काशी

“ENIVREZ-VOUS
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : « Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.”

(Auteur : Baudelaire

Livre : “Petits Poèmes en prose”)

Me desculpa, mas eu vou ter que ser sincero com você, coisa que eu não tenho sido há muito tempo. Você me perdeu. Completamente. E eu não estou nem um pouquinho triste com isso, pra falar a verdade. Para mim foi mais como um alívio, como se alguém tivesse finalmente puxado uma farpa que vem me machucando demais, mas que eu nunca tive coragem de remover. Você me perdeu, e veja só, nem se deu conta disso. Você me perdeu e eu, graças à Deus, à Jah, à Buda, à todas as entidades do universo, consegui me achar. E tenho me achado muito bem, obrigado.
—  Azul Ciano.
La chair est écriture, et l’écriture n’est jamais lue : elle est toujours encore à lire, à étudier, à chercher, à inventer.
Hélène Cixous
Enfant
j'ai vécu drôlement
le fou rire tous les jours
le fou rire vraiment
et puis une tristesse tellement triste
quelquefois les deux en même temps
Alors je me croyais désespéré
Tout simplement je n'avais pas d'espoir
je n'avais rien d'autre que d'être vivant
j'étais intact
j'étais content
et j'étais triste
mais jamais je ne faisais semblant
Je connaissais le geste pour rester vivant
Secouer la tête
pour dire non
secouer la tête
pour ne pas laisser entrer les idées des gens
Secouer la tête pour dire non
et sourire pour dire oui
oui aux choses et aux êtres
aux êtres et aux choses à regarder à caresser
à aimer
à prendre ou à laisser
J'étais comme j'étais
sans mentalité
Et quand j'avais besoin d'idées
pour me tenir compagnie
je les appelais
Et elle venaient
et je disais oui à celle qui me plaisent
les autres je les jetais
Maintenant j'ai grandi
les idées aussi
mais ce sont toujours de grandes idées
de belles idées
d'idéales idées
Et je leur ris toujours au nez
Mais elles m'attendent
pour se venger
et me manger
un jour où je serai très fatigué
Mais moi au coin d'un bois
je les attend aussi
et je leur tranche la gorge
je leur coupe l'appétit.
—  Jacques Prévert

J'ignore ce qu'il y a devant, derrière, au milieu, à droite, à gauche, à l'est, à l'ouest, au sud, au nord ; je ne sais pas l'intérieur, ni l'extérieur ; je vois des astres, des astres ; je vois des étoiles des étoiles, des étoiles ; je vois des constellations, des constellations, des constellations ; je vois des rayons mêlés à des splendeurs nouées à des flamboiements, des éblouissements perdus dans des contemplations, des contemplations plongées dans des éblouissements ; je suis pris dans un prodigieux tournoiement de la roue aux moyeux d'or. Où cela va-t-il ? Je n'en sais rien. La nuit est l'ornière des étoiles.“ (Victor Hugo, Les Tables)


Je vis dans une solitude splendide, comme perché à la pointe d’un rocher, ayant toutes les vastes écumes des vagues et toutes les grandes nuées du ciel sous ma fenêtre ; j’habite dans cet immense rêve de l’océan, je deviens peu à peu un somnambule de la mer. C’est de cette éternelle contemplation que je m’éveille de temps en temps pour écrire. Il y a toujours sur ma strophe ou sur ma page un peu de l’ombre du nuage et de la salive de la mer ; ma pensée flotte et va et vient, comme dénouée par toute cette gigantesque oscillation de l’infini. (Victor Hugo, Océan)

—  André du Bouchet / L'œil égaré dans les plis de l'obéissance au vent, par Victor Hugo / Seghers / 2001.

Citadelle imprenable, la poésie, ou ville ouverte?  Les deux et aucune à la fois. Il suffit de pousser la porte des mots qui n'est jamais verrouillée et d'entrer dans le poème qui n'attendait que ça pour se mettre à chanter, à danser, à rire à mots déployés.  Comme un accordéon ou comme le soufflet du forgeron.  Mais que dites-vous là? Ces choses-là n'existent plus.  Justement, c'est le secret: il suffit de les nommer pour que les choses se mettent à exister, à danser, à chanter, à rire.  La poésie, c'est un peu cela: faire exister ce qui n'existe pas.  Le ciel par exemple qui n'est qu'un gaz, et pas bleu du tout; le cœur qui pleure ou qui rit alors que le muscle du même nom se contente de battre le sang flic floc flic floc.  Ne parlons pas de l'âme que nul n'a jamais vue quand tout le monde sait qu'il faut la rendre pour mourir.  Je vous le disais: poussez la porte des mots et vous entendrez sonner les cloches du réel, du possible, de l'impossible qui n'est pas français comme chacun sait.  Car chaque mot a un son qui diffère selon la compagnie que le poète lui a choisie.  Enfin: que le poème a choisie à la place du poète.  Car le poète est une oreille d'abord puis un porte-voix.  Il transmet ce qui lui est dicté par les mots qui lui viennent, les images qu'il voit, la musique qui le conduit.  Le poème est la maison qu'il bâtit avec ces mots-là.  Elle n'attend que vous pour faire la fête.

