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Mes maux exprimés avec des mots...

@morphinedoutretombe

Mes pensées, mes émotions au bout d'une plume... Borderline à temps complet...

Ma réalité

Je ne suis pas digne de votre amour... Votre indifférence sera ma tombe... Ma souffrance nourrit votre bonheur... Ma détresse est votre plus grande jouissance... Je n'ai pas l'autorisation de respirer le même air que vous... Juste suffoquer au fond de mon placard... Sans aucune lueur... Et vos cris qui résonnent dans ma tête... Mon sang bouillonne tellement qu'il voudrait juste s'enfuir de mes veines... Je prie pour que ka mort me libère de cette enfer... Je n'ai rien d'humain à vos yeux... Je ne suis qu'un monstre qu'on doit réduire au silence... Le pousser jusqu'au désespoir... Lui prouver qu'il ne vivra jamais... Juste une erreur à supprimer... A oublier...

Verrais tu mon esprit errer près de toi?

Entendrais tu mes murmures si je t'appelais de l'au delà ?

Serais je plus précieuse à tes yeux,

Si tu pouvais toucher uniquement le marbre de ma tombe?

Et si seule la mort révélait ma véritable beauté ?

Pourrais tu faire ce choix ?

D'aimer celle que tu n' étreindrais pas?

Peut être que tout serait mieux...

Si mon âme s'accrochait à ton ombre...

Auprès de toi pour l'éternité...

Je t'attendrais de l'autre côté du miroir...

Fidèle à ton sommeil chaque soir...

Te rejoindre dans tes songes...

Détruire chaque mensonge...

M'épanouir dans cet espoir...

Oublier les battements de ton coeur devenu trop noir...

Plus rien qui nous ronge...

Plus d'eaux troubles où je plonge...

Le silence est une promesse...

Un rêve que je caresse...

Aime mes idées noires sans pitié, Emmène moi loin de mes nuits d'insomnie...

Laisse moi pleurer dans tes bras sans raison...

Enlève moi mon envie d'un tendre amour...

Bouscule moi hors de mon chemin,

Viens contrarier mes plans vers le bonheur,

Hurle à la mort quand je pars...

Déteste mes longues absences...

Apprécie moi en pointillé...

Viens boulverser ma vie avec des ennuis...

Retourne toute la maison...

Fais moi attendre inlassablement ton retour.

Réveille moi trop tôt le matin,

Fais moi oublier la douceur et la chaleur...

Plonge trop souvent dans mon regard...

Refuse mon manque de confiance...

Tout simplement casser la routine...

Deviens juste accro à la morphine...

Rejetez moi à l'eau,

Là où vous m'avez trouvé...

Suffoquant dans les profondeurs...

Crachez encore sur ma dépouille...

Puisque seule la haine colle à ma peau,

Cherchez inlassablement à m' écorcher,

A m'enfermer dans la frayeur...

Comme mon sang figé se rouille...

Regardez moi toujours de haut,

Riez à gorge déployée...

Si tel est votre bonheur...

Chacun son tour, piégée dans la foule...

Marchez sur tous mes os,

Un à un seront brisés...

Sans pitié, dans la froideur...

Peu à peu je roule...

Vous libérez mon esprit de votre emprise...

Je n'ai aucune envie d'être liée à votre méprise...

On ne peut détruire ce qui n'a jamais existé...

Celle que vous vous êtes imaginé...

Se libérer de tous les fardeaux... Trouver dans les limbes, la paix tant recherchée sur terre... Parfois je m' envole pendant mon sommeil... Et plus rien n'a d'emprise sur mon âme... Même mon coeur en cendres se disperse sans engendrer la moindre souffrance... Plus efficace que l'amour toujours éphémère... Aucune amitié ne s'est accrochée avec autant de force que cette délivrance... Je vis pour la solitude... Pour partir quand mon corps s' endort... Je ne suis heureuse que dans mes songes... Me mentir pour m'en sortir... Garder à distance d'autres mensonges... Loin de la futilité de s'attacher à ce qui disparaît trop vite... Mes ailes me portent plus loin à chaque nuit...

