelles ton plaisir le plus profond provient d’arpenter les rues de petits villages pittoresques, dans le secret espoir d’apercevoir des parents, hurlant à leur marmaille : “J’en ai marre ! Vivement que tu retournes à l’école et que tu nous laisses tranquille !” tandis que tu ricanes et que tu commandes une autre tournée de mojitos. Plaisir suivi de près par celui de ressentir les ondes de haine qui émanent de ton entourage quand tu expliques que “ça passe à une vitesse l’été, dire que la reprise est déjà dans cinq semaines !”


Car, durant les vacances scolaires, l’empathie de l’enseignant fond comme la pertinence des débats vestimentaires en été (AHUM). 


Mais ne vous inquiétez pas, les méchants finissent toujours par être punis, car arrive invariablement ce moment où le prof, après avoir claqué ses économies d’une année scolaire en cartes postales et tongs en plastiques se retrouve à la case départ, c’est à dire à son bureau, en bêlant d’une voix tremblante “mais qu’eeeeest-ce que je vais faire cette année ?”

Ah oui parce qu’avant d’aller plus loin, je tiens à régler son compte au mythe prétendant qu’un prof prépare ses cours un fois et après, pif paf, il est tranquille pendant dix ans. Pour faire simple, la première fois que tu fais des petits pois carottes dans ta vie, est-ce que tu en feras suffisamment pour tenir durant toute ta vie ? Ben les cours, c’est tout pareil. Ça se périme très vite, c’est insupportable de les répéter d’une année sur l’autre, et surtout, on n’est absolument pas sûr que ce qui a fonctionné avec les 3èmes de 2015-2016 ne sera pas accueilli par des huées et une crucifixion en règle du prof resquilleur en 2016-2017.

D’autre part, les divers remaniements ministériels et réformes de l’éducation nationale se chargent également de nous tenir en alerte. Pour continuer dans les analogies, imagine-toi en train de jouer au Monopoly, quand soudain, on vient t’annoncer que finalement, les hôtels coûtent moins cher que les maisons et que les gares se trouvent désormais aux quatre coins du plateau. Ah et qu’on tourne dans l’autre sens aussi. Au tour suivant, on te demandera également de poursuivre la partie tout en essayant de capturer un lama avec un sac de chamallows. Comme tu le vois, la routine ne fait pas particulièrement partie de notre boulot. Ce qui est plutôt chouette à vrai dire. D’autant plus que, cette année, tout un tas de petits détails vont contribuer à rendre mon boulot tout aussi excitant que propre à me filer deux ou trois ulcères supplémentaires.

Mais bon. Dussé-je (oui, c’est un vrai mot) assumer à la face du monde mes penchants maso, je dois avouer que ça m’avait manqué. Un peu. Alors en avant. Et la vérité, ça fait plaisir de vous revoir. (et oui, la photo, c’est vraiment mon bureau. Tu peux rire).