Les esprits qui ne voient les choses que par leur plus petit côté, ont imaginé que le Dandysme était surtout l’art de la mise, une heureuse et audacieuse dictature en fait de toilette et d’élégance extérieure. Très certainement, c’est cela ; mais c’est bien davantage. Le Dandysme est une manière d’être, et l’on n’est pas que par le côté matériellement visible. C’est une manière d’être, entièrement composée de nuances, comme il arrive toujours dans les sociétés très vieilles et très civilisées, où la comédie devient si rare et où la convenance triomphe à peine de l’ennui.

Une des conséquences du Dandysme, un de ses principaux caractères – pour mieux parler, son caractère le plus général – est-il de produire toujours de l’imprévu, ce à quoi l’esprit accoutumé au joug des règles ne peut s’attendre en bonne logique. (…) Le Dandysme (…) se joue de la règle et pourtant la respecte encore. Il en souffre et s’en venge tout en la subissant ; il s’en réclame quand il y échappe ; il la domine et en est dominé tour à tour : double et muable caractère !

(Bolingbroke) inventa la devise même du Dandysme, le Nil mirari de ces hommes (…) qui veulent toujours produire la surprise en gardant l’impassibilité. (…) le calme du Dandysme est la pose d’un esprit qui doit avoir fait le tour de beaucoup d’idées et qui est trop dégoûté pour s’animer.

(…) ce qui fait le dandy, c’est l’indépendance. Autrement, il y aurait une législation du Dandysme, et il n’y en a pas. Tout Dandy est un oseur, mais un oseur qui a du tact, qui s’arrête à temps et qui trouve, entre l’originalité et l’excentricité, le fameux point d’intersection de Pascal.

Le luxe de Brummell était plus intelligent qu’éclatant ; il était une preuve de plus de la sureté de cet esprit qui laissait l’écarlate aux sauvages, et qui inventa plus tard ce grand axiome de toilette : ” Pour être bien mis, il ne faut pas être remarqué. ”

Comme tous les Dandys, (Brummell) aimait mieux étonner que plaire.

Paraître, c’est être pour les Dandys.

On ne se fait pas Brummell. On l’est ou on ne l’est pas.

(…) les Dandys, de leur autorité privée, posent une règle au-dessus de celle qui régit les cercles les plus aristocratiques, les plus attachés à la tradition, et par la plaisanterie qui est un acide, et par la grâce qui est un fondant, ils parviennent à faire admettre cette règle mobile qui n’est, en fin de compte, que l’audace de leur propre personnalité.

Il y a sans doute, en matière de Dandysme, quelques principes et quelques traditions ; mais tout cela est dominé par la fantaisie, et la fantaisie n’est permise qu’à ceux à qui elle sied et qui la consacrent, en l’exerçant.

—  Jules Amédée Barbey d’Aurevilly (1808-1889), in  ”Du Dandysme et de George Brummel” 
J-1.

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Je vis les dernières heures de mes 26 ans, après minuit ce soir je n’aurai plus jamais 26 ans de toute ma vie, et je suis un peu triste.

Mais je suis aussi remarquablement sereine, parce qu’en faisant le bilan, je me dis qu’entrer dans sa 27ème année après avoir fait tout ce chemin, c’est quand même pas dégueulasse.

Entrer dans sa 27ème année en célébrant sa sixième année de “carrière”, c’est assez cool.

Entrer dans sa 27ème année une semaine avant de quitter son taff (qui avait quand même de la gueule) pour écrire des putain de bouquins, c’est pas trop nul non plus.

Entrer dans sa 27ème année avec plein de projets mortels à réaliser (c’est pas dit qu’ils voient tous le jour hein, mais l’important c’est de les construire et d’aller au bout de l’expérience) et un recalibrage à effectuer sur le plan personnel, c’est encourageant.