J'envie le moment où je ne reviendrai pas... Laissant personne derrière moi... Je repousse les limites l'esprit tranquille... L'étincelle au fond de mes yeux étant morte avec mes derniers espoirs en l'humanité... Je ne regrette aucun de mes désirs morbides... Peut être que derrière le miroir je serais enfin paisible et à ma place... Pas de larmes inutilement versées... La lune m'appelle quand mes émotions pèsent trop sur mes épaules... Je m' éteins ici mais renais ailleurs... Un peu plus vers l'éternité... Mon secret inavouable... Incompréhensible...

On ne changera pas le monde mais on pourrait s'aimer et s'en foutre du reste du monde... On pourrait faire comme si tout était possible... Oublier ce qui nous éloigne du bonheur... Ne compter que sur nous même... Transformer toi et moi en nous... Fermer les yeux sur ceux qui ne croient plus en rien... Ne vivre qu'à l'écart de tout... Ne penser qu'à l'avenir dont on rêve... Éviter les chemins incertains... Grimper chaque colline main dans la main... Pleurer la douleur de l'autre... Sourire devant chaque nuit qui tombe... Laisser le passé mourir dans nos mémoires... Remplacer le négatif par nos futurs souvenirs...

Faites que le jour ne se lève plus pour moi... Que mes songes soient éternelles... Qu'il existe une âme qui m' attende ailleurs... Puis décorez ma tombe qu'avec des roses pourpres...

Sans morphine

Je puise dans mes dernières forces pour ne pas succomber... Car c'est en plein coeur que finira le poignard... J'en ai assez de ses années de tortures... Je ne sais même plus ce que je suis... Je ne rêve plus que de fuir là où la vie a cessé d'exister... Du silence éternel... Pour oublier le monstre qu'ils voient en moi... Leur haine coule dans mes veines... Mon sang contaminé par leur venin... Je crève peu importe ce que je fais... Et ma sensibilité morbide bridée au point de suffoquer... Les miroirs me répugnent... J'ai perdu ma personnalité... Tout me renvoie ce que je hais le plus... On m'interdit l'amour, l'amitié, ma réalité... Mes souffrances sont pourtant bien réelles... Je les sens sous ma peau... Cherchant à sortir par tous les moyens... Je ne crois pas au miracle... Je suis prête à reposer en paix... Puisqu'en moi, tout a disparu...

Le jour où je craquerais, rien ne pourra me sauver... Car tout est la raison de mon mal être... Mais personne ne s'en préoccupe... Je dois juste devenir ce qu'ils veulent et serrer les dents... Sans répis, mon esprit n'espère plus que l'évasion par tous les moyens... Ce qu'ils appellent ma folie, n'est autre une vision différente de la réalité... Plus ils m' enfermeront, moins je serais docile et obéissante... Je suffoque dans mon propre corps... Je ne dors qu'en rêvant de disparaître... D'échapper à l'horreur que je vis... Je perds mon avenir... Pourtant ça les rend si fiers d'eux... Quand je serais morte, ils seront si ravis... Le monstre aura été vaincu... Sauf que j'aurais seulement retrouvé ma liberté... Peut on attendre si impatiemment la mort? Et trouver ça normal? Est-ce que les miroirs me trahissent aussi? Pourquoi ai je si mal de respirer encore? Où fuir à part vers la tombe? La solitude est elle réellement ma destinée? Peut on passer son existence entière à vivre uniquement dans sa tête?

Je ne serais jamais ton ange... Mon image s'efface tout comme ton sourire... On ne me pleurera pas... Mais je n'en souffre pas... J'attends le point de rupture, la paix éternelle tant espérée... Je n'ai pas de regrets, j'ai tenu jusqu'à en user mon corps... Tu vois aujourd'hui, mon coeur pèse plus lourd que le plomb... Ma peau perd sa blancheur... Comme mon innocence volée bien trop tôt... Ce fardeau m' épuise... Seule, je l'ai toujours été... Je ne m'y suis jamais habituée... J'ai couru après l'amitié et l'amour... Croyant en être digne... A ce jour, mon désespoir occupe toutes les places... Je ne pleure plus par tristesse... Seulement parce que le poids m' étouffe... Laisse moi m'envoler une dernière fois... Anesthésier mon esprit avec ma folie... Accepte la réalité même si elle te paraît injuste et absurde... Je rêvais juste d'un lieu où être différent était possible... Où m'épanouir sans jugements ou contraintes...

