strabism

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QUELQUES MAXIMES

Après réflexion, déjà petite, on pensait de moi que j’étais plus intelligente que la norme. Ma mère a passé mon enfance à me dire que j’étais la plus belle, que les autres ne valaient rien, j’ai vu le monde à l’échelle de mon strabisme durant tout ce temps, mais la couleur prédominante n’était pas le rose.

Naissance.

Seule le jour de son accouchement, elle avait vingt-deux ans: elle allait cesser d’être seule. L’enfant conçu sous GHB, a quelque chose de spécial, on ne saura que plus tard l’importance de son regard.

Le génie des peurs, on l’appelait “géniteur”, s’en est allé les premières semaines, laissant l’enfant et la mère, dans la vapeur, dans les fumée de shit, la mère réalise, puis les cendres tombent sur le landau: elle Bad Trip.

Le mec revient taper, à la porte du numéro 15, il voulait voir l’enfant, une bière à la main, le moral en descente. Il revenait de son entre, seul dans son 9m carré, les visages lui manquent. Il reste pendant quelques mois, n’ose pas toucher l’enfant tant ses psychoses le hantent. La mère et le nourrisson, cloîtrés, fusionnent lentement.

J’ai oublié de dire que l’enfant était une fille, l’homme n’en veux pas, la renie, lui sourit parfois sous le regard furieux de madame, mais l’homme faible ne sait sur qui se reposer, lui même enfantin et benêt. Il parcourt les nuits, reviens sale et ternie, se blotti contre nous, comme s’il était admis.

La mère orpheline, tant son âme et son amour déçu sont sur Paris, promène sa progéniture dans les rues des chutes lavie. Elle semble vouloir être heureuse, mais le mec la suit, se dit fort responsable, mais la nuit tombe, et lui aussi.

L’enfance.

L’enfant dégourdie, dès sa première année, assise sur le vieux carrelage en terre cuite, exprime ses premières pensées, et puis l’année d’après sait lire. Se souvient de quelques couleur, et comprend tous ce qui arrive sans la notion des heures, bien qu’elles soient tardives.

Les mois passent, la belle brune trouve un nid. Deux pièces de plus, sans taff, sans revenus, dans les bas fond de Marseille, 9ème étage, bienvenu.               La gamine a le vice, elle est capricieuse, à sa chambre pour elle toute seule, télé et VHS font passer les heures.

Pas encore l’âge pour l’école, elle hurle et veut apprendre, la mère tente de l’inscrire à deux ans et demi : dans le bureau d’inscription, l’enfant s’anime, “je veux rentrer à l’école” et son alphabet récite. La directrice surprise accepte, la mère et l’enfant rient, lorsque la mère ment “oui, les couches c’est fini”, tandis qu’en sortant l’enfant, réclame vite sa tétine.

La petite a trois années, dans son quartier sa vie on connait, elle est marrante et boudeuse, des aires de princesses quand on lui cause.  Regarde les adultes de haut, tant elle s’y sent égale, et quand elle crie “papa”, la maman se sent mal. Durant plusieurs mois, emmène l’enfant voir son père, dans une cellule qu’une seule lumière peut éclairer. Parloir pour parler, et non pour pleurer, chaque visite est une virée dans l’obscurité. Maman ne mange pas, les faims de mois sont rude. Chaque soirs la vie manque déjà, la mère comble le manque, paisible est le temps, avant que les mensonges l’emportent.

Le mec revient, s’impose comme un maître, pour la petite les moments sont flous, et pour grandir, elle se nourrit de haine. Voit des coups sur sa mère, couteau braqué sur ventre, la réminiscence est violente, elle crie “papa arrête”.

Trois ans de plus, la fillette a six années; elle sait que rien ne vas plus, que maman veut se tailler. Seule avec l’homme, elle entre alors, manipulé, dans une visions de la vie, terne, et quelque peu faussé. Alors que les gosses s’amusent, la petite reste enfermée, depuis que maman travaille, papa est seul à la garder.

C’est que le début, maman dit “t’inquiètes pas”, elle s’en vas dans la nuit, le jour, et puis se tue à l’ouvrage. Elle chuchote trois fois par semaine, qu’un jour promis on sortira de cette merde, et pendant que belle brune applique son rouge à lèvre, sa fille hurle pour qu’avec elle, elle l’emmène.

