utopique

Ce post m'a chamboulée alors que c'est moi qui l'avait écrit comme si je venais de comprendre que depuis longtemps je n'y croyais plus. La société n'est plus à son apogée bien au contraire elle chute et va finir comme un nouvel abyme de l'Histoire. Oui depuis longtemps en fait j'ai compris qu'il fallait porter un masque dans la vie pour rendre la vie des personnes mais aussi la sienne un peu plus optimiste. On ne peut pas se laisser submerger par la réalité, nous devons essayer de croire en un monde utopique pour ne pas plonger trop vite dans l'échec. Même si croyez-moi depuis longtemps notre société est foutue !
S’il te plaît, reste. Je ne sais plus où je suis, même qui je suis. Encore moins qui j’ai été, et qui je deviendrai. J’ai besoin d’aide, qu’on me dise que ça va aller, que tout est loin, qu’on va partir, visiter le ciel, courir dans les rues comme si de rien n’était, ne jamais revenir. Jveux oublier toute la misère du monde, je ne veux que la liberté si c’est pas trop utopique. Dis moi que c’est possible, même si rien n’est simple, je m’en souviens.
Jveux tourbillonner des millions de fois pour atterrir dans tes bras, me retrouver ailleurs que dans mes pensées instables. Jvois plus le mal, ni le bien, que du vide, du blanc, de l’air. Puis ça recommence, de toutes les couleurs, sauf les vives, je suis un bordel. Je ne sais plus le goût de l’amour, ni de la haine juste de la douleur dans mes veines, toutes celles de mon corps comme des picotements.
Mes yeux sont grand ouvert mais tout noir comme si mon corps et mon esprit en avait marre de ce qu’ils voient chaque jour. Je ne contrôle plus rien, je suis entre la paralysie et l’épilepsie. Ne crie pas au secours, sauve moi, embrasse moi, touche moi, laisse moi revivre.
Retiens moi, je vais tomber dans toutes les méandres des illusions que le monde nous donne.

Quand on enquête les élèves pour avoir des idées pour l’anniversaire de Mme Psycokwak. Enfin, presque. On les a pas (encore) tapés.

JAJAJAJAJAJAJJAJAJAJAJA

On a eu de bonnes réponses, quand même… utopiques, mais bonnes.

Pas Pleurer
Pas Pleurer
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Goncourt 2014, odyssée romanesque au cœur de la Guerre d'Espagne, le roman de Lydie Salvaire remplit ses promesses.

Les prix Goncourt ne sont pas notre tasse de thé mais le cru 2014 fut, il faut bien le dire, à notre goût. Pas pleurer de Lydie Salvaire est une plongée intime et politique dans la guerre d'Espagne, au cœur de ses espoirs et désespoirs. À partir du vécu de sa mère, la romancière nous emmène dans les méandres des élans utopiques et des tentations autoritaires, des certitudes et des interrogations qui ont traversé ce moment révolutionnaire. Et elle nous bouleverse.

La talentueuse Lydie Salvayre, dont nous avions tant aimé Sept femmes, le portrait de « sept folles », artistes, intellectuelles, qui ont marqué le XXe siècle, continue de tisser le fil de la liberté.

Pas pleurer , de Lydie Salvaire. Seuil, 288 pages, 18,50 euros.



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May 21, 2015 at 01:48PM
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Extrait de “La société punitive”, Michel Foucault

« La battue et la levée en masse. Ce texte propose une procédure utopique : celle d'une société tout entière au travail, qui aurait le droit d'abattre à vue toute personne qui se déplace. Il y a là, en fait, raconté dans une [sorte] de rêverie furieuse, d'anticipation fictive, ce que, par d'autres moyens et par des ruses autrement subtiles, le pouvoir à l’œuvre dans la société capitaliste a fait pour arriver à fixer à leur travail tous ceux qui avaient tendance à bouger. Ce grand renfermement sur le lieu du travail, c'est de cela que Le Trosne a rêvé, il n'en a vu que cette espèce de grand massacre où l'on pourrait tuer toute personne qui refuserait fondamentalement la fixation, cette scène de chasse féodale, mais déjà capitaliste. Ce texte nous raconte, dans sa sauvagerie et son onirisme, ce qui va se passer méticuleusement quand les institutions et les mesures de coercition capitalistes seront en place. C'est le passage de cette chasse à cette coercition transformant la force de travail en force productrice qui est la condition du fonctionnement du système pénal de notre société. »

Extrait de « La société punitive », cours au Collège de France 1972-1973, Michel Foucault p52

« Le Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley bientôt en série télévisée !

