THE CAT IN THE HAT 2003, dir. Bo Welch
Mrs. America 1x04 “Betty”
There will be no “Lavender Menace” bullshit here. Lesbians are welcome. Horizontal hostility is not.
Next time someone tells you that we don’t need feminism and that Asians aren’t discriminated against...
Depuis quelques semaines, des commentaires étranges fleurissent sur les réseaux sociaux : « Vous trouvez ça dérangeant vous aussi maintenant quand vous regardez un film où les gens ont des interactions sociales dites “normales” ? » ; ou : « Devant une série télévisée, je me prenais à sursauter quand je voyais des gens se serrer la main ou se toucher » ; ou encore : « Maintenant à chaque fois que je regarde un film et que je vois des gens sortir de chez eux, je me dis : “mais ils font quoi là ?” »
Il y a pourtant peu de chances que Batman ou Harry Potter propagent le coronavirus. Comment expliquer que ces internautes soient choqués à ce point par le comportement de personnages qui n’existent pas ?
Quand les psychologues s’intéressent aux liens entre fictions et comportement, c’est généralement pour s’interroger sur l’impact de la violence et du sexe dans les films ou les jeux vidéo. Mais si les œuvres et les images influencent notre perception de la réalité, l’inverse n’est-il pas tout aussi vrai ? Il est en effet possible que la pandémie du Covid-19 fournisse une excellente illustration de la puissance des normes sociales sur la manière dont nous percevons les fictions.
Car on sait que les humains sont très sensibles à ces normes sociales – l’ensemble des règles, procédures et valeurs qui régissent nos interactions et fondent une partie de ce qu’on appelle la « culture ». Ces normes déterminent par exemple ce qu’on a le droit de faire et comment il faut le faire, et bien sûr ce qui est interdit ou mal vu. Même si, le plus souvent, elles ne sont pas explicites ; c’est d’ailleurs une grande partie du rôle des sciences sociales que de les découvrir et les mettre en évidence.
Des normes qui font partie de nous
On sait encore mal comment ces règles souvent implicites naissent et se transmettent, mais plusieurs facteurs jouent un rôle majeur, comme l’éducation, les médias, et les rapports avec les proches et les collègues. Peu à peu, nous intégrons inconsciemment ces normes, jusqu’à ce qu’elles fassent partie de nous, au point de déterminer nos préférences, nos tendances et nos décisions sans que nous ne nous en rendions compte. Les sociologues parlent d’« habitus » pour désigner une telle règle internalisée.
Une fois acquis, l’habitus façonne entièrement notre vision du monde. Pensez à l’attitude envers la cigarette : n’avez-vous jamais éprouvé un sentiment d’étrangeté en regardant les images d’archives télévisuelles où l’on voit les gens fumer sur un plateau ? Autre exemple : le rejet des représentations racistes et offensantes de type blackface – une forme théâtrale américaine où des acteurs blancs se grimaient pour incarner une caricature stéréotypée de personne noire. Dans ces deux cas, ce qui semblait admissible auparavant est devenu indéfendable et choquant, par la simple magie d’un nouvel habitus.
Alors que l’internalisation d’une norme prend habituellement beaucoup de temps, impliquant une sorte de lente structuration de notre système cognitif, le respect de la distanciation sociale semble avoir acquis une dimension morale avec une rapidité inédite.
C’est probablement ce à quoi nous assistons ici, avec ces internautes choqués par les personnages de fiction qui ne respectent pas les injonctions sanitaires. La puissance d’un habitus est telle qu’elle conduit peut-être à l’extension automatique et non pertinente de jugements moraux à des interactions sociales fictives. Ce qui est en revanche plus étonnant ici, c’est que la formation d’une telle norme est généralement considérée comme longue, invisible et automatique, impliquant une sorte de structuration lente et insidieuse de notre système cognitif. En témoigne le temps qu’il aura fallu pour que le tabagisme, le sexisme, l’homophobie et le racisme déclenchent en nous, de façon quasi-automatique, des réactions de rejet. Et on sait combien ce processus reste fragile et incomplet !
