Qaseer Al Fareed, Madain Saleh Archaeologic Site, Saudi Arabia by Eric Lafforgue on Flickr.

This is Madain Saleh in Saudi Arabia, a sister city to Jordan’s Petra. 
There is no airport in the area, so the only way to visit the UNESCO world heritage site is to drive hours and hours.
But the scenery is incredible. No tourists, no tshirts sellers, no camels ridings, nobody but hundreds of Nabataeans tombs!
The Archaeological Site of Al-Hijr (Madâin Sâlih) was formerly known as Hegra, it is the largest conserved site of the civilization of the Nabataeans south of Petra in Jordan. It features well-preserved monumental tombs with decorated facades dating from the 1st century BC to the 1st century AD. With its 111 monumental tombs, 94 of which are decorated, and water wells, the site is an outstanding example of the Nabataeans culture…

© Eric Lafforgue
www.ericlafforgue.com

Exterior of Beit Sami Angawi, Jeddah, Saudi Arabia by hellimli on Flickr.

La monarchie ultra-réactionnaire et son double langage

Arrêtés, vendredi 5 septembre, par la police de la vertu dans la maison d’un ressortissant indien en Arabie saoudite, quelque 28 personnes de confession chrétienne sont actuellement introuvables. C’est l’aile dure de la police de répression du vice, des islamistes du Wahhabisme qui les a fait disparaître. Plusieurs médias saoudiens ont indiqué que des chrétiens, des hommes et des femmes, ont été arrêtés.

L’entreprise sérésienne CMI décroche un “contrat du siècle” en Arabie

La société CMI, à Seraing, a officialisé, ce jeudi, la signature d’une convention avec le groupe canadien General Electrics, qui garnit son carnet de commandes très confortablement pour les dix prochaines années: 4,5 milliards pour la fourniture, à l’Arabie Saoudite, des tourelles et des canons qui vont équiper plusieurs centaines de chars d’assaut…

Chronique d’un voyage kamikaze (3)

Chronique d’un voyage kamikaze (3)

Dans les #Mapanes, il se raconte  un tas d’histoire sur le phénomène Boko haram dans la région de l’Extrême-nord du Cameroun. Nous avons pensé aller vivre ça en direct. Enquêter sur le phénomène. Sauf que l’aventure s’est déroulée autrement. Bienvenu dans le #Toli du mapaneur.

Une vue de la ville de Ngaoundéré Ph : septentrioninfos

Ai-je finalement goutté au « Tchap » ? Pourquoi écarquiller vos…

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1-Virus respiratoire aux États-Unis - Une propagation rapide et mystérieuse

2-Les banques bloquent l’économie mondiale: il est temps de transférer l’argent directement aux citoyens

3-Lagarde attend seulement “un petit 3 %” de croissance mondiale en 2014 

4-Banque mondiale : La crise de l’emploi est planétaire (et il n’y a pas de solution magique)

5-Barack Obama prêt à frapper l’Etat islamique en Syrie

6-La guerre sainte est déclarée

7-ONU : les djihadistes en Irak et en Syrie veulent créer un “monde sanguinaire"

8-Irak : qui participe à la coalition internationale contre l’État islamique ?

9-Des pays arabes se rangent derrière les Etats-Unis contre les jihadistes

10-Le dilemme d’Israël face à la coalition contre l’État islamique

11-Irak : les leçons de l’Histoire

12-L’état islamique menace de détruire la Mecque et de réécrire le Coran

13-L’Arabie saoudite s’est dotée d’un mur anti-jihadistes

14-L’un des principaux groupes rebelles syriens perd sa tête

15-L’option nucléaire de Vladimir Poutine

16-Ukraine : des safaris humains pour touristes assoiffés de sang…

17-Mystère du vol MH 370: “La vérité est déjà connue de certaines personnes et Etats

18-Le Pentagone imagine le blindé du futur

19-Confrontation musclée pour Sea Shepherd contre les tueries de dauphins aux îles Féroé

20-«Mokusatsu», l’erreur de traduction qui a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale


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1-Virus respiratoire aux États-Unis - Une propagation rapide et mystérieuse

http://bit.ly/1D3xC3v

8 septembre 2014


Les autorités sanitaires américaines ont fait part de leur inquiétude lundi après la découverte de plusieurs foyers d’une maladie respiratoire chronique ne touchant que les enfants dans une douzaine d’États.