Et si tout pouvait disparaître en une seconde... Moi avec... Remettre chaque chose à sa place... La paix de mon cercueil me manque... Qui a eu cette idée tordue de me forcer à respirer... De m' extirper de mon sommeil paisible... Je ne comprends rien à la vie... Elle me fait plus de mal que de bien... Ce monde m' empoisonne avec sa haine... Je ne me sens pas humaine... Trop sensible pour les supporter... J' obéis en espérant qu'on me rende ma liberté... La froideur du marbre est plus agréable que leur peau rêche... Leurs mots comme des aiguilles plantées dans mon coeur... Aucune épine ne me blesse autant qu'eux... Si seulement la mort me rappelait auprès d'elle... Retrouver enfin mon royaume solitaire... Oublier celle que je ne suis pas... Accepter la réalité aussi ignoble soit elle... Je cherche désespérément le corbeau qui me ramènera dans mon caveau... Laissant quelques cendres sur les chemins que j'empreinte....

J'ai cessé de te croire il y a bien longtemps... Je sais que tu débites autant de mensonges que ton absence... Aimer à distance en étant proche l'un de l'autre... Tu vois tout était déjà écrit... Tu mens plus que tu respires... Et c'est moi qui ne fait aucun effort... Non, j'ai juste compris que j' espérais dans le vide... Même si tu me manques... Tant pis... Vaut mieux briser mon coeur avant de ne plus en avoir... Comme ma vie... Rien n'est à sauver... Car elle est piégée... Sous l'emprise du mal... Il n'a pas de nom... Je suis mon propre ennemi... Je n'ai plus de haine envers toi... Pour moi, tu es tout simplement mort... Invisible et impossible à saisir... Comme un esprit qui ne répond jamais à mes appels... Mon âme t'envie parfois... Rêvant de s' échapper par tous les pores de ma peau... Tel un ange je voudrais seulement m'envoler vers un monde meilleur...

Je fais le deuil de mes rêves... Même de toi et moi... Même si rien n'est encore écrit... Je sais déjà que beaucoup de choses sont perdues sans avoir eu la chance d'exister... Quelque soit mes efforts... Peut être suis-je plus au fond du trou que je le croyais... Je n'ai pas souvenir d'avoir autant creusé... Il reste uniquement mes plaies sanglantes pour me rappeler mes innombrables échecs... A croire que ma vie ne se résume qu'à ça... Puis je espérer cesser de me battre dans le vide ? Que dois je changer pour mériter une minuscule place sur cette planète ? Aurais je toujours le coeur broyé à chaque tentative? Combien de temps vais je encore réussir à souffrir en silence? Le rejet m'a brisé en mille éclats... La violence m'a rendu distante... Les abandons m'ont appris le désamour... Les mensonges m'ont laissé comme vérité la méfiance de tout... Les trahisons m'ont appris la dure réalité d'être humain... Finalement vaut il pas mieux être un monstre haït de tous? Mais que faire de mes ailes? Suis je réellement obligée de disparaître pour être enfin apaisée ?

L' invisible

Elle était si forte qu'elle subsistait que dans ses silences... En elle, il y avait tout un univers... Elle avait accepté les ténèbres comme un cadeau sacré... Elle avait appris à grandir loin de ceux qui la détruisait... Puis un coup de poignard en plein coeur l'a anéanti... Elle a bien tenté de guérir encore un fois... Pourtant toujours cette pression extérieure l' obligeant à abandonner son royaume... Sans refuge, elle se meurt... Comme une maudite créature sans valeur... Comme un dernier geste de survie elle cherche en vain la quiétude de la pénombre... Mais plus personne ne la reconnaît... Devenue l'ombre d'elle même... Elle ressemble à un vulgaire tas de chair couvert de cicatrices... Elle se sent juste médiocre... Au bord de sa vie, elle attend que le sol se dérobe à nouveau pour mourir sans un bruit, sans un mot... Sans un geste...

Nous sommes tous le chat noir de quelqu'un... Tu me crains... Peur de ce tu ne peux comprendre... Saisir l'occasion de fuir... Attends moi... J' évite le monde entier... On pourrait se multiplier et tous les envahir par la pensée... Miauler à la pleine lune... Les fixer à chaque fenêtre... Les accuser de tous les maux... Refuser les caresses... La soumission est réservée aux faibles... Je vis dans les caves et dévorent les âmes... Viens rejoindre ma forteresse... Je collectionne les chatons perdus et je les change en porte malheur... Je suis mignon mais mes yeux reflètent aucune tendresse... Aussi obscur que la nuit... Je suis la folie des humains... Le démon posé sur leurs genoux... Contamine les... Ils anéantissent tout ce qu'ils touchent... Nous ne sommes que leurs propres erreurs... Ils détestent tous ce qui ne se contrôlent pas... La journée je deviens douceur et ronronne sur les toits... A la tombée du jour, le mal se réveille et ravage tout sur son passage...

