“Le Québec ne se reconnaît évidemment pas dans la Couronne britannique ni dans le patriotisme militaire et guerrier importé des États-Unis. Sur le plan des valeurs, le Canada n'a jamais été aussi éloigné du Québec. Mais en même temps, la critique du modèle précédent qui sous-tend l'actuel projet conservateur de redéfinition du Canada possède des affinités certaines avec plusieurs courants d'opinion majoritaires au Québec.”
—- Denis Saint-Martin, professeur de science politique à l’Université de Montréal
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Image: Le nouveau vitrail sur la royauté, représentant notamment les reines Elizabeth II et Victoria, que le gouvernement Harper a fait installer à l’entrée du Sénat. Le nouvel enthousiasme pour les institutions de la monarchie britannique signale un retour à des valeurs d’autorité plus traditionnelle. Crédit : Jake Wright.
Sénatoriales: Chronique d’une défaite annoncée...
“Ce n’est pas vraiment une défaite. Nous nous y étions préparés. C’est uniquement la conséquence des élections précédentes que nous avons perdu.”
Ces phrases vont résonner pendant de longs jours dans la bouche de nos sarkozystes adorés. Frustrés d’avoir ce soir le revers d’une population d’élu, la Droite est en panique jusqu’à son plus haut niveau. Résultat d’une défaite annoncée.
A force de vouloir gouverner seul, Sarkozyzy et ses apôtres se sont pris ce soir, la raclée de ce quinquennat. C’était bien la seule chose que notre Nicolas avait oublié. Sa politique est un echec, et ce n’est pas en allant faire sa rockstar à Tripoli que ça changera quelque chose en France.
A l’heure où ses sbires se font descendre les uns après les autres (cf. ma rentrée litteraire à paraitre prochainement sur ce blog), à l’heure où les sondages le montre au plus bas de son existence, il semblerait que ce soit le feu en Sarkozie. Et ils n’ont pas tord.
Ce n’est pas parce que Carlita va nous pondre un Nicoco Junior le mois prochain, que nous sommes censé oublier les bientôt 5 ans de désastre gouvernemental. Et ce n’est sans compter les petites phrases choc de ses ministres et conseillers plus à droite que Marine, dans le but de ratisser des électeurs. Vous avez dit droite populaire?
Reste à savoir si la gauche saura saisir cette occasion. Et là la grande question (on a de quoi se poser la question, j’y reviendrais dans le débrieff de leur “programme”).
Le Sénat a basculé à gauche, et la cloche de la Sarkorama a sonné… du moins j’espère!
Tchao!
A mes amis politiques
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A tous mes amis qui me sollicitent et me demandent de me présenter aux élections législatives, je souhaite tout d’abord vous remercier pour votre soutien et votre confiance. Je veux aussi vous dire que mon avis sur le processus politique en cours au Maroc depuis plusieurs mois, n’a pas changé. En juin dernier, j’ai déclaré publiquement que je votais non au référendum non pas tellement à cause du texte constitutionnel lui-même mais à cause du climat politique délétère dans lequel se déroulait et continue à se dérouler tout le processus politique. Pour aller vers un autre Maroc, il faut de la confiance. Et la confiance ne se décrète pas, elle se construit!
Par ailleurs, chers amis, je veux vous redire combien j’aspire à ce que les choses évoluent différemment et pacifiquement dans notre pays, vers moins d’inégalités sociales, plus de solidarité, vers moins d’abus de pouvoir et plus de libertés collectives et individuelles. Du plus profond de mon cœur, j’aspire tout simplement à un Maroc de citoyens.
Je fais de la politique très activement depuis une grosse dizaine d’années ; j’ai mené plusieurs batailles électorales, en tant que militant, en tant que candidat, en tant qu’élu local aussi … A travers mon engagement, je n’ai toujours voulu servir qu’une seule et unique cause, celle de la construction d’un Maroc de dignité, de solidarité et de liberté.
Je suis par ailleurs, aussi profondément réformateur. Je suis convaincu que pour changer les choses en mieux dans notre pays, on ne peut pas se limiter à proclamer des idées. Il faut s’engager, militer, faire campagne… Non pas pour avoir des postes mais d’abord et avant toute chose pour utiliser le temps électoral pour débattre avec les citoyens et essayer de les convaincre et de les entrainer dans notre projet de société socio-démocrate.
Le problème pour nous aujourd’hui est dans le comment ? Comment faire en sorte que les socio démocrates, ceux qui aspirent à une réelle transformation positive de notre société, vers plus de solidarité et plus de liberté, puissent faire campagne, débattre avec les citoyens et mobiliser les électeurs pour tenter de faire entrer notre pays dans une nouvelle ère ?
Le jeu politique reste malheureusement à la date d’aujourd’hui totalement fermé à cette éventualité.
Editorial de Daly Valet .- Rédacteur en Chef de Le Matin
Michel Martelly est Michel Martelly. Un iconoclaste. Un anticonformiste. Sa carrière, c’est toute une carrière.
L’interdit est son monde aphrodisiaque. Son paradis. Le monde des choses permises, son cauchemar. Son enfer. La déraison comme raison. Le pays qui a fait de lui un président de la République en est plus que conscient. Il ne nous est pas tombé du ciel. Il n’est pas non plus une fabrication de Washington ni des Nations unies. C’est un pur produit d’Haïti.