Le mystérieux entérovirus 68, un virus respiratoire chronique ne touchant que les enfants laisse les spécialistes perplexes.
Les experts ne savent pas pourquoi il est en train de s’étendre de façon aussi rapide aux États-Unis.
De plus, aucun vaccin n’existe pour le contrôler.


Le virus coupable s’appelle EV-68et «environ 12 États » ont rapporté l’existence de foyers apparents aux Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a précisé Anne Schuchat, directrice du Centre national pour la vaccination et les maladies respiratoires.


«La situation évolue rapidement et je ne serais pas surprise s’il y avait davantage de foyers», a-t-elle ajouté.

Aucun décès n’a été rapporté, mais les enfants et adolescents sont les plus touchés par ce virus qui a nécessité de nombreuses hospitalisations.

«Ce n’est pas un nouveau virus, mais EV-68 est assez rare et on ne sait pas grand-chose sur lui par rapport à d’autres virus de sa catégorie», a ajouté Mme Schuchat.


D’autres foyers de la maladie ont été détectés au Japon et aux Philippines, a-t-elle noté.

Le virus se transmet apparemment quand un malade tousse ou éternue, ou quand quelqu’un touche une surface infectée.

Il n’existe pas de vaccin contre EV-68 et les experts ne comprennent pas pourquoi ce virus est en train de se répandre de cette manière actuellement.


Les premiers foyers ont été relevés le mois dernier à Kansas City, dans le Missouri (centre) et à Chicago, dans l’Illinois (nord). Les jeunes malades avaient de six mois à 16 ans.

«Si votre enfant semble avoir des difficultés à respirer, vous devez voir rapidement un médecin», a conclu Mme Schuchat.


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2-Les banques bloquent l’économie mondiale: il est temps de transférer l’argent directement aux citoyens

http://bit.ly/1rYqBZ1

par Audrey Duperron · 28 août 2014 


Le magazine conservateur prestigieux Foreign Affairs, qui a des liens avec l’élite politique américaine, publie dans son numéro de Septembre / Octobre une étude réalisée par des économistes Mark Blyth et Eric Lonergan, sous le titre «Print Less but Transfer More, Why Central Banks Should Give Money Directly to the People » (‘Imprimer moins mais transférer davantage, pourquoi les banques centrales devraient donner de l’argent directement aux gens’).



Les deux économistes ont une idée radicale: pour stopper le creusement croissant des inégalités entre les riches et les pauvres et mettre fin une fois pour toutes à la crise financière, les banques centrales devraient transférer de l’argent directement aux citoyens.


En effet, ils observent que la politique monétaire telle qu’elle a été appliquée jusqu’à présent, c’est à dire basée sur des stimuli fiscaux et des taux d’intérêt faibles, a surtout profité aux plus riches, mais elle n’a pas fait grand-chose pour l’économie en général.


Selon ces deux économistes, donner de l’argent directement aux ménages, en particulier aux plus défavorisés, aurait pour effet de relancer la demande de biens et services et de réduire le chômage en conséquence. Ils affirment en outre que cette mesure ne provoquerait pas une inflation importante, et qu’elle permettrait de remettre en cause la dépendance à l’égard du système bancaire pour la croissance, et la hausse continue des inégalités.


L’ex-président de la Fed, Ben Bernanke, avait déjà proposé cette approche de distribution d’argent aux ménages afin de relancer la consommation en 1998  pour sortir le Japon du marasme dans lequel il était tombé. Le pays souffrait d’une demande anémique, bien que les taux d’intérêt étaient au plus bas. Les consommateurs n’achetaient pas, donc les entreprises n’empruntaient pas, et les investisseurs n’investissaient plus. Le pessimisme ambiant concernant les perspectives de reprise avait précisément pour effet de tuer celle-ci dans l’œuf. Entre 1993 et ​​2003, le taux de croissance moyen de l’économie japonaise s’est fixé à moins de 1% par an.