Elle aime alors son père quand il prétend l’aimer, il dit que sa mère l’abandonne, petite fille révoltée. Signe un pacte avec le diable quand dans le gouffre se lancent, ses bribes d’intelligence, servent à garder des secrets. Ambiance macabre dans le silence, maman arrive et les cris se perdent, c’est dans la rage du dimanche, que les moindres des tensions baignent.

La gamine est perdue, et ne sait plus qui croire, papa dit des choses, elle finit par y voir vrai, la fille est sensible, monsieur l’a bien capté, par les sentiments la trompe, découvre la culpabilité. Comme une adulte elle crie “va travailler”, fort caractère elle lui reproche de doucement se la couler, le mec ne dit rien,”c’est pas ma faute” s’excuse et lui promet, le soir même elle se retrouve seule au fond d’un bar à dessiner.

Pour se faire pardonner, elle s’occupe de lui et de ses déboires, quand de l’école elle rentre, chaque soir, cache les bouteilles dans l’armoire. Papa rentre, l’appart est propre, il répète “j’membrouille putain”, quand ses idées sont troubles, demande qu’on le déshabille, qu’on le douche et le couche. Apeurée, seule, l’heure tourne, sent une odeur bizarre, casserole qui brûle. Monsieur est dans ses songes, la fille éteint le gaz, essuie ses larmes puis regardant la lune s’couche rêvant d’une vie banale.

La nuit tombe, les familles se rassemblent, pour elle pas de joli repas, qui te chauffe et te comble, juste la solitude enfantine, d’une gosse qui s’élève seule, le midi mange à la cantine, le soir s’en mange dans la gueule.

On lui dit “elle est belle, elle ressemble à sa mère”, monsieur le sait très bien, et c’est ça dont il a peur. Mes paroles brutales, le transperce, comme l’aiguille dans son bras, et quand j’ose défendre maman, j’ai la tête dans le miroir.           Et j’me souviens de ses actes sombres, de ses excès quand la nuit gronde, soit m’emmène dans ses bails, soit me laisse seule à la maison. J’ai vu des hommes se battre dans la rue, et j’me revois paniquer, à 130 dans la voiture.

Il me parle alors de ses pathologies, de ce qu’il ressent, j’ai seulement sept ans, et ne vais jamais à l’école, j’ai pris goût à cette vie sale, et c’est sous valium, dès le matin que papa me parle. J’ai compris que cacher son alcool, le mettait en colère, au lieu de ça, j’ai donc appris à nettoyer ses verres. Pas d’anniversaire, pour moi pas de cadeau, j’ai été cette gosse qui rêve de milliers de choses.

Maman revient, et c’est mieux qu’au téléphone, elle me dit être amoureuse d’un homme, dont je ne connais pas le prénom. Je lui en veux, de me laisser dans ce trou, alors qu’elle s’immole, dans les richesses, elle prend goût, à sa vie qui m’étonne. Papa veut savoir, et pour savoir me tape. Pour moi la vie se résume à découper des poires. Des bleus sur le corps, frappe de plus en plus fort, s’excuse à chaque fois, je n’ai aucune distractions.

Cette soif de connaître, mais personne ne t’apprend rien, pas une bribes d’apprentissage, mais des anecdotes soudaines, ils aimaient que l’argent, et sortir de leurs galère, ont enchaînés mon esprit pour qu aujourd’hui je me perde.

Huitième et dernière année chez lui, j’deviens sois disant grande, plus l’droit aux habillages, pas de gloss et de short. J’étais genre en gros, sa femme de maison, j’devais lui obéir, quand il parlait du bled, et de mariage à 15ans. Mon avenir est tracé, mais j’vivais dans l’innocence, alors que ses pensées extrémistes devenaient envahissante, pleines de non sens, marre de ses embrouilles futiles et de ce monde de pauvre.

En internat j’me retrouve, et j’veux vivre mon enfance vite, entouré de jeunes louches, bagarres, embrouilles, et balances priment. J’ai appris à me défendre et à donner des coups, j’y ai forgé mon caractère ainsi qu’mes peurs,et mes dégouts. J’voyais ma mère souvent, elle était pleine de tunes, m’offrait des trucs marrant, dans des dépenses inutiles, j’me voyais déjà vivre loin, dans ma tête j’imagine, un lendemain calme qui arrive.

