coeurdepierre14 reblogged
coeurdepierre14 reblogged
“Je serais déjà satisfait si seulement j’apaisais mon conflit intérieur.”
— Franz Kafka, Le Terrier (Der Bau)
coeurdepierre14 reblogged
Je trébuchais sur ce qui allait changer ma vie...
coeurdepierre14 reblogged
Elle me disait sans cesse « j’vais te détruite barre toi. Je brise tout c’que je touche, c’est plus fort que moi. » Dans l’noir, dans un murmure, elle répétait « tiens toi loin d’moi » Tant de souffrance dans un si p’tit corps, j’y croyais pas. Elle était trop abîmée, trop à vif, trop au bord du vide. Et j’le savais, elle vacillait, un pas d’travers et elle tombait. Un coup d’vent aurait suffit à la faire s’effondrer. J’le savais. Elle avait tous les défauts du monde. Tout c’que j’aurais haïs chez une autre. Tout c’que j’aimais chez elle. Elle fumait trop, elle buvait trop, elle ressentait trop. Elle était trop, elle faisait trop. Mais elle parlait pas, elle montrait pas. J’le savais. J’allais me perdre avec elle. Dans sa démence, dans son errance. J’le savais. Et elle m’le disait, inlassablement « j’vais te détruite barre toi. Je brise tout c’que je touche, c’est plus fort que moi. » Dans l’noir, dans un murmure, elle répétait « tiens toi loin d’moi ». C’était pas pour elle, elle était déjà trop détruite, trop usée, trop bousillée. C’était pour moi. J’le savais. Mais j’étais incapable d’la laisser. Incapable d’m’en aller. Incapable. Avec elle c’était différent. C’était exaltant. Tout semblait plus fort, plus vif, plus vivant. J’me sentais plus vivant. Elle était accro à toutes les merdes qui allaient la détruire. Et putain.. j’étais accro à elle. A cette merde qui allait me détruire. J’le savais. Mais j’avais pas peur. Parce qu’avec elle j’pouvais jamais m’attendre à rien. Elle faisait trois pas en avant, un sur l’côté et demi tour. Elle avançait pour mieux pouvoir reculer. Et bordel j’aimais tellement pouvoir lui tendre la main pour recommencer. J’aimais n’pas savoir, jamais, c’que la seconde d’après pouvait nous réserver. J’aimais savoir qu’elle m’appartiendrait jamais vraiment, qu’elle pouvait partir à chaque instant. J’aimais n’rien savoir, n’rien prévoir. J’aimais ses yeux qui changeaient de couleur avec ses émotions, le même gris qu’un ciel couvert en hiver quand elle était au bord du vide, le même vert qu’un champs au printemps quand elle était au bord de la vie. Et j’me dis que j’ai d’la chance de l’avoir connue, d’lui avoir plu. Parce que sans elle j’aurais jamais su qu’une seule personne pouvait à ce point bouleverser une existence. Ça pouvait pas bien finir, j’le savais. Elle était trop abîmée, trop à vif. J’le savais. Et elle m’le rappelait à chaque nuit qu’on partageait « j’vais te détruite barre toi. Je brise tout c’que je touche, c’est plus fort que moi. » Dans l’noir, dans un murmure, elle répétait « tiens toi loin d’moi ». J’ai jamais imaginé pouvoir la sauver. J’étais incapable d’mesurer la souffrance qui pouvait l’habiter. J’ai jamais espéré quoique ce soit d’sa part. Pouvoir entrer dans son monde c’était déjà bien trop beau pour un simple humain comme moi. Elle était fascinée par le ciel tu sais. J’avais encore jamais vu ça. C’est peut être c’qui m’fait le plus mal depuis qu’elle est plus là. Regarder les nuages danser sans elle. Regarder la lune et le soleil s’croiser sans l’avoir dans mes bras. Compter les étoiles sans la sentir s’endormir au bout de 64. « 64, l’âge que j’atteindrais jamais » disait-elle. Et elle avait p’t’être pas tort. Mais putain, à moins de 20 ans elle avait déjà tellement compris la vie, alors qu’importe? Qu’importe qu’elle aille pas au bout avec tous les bagages qu’elle trainait déjà. Moi j’étais fasciné par elle. Par son apparence confiante, déterminée, épanouie. Par son âme effilochée, broyée, déglinguée. J’étais absorbé par ses courbes, sa peau, son regard. J’crois que j’me suis pas senti tomber, j’crois qu’j’ai rien vu arriver. Mais j’crois surtout, que j’pouvais pas l’éviter. Elle se sentait chez elle nul part, alors elle allait partout, elle vaquait en vain en recherche d’un confort que j’me tuais à tenter d’lui donner.