C’est exactement la situation dans laquelle l’Europe s’est engluée depuis maintenant plusieurs années : la dépense des ménages est insuffisante.


Selon Bernanke, les transferts d’argent aux consommateurs auraient eu pour effet non seulement de relancer la demande, mais aussi de faire monter les prix. L’économiste conservateur Milton Friedman était aussi un adepte de cette méthode, qu’il assimilait à des largages d’argent d’un hélicoptère.


Les banques centrales ont réagi à la situation de faible demande en baissant les taux d’intérêt et en pompant des milliards dans l’économie, mais ces politiques ont eu pour effet de gonfler le prix des actifs sur les marchés, de nourrir des bulles spéculatives qui ont éclaté les unes après les autres, tout en creusant les inégalités entre les plus riches et les autres. Et malgré cela, la croissance demeure poussive.


En Europe, par exemple, au cours des dernières années, les banques ont eu tendance à utiliser les liquidités à bon marché qu’elles obtenaient de la BCE pour acheter de la dette souveraine, jugée non risquée, plutôt que de prêter aux ménages et aux entreprises et de stimuler de ce fait la croissance économique.


Une étude réalisée par Fitch Ratings a montré que les 16 plus grandes banques européennes ont augmenté leurs investissements dans les obligations d’État au cours des deux dernières années, pour leur faire atteindre 26%, soit 550 milliards d’euros. Dans le même temps, elles ont réduit les prêts qu’elles ont accordés aux entreprises de 9%, soit de 440 milliards d’euros. Et pour réduire leurs risques, elles ont eu tendance à privilégier les prêts aux entreprises les plus grandes, jugées plus sûres.


Un problème que même le Danois Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank, a mentionné lors d’une présentation au Cercle de Lorraine de Bruxelles récemment :

95% du crédit mis à la disposition des entreprises par les banques bénéficient aux sociétés cotées. Quand on sait que 20% de toutes les sociétés sont cotées sur le marché boursier, et que 80% ne le sont pas, cela signifie que 80% des entreprises doivent se contenter de 5% de la totalité du crédit disponible. Ces PME détiennent aussi moins de 1% du capital politique (le temps que les politiques consacrent à défendre les intérêts d’un groupe, ndlr). 99% du capital politique sont affectés aux sociétés cotées ».


Selon Jakobsen, cela explique aussi exactement pourquoi le chômage demeure élevé, malgré la bonne tenue des cours de bourse.

Les PME sont très importantes pour l’économie: elles travaillent plus, elles coûtent moins cher et elles prennent plus de risques. Mais parce qu’aujourd’hui, elles ne parviennent plus à obtenir des crédits et qu’elles sont de plus en plus pressées par les gouvernements, elles perdent des commandes au profit des grandes entreprises. Cela fait monter les marchés boursiers. Mais comme les grandes entreprises ne créent pas d’emplois, de plus en plus de gens se retrouvent sans emploi, ce qui à son tour explique le taux élevé de chômage ».


Selon Mark Blyth et Eric Lonergan, les gouvernements ont commis l’erreur d’essayer de remettre l’économie sur la bonne voie par la politique monétaire, et des impulsions provenant des banques centrales, d’en haut, alors que c’est d’en bas, au niveau des ménages, qu’elles auraient dû provenir. Les dirigeants ont misé sur les banques et les grandes entreprises d’État pour que l’économie reprenne son rythme normal, afin de réduire le recours à l’argent des contribuables, et en misant sur le «jeu des marchés ».


Mais une étude de l’Institut fédéral suisse de technologie de Zurich datant de 2011 a montré qu’une minorité de firmes multinationales détiennent de grandes parties de l’économie mondiale. En particulier, une « super-entité » de 147 firmes imbriquées de façon complexe, soit moins de 1% des entreprises, contrôlent 40% de la richesse mondiale. La plupart d’entre elles sont des institutions financières. Dans le top 20, on retrouve notamment Barclays Bank, JPMorgan Chase & Co, et The Goldman Sachs Group. Cette petite élite a donc été le principal bénéficiaire des programmes de stimulus et de la baisse des taux d’intérêt.