[Oui bon, TECHNIQUEMENT je rentre dans ma 28ème mais eh, oh, chaque chose en son temps, laissez-moi tranquille]

Tout ça m’indique aussi que je le jour où j’aurai une vie stable et rassurante et routinière n’est encore pas près d’arriver, mais quelque chose me dit que je n’en suis pas revenue à ce point par hasard et que c’est peut-être ça qui me convient le plus. Du moins pour l’instant.

La stabilité financière, immobilière, sentimentale et psychologique, c’est pas encore pour demain, mais c’est pas grave, parce que ma vie est un immense chantier que je refuse de bâcler et que j’ai bien l’intention de construire des bases solides avant de poser quoi que ce soit d’à peu près définitif par-dessus.

J’ai pas envie de recommencer dans trois ans. 

Voilà.

J’ai peur, j’ai hâte, je suis immensément heureuse et profondément triste à la fois, j’ai plein plein plein de choses à faire à partir de septembre, ça va être extrêmement long et difficile et éprouvant mais je ne suis pas seule, mes démons commencent à plier sous les coups, mes vraies envies et besoins commencent enfin à se faire entendre, et je pense être à peu près sur la bonne voie.

Y a plus qu’à, comme on dit. Le seul truc qui m’inquiète, c’est ma flemme légendaire - cette rentrée va demander énormément de travail et d’énergie et de régularité, et ce sont trois choses qui m’ont toujours fait défaut. 

Mais eh, je suis arrivée jusqu’ici, c’est bien la preuve que je sais à peu près me démerder, finalement. Et je fais toujours confiance à mon instinct de survie à l’épreuve du feu. 

Allez, je suis prête. 

De peu faut-il que tu t’éloignes pour que je sois plus proche de l’espace que de toi. De peu s’en est-il fallu que nos regards se croisent et voient mourir une étoile.

Ce peu que l’on a peine à croire souffle les mondes et les anéantit. Ce peu, pour peu qu’il nous déserte, nous aura lancé dans l’oubli.

C’est la poussière dans ton œil, le sable dans la cathédrale. C’est le secret inavouable et l’immobile des ossements. C’est la promesse du lendemain qui court déjà au crépuscule. C’est l’arme dans le rire, et la dent retroussée, les langues qui se délient et les peaux déchirées.

Ce peu qui m’aura privé d’air, comme on recouvre un feu de sable, ira glisser entre des mains prises de passions redoutables. Ainsi se lisse la rive alanguie, dessinée et patiente sous la caresse des petites morts.

Éclat sombre de menaces l’orage gronde des roulements clament la force énergie des éclairs ça claque de tous côtés éclaire l’épaisse nuit du jour telle une nuit blanche de physique en pleine nature multitude des zébrures roulements de persistantes déflagrations nulle issue aucun échappatoire l’encerclement est flagrant ce que les yeux voient ce que les oreilles entendent le cerveau les inscrit au règne de la crainte l’angoisse étreint le choc des éclairs s’intensifie le nuage monstrueux avance un mur de pluie déverse abondamment des bourrasques de vent agite une pluie diluvienne qui va stopper cela comment arrêter cette furie…  Le calme est revenu c’est la désolation tout autour des toits soulevés des arbres couchés des cheminées effondrées des verrières éclatées au regard cela ressemble au fouet guerrier du passé oui du passé aujourd’hui ce fouet qu’agitent les humains est encore plus dévastateur le Japon l’apprit à ses dépens Hiroshima Nagasaki sonnèrent sonnent sonneront dans nos mémoires on ne fait plus la guerre entre militaires on détruit un pays et les habitants avec le cauchemar tchétchène en atteste on massacre on désintègre jusqu’à la rupture de toute organisation d’un pays et il en est encore qui croient qu’on peut changer un pays qu’on peut le modeler à son envie changer son organisation de  force       

 Gilbert Desmée - D’espoirs en désespoir

Regarde ce que devient le monde. Mais on va où ? Tu vois tous ces gens qui avancent, les yeux fixés sur leur téléphone, qui ne voient même pas, autour d’eux, le fourmillement de la vie réelle. Et quand ils partent vers de nouveaux lieux, ils voient plus de paysages à travers leur appareil photo que directement avec leur yeux. Alors oui, j’en fais partie, j’imagine plus mes journées sans ce téléphone, mais parfois faut savoir se raisonner, le ranger, et observer. Des choses belles et simples, tout simplement.

