तो

Tu sais, je te mentirai si je te disais que t’oublier a été facile. Ça a été plus difficile que ce que je laisse paraître. J’ai du me forcer à ne plus penser à toi. Bien sur, c’est le contraire qui s’est produit. Comment ne plus penser à quelqu’un alors que ça fait bien longtemps que c’est devenu quotidien ? Il n’y avait que ton prénom qui résonnait dans mes oreilles, seulement ton image, ton visage qui apparaissait dans mes yeux, et juste tes mots qui battaient dans mon cœur. J’étais mal. Peu de personnes peuvent comprendre cela. Il faut avoir su aimer, plus que soi, plus que les autres, pour pouvoir savoir ce que ça fait de se détacher de quelqu’un. 

Je te mentirai si je te disais que lorsque je me repasse tous nos souvenirs, cela ne me fait plus rien. C’est faux, faux. Mes yeux brillent. Comme je regrette le passé ! Ces moments, ces sourires complices, ces petits regards qui me faisait tellement d’effet. Ces frôlements qui me chamboulaient. Ces paroles magiques. Je regrette tout ça. Surtout d’être tomber amoureuse. Une belle connerie. Une saloperie de connerie. J’ai été trop dépendante. Pourtant, je savais les risques. Ne pas s’attacher autant. Oui, oui, plus facile à dire qu’à faire. Je n’ai rien choisis. Ça m’est tombé dessus. Sans crier gare, j’avais des chaînes autour du cœur. Prisonnière de l’espoir.

Je te mentirai lorsque tu me demanderas si ça va. Toujours. Même maintenant. Ça ne va pas. Tu m’as brisé. Tu m’as entaillé. Je n’ai jamais voulu ça. Tu auras beau dire que tu ne voulais pas me faire du mal, c’est exactement ce que tu as réussi à faire. Ce n’est pas ta faute. Non. On ne choisit pas d’être un con. Mais un bourreau de cœur, si. Tu n’avais pas qu’à me dire tous ces mots, ces trois mots. Oh, comme je te mentirai si je te disais que je ne pense plus à toi ! Quoique je dise, quoique je fasse, il n’y a pas un seul jour, où je ne songe pas à toi. Tu n’es pas le centre du monde. Non, seulement à mes yeux, tu es devenu mon centre d’intérêt. 

Je te mentirai si je te disais que ça ne me fais rien quand tu es dans ses bras, à elle. Quand tu l’embrasses. Tu sais ce que ça me fait ? Ça me brise. Ça me fait verser des larmes. Souvent. Trop souvent. Elle est belle. Tu mérites une fille comme ça. Il n’y a pas de concurrence possible puisque je me retire. Je n’ai jamais été quelqu’un pour toi. Juste la fille qui était assez attachante pour qu’on y fasse attention quelque temps. Je ne t’en veux pas. Je n’ai pas de raisons pour. J’aurai aimé, certes. Te détester aurait été plus facile que ce que je ressens actuellement.

Tu as bien compris, je te mentirai si je te disais que j’ai réussi à t’oublier. La preuve, je t’aime encore. Alors, j’enchaînerai les mauvais jours si il le faut, mais j’ai besoin de ressentir quelle que chose, et la seule solution possible est de me retenir à ce semblant d’amour que tu as laissé derrière toi. Je me mentirai encore et encore.

Finaliste: @Journal intime de carpe diem

“Tiens, ils ont repeint”

Graffitivre tenait à signaler à ses abonné-e-s la parution du livre “Tiens, ils ont repeint” de notre copaing auteur/éditeur, Yves Pagès, aux éditions de la Découverte. Dans ce précieux bouquin, le lecteur trouvera la transcription de plus de quatre milles graffiti de France et de Navarre, écrits de la fin des années 1960 à aujourd’hui. Entre détournements politiques et poésie hasardeuse, ça promet du lol à tous les étages, c’est moi qui vous le dit!
Dispo dès le 25 octobre dans les bonnes librairies. Cours l’acheter.