Elle se sentait insuffisante pour ce monde. J’me sentais insuffisant pour elle. Mais j’aimais presque ça. J’aimais tout ce qui la concernait de près ou de loin. Tout c’qui faisait d’elle ce qu’elle était. J’aimais vivre dans ce tourbillon. J’aimais m’essouffler à ses côtés. J’aimais faire l’amour avec elle, j’avais l’impression à ce moment là que son corps et son esprit se rejoignaient enfin, qu’ils valsaient sur le même accord et c’était magnifique de la voir lâcher prise d’une telle manière. J’aimais la regarder tout contrôler, tout analyser, tout observer. J’aimais ce côté d’elle qui se foutait de tout, qui n’était atteint par rien, cette surface inatteignable. J’aimais le contraste avec son hypersensibilité intérieure, son âme à vif, sa façon d’être à fleur de peau. Elle s’attachait pas, elle s’attachait plus. J’le savais. Elle avait le coeur trop bousillé, la peur trop serrée autour de sa gorge. J’crois que même si elle avait voulu elle aurait pas pu. Elle dormait pas vraiment, elle mangeait pas toujours, elle faisait pas forcément attention à son style vestimentaire. Mais bordel qu’est-ce qu’elle était belle. Plus tu la regardes, plus tu la vois.. tu peux que tomber amoureux. Elle avait une beauté singulière, elle avait ce truc en plus. Elle était malade aussi. J’le savais. Et j’avais pas peur, pourtant elle était persuadée que je partirai quand je saurais tout sur sa vie, sur elle, sur sa maladie. Mais j’suis resté. J’étais déjà bien trop atteint par ce petit être rempli de fragilitées. J’voulais juste lui offrir des nuits de sommeil dans mes bras après avoir regardé les étoiles. Des heures d’amour dans toutes les pièces. J’voulais juste la voir, l’avoir, et jamais m’en lasser, parce qu’on se lasse pas d’une fille comme ça. J’voulais lui offrir le Monde et moi avec. Et peut importe qu’elle soit malade ou pas. Peut importe qu’elle se voit comme un monstre. Moi j’voyais en elle le bel ange. Et peut importe qu’elle ait détruit beaucoup de personnes avant moi. Peut importe qu’elle m’ait détruit aussi. Parce j’le savais. Elle me disait sans cesse « j’vais te détruite barre toi. Je brise tout c’que je touche, c’est plus fort que moi. » Dans l’noir, dans un murmure, elle répétait « tiens toi loin d’moi ». J’étais préparé à ça. Et moi tout c’que j’voudrais lui dire, c’est « merci ». Parce que j’ai vécu la plus belle aventure avec elle, et le plus douloureux c’est pas le passage de la tornade. C’est le calme au goût amer qu’elle laisse derrière elle.
coeurdepierre14 reblogged
X : Le temps n'est pas synonyme de bonheur.
X : Où peut être que si mais on ne le remarque pas.
X : Peut-être qu'on ne peut pas admirer son propre bonheur mais seulement celui des autres.
coeurdepierre14 reblogged
Je penses que à un certain moment, quand la dépression c’est emparé de toi tu n’es même plus triste car tu n’as plus le contrôle de ton corps et de ton âme c’est alors que cette maladie te ronge jusqu’au plus profond jusqu’à ne plus ressentir aucune émotions.
Je trouves ça malheureux de se sentir chez soit absolument nul part.
coeurdepierre14 reblogged
“self-destructed, i want to self-heal”
Orelsan 🎶
coeurdepierre14 reblogged
“Quelque chose de divin et de diabolique s’est installé dans le monde en même temps que la pensée.”
— Jean d’Ormesson, Un hosanna sans fin
coeurdepierre14 reblogged
J’ai finalement compris qu’être forte, ce n’était pas refuser d’avoir peur, mais accepter ses peurs pour ne plus jamais leur donner le pouvoir de contrôler nos vies.
coeurdepierre14 reblogged
“self-destructed, i want to self-heal”
Orelsan 🎶
coeurdepierre14 reblogged
Je me suis retrouvée seule face à la dépression..
Seule avec moi et mes démons..
coeurdepierre14 reblogged
Je me suis retrouvée seule face à la dépression..
coeurdepierre14 reblogged
“Rares sont les êtres qui laissent un vide réel derrière eux. Rares sont ceux qu’il vous tarde de serrer dans les bras, amicalement, sans un mot, avec le silence du cœur.”
—
Louis Calaferte ,Requiem des innocents
Source: causeries-litteraires
coeurdepierre14 reblogged
lowdexd-deactivated20210613
Tu sauras jamais ce qui me traverse l’esprit en ce moment. Tu pourrais pas comprendre.
coeurdepierre14 reblogged
Où se sont envolées les étoiles que j'avais jadis dans mes yeux ?
Je penses vraiment avoir touchée le fond quand j’en arrive à me voir mourir.
Quand on aide quelqu’un dans ça souffrance c’est là où nous mêmes on remet tout en question est qu’on en souffre aussi.
coeurdepierre14 reblogged
j’pourrais aller décrocher les étoiles une par une pour les mettre dans ta chambre et être sûre que tu dormes bien et que ces putains d’idées noires à la con t’envahissent pas la tête.