Une vitesse de formation inédite
Or le Covid-19 pourrait bien fournir un exemple inédit de la formation en temps accéléré, à l’échelle internationale qui plus est, d’un nouvel habitus. De fait, on ne peut qu’être frappé par la rapidité avec laquelle il se serait installé. Depuis qu’une bonne partie de la population mondiale s’est retrouvée confinée pour assurer une distanciation fiable et suffisante entre les individus, d’innombrables humains ont été contraints de respecter de nouvelles normes de comportements : se laver les mains régulièrement, éviter de se toucher le visage, garder ses distances avec autrui… Malgré d’inévitables réfractaires, ces règles se sont largement répandues en quelques semaines.
La clé vient peut-être de ce que certains comportements sont plus faciles à intégrer que d’autres. En l’occurrence, les règles dont il s’agit touchent à notre intégrité corporelle et à nos rapports avec de potentiels porteurs de maladie. Elles font partie d’un répertoire appelé « système immunitaire comportemental », qui nous permettrait de détecter et de nous éloigner de ceux qui sont susceptibles de nous contaminer. S’il est précieux en temps d’épidémie, ce corpus de conventions que nous intégrons avec une facilité déconcertante a aussi son côté sombre : selon certains chercheurs, il serait à l’origine des phénomènes de repli sur soi et de rejet de l’autre que l’on associe aujourd’hui au nationalisme, à l’autoritarisme et au racisme, car il pourrait conduire à une méfiance instinctive envers tout ce qui est inconnu et à une propension à dénoncer et punir ceux qui ne font pas comme nous. Attitudes qui sont d’ailleurs exacerbées par la présence de pathogènes dans l’environnement, et qui expliquent les métaphores « parasitaires » des rhétoriques extrémistes.
Tout cela reste de la spéculation et il faudra confirmer que nous sommes nombreux à « reprocher » spontanément aux personnages de fiction de ne pas se comporter « comme il faut » en pleine épidémie, puis étudier plus avant ce sentiment. Mais la mesure adéquate de ce phénomène fournirait sans doute un très bon indice du degré de pénétration mentale des nouvelles injonctions sanitaires. Ainsi, plus Columbo, Batman, Bob l’Éponge ou Harry Potter nous paraissent insupportablement insouciants dans leurs relations aux autres, plus nous serions parés pour restreindre la propagation du coronavirus et autres microbes ! En un mot, si les personnages de fiction nous semblent soudain irresponsables, c’est peut-être parce que nous sommes devenus responsables nous-mêmes.
I just don’t understand where this concept of ‘fake geek girls’ came from. Like, AT ALL.
Cus when I look for fandom related stuff like 90% of the fan art and the fanfiction and the meta, zines, comics, etc. Like 90% of the shit that I’ve seen is created by women & girls.
And all that stuff take’s a lot of work and research and critical analysis and staring at reference photos for hours.
We are literally the most well versed and invested group in the fandom. So, like, What the fuck boys? You mad you can’t keep up?
I saw an argument, and I can’t find it now, but it totally made sense, that there’s a gender split in fandom. Male fandom tends to be a curator fandom; male fandom collects, organizes, and memorizes facts and figures. Male fandom tends to be KEEPERS of the canon; the fandom places great weight on those who have the biggest collection, the deepest knowledge of obscure subjects, the first appearances, creators, character interactions.
Female fandom is creative. Females create fanart, cosplay, fanwritings. Female fandom ALTERS canon, for the simple reason that canon does not serve female fandom. In order for it to fit the ‘outsider’ (female, queer, POC), the canon must be attacked and rebuilt, and that takes creation.
“Male” fandom devalues this contribution to fandom, because it is not the ‘right’ kind of fandom. “Girls only cosplay for attention, they’re not REAL fans!” “Fanfiction is full of stupid Mary Sues, girls only do it so they can make out with the main character!” “I, a male artist, have done this pin-up work and can put it in my portfolio! You, a female artist, have drawn stupid fanart, and it’s not appropriate to use as a professional reference!”
In the mind of people who decry the ‘fake geek girl,’ this fandom is not as worthy. It damages, or in their mind, destroys the canon. What is the point of memorizing every possible romantic entanglement of heterosexual white Danny Rand if someone turns around and creates a fanwork depicting him as a bisexual female of Asian descent (thus subverting Rand’s creepy ‘white savior’ origins)? When Danny Rand becomes Dani Rand, their power is lessened. What is important to them ceases to be the focus of the discussion. Creation and curatorship can work in tandom, but typically, in fandom, they are on opposite poles.