Ce que voient les gens quand je leur dis que je suis contre la souffrance animale....

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Et aux écureuils, aux dauphins, aux vaches, aux chiens, aux chevaux, aux poulets, aux cochons, aux singes, aux chats, aux éléphants, aux lions, aux hamsters, aux baleines, aux girafes, aux furets… Bref faut pas faire du mal aux animaux!

Mes yeux ne demandent que toi, ils en deviennent radieux quand ils croisent ton regard et à l’instant où ils ne te voient plus une larme s’échappe et effleure la peau de mon visage.
J#9 d'un job d'été mortel

Drame. J’ai été changé de place. Moi qui était cachée derrière mon ordinateur suis maintenant exposée à la vue de tout le monde. J’ai l’impression d’être nue. Ma boss peut scruter mon écran, mes collègues voient chacun de mes faits et gestes, même le couloir peut admirer facilement tout ce que je fais. Je suis au milieu. Chaque signe d’inactivité sera désormais noté, enregistré. J’ai un perpétuel frisson me parcourant l’échine, je n’entends pas quand quelqu’un s’approche dans mon dos.
Savent ils que je n’ai rien à faire ? Que je passe 90% de mon temps sur internet pour ne pas sombrer dans la folie provoquée par l’abus de classement? J’ai envie de pleurer. Me voilà plongée dans l’absurdité la plus totale. Dix jours encore. Dix jours d’ennui, de contrariété, de sous-régime, de frustration, de regards désapprobateurs. On me met la pression en me disant que même si je n’ai rien à faire il faut que je reste à ma place parce que ma boss est intransigeante. Je la croyais sympa, mais on ne peut se fier à personne. 9h35, j’ai tout terminé, je panique.

* En me voyant faire un peu rouler ma chaise mon collègue me dit : “houla tu t’ennuies là”, moi polie : “ça va”. Et puis rien. Mon bureau est vide, aussi vide que si j’allais partir en vacances. Mais rien. Et je suis obligée de rester sans bouger. Je ne sais pas ce que j’ai le droit ou non de faire. Il me reste une heure, et 32% de batterie.

Rencontre avec Roger CAILLOIS au sujet de sa passion pour les pierres. L’écrivain explique que les hommes se sont toujours intéressés aux pierres. Au moins depuis les Grecs et l’agate de Pyrrhus. Il évoque certains minéraux dans lesquels se voient des paysages tandis que des vertus sont prêtées à d’autres. Il explique combien la structure minérale peut ressembler à la peinture abstraite et les diverses formes qu’une pierre peut prendre. Il parle des pierres de rêves chinoises, de la fragilité de certaines autres. Le monde a commencé avec les pierres dit-il et il fait part des émotions que l’observation de certaines pierres lui procure.

réalisateur
Daniel Lander

INA
http://www.ina.fr/video/CPF87007364

Analyse de marché sur la demande de logement

Watford City, Dakota du Nord

Les informations qui suivent ont pour but d’illustrer la forte demande de logements existant dans la ville de Watford City, Dakota du Nord. Le boom pétrolier dans la région du Bakken (partie ouest du Dakota du Nord) a provoqué une explosion démographique en raison de l’afflux de personnes en quête d’emplois bien rémunérés. Vous pourrez lire ci-après des statistiques provenant de différentes sources qui prévoient une croissance allant de 40 à 165 % dans les années qui viennent. Le plus grand défi est donc de fournir de quoi se loger aux employés du secteur pétrolier ainsi qu’à ceux des emplois induits.

