C’est fou, je n’arrête pas de penser à cette fille. Je l’avais d’abord croisé à mon arrêt, elle était comme on s’accoutume à dire : « pas mal ». Bien que je ne m’attardais pas à la regarder, sachant trop bien ce sentiment frustrant, qu’est de voir une fille aimable, qu’on sait ne plus jamais revoir. Etrangement, cette fois, ce ne fut pas le cas. Elle descendait au même arrêt ; curieuse coïncidence. Elle étudiait dans la même faculté ; fin de la coïncidence !

Elle alliait l’élégance, la simplicité, et le charme naturel. Bref, tout ce qui m’attire. On a fait connaissance, on s’était mis à discuter d’une manière assez étrange. On marchait côte à côte ; elle avait une voix reposante. On sentait que nos pas ne voulaient pas s’éloigner. Il y avait la proximité physique, et la distance de l’étonnement ; se retrouver si vite, si près.

Je l’ai quitté, elle devait finir sa clope, et je n’aime pas l’odeur de la cigarette. Mais bon sang, même dans sa manière de fumer elle avait de l’élégance !

Je la quittais donc en la regardant du coin de l’œil ; elle m’a sourit, son mégot aussi, conscient qu’il était, d’avoir cette chance de se consumer dans la chaleur de ses lèvres.  

Tu vois l’problème, c’est que tu m’bouffes la vie, j’t’avais rien demandé punaise, d’ailleurs j’t’aurais jamais rien demandé. T’as tout fait tout seul, me rendre heureuse à en crever, puis tout me reprendre d’un coup, sans prévenir. J’aimerai juste comprendre pourquoi moi j’y ai pas le droit, pourquoi moi j’ai pas le droit à un “toujours” et pourquoi personne ne m’aime autant que moi je peux aimer.
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