Des électeurs cyniques imposent à une société cynique un chef qui fait l’éloge de son cynisme. Purgatoire. Dérives.
Dans le sillage d’une incartade puérile et indigne au Palais national, entre deux autorités de l’État, l’un président, l’autre député, une crise d’État. Au terme d’un vide gouvernemental long de cinq mois, une crise de l’autorité qui risque d’embrayer, à nouveau, notre pays dans l’incertain. Pour longtemps.
Si Michel Martelly reste l’impétueux et l’imprévisible Michel Martelly auquel nous sommes habitués, et que le Parlement demeure ce parlement insensé, veule et pervers que nous connaissons, Haïti est bien partie pour de nouveaux gâchis. Des gâchis dus à une élite politique managériale incivique, incompétente et immature.
Il faudra beaucoup de dépassement de soi. De grandeur de part et d’autre. Au nom de notre pays souffrant et à genoux. En fait, au lieu d’attiser l’animosité entre ces chefs de clans belligérants à l’ego hypertrophié, tout patriote devrait plutôt convier nos responsables irresponsables à plus de mansuétude envers ce pays qu’ils avaient juré de servir avec dévouement, intégrité et dans la légalité républicaine.
Au bout du compte, Haïti est comme prise en otage par des hommes haut placés, plus promoteurs de crises qu’agents de développement. La vérité est que Martelly n’a rien à perdre dans l’échec de son mandat. Il a déjà tout gagné en devenant président. Il le dit et le répète sans cesse. Il a raison. D’un simple chanteur controversé au titre de chef de l’État, tout un renversement des mondes. Tout un couronnement. Arnel Bélizaire est en droit de dire autant. D’ombrageux activiste violent et d’affairiste dit interlope à la fonction de député du peuple, il faut le faire.
Toute une intronisation. Un autre couronnement qui serait improbable dans une tout autre Haïti. Entre les deux hommes, il n’y a qu’Haïti qui attende encore de voir ses rêves improbables se concrétiser. Surtout le rêve de devenir, enfin, un pays.
Ô rage ! Ô désespoir ! Des parlementaires impuissants et légitimement outragés, suite à l’arrestation du député Arnel Bélizaire, crient à la dictature. Ils dénoncent le viol de la Constitution qui, en son article 114, garantit l’inviolabilité de la fonction de parlementaire. Évidemment, la Constitution, du point de vue de la forme, est du côté de M. Bélizaire dans cette affaire. Pour troublant et compromettant que puisse être le passé de ce contre-modèle de citoyen. Si le pouvoir de Martelly se croit encore lié par les lois de la République et que nous ne vivions sous un régime d’apprentis dictateurs, la libération du député de la circonscription de Tabarre-Delmas est une affaire de minute.
Sans aucune autre forme de procès. La Justice et les impatients du Palais national devront, forcément, attendre la rentrée parlementaire de janvier 2012. C’est à ce moment seulement, et une fois que la Chambre des députés aura donné suite à la demande de levée de l’immunité du parlementaire Bélizaire, que la question de l’arrestation ou pas de ce dernier pourra se poser en toute légalité. En dehors de cette procédure, tout est arbitraire, justice d’exception, donc tyrannie.
Périssent dix mille gouvernements et députés, plutôt qu’un principe constitutionnel. La solidarité citoyenne se range, ici, aux côtés de la loi. Non point derrière un individu, qu’il se nomme ou pas Arnel Bélizaire. Même s’il n’aurait pas dû se retrouver au Parlement en train de délibérer sur la marche de la nation. Cette crise nous renseigne assez sur la morale de nos élus et sur leur rectitude. Ce sont ces parlementaires qui ont ouvert la voie à l’action arbitraire des autorités judiciaires contre leur collègue. Si dictature il y a, comme ils le proclament, ils en sont les complices, les auteurs intellectuels et matériels. Ils ont été les premiers à bafouer la Constitution dans le processus de ratification des premiers ministres désignés par M. Martelly. De Daniel Rouzier, Bernard Gousse à Garry Conille. Dans tous ces cas, ils ont eu l’outrecuidance de dire que la Constitution n’importait pas dans leur vote. Et comme de fait, ils l’ont piétinée et violée à chaque fois pour satisfaire leur appétit de pouvoir, défendre leurs poches et leurs clans.
Entre Michel Martelly et le Parlement, la loi est l’abonnée absente. D’où les dérives. Et cette arrestation illégale suivie de la libération désordonnée du député Bélizaire.
D.V.
Après le tous pourris, le tous alcooliques ?
Bien que je ne sois pas “Aubryste” pour deux sous, la campagne puante dont est victime la maire de Lille, visant à la faire passer pour une alcoolique me débecte.
Cette campagne initiée, à l’image de notre cher Emery, par la “droitosphère” est non seulement pathétique mais également ridicule. Cette bonne “droitosphère” en mode “i-riposte” nous abreuve ainsi de photos d’Aubry, un verre à la main lors de salons, rencontres ou autres…
Pathétique car c’est bien le genre de truc qui nivèle par le haut les débats vous en conviendrez.
Ridicule car ce genre de photos on pourrait en trouver pour n’importe quel politique en campagne, à commencer par Chirac évidemment mais aussi Sarkozy comme ci-dessous lors d’une visite dans le Sancerre pendant la campagne 2007.
Après le tous pourris, le tous alcooliques ?
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