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Nous vous présenterons des informations sur le boom pétrolier, le manque de logements, quels types de marketing nous mettons en place et le positionnement unique par lequel nous entendons réaliser un profit grâce à notre solution de résidence luxueuse.

             Demande de logements dans la région du Bakken

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En raison de la croissance exponentielle alimentée par le pétrole de la région du Bakken, le Dakota du Nord est en train de vivre un boom économique. L’afflux de travailleurs signifie que le développement économique s’accompagne d’un manque énorme de logements.

Cette carence est la raison pour laquelle nous considérons judicieux de développer la deuxième phase de notre projet.

Considérez simplement les faits suivants :

                   Boom économique du Dakota du Nord

  • taux de chômage de 1 % alors que le reste du pays se situe à 8.5 %
  • 1,4 milliard de dollars d’excédent dans le budget de l’état du Dakota du Nord
  • Depuis 2009, l’état est classé 3ème en terme de vitesse de croissance de population 
  • On prévoit que l’état connaîtra une croissance de 40 %  dans les 2 à 3 prochaines années
  • Population totale en 2012 : 685 000. Population estimée en 2014 : 1 million
  • Les estimations prévoient que le boom pétrolier va durer au moins 25 ans
  • Il y a actuellement 6000 sites de forage dans l’ouest de l’état  
  • Afin d’extraire le pétrole reposant dans les 3 premières couches géologiques (il y a 7 couches au total), 75000 sites de forage seront nécessaires.

                      Opportunités dans la région du Bakken

  • La majorité de la population étant précédemment concentrée à l’est de l’état, seules 4 villes dépassaient 10000 habitants dans la partie ouest avant le boom
  • Il y a actuellement 17000 offres d’emploi non pourvues dans la zone du Bakken
  • Les estimations prévoient que le Dakota du Nord aura besoin de 7000 à 10000 travailleurs/an pour les 5 prochaines années
  • 195 plateformes de forage sont situées dans un rayon de 100 km de Watford City
  • Notre projet est situé juste à l’extérieur des limites de la commune de Watford City
  • Watford City devrait passer de 1000 habitants à plus de 10000 d’ici 2 ans.

                   situation actuelle en matière d’hébergement

 A ce jour, les entreprises, pétrolières ou non, qui ont investi la région, rencontrent des difficultés pour retenir leurs employés en raison des conditions difficiles dans lesquelles ceux-ci sont parfois amenés à vivre.  Les hôtels sont réservés plus de 6 mois à l’avance. Beaucoup d’employés ont des trajets aller/retour de parfois 4 heures, pour des journées de travail de 12 à 14 heures. Ils vivent dans des camps sommaires ou dans des villages de tentes, qui ont surgi pour compenser le manque drastique de logements.

Il n’y a actuellement que peu d’alternatives en termes d’hébergement dans la région. La plupart des solutions n’en sont encore qu’au stade de projets, ou proposent des conditions d’hébergement sommaires à des prix exorbitants. La simple notion de confort amélioré n’est tout simplement pas à l’ordre du jour, non seulement pour loger les employés des compagnies pétrolières mais également pour loger leurs dirigeants.

Watford City

Watford City vit actuellement une explosion démographique en raison de sa localisation à l’épicentre de la gigantesque formation géologique du Bakken et de ThreeForks, une région dont les experts prédisent qu’elle va subir une croissance énorme au cours des années qui viennent. Selon le Service d’Analyse du Marché du Travail du Dakota du Nord, les comtés de McKenzie (Watford City) et Williams (Williston) ont le taux de chômage le plus faible de l’état à 0,9 %. En outre les travailleurs y bénéficient des salaires les plus élevés en moyenne (71000 dollars/an). Cette nuée de travailleurs affluant pour occuper les postes offerts dans cette région, ajoutée à une offre limitée de logements ainsi que d’hébergements en hôtellerie, crée les conditions idéales pour construire et exploiter une résidence hôtelière dans un des marchés les plus dynamique des Etats-Unis ; un marché absolument dépourvu de telles offres d’hébergement.

