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Amalgame Hétéroclite

@amalgameheteroclite / amalgameheteroclite.tumblr.com

Tom Cruise et Dustin Hoffman dans Rain Man de Barry Levinson, 1988.

Malgré sa rage de vendre, Charlie voit ses affaires péricliter. D’une humeur massacrante, il part en week-end avec sa fiancée. En chemin, il apprend la mort de son père. Comme il s’y attendait, ce dernier ne lui a rien laissé, hormis ses rosiers et la Buick qui a provoqué leur brouille. Le reste de la succession, estimé à 3 millions de dollars, va à un institut pour handicapés. Furieux, Charlie se rend dans l’établissement et apprend que l’héritier n’est autre qu’un frère autiste, Raymond, dont on lui a caché l’existence. Il décide de le kidnapper afin de mettre la main sur ses millions. La cohabitation des deux hommes s’avère ardue, car Raymond conjure ses angoisses par un arsenal de rituels, et la patience n’est pas le fort de Charlie.

Immense succès en France, ce film devenu culte a reçu de nombreuses récompenses lors de sa sortie. Saluée à l’époque, la prestation de Dustin Hoffman, qui lui vaudra un Oscar, paraît certes un peu appuyée trente ans après, mais reste saisissante, tant l’acteur semble plongé dans son monde. Le film s’attache à une forme d’autisme spectaculaire, celle du syndrome du savant : d’une mémoire et d’une capacité de calcul phénoménale, Raymond peine à communiquer et à nouer des relations. Rain Man a le mérite d’avoir fait découvrir l’autisme au grand public, ouvrant la voie à d’autres films, documentaires ou séries. Le sujet est traité avec tendresse, humour et une once de mélo, les relations entre les deux frères se resserrant à mesure que le film avance.