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Syfy et Amblin TV (Steven Spielberg) collaborent sur un projet visant à porter sur le petit écran, sous forme de série, le célèbre roman d’Aldous Huxley, classé 5e au classement des meilleurs romans du 20e siècle par Modern Library.

Le Meilleur des mondes fut publié pour la première fois en 1932 ; il s’agit en quelque sorte d’une « prophétie » (partiellement réalisée) de l’époque que nous traversons et de l’avenir vers lequel nous nous dirigeons. Si l’auteur a créé sur papier un monde « sans pauvreté, guerre ni maladie », notre monde actuel n’en est bien évidemment pas encore là, bien au contraire.

Le monde utopique que nous présente l’auteur est basé sur une fabrication industrielle de nouveaux-nés qui seront conditionnés, bien avant leur naissance et jusqu’à la fin de leurs jours, à vivre selon le modèle qui aura été choisi pour eux. Une prédestination qui leur convient parfaitement, puisque conditionnés pour l’accepter intégralement.


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« Le Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley bientôt en série télévisée !

Syfy et Amblin TV (Steven Spielberg) collaborent sur un projet visant à porter sur le petit écran, sous forme de série, le célèbre roman d’Aldous Huxley, classé 5e au classement des meilleurs romans du 20e siècle par Modern Library.

Le Meilleur des mondes fut publié pour la première fois en 1932 ; il s’agit en quelque sorte d’une « prophétie » (partiellement réalisée) de l’époque que nous traversons et de l’avenir vers lequel nous nous dirigeons. Si l’auteur a créé sur papier un monde « sans pauvreté, guerre ni maladie », notre monde actuel n’en est bien évidemment pas encore là, bien au contraire.


Le monde utopique que nous présente l’auteur est basé sur une fabrication industrielle de nouveaux-nés qui seront conditionnés, bien avant leur naissance et jusqu’à la fin de leurs jours, à vivre selon le modèle qui aura été choisi pour eux. Une prédestination qui leur convient parfaitement, puisque conditionnés pour l’accepter intégralement.

Séparés en classes sociales bien définies (Alpha, Beta, Gamma, Delta et Epsilon), les citoyens de ce nouveau monde vivent, produisent, consomment et copulent sans remettre en question l’ordre établi, leur identité prédéfinie ou la stabilité du Système. Une stabilité que l’on doit notamment à l’absence d’émotions telles que l’amour familial ou de recherche d’élévation spirituelle (les textes religieux et poétiques y sont proscrits et soigneusement conservés dans le coffre d’un des dix « administrateurs mondiaux », un peu comme dans le film Equilibrium).

Si d’aventure un citoyen venait à subir un petit coup de blues ou à remettre en question le monde qui l’entoure, la consommation généralisée de « soma », une drogue légale et parfaite rééquilibrant l’humeur optimale de ses usagers (toute la population) le renverrait au pays des merveilles…

Nous laissons bien évidemment aux lecteurs qui n’ont pas encore lu ce livre le loisir de le découvrir de leur côté. Cependant, pour les besoins du présent article, certains passages des premiers chapitres seront cités.
Procédons par étapes…

Comme vous le savez, notre média est ouvertement opposé au Nouvel ordre mondial que l’on voudrait nous imposer, ainsi qu’aux dirigeants (officiels comme ceux de l’ombre) qui semblent déterminés à faire s’accomplir certaines prophéties messianiques. Chacun est bien évidemment libre de ne pas croire en ces « délires sectaires », mais le fait est que les mecs d’en face, eux, y croient dur comme fer. Et qu’ils sont prêts à réduire la Terre en poussière pour cela.