              

                            www.chasseur-immo-dakota.com

                                  322 Main Street # 20

                                   Williston, ND 58801

                     Tel : 954-452-0030     Fax : 954 452 0029

 

Ce que je pense de la religion

Avec les nombreuses guerres actuelles, nous sommes assaillis de prises de positions stériles, d’obscurantisme et de dénigrement systématique de l’autre bord.

Tels une cheval harnaché d’œillères, les partisans ne voient que les preuves qui les arrangent et font abstraction des autres.

Je ne prendrai pas parti pour l’un ou pour l’autre des belligérants de quelque guerre que ce soit.

Étant pour la paix, je ne me reconnais dans aucun des bords, belliqueux à part égale.

Par contre j’ai lu des commentaires disant qu’une religion (laquelle, n’a pas d’importance) avait des siècles de retard…

J’ai ri, mais j’ai ri !

Très fort, en plus !

Puis m’est venu l’idée d’une petite logorrhée (court pamphlet simpliste et réducteur) pour expliquer la raison de mon hilarité.

 C’est très mal écrit, fondamentalement incomplet mais cela reflète bien le fond (brouillon et parcellaire, donc) de ma pensée.

Il y a très longtemps, l’homme (comprenez, dans tout le reste de mon texte, que je parle de l’Homme et pas uniquement du mâle) a eu peur.

Peur de la mort, de la nature (foudre, feu, mer, etc.), des animaux, etc.

Plutôt que d’affronter et de chercher à comprendre (ses connaissances de l’époque ne le lui permettaient pas) il a préféré s’en remettre à des êtres supérieurs et invisibles qui guidaient sa destinée.

C’était pratique : Cela permettait de ne pas se poser de question, de se laisser guider et d’expliquer l’inconcevable.

Puis, il y a environ 2500 ans, quelques empêcheurs de tourner en rond (les philosophes grecs) ont commencé la démythification (Démythifier : défaire les mythes)

C’est à dire expliquer rationnellement ce que, faute de compréhension et de science explicative, on mettait dans des mains divines.

Il n’était pas question d’expliquer l’univers, trop complexe encore, mais commencer à se dire qu’on pouvait réfléchir par soi-même plutôt que de penser qu’un ou plusieurs dieux s’occupaient de ça.

C’était culotté !

La chute des cités grecques et l’avènement des religions monothéistes (et plein d’autres choses aussi) ont retardé grandement de nouvelles avancées et il faut attendre la fin de du moyen-âge pour remettre en branle la machine à découvertes.

La liste suivante n’est (et de très loin) pas exhaustive mais sert ma démonstration par extrapolation.

On pensait la terre plate ?  Galileo Galilei vient nous expliquer que non, elle est ronde.

Oui mais elle est le centre de l’univers, quand même. Ben non. Nicolas Copernic explique qu’elle tourne autour du soleil.

C’est impossible, bien sur ! Et voilà que Johannes Kepler théorise tout cela avec des équations dont on se sert toujours abondamment.

Bon, ok pour l’univers inerte. Mais le vivant ne peut pas être autrement que divin. Le corps est régi par dieu, uniquement. Amboise Paré dissèque, recoud, répare et nous montre que le corps est mécanique et que son fonctionnement est, somme toute, assez rationnel.

De l’infiniment grand, passons à l’infiniment petit. Les grecs pensaient déjà que la matière pouvait se découper en grains invisibles insécables (atome, qu’on ne peut pas couper) et le XIXème siècle (et le XXème) apporte de l’eau à ce moulin des découvertes avec des rigolos comme Thomson, Rutherford ou Bohr.

Et le cerveau, notre mémoire, nos pulsions ? Sigmund Freud nous propose sa théorie et cela n’a rien à voir avec une quelconque déité.

Même la vie en communauté, fondement même de la raison du « être bon car dieu l’exige pour une hypothétique vie future meilleure » se voit décrite par Auguste Comte qui étudie la sociologie.

