4000 marches / Dimanche 02 juin 2013

Et voilà, sur le conseil de Didier et sortant frustré d’une course sur laquelle je ne me suis pas présenté (voir billet précédent), je me suis inscrit aux 4000 marches de Valleraugue. Réputée très difficile avec un dénivelé de 1200m + sur 9kms, sachant que le début de la course débute avec deux kilomètres de chauffe à travers le village, ça compte pas vraiment… Je vais m’éclater !!!

Allez, c’est parti pour une matinée pleine d’intensité et de plaisir. Aujourd’hui, petite course d’échauffement en Ardèche chez la famille, série de montées/descentes sur 11-12kms et montée maxi du cardio à 170-180 en pic.

La chronique des 4000 marches, c’est pour bientôt !

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Found a water slide in the river!

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Du plaisir concentré, du bonheur plein les poumons

Retour d’expérience après cette magnifique course de dimanche 02 juin à Vallerague. Les 4000 marches. Course au nom évocateur et dont on entend parfois les retours de coureurs, réputée difficile, intense, continue dans sa progression.

Résolu à en démordre après la frustration accumulée suite à mon désistement du trail du Pic Saint Loup, je m’inscris in extremis aux 4000 marches. Jean-Pierre, mon beau-père, se joint à moi. C’est non sans une petite angoisse que je pars sur la village situé en fond de vallée à proximité du Mont Aigoual. Arrivée plus d’une heure en avance, déjà de nombreux coureurs sont en échauffement et sillonnent le petit village. Temps magnifique, radieux même, souffle léger, ciel bleu et soleil caressant nos bras.

Bel accueil, joli tee-shirt technique offert. Je m’échauffe un peu tardivement et au départ de la course me place volontairement en fin de peloton. Je sais que la course prend deux tours de chauffe à plat dans le village avant d’envoyer plus de 9 kms continus sur un dénivelé de 1220m+.

Tour 1, tout le monde court vite. Je suis dernier. Quel étonnement. Mais non, tout se passe comme prévu. Je trottine et fais l’andouille devant l’appareil photo de ma femme, placée à la ligne pour immortaliser ce moment de bravoure. J’échange quelques mots sympathiques avec un aîné, plein de courage et sachant avec sagesse économiser sa force.

Ok, deux tours pliés. J’enquille la montée. Paf, plusieurs dizaines de têtes commencent déjà sont dépassées sans que je me mette dans le rouge. Je cours tout doucement et dès que le dénivelé monte fort, je vois la file indienne s’étirer et ralentir en marchant. Ok, je marche, grandes enjambées, foulée rapide, respiration profonde. Je dépasse tranquillement, modestement. Je reste derrière lorsque le tracé est trop étroit et lorsque le cœur reste bas, je continue ma foulée.

Sans même m’en rendre compte, je continue tout au long de cette montée à dépasser d’autres coureurs, sans doute un peu séchés par le départ, trop rapide. Mon entraînement aussi, fractionné plus coaching, mené depuis plusieurs semaines fait effet. Je gère l’effort et travaille sur les eschio-jambiers. Les mollets se durcissent au gré des kilomètres mais je suis en forme.

Plusieurs ravitaillements sont disponibles, je ne m’arrête pas car j’ai ce qu’il faut dans ma gourde. La majeure partie de la course, si elle est effectivement très difficile, est particulièrement magnifique, placée sous les arbres. Une fraîcheur revigorante, des odeurs de sous-bois, des rochers schisteux sur lesquels grimper parfois. Quel bonheur, lorsqu’on parvient au sommet d’une crête, que d’observer les alentours. Une vue plongeante sur la vallée de Valleraugue mais aussi sur celle située de l’autre côté. Une vue panoramique exceptionnelle, des collines parsemées de bosquets de chataîgners et chênes. Ce fut sans doute l’une des plus belles courses faites jusque maintenant et l’effort, alternant petit trop à foulées rapides de marche, permettait d’admirer et profiter au maximum de cet environnement paradisiaque.

Ma course alla assez bien tout du long, même si 3 kilomètres avant l’arrivée, l’énergie commençait à baisser. Sur une crête pelée et rocheuse, des bourrasques de vent si fortes manquaient me faire tomber. Mes jambes partaient en oblique et je tâchais de garder mon équilibre. Quel plaisir que de sentir le vent s’infiltrer le long du corps, rafraîchir mon corps et me donner le sentiment d’évoluer au sein d’un grand sauvage. Cri de rage, expulsion d’énergie et décompression, je ne peux m’empêcher de pousser un grand brâme grave et puissant dans le vent, inquiétant d’ailleurs les coureurs devant moi, et m’observant du coin de l’œil.

Au final, la course n’est pas anecdotique, elle est une symbiose entre le paysage, l’accomplissement de soi et la gestion de l’effort. Sans se faire mal, je jaugeais mes limites et maintenais une constance grâce au cardiofréquencemètre. Arrivé enfin, je me sens vidé mais heureux. Plusieurs échanges conviviaux ont eu lieu avec les coureurs, j’ai malheureusement loupé Didier, également inscrit sur le course.

Côté résultat, l’essentiel fut de découvrir, prendre du plaisir et admirer. Je suis heureux d’avoir abouti la course dans le plaisir et sans souffrance, respectant mes limites. 1h52, 204ème sur un total de 320 coureurs, dont 280 coureurs chronométrés. Sachant que je me suis positionné en fin de peloton dès le départ, cela veut dire que j’ai été capable de rattraper quelques têtes. Comme quoi, ma stratégie n’est pas si mauvaise.

Aller doucement mais garder une régularité, constance. Marcher à grandes foulées lorsque le dénivelé est fort et alterner périodes de course avec récups courtes. Boire une boisson isotonique pour éviter le coup de pompe aux 40-45 minutes. A confirmer sous peu, lors des entraînements mais aussi au trail du Mont Aigoual (15 kms, début juillet).

Photos et vidéos mises en ligne sous peu :)

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