Ce Nouvel ordre mondial est présent dans Le Meilleur des mondes sous la forme de dix administrateurs mondiaux. Une sorte de gouvernement unifié des différentes régions du globe qui n’ont qu’une seule et même devise planétaire : « Communauté, identité, stabilité ».

La société est quant à elle basée sur l’eugénisme, science qui a permis une stabilité démographique et sociale, et qui, au travers du processus de bokanovskification, produit de façon industrielle des êtres humains divisés en catégories sociales prédéterminées et conditionnées à aimer leur condition. Sont ainsi créés « des millions de jumeaux identiques. Le principe de la production en série appliqué enfin à la biologie ».

Suite au travail à la chaîne de Garnisseurs, d’Immatriculateurs et de Prédestinateurs, le fœtus est condamné à vivre la vie qui lui sera imposée par le Centre d’incubation. Et bien entendu, il est hors de question de laisser les êtres ainsi créés se reproduire, sans quoi la stabilité serait mise en péril.

Il leur parla des épreuves de sexe effectuées au voisinage du mètre 200. Il expliqua le système d’étiquetage – un T pour les mâles, un cercle pour les femelles, et pour ceux qui étaient destinés à devenir des neutres, un point d’interrogation, noir sur un fond blanc […] Car bien entendu, dit Mr. Foster, dans l’immense majorité des cas, la fécondité est tout bonnement une gêne. Un ovaire fertile sur douze cents – voilà qui serait largement suffisant pour nos besoins. Mais nous désirons avoir un bon choix. Et, bien entendu, il faut toujours conserver une marge de sécurité énorme […] Résultat, quand on les décante, ils sont neutres. Absolument normaux au point de vue de la structure (sauf, fut-il obligé de reconnaître, qu’ils ont, il est vrai, un rien de tendance à la croissance d’une barbe), mais stériles. Garantis stériles.Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley

Bien entendu, le conditionnement et la prédestination effectués lors de la fabrication de ces êtres humains n’est pas suffisante. Ce qui est inné est une chose, ce qui est acquis en est une autre. C’est la raison de l’importance de l’éducation (une éducation mondiale unifiée, bien entendu) des bébés. Une éducation qui, en réalité, a déjà commencé alors que le fœtus se trouve encore dans un bocal, et qui reste ininterrompue jusqu’à ce que mort s’en suive, via des doses de rappel (soma ou hypnopédie).

Chaque fœtus est ainsi programmé selon son groupe d’appartenance :

En outre, nous prédestinons et conditionnons. Nous décantons nos bébés sous forme d’êtres vivants socialisés, sous forme d’Alphas ou d’Epsilons, de futurs vidangeurs ou de futurs… – Il était sur le point de dire « futurs administrateurs mondiaux », mais se reprenant, il dit « futurs directeurs de l’incubation »[…] Mais chez les Epsilons, dit fort justement Mr. Foster, nous n’avons pas besoin d’intelligence humaine.

Un conditionnement qui ne sera pas remis en question par l’être humain ainsi produit et conditionné…

Et c’est là, dit sentencieusement le Directeur, en guise de contribution à cet exposé, qu’est le secret du bonheur et de la vertu : aimer ce qu’on est obligé de faire. Tel est le but de tout conditionnement. Faire aimer aux gens la destination sociale à laquelle ils ne peuvent échapper.

Sauf bien entendu par le personnage principal de l’ouvrage, un certain Bernard Marx, réfractaire au progrès… Il n’est pas Charlie, le bougre !

Cents répétitions, trois nuits par semaine, pendant quatre ans », songea Bernard Marx, qui était spécialiste en hypnopédie. « Soixante-deux mille-quatre-cent répétitions font une vérité. Quels idiots !

Par ailleurs, dans ce monde futuriste mais pas tant que ça, le rapport à la nature et au savoir est exclusivement lié à la consommation et à la production du besoin.