J'irai à la mer
à l'insu du temps
temps volé à une étincelle entre tes doigts
j'irai loin
jusqu'à l'usure des mots
jusqu'à la fatigue des pierres

Ton rire
au faîte du jour
me dit encore la main éphémère, cette main froide,
souvent trempée de bonheur,
cette main qui tâtonne sur mon visage un peu pour reconnaître la peau,
à la manière de la cécité qui cherche l'aube,
un peu pour apprendre ce corps qui court, impatient,
en avant de son image,
ce corps qui va,
parce qu'il a peur de n'être plus,
cette main voile la lumière
qui tombe dans le vide de la parole.


Et puis le silence entre la main et le visage.
La main, parole maudite dans le froid soudain, se retire.
Le visage rentre dans le corps,
s'enfonce dans la blessure.
Un soleil tiède veille à son enterrement.


Tahar ben Jelloun ~ 12 juin 1975- 20 juin 1979 ~ Poésie Complète

Photo : Marie - Claude Strausz (mise en monochrome)

J'ai du mal à pas chialer, à pas crever. Ta mon cœur il me dis fuck sans aucun problème. J'sais pas si tu comprends, mais demain je prie pour ne plus être là.

anonymous asked:

Hey ptit chat, prends soin de toi, t'es si importante, tu devrais pas te juger aussi sévèrement ❤ Respire un bon coup, prends le temps qu'il te faudra, reprend tes esprits et relance toi parce que tu en as la force même si tu pense le contraire ❤ Regarde toi, vois à quel point tu es une belle personne et prends soin de toi parce que tu le mérite, gros câlin, force à toi ❤❤❤

Je tiens à m’excuser pour ce joli et gentil message. J’en avais besoin dans un certains sens, et depuis que je l’ai reçu je le relis, sans savoir quoi répondre. Car un petit « merci » me parait faible pour exprimer à quel point ce message m’à touché, fait sourire, remonter le morale, surtout dès le réveil. Et pourtant je ne sais pas quoi te répondre sans paraître hypocrite, ou sans minimiser l’attention. Alors maintenant que tu sais ça, merci beaucoup à toi, et sache que ton message m’a aider et m’aidera peut être encore.
La force des mots exprimer et défoule tellement de choses… ❤️

« Paris… Une ville qui avait dû être magnifique au XXe siècle, songea-t-il. Il en conservait peu de souvenirs. Il n’avait que dix ans quand sa famille, en 2016, avait fui la ville en proie à l’anarchie et à la famine, pour retourner en Russie. Mais la plupart de ses monuments avaient été détruits, incendiés, ses musées et ses trésors pillés pendant la guerre civile qui avait précédé la Grande Catastrophe. Aujourd’hui, l’État autonome d’Île-de-France entreprenait des restaurations, des reconstructions, mais Paris ne retrouverait plus jamais son éclat d’antan. Pour savoir à quoi avaient ressemblé la Joconde, la Sainte-Chapelle, la tour Eiffel ou le Louvre, il ne restait plus que la navigation sur les sites informatiques virtuels en “3D simili-relief”. »

Guillaume Faye, « Une journée de Dimitri Léonidovitch Oblomov », in L’Archéofuturisme (2011, 2e éd.).

Você de lá e eu de cá, olhando o mesmo céu. Que distância cruel!
—  Matheus e Kauan.
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TAROT ILLUSTRÉ - SINK FANZINE

Bonjour !
On vous avait rapidement parlé de notre Tarot Illustré ! Et bien ça y est, il l'est entièrement (illustré). On bosse actuellement sur l'impression, et pour savoir combien on en imprime, on doit savoir combien vous en voulez ! Vous trouvez en dessous un document avec des visuels, des explications, et des questions à répondre, pour nous aiguiller !

Cliquez –> /ICI/ <– pour le formulaire

Le Tarot Illustré est un projet du SINK Fanzine: 78 cartes de tarot, dessinées par 29 illustrateurs différents. Le jeu se joue, se divine, comporte 22 atouts, les 52 cartes classiques ainsi que les cavaliers. Il sera livré avec un beau packaging, et vous pourrez le retrouver aux soirées de lancement de novembre du SINK Fanzine, à Arles et à Paris !
On vous embrasse bien fort,
Le SINK Fanzine ♥

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English:

ILLUSTRATED TAROT DECK

Hello !
You might have heard about our illustrated Tarot Deck, and finally, it’s completely done! We are currently working on printing and in order to print the right amount we need to know how many of them you want! You’ll find a document below filled with visuels, explanations, questions that you should answer and all that stuff if you want to help us out!