Plutôt que d’essayer de relancer les dépenses des agents privés par des programmes d’achat d’obligations ou de baisse des taux d’intérêt, le duo d’économistes recommande de transférer l’argent directement aux consommateurs, ce qui permettrait de réduire l’écart de pauvreté et de stimuler la demande, pour produire des créations d’emplois. Pour que l’effet tourne à plein, ces transferts devraient bénéficier aux 80% de familles les plus pauvres en termes de revenus, d’une part parce que ce sont celles qui consomment le plus, mais aussi parce que cette mesure en elle-même aurait le pouvoir de gommer des inégalités.


On peut se demander pourquoi cela n’a encore jamais été tenté. Selon les auteurs, il s’agit d’ «un accident de l’histoire»: les banques centrales n’ont pas été crées pour gérer les dépenses, mais pour effectuer d’autres tâches telles qu’émettre la monnaie, fournir des liquidités sur les marchés et empêcher les paniques bancaires. Au cours des dernières années, ces tâches ont été accomplies dans le cadre d’assouplissements quantitatifs, ou quantitative easing (QE), qui ont commencé après le début de la crise en 2008.


Mais même s’il est parvenu à stabiliser les marchés, le QE s’avère trop coûteux, et ses résultats sont insuffisants. Il n’a pas pu juguler la déprime de la demande, la croissance nulle, un important niveau de chômage, et une dette publique qui n’a jamais été aussi élevée.


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3-Lagarde attend seulement “un petit 3 %” de croissance mondiale en 2014 

http://bit.ly/1rYqBZ8

Le Point - Publié le 08/09/2014 


La directrice générale du FMI a ouvert la porte lundi à un abaissement de la prévision de croissance mondiale, assurant être en train d‘“actualiser” les prévisions.


La directrice générale du FMI, Christine Lagarde.


La directrice générale du FMI Christine Lagarde a ouvert la porte lundi à un abaissement de la prévision de croissance mondiale en 2014, déclarant n’attendre qu’un “petit 3 %”, alors que la prévision de l’organisation internationale est pour l’instant de 3,4 %. “Nous sommes en train d’actualiser nos prévisions. La croissance mondiale devrait augmenter d’un petit 3 % cette année, entre 3 et 3,5 %”, a-t-elle dit dans un entretien au quotidien français Les Échos. Le Fonds monétaire international doit présenter ses prévisions de croissance actualisées le 7 octobre.


Pour Christine Lagarde, “la croissance économique est à la fois trop faible, fragile et inégale”. La directrice générale du FMI redit par ailleurs son inquiétude sur la “valorisation très forte de certains actifs”, même si elle précise : “Je ne parle pas de bulle.” Christine Lagarde demande néanmoins une “attention accrue de la part des superviseurs et régulateurs” des marchés. La crise en Ukraine est venue assombrir un peu plus les perspectives d’activité économique dans le monde, déjà ternes en zone euro et marquées par le ralentissement des grands pays émergents, tandis que le PIB japonais souffre de l’augmentation d’une taxe sur la consommation depuis le 1er avril.


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4-Banque mondiale : La crise de l’emploi est planétaire (et il n’y a pas de solution magique)

http://bit.ly/1D3xEZ2

Paolo Garoscio EcoQuick 09-09-2014 


Certains vont blâmer le capitalisme, d’autres la mondialisation, d’autres encore l’automatisation du travail et certains même diront qu’il s’agit-là d’une punition divine pour nos pêchés… Mais cela ne changera rien à la chose : la crise de l’emploi est planétaire ; c’est la Banque Mondiale qui le dit, et ce n’est pas bon signe.



100 millions de chômeurs dans le monde… et une population qui augmente

Si la situation en France n’est vraiment pas rose en termes de chômage, en regardant la planète Terre dans son intégralité, il y a de quoi avoir peur : selon l’OCDE il y a 100 millions de chômeurs dans le monde.


Et ce n’est pas tout : 447 millions de personnes sont considérées comme « travailleurs pauvres » avec un revenu inférieur à 2 dollars (1,5 euro) par jour (en comparaison, un Français au SMIC touche 9,53 euros par heure).