Les livres et les bruits intenses, les fleurs et les secousses électriques, déjà, dans l’esprit de l’enfant, ces couples étaient liés de façon compromettante ; et, au bout de deux cents répétitions de la même leçon ou d’une autre semblable, ils seraient mariés indissolublement. Ce que l’Homme a uni, la nature est impuissante à le séparer. « Ils grandiront avec ce que les psychologues appelaient une haine “instinctive” des livres et des fleurs. Des réflexes inaltérablement conditionnés. Ils seront à l’abri des livres et de la botanique pendant toute leur vie […] Pourquoi se donner la peine de rendre psychologiquement impossible aux Deltas l’amour des fleurs ? […] Les primevères et les paysages, fit-il observer, ont un défaut grave : ils sont gratuits. L’amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine. On décide d’abolir l’amour de la nature, du moins parmi les basses classes, d’abolir l’amour de la nature, mais non point de la tendance à consommer du transport. Car il était essentiel, bien entendu, qu’on continuât à aller à la campagne, même si l’on avait cela en horreur.

Toute ressemblance avec notre époque et notre détachement vis-à-vis de la nature, mais également de notre frénésie consommatrice, est purement fortuite.
L’Éducation

Les parents ayant disparu de ce modèle sociétal, l’éducation est confiée exclusivement au gouvernement mondial, qui a banni la religion (le T de Notre Ford étant la croix chrétienne décapitée) et enseigne une seule langue mondiale, les autres langues étant mortes. Un peu comme la novlangue dans 1984, de George Orwell.

Concernant le T :

Ici, le Directeur fit un signe de T à la hauteur de son estomac, et tous les étudiants l’imitèrent révérencieusement.

Concernant l’éducation et les parents :

« Vous savez ce qu’est le polonais, je suppose ? Une langue morte. Comme le français et l’allemand, ajouta un autre étudiant, exhibant avec zèle son savoir. Et « parent ? », questionna le D.I.C. Il y eut un silence gêné. Plusieurs des jeunes gens rougirent. Ils n’avaient pas encore apparus à reconnaître la ligne de démarcation, importante mais souvent fort ténue, qui sépare l’ordure de la science pure […] En un mot, résuma le Directeur, les parents étaient le père et la mère […] Car il faut se souvenir qu’en ces jours de grossière reproduction vivipare, les enfants étaient toujours élevés par leurs parents, et non dans des Centres de conditionnement de l’État.

Une éducation extirpée aux parents (inexistants) et confiée à l’État (qui est décide de tout) qui n’en est donc pas une selon nos critères de cerveaux malades réfractaires au progrès, mais qui fait étrangement penser au programme de crétinisation des esprits promu par Najat Vallaud-Belkacem et son acolyte Alain Jakubowicz…

La sexualisation des enfants, Aldous Huxley l’avait prévue. Dans ce monde plein de « progrès », les enfants s’adonnent à des jeux érotiques en pleine nature et sont soumis à des cours de sexe élémentaire…

Éducation : quelle est la leçon de cet après-midi ?, demanda-t-il. Nous avons fait du Sexe élémentaire pendant les quarante premières minutes, répondit-elle. Mais maintenant, on a réglé l’appareil sur le cours élémentaire de Sentiment des classes sociales. […] « Qu’est-ce qu’il y a ? », demanda le Directeur. Pas grand-chose, répondit-elle. C’est tout simplement ce petit garçon qui ne semble guère disposé à prendre part aux jeux érotiques.

Le conditionnement et l’éducation ne faisant qu’un dans ce monde, chaque être humain gardera en mémoire toute sa vie des maximes et des proverbes moralisateurs et socialisateurs qui veilleront à le maintenir sur les rails.

Le conditionnement par l’hypnopédie, la plus grande force moralisatrice et socialisatrice de tous les temps.

Un conditionnement efficace qui légitimise tout ce qui peut, pour l’une ou l’autre raison, être remis en cause par un citoyen en plein doute existentiel.


Ainsi, lorsque Lénina ne se sent pas d’être « eue » (lire : s’offrir sexuellement) par plusieurs personnes, un proverbe prévu à cet effet la rappelle à l’ordre :

Mais chacun appartient à tous les autres, dit-il en conclusion, citant le proverbe hypnopédique.