Click –> /HERE/ <– for the document

The illustrated Tarot Deck is an upcoming project created by the SINK Fanzine, you can play with it, of course, or use it as a divination tool. It’s composed of 78 cards; the usual 52 cards, 4 horsemen and the additional 22 trumps. It will be delivered with a nice packaging and you’ll be able to purchase it at our launch party in November, in Arles and Paris (France).
In the meantime, take care,
XOXO,
SINK Fanzine Staff

Ils se sont interdit de montrer leurs sentiments, et l'expérience les a peu à peu confortés dans cette prise de décision. Déçu par une absence d'écoute, blessés par des réactions de désintérêt ou d'incompréhension de le part d'autrui, convaincus que “cela ne se fait pas de parler de soi” et que s'épancher, c'est immédiatement “se répandre”, ils ne laissent jamais aller à dire ce qu'il ressentent. Ils pensent que “de toutes les façons les autres n'ont pas de temps à perdre à écouter leurs histoires”, et il leur est plus naturel de faire partie de ceux qui écoutent que de ceux qu'on écoute.
—  Catherine bensaid

Eu não deixei de te amar não, eu só te deixei de lado, tive que deixar, porque você me deixou de fora da tua vida. Aí o jeito foi pegar as malas com todas os bons momentos que passamos juntos e seguir em frente. E caso, se dê conta de que me ama é melhor correr, porque já estou à alguns passos à sua frente, e em algum momento, talvez seja tarde demais e tu já não consiga mais me alcançar…

- Por favor, me alcance. Ainda sou tua.

nrjhitmusiconly: @niallhoran est passé dans la #starboxNRJ pour répondre à vos questions. À quelle question aimeriez vous qu'il réponde ?

Mint Boy’s flower ◆ Part III

Requested by the lovely @thefuturewillbeprosperous

Part I ◆ Part II

Genre : Fluff/Smut/Dark/Angst/Mafia/Drugs

Paring : Yoongi x Reader

Summary : When a drug dealer meets the rarest flower.

Warning :

- Very graphic/violent content

- English is not my mother tongue so please forgive all my lacks of conjugation / spelling mistakes ♡

A/N : Thanks again to the sweet @thefuturewillbeprosperous​ for this amazing request. I had a lot of fun writing it & thanks to you, many other cuties came to read some of my other writings which is amazing. Merci infiniment, et j’espère qu’on continueras à apprendre à se connaitre. ♥

And thanks to all the cuties who loved this story. I hope you’ll stay with me for the next ones, and I hope you’ll like it even better !




The room is plunged in the dim light, the daylight barely coming through the blinds. It has been several days since Yoongi didn’t leave his room, refusing to see anyone. He doesn’t eat, empties his reserve of whiskey and saké, and has no more tears to shed. He’s in a lamentable state, alcoholic and drugged to forget, condemned to constantly see you appear in his mind, unable to think of anything else. The rare moments of lucidity are the most painful: all the mistakes, all the evil things that he has made resurface and haunts him. His inability to go back in time makes him mad. How could he be convinced that he could keep you away from this part of himself? His selfishness tortures him. But the fact that you’re deliberately out of his life is much worse. You should have given him the chance to explain, the chance to make you understand why he did so. He just wanted to protect you and he only hurt you.

Keep reading

Je pense à toi, à ces moments passées à te parler et à te faire sourire, à cet attachement qui s'agrandit et à cet peur que j'ai de te perdre à chaque instants.

huffingtonpost.fr
BLOG - Il faut regarder cette photo de vacances pour comprendre que c'est un morceau d'histoire
Ils sont marrants ces gamins non?

Bien sur on remarque tout de suite le grand, celui qui est debout à gauche. Le clown de la bande. On l'imagine rigolard et bravache, on se dit qu'il n'a pas dû pouvoir s'empêcher de faire le con durant la photo, que quelques instants sérieux et tranquilles, c'était déjà trop pour lui.