Il en manque, disais-je, et pas des moindre mais vous avez compris l’idée (j’espère)

D’une explication complète de l’univers, le champ du divin se réduit comme peau de chagrin et il ne reste d’ores et déjà, plus grand-chose.

Par extrapolation osée, certains (de plus en plus nombreux, j’espère) pensent que ce champ est vide : il n’y a pas de dieu !

Je me permets une petite hyperbole pour préciser mon propos :

J’émets l’idée selon laquelle la maturité intellectuelle des êtres humains passe par plusieurs stades :

  1. On ne sait rien (enfant) et on se réfère à une autorité référente (parents, instituteur, etc.) pour expliquer, comprendre le monde ;
  2. On pense tout savoir (adolescent) et cette suffisance nous permet de ne pas chercher à comprendre davantage ;
  3. On voit qu’on ne sait pas tout (adulte) mais cela nous fait peur car on perçoit que la quantité de choses qui nous reste à acquérir est infiniment plus grande que ce que l’on sait déjà ;
  4. On sait qu’on ne saura jamais tout (sage) mais cela n’a pas vraiment d’importance.

Comme un explorateur qui rentre, par le petit bout, dans une grotte en forme d’entonnoir avec une simple chandelle. Au fur et à mesure qu’il avance, il découvre qu’il en sait d’avantage mais aussi que ce qui lui reste à découvrir est plus grand encore.

Je suis un scientiste. J’ai accepté l’idée que TOUT, dans ce monde, s’explique par la science, c’est-à-dire par la compréhension et la rationalisation des phénomènes.

Les sciences actuelles sont incapables de tout expliquer et il est probable que les futures n’y arriveront pas avant que la terre ou l’univers ne se détruise (le point imaginaire, rencontre improbable de toutes les sciences pour expliquer l’univers aka le « focus imaginarius » de Kant).

Peu importe, en fait. L’idée que cela est explicable me suffit. Je n’ai pas besoin que cela soit expliqué.

Quand je joue au billard, je peux poser des équations sur la transmission des énergies, les frottements, les principes d’action/réaction, etc. avant chaque coup. Je pourrais (probablement) le faire. Ce serait long, chiant et ferait fuir tous mes partenaires mais c’est possible.

Je préfère jouer « à l’instinct » en sachant que c’est possible de le théoriser (et puis, avec quelques bières, c’est plus compliqué de résoudre des équations).

Il en va de même pour la vie. J’ai beau SAVOIR que tout s’explique, je n’ai pas besoin de me l’expliquer pour ça.

Finalement (attention, cette partie pourrait blesser les plus sots d’entre-vous), selon moi, les dieux ne servaient, aux benêts, qu’à expliquer le monde sans avoir à se poser de question.

C’était pratique, aussi, pour qu’une certaine classe de profiteurs oisifs (les religieux) puisse profiter des dons et largesses d’une masse grouillante, sans que ces derniers se rebellent (ils doivent accepter leur sort sans quoi pas de réincarnation/vierge/paradis/valhalla)

En conclusion, ce sont donc TOUTES les religions qui ont 2500 ans de retard et quand quelqu’un me dit qu’il est croyant, je me dis qu’il ne vaut pas mieux, consciencieusement parlant, que le Mycénien dans sa cahute en terre, il y a 3000 ans, qui croyait voir hélios traverser le ciel à la place du soleil.

"Mais ça a commencé comment ?"

Ah ben oui, bonne question cette question dis donc. C’est exactement celle qu’on me pose depuis un an et demi (à peu près).

Parce que vois-tu, j’ai eu un Guillain Barré (eh oui c’est un peu le thème du blog t’as vu) et depuis je me sens un peu obligé de l’annoncer à chaque fois que je vois un médecin. Et les médecins ils en voient pas souvent (dans les 1000 cas par an) donc ça les intéresse vachement de savoir comment ça s’est déclaré.