Guy Goffette

Je vais me replonger entièrement dans l'écriture et la lecture, je vais me remettre régulièrement au sport, je vais refaire du piano tous les jours, je vais apprendre à dessiner, à chanter, à danser, à nager le mieux possible, à parler allemand russe espagnol et portugais et à m'améliorer en anglais en italien et en latin, je vais apprendre le nom des principales étoiles de notre système solaire et des muscles de notre corps, j'vais connaître la carte du monde par cœur, j'vais bosser mes cours et rendre fiers mes parents, j'vais parler avec mes amis et les voir souvent  et donner moins d'importance aux gens qui n'en méritent pas, je vais apprendre à me maquiller mieux mais aussi à me trouver belle sans maquillage, je vais me mettre en valeur le plus possible pour avoir confiance en moi, j'vais ranger le bordel dans ma chambre dans ma tête mais surtout dans mon cœur, j'vais tellement être occupée que j'vais ptêtre finir par t'oublier et si j'suis heureuse j'aurais tout gagné.
Il faut être toujours ivre. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules.
Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.
—  Baudelaire
Um brinde aos sorrisos não dados, aos momentos bons não vividos, ao choro de alegria escondido numa lágrima de tristeza. À alegria disfarçada de frieza, ao amor adiado, ao tempo passado, ao que ainda vai vir. Um brinde as coisas velhas, e as que velhas ficarão. Um brinde às palavras sufocadas e as que saíram sem nem dizer. Ao que chegará sem avisos, ao que será avisado. Um brinde à vida medonha, à bela, à difamada, à acabada, à que não sossega. Um grande brinde aos momentos sãos e infelizes, aos felizes, aos de horror, aos de beleza. Um brinde à mim, à você, à todos que residem nessa caixa indecifrável chamada vida.
—  Poesografa.

anonymous asked:

I'm new to your blog so I'm sorry if you have answered something similar before ... but I just don't seem to understand pronouns... what makes something a direct object, and indirect object, a direct object pronoun, etc? can you give me examples? thank you so much (I'm studying French, btw)

Bonjour et bienvenue :)

In France we spend a lot of time in school studying grammar but I know it’s not the case everywhere so I’m going to try and explain it as much has I can..

Le chat mange la souris.

Le chat is the subject of the sentence, it’s making the action, mange is the verb, describing the action itself and la souris is the object, it’s “receiving” the action.

Subject 

If I want continue my story and say the cat does something else, I’m not going to repeat le chat all the time, instead I’m going to use a small word to replace the noun: a pronoun. Here if I want to replace le chat by a pronoun, I will choose a subject pronoun because le chat is the subject of the sentence.

Subject pronouns are the one you use when you  learn how to conjugate verbs : je, tu il, elle, nous, vous, ils, elles.

In this case, le chat is masculine plural so I will use il : il mange la souris

What happens if I want to replace the object with a pronoun, I can’t use the subject pronoun : le chat mange elle 

When it comes to the object, I need to know if it’s a direct object or an indirect object.

Direct object 

A direct object doesn’t need a preposition, it comes right after the verb (that is, there can be an adverb such as vite, bien, rapidement, etc. between the verb and the object but not a preposition)

When the object is a direct object, just like in our sentence, the noun is replaced by a direct object pronoun : me, te , le, la, nous, vous, les ( both masculine and feminine). If the following word starts with a vowel : me –> m’, te–> t’, le and la –> l’ : je t’aime

The pronoun goes before the verb : le chat la mange

Indirect object 

An indirect object cannot follow the verb directly, a preposition comes between the verb and the pronoun. It is usually the case with communication verbs when you send something to someone:  parler à, répondre à, téléphoner à, envoyer à, offrir à, etc. 