Ce qui a le don d’énerver cet immonde facho de Bernard Marx, qui n’est décidément pas Charlie :

« Ils parlent d’elle comme si elle était un morceau de viande ». Bernard grinça des dents : « Je l’ai eue par-ci, je l’ai eue par-là ! Comme du mouton ! Ils la dégradent au rang d’une quantité équivalente à du mouton !

Toute ressemblance au phénomène sexfriends que nous abordions dans un précédent article est purement fortuite.


Aldous Huxley était également le frère de Julian Huxley, biologiste eugéniste, humaniste et transhumaniste. Ce dernier était membre de la Royal Society de Londres.

Une fois pleinement saisies les conséquences qu’impliquent la biologie évolutionnelle, l’eugénique deviendra inévitablement une partie intégrante de la religion de l’avenir, ou du complexe de sentiments, quel qu’il soit, qui pourra, dans l’avenir, prendre la place de la religion organisée.Julian Huxley

Il n’est pas impensable qu’en raison de leurs milieux élitistes, Aldous Huxley ait pu tirer ses prophéties romanesques de milieux bien informés, ces mêmes milieux qui décident de notre présent et de notre avenir.

Par ailleurs, souvent, les esprits sont préparés aux événements qui nous seront imposés. Un aspect pédagogique qui tend à réduire l’effet de résistance naturelle de la plèbe au changement. Un exemple parmi d’autres : l’afflux de séries TV apocalyptiques et survivalistes ces dernières années. Ou encore l’omniprésence de terroristes arabes (mais jamais israéliens !) dans les productions hollywoodiennes des dernières décennies. Et, plus récemment, la série Dig Deeper, dont le scénario se déroule en partie à Jérusalem et où la réalisation de la prophétie messianique est l’un des thèmes centraux.

Le portage sur petit écran du livre Le Meilleur des mondes est donc aussi intéressant qu’inquiétant. D’autres portages ont déjà été tentés par le passé, sans grand succès. Il s’agira donc de la première tentative digne de ce nom et disposant de moyens financiers appréciables. Mais que nous réserve donc ce duo Syfy-Spielberg ?

Que l’on croit ou non à ce que semblent vouloir nous imposer les élites demandeuses d’un Nouvel ordre mondial, la question mérite d’être posée. Alors, prophétie ou programme politique entendu par les Huxley dans les différents clubs et sociétés secrètes qu’ils fréquentaient ?

Et d’un point de vue purement artistique et culturel, on espère bien évidemment que cette fiction (?) sera à la hauteur du livre. Le portage de livres cultes n’ayant pas toujours été un franc succès artistique…

Source


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Mères en situation d'errance et de précarité ou l'emprise de la logique utopique

El Rhazi Jihan de Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes - www.sante.gouv.fr.

L'auteur à suivi des enfants dont les mères sont en situation de grande précarité. Elle établie un lien entre les différentes difficultés des enfants qu'elles soient motrices ou affectives et le vécu de leurs mère jalonné de ruptures.

Catégorie : Article

Auteur : Sarah Tuil

Support : Dialogue

Editeur : Erès

Date : 2012

Résumé :

Dans le cadre de la psychopathologie des inadaptations qui concerne les familles déshéritées plus connues sous le vocable de familles « cas sociaux », l'auteur s'interroge sur le lien pouvant exister entre l'instabilité motrice et affective dont souffre la grande majorité des enfants qui « bénéficient » d'une mesure d'aide éducative ou de placement et l'errance qui traverse la vie de leurs mères : errance géographique, errance amoureuse et errance dans le langage. Ce qui caractérise ces familles est une très grande précarité, tant matérielle que psychique, qui prédispose à la répétition de ruptures, sociales, professionnelles ou familiales. Cette répétition agie des ruptures – au fil des générations et dans une même génération – peut être appréhendée sous l'angle d'une impossible séparation au sens d'une impossible mise en lien. Nous touchons là ce qui dans l'errance renvoie à une psychopathologie de l'absence ; le sujet se trouvant précisément pris au piège de la logique

Lire l'article sur Cairn

“Petits rites de dévirilisation” c’est:

