Password help?
  1. block
    Spleen

    Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

    Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,

    Et que de l’horizon embrassant tout le cercle

    Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;


    Quand la terre est changée en un cachot humide,

    Où l’Espérance, comme une chauve-souris,

    S’en va battant les murs de son aile timide

    Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;


    Quand la pluie étalant ses immenses traînées

    D’une vaste prison imite les barreaux,

    Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées

    Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,


    Des cloches tout à coup sautent avec furie

    Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,

    Ainsi que des esprits errants et sans patrie

    Qui se mettent à geindre opiniâtrement.


    –Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,

    Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,

    Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,

    Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.


    Charles Baudelaire

     
  2. block 1

    Sus ojos profundos de vacío y de tinieblas forjados, y su cráneo, de bellas flores adornado suavemente sobre las frágiles vértebras se menea. ¡Oh, encanto de la nada tan locamente engalanada! 

     
  3. block 4

    Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
    Sur l’esprit gémissant en poie aux longs ennuis,
    Et que l’horizon embrassant tout le cercle
    Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

    Quand la terre est changée en un cachot humide,
    Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
    S’en va battant les murs de son aile timide,
    Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

    Quand la pluie étailant ses immenses trainées
    D’une vaste prison imite les barreaux,
    Et qu’un peuple muet d’horribles araignées
    Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

    Des cloches tout à coup sautent avec furie
    Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
    Ainsi que des esprits errants et sans patrie
    Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

    - Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
    Défilent lentement dans mon âme; l’Espoir,
    Vaincu, pleure, l’Angoisse atroce, despotique,
    Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

    Charles Baudelaire, Spleen, Les Fleurs du Mal (1857)
     
  4. block 5
     
  5. block 1

    Les Fleurs Du Mal - Der Frohe Tote

    Download link for the full tape: http://www.filehosting.org/file/details/346409/Les_Fleurs_Du_Mal.rar

     
  6. block 1


    Un éclair… puis la nuit ! - Fugitive beauté
    Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?“

    Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
    Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !
     

    « A une passante », Les Fleurs du Mal | Charles Baudelaire
        

    image

     
  7. block 1

    Les Fleurs Du Mal (The Flowers of Evil) - Charles Baudelaire

     
  8. block 1

    Ch. Baudelaire

     
  9. block
    Vois-tu les amoureux, sur leurs grabats prospères,
    De leur brouche en dormant montrer le frais émail?
    Le poëte buter du front sur son travail?
    Ou sous les gazons secs s’accoupler les vipères?
    Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal
     
  10. block
    Mon coeur est un palais flétri par la cohue ;
    On s’y soûle, on s’y tue, on s’y prend aux cheveux !
    - Un parfum nage autour de votre gorge nue !…
    Baudelaire, Causerie