La mer, qu'on voit danser, le long des golfes clairs.

Je suis revenue de Rockport samedi soir.
Depuis, mon cerveau est dans le brouillard et mon moral au plus bas.
Même si les bonnes nouvelles s’accumulent (offre d’emploi, bonne note pour mon cours d’été, etc…), mon âme est bleuie par la nostalgie, qui pointe déjà le bout de son nez.
Ma place est au bord de la mer ; je ne me sens jamais aussi en équilibre, à ma place, qu’au bord de l’Atlantique.
Je ne dors jamais aussi bien que bercée par les bruits des vagues qui se fracassent contre les rochers.
La ville m’étourdit encore plus en revenant de ce que je considère comme étant le paradis sur terre.
L’océan me plaît, par beau temps comme par mauvais temps ; je me reconnais dans ses marées et dans ses sautes d’humeurs imprévus.
Ici, aujourd’hui, entourée par le béton, c’est comme si j’étais hors de mon corps, à fleur de peau.
Cela me prendra encore quelques jours, je suppose, avant de revenir à mon état normal.
Mais je sais pertinemment que la nostalgie des grandes eaux ne me quittera pas avant mon retour auprès d’elle.

La mer, mon amour à distance. 

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