–>UN SPECTACLE DE SCIENCE FICTION EN PLUSIEURS ÉPISODES “LES PHILOSOPHES TRAVESTIS"

–>DES INITIATIONS, ATELIERS ET RECHERCHES AUTOUR DE LA VIRILITÉ

–>UNE RÉFLEXION SUR LA SOCIÉTÉ PATRIACALE, LES MYTHES DE SOCIÉTÉS MATRIACALES ET AUTRES SOCIÉTÉS UTOPIQUES

–>UNE  RÉFLEXION SUR LA GLORIFICATION DU TRAVAIL ET LA VIRILITÉ

–>DES TENTATIVES DE PROPOSITIONS POLITIQUES

…VOILA A PEU PRÈS ….

Le site ici:

http://ritesdedevirilisation.tumblr.com/

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Il me semble important de s’interroger (avec un peu d’humour quand même) sur ce terme et les symboles et valeurs qui y sont associés. 

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Pourquoi des rites de dévirilisation ?

“Virilité” –> Tentatives de définitions

DEFINITION 1 : La virilité n’est pas uniquement propre aux hommes / elle peut se résumer à « VOULOIR ETRE LE MAÎTRE DANS UN RAPPORT HUMAIN » (physiquement / intellectuellement / politiquement / artistiquement…)

DEFINITION 2 : S’affirmer toujours autonome / n'avoir besoin de personne / la capacité de se conduire seul, de penser par soi même et de rejeter l'erreur / l'antithèse de la confiance en l’autre

DEFINITION 3 : Etre toujours sujet / impossibilité du second rôle / le contraire de l'abnégation, du corps perméable / “corps fermé affirmatif”! 

Depuis quelques temps on parle d’une crise de la virilité. Je ne crois pas vraiment quelle soit en crise, les femmes n’ont jamais été autant encouragé à être viriles. Les femmes politiques par exemple se comportent comme les hommes politiques. Je trouve que même chez des personnes se disant queers, homosexuelles, ou encore féministes, la virilité est souvent très présente. Le modèle du travailleur d’aujourd’hui, individualiste et “auto-entrepreneur”, me semble aussi extrèmement viril.

En ce moment j’entends très souvent les expressions “avoir des couilles” ou “il faut en avoir pour…” Il me semble que cela résume bien l’énergie virile, l’état d’esprit qui plaît aujourd’hui.

Définition 4:  être entreprenant,  sur de soi, savoir ce qu’on veut, en imposer, «avoir des couilles», être courageux, fort, dynamique, performant, compétitif, sembler toujours serein, rassurant, contrôler toujours la situation, ne jamais sembler douter de quoi que ce soit

Pour moi la virilité est le noyau de nos sociétés patriarcales et de ce monde de compétition, elle va de paire avec l'idéologie hyper individualiste capitaliste et me semble plus prôné que jamais.

Je crois qu’il faut en finir avec la virilité pour en finir avec ce vieux monde!

Avez-vous dit... Villes flottantes ?

L’Homme, dans les plus utopiques recoins de son imagination, a toujours rêvé de lieux paradisiaques où s’établir, loin des tumultes de la vie urbaine, avec le son de l’eau pour le bercer jour et nuit. Et si ce rêve devenait réalité ? 

C’est ce que prévoit le groupe néerlandais Waterstudio, où coopèrent plusieurs architectes, menés par Koen Olthuis, cofondateur de l’agence. Comment leur est venue l’idée de se lancer dans de la construction, mais sur mer ? Selon les propres mots d’Olthuis, 70% de la population en 2050 vivra en zone urbaine, si ce n’est que la plupart d’entre elles se trouvent sur les littoraux, et le niveau des océans ne cessera de s’élever, ce qui leur a fait germé de nouvelles idées pour vivre d’une nouvelle façon avec l’eau, dans un contexte de fort urbanisme et d’une montée en force de l’écologie et de la préoccupation “verte”. Le but est tout simplement de vivre dans un milieu durable, en affrontant les problèmes liés à la pollution et en résistant à la montée des eaux. 