The indirect object pronoun also goes before the verb but it is different from the direct object pronoun for 3rd person only: me, te, lui (both masculine and feminine), nous, vous, leur (both masculine and feminine). me –> m’ and te–> t’ before a vowel: je t’envoie un em-ail

Je mange mon sandwich : mon sandwich is a direct object : je le mange

je parle à ma voisine : ma voisine is an indirect object : je lui parle

Tonic pronoun

When you use one of these prepositions: avec, sans, chez, pour, you can’t use the direct or indirect object pronoun, you use a tonic pronoun : moi, toi, lui, elle, nous, nous, eux, elles

Je vais au cinéma avec lui (I go to the cinema with him)

nous partons sans toi (we’re going without you)

il reste chez lui (he stays at his place/home)

tu travailles pour eux (you work for them)

Note: It’s also the pronoun you use when you insist : moi je suis français, toi, tu es anglais, lui, il est allemand

En

when you use the preposition de, you can’t use the indirect pronoun, you will use en instead :

je parle de mes problèmes : j’en parle

je rêve d’un nouveau téléphone : j’en rêve

You also use en to replace a partitive :

il mange du pain : il en mange

Tu as des enfants ? Oui, j’en ai

You also use en when expressing a quantity :

il y a trois chaises ? il y en a trois

Y

Y is used to replace the name of a place :

je vais à la gare : j’y vais

je suis chez lui : j’y suis

j’habite dans cette rue : j’y habite

When you use a verb with the preposition à and the object is not a person but a thing or an abstract notion, you replace it by y.

Je répond à ma mère : je lui réponds (my mum is person, I use the indirect object pronoun)

je réponds à cette lettre : j’y réponds (this letter is not a person, I use y)


If you’re still alive, I hope this is clear, don’t hesitate to ask if you have more questions :)