Jusqu’au début du collège c’était les tribunaux, acceptation d’un nouveau père, plus l’droit d’avoir des maux, “j’tai sorti de la merde, alors révise tes cours” ma mère devient tyrannique, moi j’veux jouer dans la cour. Replongée dans un truc, nouvelle vie pour nous, on doit mentir à tous, ce milieux la est cool, tu peux pas dire d’ou tu viens, ils ne comprendraient pas, cache tes pleurs et des larmes dans une bouchée de caviar.

Innocente de cette vie la, j’connaissais pas les vices de riches, j’vois ma mère qui s’embourgeoise et mes angoisses qui s’agitent. Désormais j’ai une petite soeur, j’serai plus jamais seule, au fond j’m’en fou de cette vie j’veux du fric et zapper ma vie sale. J’vois les gens de mon âge, qui me traitent de naive, moi j’ris d’eux en secret, mais je n’sais plus c’qui m’anime. J’avais pas connu ça avant, qui j’suis en vrai dans le tas? Enfoui dans des kilomètres de rages, à treize ans vise le sommet, dans ma tête personnages se créent, et rêve déjà de voyages.

J’ai une soif d’apprendre, et un vide dans le ventre, les jours passent pas et je ne fais qu’attendre, à ma montre le temps n’est pas vivable, j’décide d’accélérer, je fume, bois et m’intoxique, chaque matin ma valériane, fond sur mes gencives. J’veux une vie autrement, les gens d’ici j’en veux pas, j’ai toujours cru être innocente, eux ils me voient coupable, pas de bases pour identité, et aujourd’hui j’ai hérité, j’vis encore avec ce mal, dans mes entrailles encré.

J’ai essayé d’écrire simplement, les bribes les moins tenaces, tout est vrai, mais le tout complet n’y sera jamais.

Pastiche Photographique

Ernst Hemingway Photographié par Yousuf Karsh en 1957

La photo en noir et blanc sur fond noir est de format portrait, cadré en plan buste/épaule, on y voit l’écrivain détournant les yeux de l’objectif, y laissant même apparaître un léger strabisme. L’éclairage est placé en angle du sujet, de sorte qu’une partie de son visage est plus éclairée que l’autre. 

C’est Yousuf Karsh qui fait cette photo de l’auteur en 1957. Le génie de Karsh se retrouve dans les centaines de photos qu’il a réalisé, toutes uniques, représentant parfaitement dans chacune d’entre elles, d’une manière jusque là inédite, le caractère du personnage public capturé. En effet, Karsh vient faire usage de tous les éléments techniques de composition photographique sans faire usage de couleurs. Dans ses prises, le noir et blanc n’est pas synonyme de décrémentation d’une dimension puisqu’il vient en créer une d’une profondeur inégalée par son attention au détail, tant au niveau de l’éclairage et de la composition en général qu’au niveau de l’intention. Les oeuvres de Karsh transpirent le savoir-faire d’un maître.

Je prêterai mon col-roulé à mon sujet afin de recréer quelque chose d’inhérent dans la photo d’Hemingway. Le fond n’est pas à recréer, puisqu’il est noir. Plusieurs essais seront comparés à la photo originale afin de trouver la meilleure prise, celle qui comprend les mêmes “valeurs” au niveau de l’éclairage, la position du sujet dans le cadre et la direction de ses yeux par rapport à l’objectif. Je créerai par la suite un court film avec toutes les photos prises pour documenter le processus.

mmckenzierosee asked:

Hi I came across your post about strabismus surgery and I was widening if you were willing to share some information with me about it! I am having it done Tuesday and I am really interested in how you were after surgery & if you are happy with your results?

Hi! Sorry, I didn’t see your mail before (:

After the surgery I was very tired because of the narcosis. It took me three days to recover from the narcosis. My right eye hurt and it was worst the third day - by then it was awfully swollen, and hurt like hell.

You can see pictures on my Swedish blog here http://furiadeamor.blogspot.se/2012_12_01_archive.html  Dag 2 means day 2, I think that you get it ;) there is also a post about the surgery itself, it’s in Swedish, but maybe you could use Google Translate or something :P

I was very happy with the result - I have been without prism glasses since then (10/12 2012). But now, 1,5 year after the surgery, my eye is turning outside again… So I need to see an orthoptist again and maybe do the surgery once more. That doesn’t bother me very much - I find it quite exciting to visit hospitals x)

Please update me on your surgery! :)