#3 - Peut-on donner son sang en étant ivre?
Théoriquement non. Il faut normalement avoir un taux d’alcoolémie nul pour donner son sang. Cela dit, les établissements de don du sang ne pratiquent pas de test d’alcoolémie. «Si la personne a bu un verre de vin ce n’est pas grave. De toute façon, si elle est vraiment ivre, on s’en aperçoit et on n’effectue pas le prélèvement», explique t-on à l’EFS de Denfert-Rochereau, à Paris.
Un qallunaaq et son kodak...
Le printemps est arrivé à Akulivik. Pas qu’il fasse spécialement beau ou que les mini-jupes commencent à se pointer sur les terrasses, au contraire. Le printemps ici semble plutôt être synonyme de la fonte d’une quantité notable de neige en un lapse de temps réduit, laissant se dessiner un paysage assez maussade et triste. Après des mois sous la neige, tout est gris et brun et les montagnes de déchets accumulés un peu partout font leur apparition. Aujourd’hui, j’aimerais bien être sur une terrasse quelque part au Sud à boire une grosse bière. Mais plutôt que me morfondre sur le temps morose et l’absence de terrasse/bière/comparses pour prendre une bière sur une terrasse, j’ai profité de la journée pour faire un qallunaaq de moi et faire du Jell-O aux cerises avant d’aller prendre des photos du coin, que je vous partagerai un peu plus tard.
Qallunaaq (le “q” au début d’un mot se prononce comme un “h” aspiré et le “aa” se prononce plutôt comme un seul “a”), c’est le premier mot qu’on apprend en arrivant au Nord. Qallunaaq, ou qallunaat au pluriel, c’est le terme utilisé par les Inuits pour nommer les non-Inuits. Être un qallunaaq, c’est une sensation marquante pour l’homme blanc que je suis. Après avoir vécu l’expérience d’être la minorité très visible pendant quelques jours, on comprend bien à quel point le fait d’émigrer doit être une épreuve difficile. On sent soudainement qu’au lieu d’être une particule dans une masse somme toute assez homogène, on devient le point marquant dans la foule, la personne sur qui les regards se rivent par défaut. En plus, on doit franchir la barrière évidente de la langue et celle du non-verbal qui est très différent d’une culture à l’autre. Les expressions faciales sont difficiles à saisir mais très importantes dans la communication des Inuits, qui s’expriment peu par la parole mais beaucoup par les sourcils, aussi étrange que ça puisse paraître. Une expérience à vivre qui permet d’apporter un éclairage nouveau sur tous ces nouveaux arrivants qui s’adaptent difficilement à leur migration…
Les nuages se dissipent enfin un peu et les oiseaux chantent à qui mieux mieux, c’est définitivement le printemps qui arrive par ici. Il ne manque vraiment que les mini-jupes et les terrasses pour que l’été se pointe officiellement le bout du nez par ici! ;-)
Olivier, correspondant qallunaaq à votre service!
xx