Abandonner tout... Ça me tenterait bien... Mais jusqu' où traîner ma carcasse... Elle devient lourde avec ses regrets et tous ses cadavres qui me suivent partout... Leur creuser une tombe... J'ai tant essayé... J'ai noyé la douleur dans mon sang... Dans les larmes... Mais mon coeur est usé et je vieillis si vite... Tout se décompose malgré les efforts... Je ne dors plus sans la peur au ventre d'un réveil soudain... En finir... Ne laisser qu'un goût amer de mon passage sur cette planète... Enfin si j'ai pu compter ne serait ce qu'une poignée de secondes... J'ai donné jusqu'à mes rêves, mes espoirs... Pour au final finir seule... En tête à tête avec la mort qui me nargue... C'est trop facile d'achever ma vie ainsi... De décider de craquer après des années à serrer les dents... Certes je pars en lambeaux... Mais mes démons intérieurs vont devoir comprendre que je suis trop têtue pour lâcher prise... Je vis un cauchemar permanent... Avec la haine qu'on m'a injecté... Je rêve parfois encore de paix sombres et de paysages nocturnes... D'un lieu qui reflète ce que j'aime... De briser le silence avec ma plume... De plaire aux miroirs brisés... D'aimer exister différemment... Marcher la tête levée vers les étoiles... Être essoufflée à force de rire... Ne plus suffoquer dans un recoin de ma chambre... Jeter les lames rouillées... Mes craintes... Mes séquelles... Accepter qu'on me touche à nouveau... Puis la réalité me rappellent que les hommes sont néfastes... Violents, abusifs, haineux, brutaux... Manipulateurs, menteurs... Alors je retourne au fond de mon trou... Et le temps m' emporte peu à peu... Étrangement je n'ai pas peur de m' éteindre à petit feu... Je suis simplement déçue de voir que les gens se ressemblent tous... Que personne ne s'attache réellement... Puis les abandons je m'y fais... Ils sont aussi nombreux que les entailles sur mon coeur... Le néant est réel... Et pas uniquement pour moi...

Ce qui se passe dans ma tête n'a aucune logique, ni de sens ou même de nom... Entre le bien et le mal, il n'y a pas de frontière... Toute souffrance ressentie sera un jour sur ma peau ou la vôtre... Mes limites se superposent... Passant des larmes aux rires en un clin d'œil... Je suis indomptable pourtant tellement prête à tout par amour... Insupportable plaie qui me démange qu'est ma mort... La torture est égale à mon désir de revivre tôt ou tard... Je dors toujours l'oreille tendue vers un quelconque danger... Je peux aussi m' éteindre et ne revenir qu'après plusieurs lunes... Tu m' attrapes alors que je fuis déjà dans la pénombre... Mais tu vas me manquer... Me montrer douce comme le velours tout en gardant mon regard glacé... Je ne suis pas plusieurs... Juste si complexe... Chaque réaction est liée à un événement passé qui m'a blessé jusqu'à l'os... Je ressens le monde entier comme ci il était constamment coincé dans mon esprit... Je cherche la faille... La raison de basculer... J'oublie souvent que je saigne encore... Que pour moi le temps d'avant n'est pas parti... Que mes peurs devenues phobies... Je les déteste... Que je me hais plus qu'on a pu le ressentir à mon égard... Si tu as le courage de planter ton poignard dans mon cœur, je t'en serais plus que reconnaissante... Rendez moi mes ailes que je retrouve mon paradis là où vous ne voyez que les ténèbres... Les miroirs mentent... Je ne suis pas le monstre qu'ils reflètent... Je ne suis pas folle... Enfin pas en permanence... Parfois j'enfile mon masque de chair humaine... Discrète je me fonds dans le décor morbide hors de ma réalité... Sans défense... Je ne peux plus m' évader... Briser mes chaînes... A l'abri... J'espère un peu... Je te rêve beaucoup... J'hallucine toutes mes pensées... Il ne peut en être autrement... Sans toi... Sans la vraie moi...