This is not to say that there aren’t brilliant male cosplayers or smashing female trivia experts, this is to say that the need of the individual fan is met with opposing concepts: In order for me to find myself in comics, I need to make that space for myself, and that is a creative force. Het white cis males are more likely to do anything possible to defend and preserve the canon because the canon is built to cater to them.
This is genuinely the best post I have ever read.
Comment bolded by me because effing important that’s why.
I read this article in my film class! It was about Star Trek and it was written in like the 80s.
Omg for once we can ask where the rest of the essay is because there is in fact an entire essay.
🤭🤭🤭
I wont say an exception is not possible, but billionaires do not donate money. They buy control over something that is important to them. If there are exceptions I have not seen them. Every time you see a billionaire being a philanthropist and actually giving a significant percent of their money look a bit deeper and you will find them actually buying control, not giving money away.
A prime example is Bill Gates. Well known as a philanthropist, primarily for his large scale donation to education. Except what actually happened is he essentially bought a sharing control in the US education system and proceeded to fucked it up terribly. I will believe his intentions were good, but frankly that doesn’t matter. He fucked it up because he is a billionaire and billionaires just can’t give up control. It is how they became billionaires in the first place, it is baked into their minds.
They just can’t accept that Notre Dame isn’t for sell. Because that is what “donations” mean to billionaires. They want to buy a controlling stake in something that they care about, and they have been doing so long they think that this is philanthropy. Because it makes sense to them that if they are going to invest *their* money that they should make sure it is done right. But they generally have no fucking idea what they are doing when it comes to these things.
Anyway if billionaires actually wanted to help the first thing they need to do is let go of their control and pay god damn taxes.
Yeah, that’s why you don’t excuse “donations” as a reason why the rich shouldn’t pay more in taxes. This is exactly why we need their help funding essential services through TAXES. So THEY stay out of what DOES NOT belong to them.
Here is the guardian article
EternalsSource Meet the Cast: Lauren Ridloff
I feel like right now the stories that are being written for Deaf and hard-of-hearing characters are stories that are already familiar to everyone. I look forward to when we can dig deeper and explore the intersectionality of identity that a Deaf or hard-of-hearing person has–and we all have throughout our lives. I mean I’m not just a Deaf person. I’m so much more. I’m Mexican and African American. I’m a woman. I’m a Midwesterner. I love knitting. I love running. There’s so much more to me than just my deafness.
ok, so i was thinking about the lgb(t) community and how many straight people invent new orientations or “genders” or pretend to be gay just to be part of it.
maybe everyone already realized this and i’m very slow, but i think i understood why they do it: because to them, being lgb(t) is a personality trait. it makes them feel edgy, or cool, or special. they are different, they aren’t straight because straight is boring.
and, most importantly, they think being lgb(t) is edgy because THEY STILL SEE BEING GAY AS A DEVIATION; they think it’s cool to be gay because it’s not normal. and that’s why they love the word queer: to them we’re strange, weird, outcasts, and they want to feel outcasts too.
they hide their straightness under the term queer, because it’s a word that mean nothing, so it can mean anything. “i’m only attracted to people i know very well, i’m so queer” “i’m attracted to anyone regardless of their gender – but i would never date someone of my same sex, i’m so queer” and so on.
they don’t realize that being lgb is about being same sex attracted. we are not cool or edgy, we simply exist. and even though some people’s orientation deeply affect their life, it’s never something like “omg i’m so queer uwu look at my dyed hair and my piercings owo my whole personality revolves around stereotypes and slurs used to oppress a minority i’m not even part of”, it’s more like “because of my same sex attraction my experiences were very different from yours and it has shaped my point of view”.
the lgb community shouldn’t include straight people who think that being kinky (or shit like that) makes them QuEeR.
this post isn’t really about radical feminism but it’s something that was on my mind for a long time and i wanted to say it.
À la veille de la Journée internationale des Droits des femmes, des affrontements ont opposé ce samedi 7 mars en fin de soirée les forces de l’ordre aux participantes de la “Marche féministe” nocturne, ont rapporté les associations et journalistes.
