J’écris l’amour, je ne le connais pas, pourtant je l’apprivoise, je me l’approprie, avec mes mots à moi qui doivent plutôt être ceux d’autres. Oui d’autres. Je me sens usurpatrice, de quel droit puis-je en parler ? En parler comme s’il m’habitait, comme s’il avait été un jour habitant de mon coeur, de mes tripes. Alors qu’il n’a jamais été que cet exercice de la pensée.
Alors je mets les textes en brouillons et ne les publient pas. J’ai peur je crois, de me faire remarquer, qu’on me crie au scandale ! Cette femme raconte n’importe quoi ! L’amour ce n’est pas ça !
Mais je l’ai lu, je l’ai vu. Faut-il le ressentir pour l’écrire ?
Il a peut être des allures d’amour en plastoc, mais j’aime bien écrire à “toi”, surtout que “toi” tu n’as jamais eu de visage.
Mercii


