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….. I can’t believe you moved us back to St. Claire, and of course, in your old loft apartment. It’s so small and dingy, Shawn. Where will I store my personal belongings?

You mean all of your clothes?

Of course my clothes, loser!

Oh, don’t hurt my feelings, Sweetheart.

*sighs* Shawn, this isn’t going to work.

*smiles* Yes it will….

I’m not going back to our previous sleeping arrangements.

Darn it.

Michael Shawn!

Relativité

La nuit s’écoule vite. Enfin, ça dépend du point de vue. Dans la réalité que je me construis, c’est bien relatif.

L’aiguille des heures avance à petit pas, celle des minutes à son rythme, et celle des secondes court, dépassant les deux autres régulièrement. La trotteuse.

Oui, sur la piste de danse, en pleine montée d’ivresse, les vibrations de la techno arrêtent le temps. Ou plutôt le ralentissent. Comme si tu dansais sur l’aiguille qui trotte, et que le temps d’une seconde - une seconde, rappelons-le qui est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 133 - tout un autre espace-temps a existé. Dans ce laps de temps, tu as dansé, ri avec tes amis, souri, pleuré, fait l’amour, vu, senti, écouté, touché. Tu as eu la sensation d’avoir pensé à la vitesse de la lumière. 

Stromboscope. Baisers. A la pissotière, le mec de droite te dit: “- Pense à une cascade”. Oui, on se retrouve avec ses voisins de pipi à ne pas y arriver car t’en as trop pris. 

En fait, t’es juste perché. Et le minuit 6h du club, tu l’as englouti, en synchro avec les bpm de la soirée, avalé comme les verre de vodka maté md. Et tu te dis, persuadé de ta connerie, que tu ne peux pas connaître ces sensations dans le monde normal, le monde du jour. 

Tu es à **** mais ça aurait pu être n’importe où ailleurs, n’importe quelle autre teuf parisienne, et tu ne sais plus vraiment comment les gens s’amusent réellement. Tu croises les machoires déboitées de gamines, tu vois la Seine impassible, tu vois le nombre de tickets de carte bleue qui se sont empilés et ont fait gonfler encore un peu plus l’épaisseur de ton porte-feuille. Oui, tu fatigues, t’es en descente, t’as plus assez de thunes pour te rebooster un coup. Et tu ne penses plus qu’à rentrer. Tu pourrais faire un after à la con, boire du vin blanc et manger des huitres sur un marché à 8h du mat, complètement décalé, à croiser les visages frais de ceux qui viennent de se lever. Ce matin, tu ne veux pas voir le soleil, rentrer à la lumière des réverbères te suffira.

Ma réalité, j’aime la construire naïvement ainsi, comme un doux rêve, où la musique, les plaisirs sont des efficaces outils pour faire de la nuit un agréable hologramme. La réalité - celle construite par tous les autres et moi - te rattrape les lendemains matin, sous forme d’angoisse et de regrets.

2011, 2012, 2013, 2014 de nuits parisiennes contées. J’ai réduit le débit de paroles. [passage auto-censuré], faire soit disant partie d’une caste élitiste-avantgardiste-prétentieuse te rend encore plus con. […] Malgré tout, j’ai réussi à rencontrer des personnes bien plus ancrées dans leur monde-cendrier, je les prends comme exemple pour ne pas me laisser partir en fumée. 

Le temps des regrets, des renoncements, le temps des illusions et des désillusions, le temps des bilans et des nouveaux projets, le temps du contrôle. T’as *****, t’as aimé, régalé ton ego d‘“artiste” mec. Et au passage, blessé, bu et ***** beaucoup de ton argent. La nuit parisienne, la machine à broyer. Mais à rêver également. Qu’est-ce que t’as kiffé aussi…

Et ces derniers mois, j’ai passé mes nuits à regarder Carl Sagan et Neil Degrasse Young. A lire Kafka, Murakami, Houellebecq, Flaubert, Kundera ou Céline. Et j’ai regardé du Wong Kar Wai, lu des poèmes, écouté Manuel Tur, Metallica, Nor Elle. Je me suis inspiré et ai médité. 

J’me suis réinventé un autre monde. 

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The Mystical Mind of  Christopher J. Rivera

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A glimpse inside the mind of young, California-based photographer Christopher J Rivera reveals a dark, dream-like world of fantasy. Rivera employs a really effective narrative, both written and visual, to advance his concepts. His use of Photoshop is particularly notable… he really applies it in a way that is very purposeful, and does not seem overindulgent or extraneous. Rivera is a fantastic storyteller with an already impressive body of work. We look forward to seeing what the future holds for him and how his work will evolve.

We mostly hear stories from big personalities who already have a spotlight on them. I think that everybody carries stories that are just as profound as the ones we hear from celebrities or whoever. I’m interested in the stories of people who don’t usually get to tell them. I think those are sometimes the most interesting.
— 

Wonderful Longform podcast conversation with artist and graphic journalist Wendy MacNaughton about her latest project, an illustrated catalog of the moving stories behind people’s tattoos.

MacNaughton’s Meanwhile project embodies this ethos brilliantly.

"This will teach you to have a family in today’s troubled economy!"

6 Reasons Video Games Still Have Terrible Stories

#6. Sociopathic Heroes

Let’s pick on Watch Dogs. Not just because it was a massive disappointment (although it was). It was hyped as one of the first next-gen blockbusters, yet it exemplifies countless flaws we’ve been begrudgingly tolerating for years… You’re vigilante Aiden Pearce, who’s fighting against crime and corruption in Chicago despite the fact that everyone in the city flips out at him if he has the audacity to stand within five feet. You’re especially opposed to the futuristic Blume Corporation, which has unprecedented access to both the city’s infrastructure and people’s personal lives.

On multiple occasions you have to sneak onto Blume property. You can technically use stealth, but because there are 18 guards per square foot you usually end up killing them all instead. But you’re not gunning down corrupt executives — you’re shooting blue-collar schmucks who are just trying to earn a paycheck. It’s doubtful they know what their employers are up to. It’s like trying to protest BP’s environmental policies by blowing up the cashiers at gas stations.

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