Mais la manifestation, partie de la Place des Fêtes dans le XIXe arrondissement, a dégénéré en fin de soirée, aux alentours de la place de la République. Selon plusieurs journalistes sur place, des tensions sont apparues entre les forces de l’ordre et les manifestants, qui ont été nassés et pour certains repoussés dans le métro. Du gaz lacrymogène a également été utilisé.
Plusieurs interpellations auraient eu lieu, selon les collectifs “Nous toutes” et “Collage féminicide”. “On nage en plein délire”, s’est agacé “Nous toutes”, qui organise une marche d’envergure ce dimanche dans la capitale.
“Fin de manifestation. On traîne des femmes non violentes dans les escaliers, on pousse, on violente
Pourquoi ? Parce qu’elles ont osé manifester pour leurs droits et dire stop au patriarcat. Plus que jamais police coupable.”
non seulement je trouve le mot womxn hideux mais en plus qu’est-ce que c’est fatiguant de le voir pour l’International Women’s Day. on ne parle pas de mxn pour l’International Men’s Day hein, c’est quoi le problème avec women maintenant? épuisant
aussi marlène schiappa, c’est fou à quel point elle arrive à être à côté de la plaque à chaque fois qu’elle parle.
justifier les flics qui ont agressé les manifestantes parce que c’était des féministes antifascistes et anticapitalistes et qu’elles n’ont pas respecté le trajet prévu, ça veut dire quoi ? pour elle, il faut être une féministe polie (et fasciste?) pour mériter de ne pas se faire taper dessus ?
ma seule résolution de l’année en janvier était de porter moins de maquillage pour me réhabituer à avoir le visage “nu”, être au naturel pour de vrai - et pas avec “juste” une crème tintée, ou de la poudre
et honnêtement quel plaisir. redécouvrir que non, je n’ai pas besoin de me tartiner d’une dizaine de produits pour aller faire les courses, ou de me dépêcher chez moi pour me remaquiller pour que j’ai de nouveau l’air fraiche, ou - encore pire - devoir faire du sport avec du maquillage !
Mardi 3 mars 2020, au tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, un homme âgé de 69 ans et résidant à Plérin (Côtes-d’Armor) devait répondre d’agressions sexuelles incestueuses sur ses deux petites filles de 11 et 9 ans.
« Comment expliquez-vous vos agissements, ce sont vos petites filles quand même ! » Réponse : « Je ne sais pas trop, peut-être par ennui… » Mise en garde : « Vous encourrez jusqu’à 10 ans de prison pour vos actes. » Le prévenu ne se démonte pas : “Doucement, ce sont que des petites caresses, ça n’a jamais tué personne, alors ne parlez pas d’abus, c’est n’importe quoi !”
Pendant près de deux ans, chaque semaine, la maman des fillettes déposait les enfants chez leur grand-père. Les deux petites victimes avaient décidé de ne parler à personne des sévices qu’elles subissaient. La plus âgée, 11 ans, aurait eu ces mots : “Tu sais maman, quand papy sera mort je te dirais un secret.”
C’est le grand frère, en surprenant une conversation entre ses deux sœurs, qui a finalement tout dévoilé.
L’expert psychiatre dépeint un homme dangereux présentant de gros risques de récidives : il revendique les faits en rejetant la faute sur les fillettes qu’il décrit comme des provocatrices. « Je confirme, elles en redemandaient… »
Le procureur rappelle en outre des faits antérieurs : « D’après les déclarations de deux de vos trois filles, vous les auriez violées régulièrement il y a près de 35 ans. » Le prévenu rétorque : « Ma femme est morte, vous ne pourrez rien prouver et ça fait 30 ans que je ne les ai plus vues… »
La mère des deux fillettes, plus jeune que ses deux soeurs, n’aurait pas été au courant de tels antécédents.
Quinze minutes de délibération suffisent, le tribunal statuant sur trois années de prison, dont 18 mois ferme. Une inscription au fichier des délinquants sexuels conclut la sentence.
18 MOIS FERME !
“how dare a private company not publish the book of a pedophile!!!!! free speech!!!!!!”