En général je leur fais la version courte, en insistant sur les points capitaux, mais je vais te faire la version longue, parce qu’un truc comme ça, ça vaut le coup d’être raconté, non ? T’inquiètes, y’a pas que du médical, y’aura du lol aussi (mais du lol médical, faut être réceptif quoi).

Donc, c’était en 2012, le 30 novembre, un vendredi (oui il faisait moche), je me suis levé et j’avais des fourmillements (PREMIER SYMPTÔME) dans les bras et les jambes (du pied au genou et de la main au coude), je ne me suis pas trop inquiété (quel con). Déposé le petit à la crèche, filé au boulot. Mais les fourmillements ne sont pas passés. Et puis quand j’ai voulu descendre les escaliers du boulot, j’ai failli tomber (DEUXIÈME SYMPTÔME), grosse fatigue dans les jambes, et j’ai senti que mes bras c’était pas non plus la fête (mais en même temps j’ai pas un énorme tonus au quotidien ([SPOILER]je vais beaucoup le dire ça pour essayer de minimiser par la suite [/SPOILER])).

Alors je me suis dit “bon ok c’est surement un manque en MAGNÉSIUM!” (non parce que c’est TOUJOURS un manque en magnésium, alors pourquoi pas hein ?).

Mais comme je ne suis pas médecin, j’ai fait ce qu’il ne faut jamais faire (et putain je le sais)…

J’ai regardé sur INTERNET [INSERT HERE A SCARY GIF ABOUT THE INTERNET] et donc mon cerveau a ignoré spontanément les trucs joyeux comme “ET SI C’ÉTAIT LA SCLÉROSE EN PLAQUE” pour me focaliser sur l’information que je cherchais : “c’est un manque en magnésium”. Ah ben ça va, je suis aussi con fort que l’Internet mondial.

Donc je ré-utilise internet et je vois que les bananes c’est plein de magnésium. Je me suis donc GAVÉ de bananes séchées toute l’après-midi. J’ai également mangé une tartelette au chocolat-banane à midi pour mettre toutes les chances de mon côté.

Ce, sans, bizarrement, d’effet magique (comprendre : ça empire doucement).

Et le problème (musique angoissante) c’est que le soir  on devait partir à Amsterdam en avion pour le week-end. Et être malade là bas, est-ce que j’en avais vraiment envie ? Non. [SPOILER] Est-ce que j’ai eu le choix ? Non. [/SPOILER]

HEU-REU-SE-MENT y’avait un médecin sur la palier de mon boulot. Faut savoir que je ne vais je n’allais JAMAIS chez le médecin (une fois tous les 2 ans maximum). Mais là, mon sens de l’araignée m’a tellement titillé que j’ai attrapé le médecin sur le palier avant qu’il s’en aille. Sauf qu’il n’avait pas l’air en forme lui non plus, il m’explique qu’il a choppé la grippe de ses patients et qu’il rentre il est crevé. Je lui raconte quand même ce que j’ai (rétrospectivement tu vois bien que je savais que c’était pas la fête)(euphémisme). Il me demande si j’ai eu un gros stress récemment (oui c’est le cas, ma patronne veut me virer ah ah c’est pas la fête) et rapidement il m’annonce le diagnostic (roulements de tambour):

C’est un manque de MAGNÉSIUM”. Et il rajoute : “Revenez me voir lundi si ça n’est pas passé.

Donc : 

- Moi : Manque de magnésium

- Internet : Sclérose en plaque Manque de magnésium

- Un médecin : Manque de magnésium

Donc c’est bon on est ok là hein ? C’est un (en coeur) MANQUE DE MAGNESIUM. 

Rassuré Perplexe, j’ai pris la voiture, les bras fatigués, les jambes fatiguées mais bon un manque de magnésium ça se guérit pas en une après-midi, ça ira mieux demain.

Je te fais pas un spoiler, t’as compris la suite (mais je l’écrirai quand même).

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