tuerie

Un an durant, la Norvégienne Andrea Gjestvang a photographié les survivants de la tuerie de l'île d'Utoya. Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik avait ouvert le feu lors du camp d’été de la Ligue des jeunes travaillistes, tuant 69 personnes et en blessant 33. http://europe.arte.tv/fr/nos-webseries/andrea-gjestvang-les-rescapes-dutoya/

Die Fotoreihe “One Day in History” Andrea Gjestvang zeigt Porträts von überlebenden Jugendlichen des Massakers auf der norwegischen Insel Utoya. Bei dem Attentat auf ein Jugendlager im Juli 2011 wurden 69 Menschen erschossen und 33 verletzt. http://europe.arte.tv/de/unsere-webserien/andrea-gjestvang-die-uberlebenden-von-utoya/

two thousand & eleven

L'année 2o11 restera dans nos mémoires et pas uniquement pour de bonnes raisons.

Dès les premières semaines de cette nouvelle décennie, le monde a assisté bouche bée à une révolution des pays arabes.
L’oppression endurée depuis des années s’est fait entendre en faisant tomber, tel un château de cartes, les régimes totalitaires de certains pays du Maghreb (Tunisie, Egypte, Maroc).
Alors que les médias couvraient cet Évènement plus qu’encourageant au nom de la lutte pour la Liberté, télés, radios, internet et social networks ont relayé une nouvelle  information qui a glacé le sang de la planète.

Le Japon a connu, du jour au lendemain, la pire catastrophe de son histoire. Cela débute par un tremblement de terre étonnement puissant, tellement qu’il provoque un tsunami. Jusque là, la situation allait encore pour ce pays situé en zone sismique, donc entraîné à une pareille situation. Le « réel » problème a débuté lorsque le tsunami a englouti la région de Fukushima. A cet endroit se trouvait une centrale nucléaire composée de cinq réacteurs. En quelques jours seulement, le Japon s’est vu passer du statut de pays endommagé par une catastrophe naturelle à celui de pays pouvant causer une catastrophe nucléaire mondiale. Si cette situation avait été retranscrite au cinéma, les spectateurs auraient trouvé que l’histoire était lourdingue, « too much ». Malheureusement il ne s’agissait ni d’un film, ni d’un effet de style genre scénario catastrophe à l’américaine, il s’agissait bel et bien de la réalité.
Je crois que toute la planète était plantée devant sa télé ou son ordi pour essayer de comprendre, car le problème résidait bien là. Comprendre ; cela était difficile puisque tous se contredisaient sans que personne n’ose dire que la situation était au-delà de nos compétences. Pour certains, tout allait s’arranger, d’autres déploraient un Tchernobyl bis (en cinq fois plus puissant disait-on).
Outre le sentiment d’impuissance et d’inquiétude, ce qui m’a énormément affecté fût de voir la vitesse avec laquelle les médias ont fait disparaître cette breaking news aussi vite de celle-ci était arrivée. On me dira que l’on ne peut revenir sans cesse sur des sujets et que l’actualité doit continuer, pardonnez mon implication et ma compassion.

Ce qui m’a poussé à écrire aujourd’hui n’est pas nécessairement la mort de la demoiselle Winehouse (pour laquelle j’ai une pensée), c’est plutôt pour ce qu’il vient de se passer en Norvège. “Passons” sur l’attentat à la bombe qui est un sujet récurrent de l’actualité (n’y a t’il aucun autre moyen de se faire entendre ?). Qu’est-il passé par la tête de cet individu pour commettre une pareille tuerie dans l’île norvégienne ? Pardon, sommes nous en plein cauchemar, sommes-nous bien au vingt et unième siècle ?!  On croirait faire un bon en arrière avec la cruauté qu’ont connu nos grands-parents, j’y vois un effroyable parallèle avec la barbarie nazie. Et dire que nous nous félicitons de l’évolution l’Homme.. C’est bien beau d’inventer l’électricité, le gaz, le téléphone, de faire marcher des hommes sur la Lune, de créer internet, à quoi cela sert-il si c’est pour constater des évènements comme celui qui vient de se passer en Norvège ? Il faut être diabolique pour planifier ce qu’il s’est passé: se lever un matin, se vêtir d’un costume de policier, rédiger un dernier commentaire sur son manifeste, préparer des armes, se rendre dans une île où se tient un rassemblement politique de jeunes de quatorze à dix-sept ans, sortir son arme puis tirer, tirer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que certains.. C’est absolument horrible. Je ne sais pas comment les survivants vont faire pour se remettre de ce qu’ils viennent de vivre.

Je trouve que cela fait beaucoup pour une année qui n’a commencé que depuis sept mois. Je suis sincèrement inquiète pour la suite, moi qui croyait mon prof de philo «  la différence entre l’Homme et l’animal c’est que l’Homme est un être qui pense ».
Bande d’animaux infâmes.

          

La Tuerie de Préault: Oeuvre qui porte en elle la folie furieuse; inclassable dans son temps, sujet vague et violent, vision dantesque, qui frappe par son aspect sans perspective, sans horizon, juxtaposition de physionomies violentes, paroxystiques, figures de femmes hurlantes. Des mains ne se rattachant a aucun corps étreignent d’autres corps. Opposition entre beau idéal, harmonie des proportions et la déformation, la démesure. Pondération, statisme opposé au mouvement. 

Cette oeuvre est pour moi une définition assez exacte du mot cauchemar, et la plus grande réussite de la sculpture romantique.

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Mais ma salope, qu'est c'qu'il t'arrive ?
Dis, c'est qui qui t'a brisé l’coeur ?
Puis qu'est c'qu'il t'est donc arrivé dans l'coeur,
Pour avoir tant d'horreur ?