Comme si ces données ne suffisaient pas à peindre une situation globale de l’emploi catastrophique, la Banque Mondiale a publié, à l’occasion de la rencontre interministérielle sur l’Emploi et le Travail du G20 qui s’est tenue en Australie, ses prévisions : il faudrait 600 millions d’emplois supplémentaires avant 2030 pour compenser l’augmentation de la population mondiale.


Et malheureusement, le constat est tragique : « Il n’y a pas de formule magique pour résoudre cette crise de l’emploi » a déclaré Nigel Twose, chargé de l’emploi senior à la Banque Mondiale.


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5-Barack Obama prêt à frapper l’Etat islamique en Syrie

http://bit.ly/1D3xEZ6]

11/09/2014


Le président américain a affirmé mercredi au cours d’une allocution solennelle qu’il souhaite “détruire l’Etat islamique via une stratégie anti-terroriste globale et soutenue”.


Le président américain Barack Obama, lors d’un allocution télévisée, le 10 septembre 2014 à la Maison Blanche (Etats-Unis).


Voir la vidéo : État islamique : la nouvelle guerre de Barack Obama

http://bit.ly/1D3xCjX


Un ton martial et une allocution solennelle, à la veille du 13e anniversaire des attentats du 11-Septembre. Mercredi 10 septembre, le président Barack Obama a annoncé aux Américains sa volonté d’intensifier sa lutte contre les jihadistes de l’Etat islamique en autorisant, pour la première fois, des frappes aériennes en Syrie et une intervention accrue en Irak.


Dans un discours d’un quart d’heure, le locataire de la Maison Blanche a promis de frapper l’Etat islamique ”où qu’il soit” via une “campagne systématique de frappes aériennes”. ”Je n’hésiterai pas à agir contre l’Etat islamique en Syrie, comme en Irak, a-t-il lancé, debout devant un pupitre, drapeau américain en toile de fond. Notre objectif est clair : nous allons affaiblir, et finalement détruire, l’Etat islamique via une stratégie anti-terroriste globale et soutenue”.


Une opération ”différente” des guerres de Bush

Barack Obama, qui a toujours affiché sa volonté de tourner la page d’une “décennie de guerre”, a assuré que cette campagne s’inspirerait de celles menées depuis des années contre les islamistes au Yémen ou en Somalie et serait fondamentalement “différente” des guerres en Afghanistan et Irak, initiées par son prédécesseur, George W. Bush.


Le président des Etats-Unis n’a, en revanche, donné aucune indication de calendrier : “Nous n’allons pas annoncer nos coups à l’avance”, a expliqué un responsable américain sous couvert d’anonymat. Barack Obama a cependant précisé que 475 conseillers militaires supplémentaires seront envoyés en Irak pour soutenir les forces kurdes et irakiennes en termes d’équipement, de formation et de renseignement. Au final, ce sont ainsi environ 1 600 militaires américains qui seront présents dans le pays. ”Nous ne nous laisserons pas entraîner dans une autre guerre au sol en Irak”, a martelé Barack Obama.


Lire aussi :

État islamique : Barack Obama en guerre, malgré lui

http://bit.ly/1rYqzAn

Obama à l’État islamique : «Vous n’aurez aucun refuge»

http://bit.ly/1D3xEZc

M. Obama engage les Etats-Unis dans une longue lutte contre l’Etat islamique

http://bit.ly/1rYqzAp

Obama se place en leader de la lutte contre l’Etat islamique

http://bit.ly/1D3xCk3


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6-La guerre sainte est déclarée

http://bit.ly/1rYqzAr

28 Août 2014


C’est parce que le pape est conscient des atrocités subies par les chrétiens d’Irak qu’il nous a appelés à répondre de manière proportionnée à cet islam barbare.



Jamais la France n’a autant commémoré son histoire que cette année. C’est légitime. Car, comme l’a dit le chef de l’État à Toulon : « L’histoire éclaire l’avenir. » Mais sommes-nous vraiment dignes des héros que nous venons de célébrer ? Sommes-nous vraiment à la hauteur de toutes ces forces alliées qui se sont réunies pour permettre à l’Occident de retrouver sa liberté ? Sommes-nous vraiment les légataires de cette « France éternelle », comme la qualifiait le général de Gaulle il y a soixante-dix ans, qui a défendu la liberté partout dans le monde ?