J'aime bien le petit teigneux boudeur accroupi juste à côté. Lui j'ai l'impression de le connaitre. C'est exactement mon fils, quelques décennies plus tôt. Il a dû souffler, ronchonner, il ne voulait pas être sur la photo, il devait trouver tout ça stupide. On l'a surement prié, supplié ou menacé pour qu'il consente à prendre place dans le groupe mais même installé, il a gardé son air buté et goguenard, il reste en appui sur ses mains, prêt à s'enfuir. Mon fils, vous-dis-je. Qu'est ce qu'il devait être chiant!

Les 7 jeunes adultes du fonds, ceux qui sont étroitement collés les uns aux autres, ce sont les “éducateurs”. Ils sont sérieux, protecteurs. Celui de droite, avec sa coupe courte, je pense que les enfants devaient lui avoir trouvé un surnom, et je paierais cher pour savoir lequel. Il devait être le casse-pieds, le rabat-joie, celui qui rappelle les règles, celui qui fronce les sourcils et dont on se moque, sitôt qu'il a tourné les talons. La jeune femme en blanc, au milieu, celle qui a l'air douce et gentille, j'imagine que c'est vers elle que les gamins se tournaient quand quelque chose n'allait pas. Elle a dû en essuyer, des joues mouillées, des nez morveux. Elle a dû en consoler, des petits blessés aux genoux écorchés, des premiers émois amoureux déçus, des désespérés de ne pas voir leur parents, des nostalgiques de la maison…

Le petit brun à grosse frange au 2ème rang et dont on ne voit que les yeux ne s'est pas mis là par hasard: il se cache, il n'a pas envie qu'on le remarque. C'est un gamin timide et anxieux. Il n'aime pas ce camp, il est mal à l'aise avec les autres enfants, sa mère lui manque. Il a toujours été de nature inquiète mais depuis qu'il est là, c'est pire. Il pisse au lit. Ni les moqueries ni les menaces n'y font rien. Tous les matins il se réveille dans sa désolante flaque. Alors, de toutes ses forces, le soir il lutte pour ne pas s'endormir. Il reste le plus longtemps possible les yeux ouverts. Il pense à sa mère, à l'école, à son chien, à quand il rentrera… c'est pour ça qu'il a les yeux cernés, à force de livrer chaque nuit ce combat inégal face au sommeil.

J'adore le gamin du milieu, le maigrichon qui est torse nu et dont on ne voit pas le visage. Il n'a pas pris la peine de mettre une chemise, lui son truc c'est la baignade, les plongeons, la natation; il apprend le crawl, il fait des progrès, il se dit qu'à la fin de l'été il battra tout le monde à la course. Il faut juste qu'il arrive à souffler par la bouche sans avaler de l'eau. Alors, il est resté en slip de bain et il a hâte de retourner dans l'eau. Impatient, dissipé, il n'a pas pu tenir en place pendant la séance et la photo l'a immortalisé ainsi, le visage tourné. On ne saura jamais s'il riait, s'il se faisait engueuler ou s'il tirait la langue aux éducateurs.

J'aime bien aussi la petite tout à droite. Elle a mis sa jolie robe à carreaux, elle a lissé ses cheveux, elle regarde sagement l'objectif. C'est surement une bonne élève. Je l'imagine concentrée, appliquée tirant un peu la langue quand elle écrit son prénom sur son cahier à carreaux. Son sourire est timide, son regard est grave. J'aimerai savoir à quoi elle pense. Peut-être entrevoit-elle en une fraction de seconde la collision entre le présent, léger et joyeux de l'enfance (après tout, c'est un camp de vacances) et le futur qui arrive, terrible et épouvantable (après tout, ces gamins sont juifs)

Les 44 enfants et les 7 éducateurs seront envoyés à la prison de Montluc de Lyon, et ensuite à Drancy et à Auschwitz, où ils seront, pour la plupart gazés, certains serviront de cobayes à des expériences médicales. Le plus jeune, avait 4 ans.

D'eux, il ne restaient pas grand chose pour se souvenir, juste une stèle à leur mémoire, dans un parc, dans le 7ème arrondissement de Lyon.

Elle a été brisée et arrachée dans la nuit du 6 au 7 aout.