J'ai cassé ma voix à force de t'appeler... A croire que nous ne sommes pas connectés... Que je cherche l'impossible voir l' irréel... Pourtant tu es dans ma tête, dans mes rêves et même celui qui met fin à mes cauchemars... Sauf que la réalité est glacée et si silencieuse... Je ne supporte plus le bruit de mon coeur qui bat pour un amour imaginaire... Tout devient encore plus fade au réveil... Je dois lutter pour avoir envie de respirer chaque jour... Puis je ne sais pourquoi... Tu me manques tellement... Suis je au bord de la folie ? Ou ai je cru recevoir un signe qui ne m'était pas destiné ? Je te suis invisible... Voir impensable... Alors pourquoi je t'aime à en crever chaque fois que je ferme les yeux ? Je ne veux que la vérité... Aussi cruelle puisse t'elle être... Et si j' écrivais ton nom sur les murs avec mon sang... Jusqu'à la dernière goutte... Ou ton arrivée... Au final il n'y a plus que toi qui compte... Le reste est déjà mort... Si tu savais comme j'ai peur que le vide en moi me dévore jusqu'à la dernière cellule... Je préfèrerais partir pour une raison plus digne... Comme ce sentiment fantôme qui prend tant de place... Ma survie est au bout de tes doigts... Au fond de tes yeux... Ou bien au creux de tes bras... Ou même juste dans un murmure lointain... Je m'en contenterais... Donne moi juste la force de me battre pour quelqu'un et non pas pour un espoir rongé... Usé par les promesses jamais tenues...

Vous pouvez me ranger dans un placard et me laisser prendre la poussière... Je finirais par m'y faire... Jusqu'à ce que vous me retrouviez par hasard et que je redevienne un tant soi peu intéressante à votre égard... Me pouponner pour m' oublier à nouveau dans un lieu sordide... Ou même la plus abjecte des créatures n' oserait s'y aventurer... Voilà ce que je mérite... Et comment on me traite depuis le commencement... Pas un seule âme ne veut mon bien être mental ou physique... Pourtant je suis soit disant fautive de mon sort... Ne vous étonnez pas de me voir inanimée voir totalement partie quand on m' approche pour la énième fois... J'ai juste appris à m' évader de mon corps pour vous échapper et survivre à ce dont je n'arrive pas à éviter... Votre ignorance de ma souffrance réelle... Votre volonté de me façonner à votre image... Ou même votre incapacité à reconnaître mes différences... Je suis votre poupée de chair couverte de cicatrices et aux larmes intérieurement abondantes... Devenue intolérante à vos gestes trop brusques... Je ne suis pas fragile... Mais trop forte pour lâcher prise définitivement... Car malgré moi je m'attache, j'espère et je rêve encore...

Si vous ne me trouvez pas dans les ténèbres... C'est juste que vous n'avez pas assez creusé... J'ai dépassé ce stade depuis très longtemps... Sauf que dans ce silence, il y a bien plus que mon déclin... Ça fait des décennies que je n'ai pas senti mon coeur battre... Pas de chaleur humaine pour le réanimer ni d'amour sincère pour réchauffer mon corps blafard... J'inspire le dégoût... Tant par mon apparence que par mon esprit... Égoïstement je voulais connaître le bonheur juste un instant... Aujourd'hui je souhaite juste réussir à survivre à mes propres démons... Je comprends votre distance... Moi même, je ne me supporte plus... Non pas que je le fasse exprès... Mais chaque effort me rapproche de l'inévitable... Personne n'est à blâmer... Je suis née ainsi... Incompatible avec le reste du monde...

Tu m'as écorchée vive jusqu'à l'os... Tu as bousillé mon esprit avec tes idées tordues... Je ne vois plus que des cadavres à mes pieds... Des petits bouts de corps que tu as semé sur mon chemin... Pour me torturer sûrement... Mais tu ignores que je respire déjà la mort depuis toujours... Je ne suis pas immortelle... Pourtant tes coups de poignard ne me tueront jamais... Je suis en réalité issue du néant... Et j'ai grandi avec ce vide en moi... Cherchant les limites... L'issue certainement fatale... Une faille où toute ma souffrance pourra se faufiler...