Ce soir, c'est le gout amer que je me souviens. Je me souviens de la fin d'après midi sur un banc de East Village, à enlacer tes bras, à chercher le seul coin au soleil, à parler aux écureuils et à se goinfrer de donuts. Je me souviens de la découverte de New York et du couché du soleil que l'on a vu en haut de l'Empire State Building, de ce baiser que tu m'as donné, de ma voix qui te disait que, quand même, on avait de la chance de passer ce moment précis tous les deux. J'me souviens de Central Park, de toutes les photos que j'ai pu prendre où t'apparaissais dans le coin, parce que t'étais là, pas loin. J'me souviens de cet hôtel miteux mais agréable ; celui sur la 25ème avenue, près de Madison Square Park, des joints qu'on a fumer sur les toits après avoir fait la parade d'Halloween avec notre maquillage dégueu sur la gueule. Putain, on avait 19 piges, on était à New York, et on fumait de la weed sur les toits d'un hôtel de Manhattan. Ça en jette, tu trouves pas ? Quand j'y pense, c'était merveilleux. Je me souviens de Coney Island, de nos pieds dans le sable et de nos chaussures qui en étaient pauvrement remplies. Des photos que t'as faites et que j'ai gâchées en apparaissant dessus comme une idiote, des kilomètres que l'on a fait sur ce sol de bois, et puis de Brighton Beach, du quartier russe, des jolies maisons que l'on a photographiées, des Polaroids ratés que j'ai jamais jetés et que j'ai affichés sur les murs de mon appartement. Je me souviens du métro, des longues minutes dans le métro, de cette foutue carte de la ville que je sortais à chaque fois qu'on était perdus, à chaque fois qu'on se demandait, maintenant, on va où ? Parce que c'était la découverte, c'était l'aventure ; c'était organiser, prévoir, mais changer nos plans à la dernière minute parce qu'on avaient simplement changé d'avis. Je me souviens de Chealsy, putain, Chealsy, des rues parcourues main dans la main sans vraiment savoir où aller, de ce quartier vraiment agréable dans lequel je disais vouloir vivre plus tard. Je me souviens de cette boutique, celle dans laquelle t'as acheté ton skate. Quelle idée, toi aussi, d'acheter un skate à New York. On en a mis du temps, à trouver chaque pièce, chaque foutue pièce pour pouvoir l'assembler. Et dire qu'aujourd'hui tu l'as encore et que je t'entends arriver à 100m parce que ton foutu skateboard arrête pas de faire du bruit comme jamais quand tu fous tes pieds dessus. Tu te souviens, que deux mois après, peut-être moins, t'avais essayé de m'apprendre ? Quelle bêtise. Je me souviens des visites au musé MoMa, ce putain de musée trop cool qu'on a peut être pas su apprécier à sa juste valeur parce qu'on était fatigué. Tu te souviens, toi aussi, du Rockefeller Center ? Cette immense tour qu'on a pu visiter de tout en haut. De la vue de Central Park, des ascenseurs géants qui montaient 50 étages en seulement trente secondes. Tu te souviens que je me suis perdue en descendant ? Que j'ai retrouvé personne ? Que j'ai fait 3x le tour du batiment pour essayer de trouver quelqu'un que je connaissais. Et puis, j'ai attendu, et puis t'es arrivé et t'étais tellement content de ce que t'avais vécu que tu t'en foutais que moi, j'ai tapé la peur de ma vie. Et puis y'a eu Chinatown aussi, deux fois, ce quartier que je détestais, tout près de Little Italy, avec tout ces chinois pas très aimables, ces odeurs dégueulasses et ces musiques inécoutables que ces papas jouaient avec leur instruments un peu bizarres sur les bancs du parc ? Je me souviens, tu sais, de comment j'ai pu être chiante parce que j'avais pas envie de visiter ce quartier ; et parce que déjà, on y est allé en bus, et qu'on a mis 1h, alors qu'en métro on aurait pu arriver la bas en même pas 15min. Mais non, on a été trop cons, putain, on a pris un fucking bus miteux là, tout ça pour aller prendre en photo des trucs dont je me foutais. Mais je me souviens aussi de Williamsburg, de ce petit resto avec ces burgers maisons vraiment trop bons, même si j'en avais ma claque de toujours manger gras, de toujours manger des hamburgers, des frites, du gras. Je me souviens de tes calins à ce moment là. Je me souviens de ce petit détour qu'on à fait après pour aller voir la vue de la ville au dessus de l'East River. C'était tout éclairé, c'était magnifique, toutes ces lumières, ça en foutait plein la vue. J'crois que c'est à ce moment là que j'ai compris que j'étais qu'une petite chose dans un monde immense, dans une ville immense, et que je signifiais strictement rien face à cette immensité qui se tenait devant mes yeux. Je me souviens aussi de quand on est rentré ensuite, qu'on a pris le métro avec tes potes et qu'on est arrivé à l'hôtel plus que fatigués parce que la journée été longue. Je me souviens de la ballade en bateau, on a pu voir toute la ville, la statue de la liberté, et même un couple en train de baiser contre un mur. Je me souviens du temps qu'on a pu mettre pour aller visiter Harlem alors qu'il était tard, alors qu'il faisait nuit, alors qu'on avait mal aux jambes, qu'on avait plus de pieds, qu'on était épuisés et qu'on trouvait pas à manger. Je me souviens de chaque pas qu'on a pu faire de la 125ème à la 135ème rue. Je me souviens de chaque donuts qu'on a pu choisir et dévorer par la suite, des hamburgers qu'on a engloutis aussi, des Polaroids sur-exposés par dizaine, ceux sous-exposés aussi, et de cette carte que je sortais chaque soir pour la poser sur le lit en te demandant tu veux aller où demain ? Putain, j'y crois pas, quand j'y pense, on a eu une de ces chances. On était ensemble, amoureux comme jamais, on avait 19 ans, c'est jeune 19 ans t'as vu, et on s'est retrouvéq à New York. On s'est embrassé à Brighton Beach, à Williamsburg, à Chelsea, à Soho, Chinatown, Little Italy, à Brooklyn, à Manhattan, à Harlem, à East Village, et puis au pied de la statue de la liberté, en haut du Rockefeller Center, dans Central Park, on s'est embrassé en haut de l'Empire State Building putain. On avait 19 ans, on était à New York et on s'est dit je t'aime en haut de ce foutu Empire State, et regarde nous maintenant, on se déteste comme des cons. C'était pas comme ça que ça devait se passer. Quand j'y pense, c'était merveilleux, et je crois que ça restera un de mes meilleurs souvenirs, avec toi. J'en parlerai à mes enfants, mes petits enfants, et quand ils me demanderont, je leurs dirais vous voyez, ce mec là, je suis partie à New York avec lui, on a vécu des trucs de fous ensemble et j'ai pas été fichue de le garder près de moi, mais c'est pas grave parce que ça reste un de mes meilleurs souvenirs. Alors je sais que tu me détestes, qu'à l'heure d'aujourd'hui, avoir de mes nouvelles c'est une des choses que tu n'veux pas, je sais que t'as la haine, que t'es en colère, et que t'as pas envie de me voir. Pourtant, ce soir, je me souviens avec ce gout amer dans la bouche de tout ces trucs là, et j'avais envie de t'en parler. J'avais envie de savoir si toi aussi tu te souvenais de Brooklyn, de l'immense pont qu'on a traversé, des buildings, de l'avion, des taxis, de l'hotel miteux dans lequel on a fait l'amour, du bonhomme qui clignote orange quand c'est bientôt plus le tour des piétons de traverser. Je voulais savoir si tu te souvenais de Little Italy ou encore Soho, mais surtout de Chealsy et de la traversée de Central Park. Parce que moi, j’m'en souviens, et toi alors, tu t'en rappelles ?
—  unejolietulipe à son ancien amour.
youtube

A diffuser, à passer, à donner, à partager, à aimer…

On peut s'attendre longtemps
se rêver sans fin
s'embrasser sans la peau
se comprendre sans les yeux
Mais un jour il y a le bout d'un quai
les corps apparaissent
les mots se sourient
les mains s'attachent à décrire
à montrer à vouloir à émouvoir
On ne s'attend plus
car enfin on s'attend à tout
à tout ce qui n'était pas
à tout ce qui est
—  jacques dor