Le concept n’est pourtant pas anodin aux Pays-Bas, où l’on décompte plus de 3500 polders et de villes sillonnées de canaux, et où l’adaptation aux assauts de la mer et aux inondations remonte à plusieurs siècles. 

De plus, ce projet, une fois mis à terme, permettra de changer l’idée totalement reçue que l’on ne peut pas construire sur une surface autre que dure, alors que dans plusieurs endroits dans le monde, parfois même dans de vastes zones urbaines, les fondations se font sur un sol “mou”, et même dans l’eau avec des matières beaucoup moins innovatrices que celles utilisées pour le projet de Waterstudio, comme à Bangkok, en Thaïlande, où l’on bâtit des écoles flottantes avec uniquement du bambou. Mieux encore : certains géographes pensent que ces nouvelles villes peuvent être des lieux d’accueil pour les réfugiés climatiques d’ici 2030, et un lieu où le bâtiment n’est plus statique, mais dynamique, sans compromettre la sûreté des eaux et de la nature. 

Pourtant, bon nombre d’écologistes réfutent encore ce genre de constructions. Le professeur Louis Brigand de l’Université de Brest rappelle que l’homme peut être souvent nissonologue, et que ces architectes certes enthousiastes peuvent se laisser aller dans leur utopie et oublier l’idée essentielle, qui est de protéger nos eaux, et dans ce cas-ci les mers et océans. 

Quoiqu’il en soit, attendons voir ce que ce “rêve” donnera : une ville durable et dynamique, ou peut-être l’effet inverse ? 

Par Meryem Benzemroun 

Corps incompréhensible, corps pénétrable et opaque, corps ouvert et fermé : corps utopique.
Corps absolument visible, en un sens : je sais très bien ce que c'est d'être regardé par quelqu'un d'autre de la tête aux pieds, je sais ce que c'est qu'être épié par-derrière, surveillé par-dessus l'épaule, surpris quand je m'y attends, je sais ce qu'est être nu ; pourtant, ce même corps qui est si visible, il est retiré, il est capté pas une sorte d'invisibilité de laquelle jamais je ne peux me détacher.
Ce crâne, ce derrière de mon crâne que je peux tâter, là, avec mes doigts, mais voir, jamais (…)
—  Le corps utopique, Michel Foucault.

PETITS RITES DE DÉVIRILISATION C'EST:

–>UN SPECTACLE DE SCIENCE FICTION EN PLUSIEURS ÉPISODES “LES PHILOSOPHES TRAVESTIS"

–>DES INITIATIONS, ATELIERS ET RECHERCHES AUTOUR DE LA VIRILITÉ

–>UNE RÉFLEXION SUR LA SOCIÉTÉ PATRIACALE, LES MYTHES DE SOCIÉTÉS MATRIACALES ET AUTRES SOCIÉTÉS UTOPIQUES

–>DES TENTATIVES DE PROPOSITIONS POLITIQUES

…VOILA A PEU PRÈS ….

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Le hasard n'est que pâle copie du destin

En croyant en le hasard, vous suivez une idée utopique qu'un jour peut être un événement changera votre vie, vous restez passif face à une illusion
Or le destin vous fera croire en vous et en ce qui est écrit pour vous, c'est une vision optimiste et active du hasard. Ne doutez pas de vous, vous avez votre place ici

Dans Soudain seuls, Isabelle Autissier fait la vie dure aux robinsons bobos

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Dans Soudain seuls Isabelle Autissier met face-à-face et en perspective l’idéal et le réel. Le mythe et la légende souvent confortables, et un peu utopiques, de l’île déserte face aux réalités des êtres humains et des modes de vies d’aujourd’hui…

Isabelle Autissier

Louise, alpiniste chevronnée, et Ludovic, jeune homme chevronné, forment un couple un peu bobo, un peu béat : ils décident donc de…

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Naomi Klein : “Tout peut changer”

Le récent livre de Naomi Klein constitue un pavé d'arguments face aux tenants du capitalisme et du productivisme. La journaliste et activiste canadienne lève le voile sur la catastrophe climatique provoquée par le système dominant et appelle à la résistance. Nous présentons ci-dessous les éléments essentiels soulevés par cet ouvrage d'importance.

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