Je suis perdue dans les pages que j’ai moi-même écrites
J’ai beau les relire en accumulant les lignes
L’encre s’use et mon inspiration se consume
Je cogite, je veux agir, puis je fume pour qu’elle fuse
Le temps passe, des grandes ombres écrasent des débris de glace
Des petites filles menacent des vieux passants sur la place
Une main vient alors prendre mon bras me marmonnant à l’oreille
Pars avec moi
Je sais que je ne suis plus du tout moi même mais à quelle échelle
Pars avec moi
Une odeur de mélancolie accentuée d’une accablante folie
Empare mes sens pour me transporter vers le ciel sombre qu’est la Nuit
Une lune aussi étincellante que repoussante s’offre à moi et transperce plus d’une fois mon âme
Une beauté si limpide et claire adoucit soudainement mon Univers, on croirait une femme
Mon esprit s’assomme d’un tas de questions, mourir pour vivre, vivre pour mourrir quelle est la bonne réponse
Des bouffées de fumée floutent cette nette lune, l’orage s’annonce
J’étais si pourtant assoiffée de rimes, me voilà évincée pour retourner au beau milieu d’embrouilles et de sanglots
Où les plus malsains sont conservés avec soin et les plus prudes dans des lugubres cachots
On m’a dit que la Vie nous faisait voyager
Mais il n’y a la mort qui peut m’exporter.
🌈🙏🏼