Il est possible d’en douter lorsque l’on constate la passivité de François Hollande et de ses congénères européens devant le drame qui se noue en Irak, en Syrie et au Kurdistan par le massacre, l’exil, mais surtout le génocide de tous les chrétiens qui peuplaient cette région, berceau d’Abraham. Bien sûr la France essaie d’assurer le service minimum en envoyant des tonnes d’aide alimentaire ou en octroyant des visas à certains chrétiens d’Irak. Bien sûr les États-Unis prennent conscience un peu tard, qu’après avoir ouvert la boîte de Pandore dans cette région, il est bon de faire savoir que leurs bombardiers peuvent toujours entrer en action. Bien sûr l’émotion est à son comble un peu partout, en Europe. Mais que fait-on avec de l’émotion contre des kalachnikovs ? Que fait-on avec de beaux discours sur la liberté quand on laisse celle-ci se faire piétiner par des barbares ? Et où est passé notre clown national, Bernard-Henri Lévy, toujours prompt à endosser la cause des droits de l’homme, bien souvent à contretemps de l’histoire, comme on l’a vu au Kosovo, en Libye ou en Ukraine, aux côtés de miliciens néonazis ?


Heureusement, Charles Aznavour, dans la sagesse de ses 90 ans, a poussé un utile coup de gueule en début de semaine. Le chanteur franco-arménien, qui connaît mieux que quiconque le poids du mot “génocide”, a déclaré sur Europe 1 que la communauté internationale ne devait surtout pas tenter de négocier avec les djihadistes. « On ne discute pas avec des étrangleurs ! On fait comme eux : vous égorgez, on égorge ! OEil pour oeil, dent pour dent ! » Ces propos ont marqué l’opinion publique. Parce que Charles Aznavour n’est pas connu pour être un va-t-en-guerre. Parce qu’il se soucie comme d’une guigne de ce politiquement correct qui aveugle toutes nos bonnes consciences autoproclamées. Et parce qu’il a rappelé à chacun de nous à quel point notre civilisation est menacée par cet islam conquérant et violent.


Il y a quelques jours l’archevêque chaldéen de Mossoul avait déjà déclaré à destination de nous autres, Occidentaux : « Nos souffrances actuelles sont le prélude de celles que vous, les Européens et les chrétiens occidentaux, allez souffrir aussi dans un proche avenir. […] Vous êtes aussi en danger. […] Si vous ne comprenez pas cela très vite, vous allez devenir les victimes de l’ennemi que vous avez accueilli chez vous. » Mais cet avertissement bien pesé et si juste n’a pas eu le même retentissement au sein de notre société du spectacle.


Qu’on le veuille ou non, la guerre sainte est aujourd’hui déclarée. Elle est déclarée par ces musulmans fanatiques qui exécutent les chrétiens d’Irak s’ils ne se convertissent pas à l’islam et lapident leurs femmes. Elle est déclarée par ces djihadistes venus d’Europe qui ont décapité un journaliste américain présent là-bas pour témoigner. Elle est déclarée par les factions d’Al-Qaïda au Maghreb islamique contre lesquelles nos soldats se battent et tombent dans les dunes du Sud-Sahara. Elle est déclarée par ces fous de Boko Haram qui ont enlevé des centaines de garçons et de filles pour les rééduquer et qui viennent d’annoncer vouloir bâtir un califat au centre de l’Afrique. C’est parce qu’il est conscient de tout cela que le pape François, homme de paix, de sagesse et de justice, a estimé qu’il fallait désormais envisager une réponse proportionnée.


Il ne s’agit pas de lancer une croisade. Mais déjà d’arrêter notre comportement béat et passif devant ces barbares qui veulent imposer leur charia sur toute la planète. Ensuite de détruire cet État islamique qui s’étend de jour en jour aux confins de l’Irak et de la Syrie. Enfin de bien mesurer que, si nous restons immobiles, nous serons dévastés. Comme l’a expliqué l’un des grands prêtres du salafisme au journaliste Samuel Laurent, auteur de l’excellent livre Al-Qaïda en France : « Dieu a ordonné aux musulmans de conquérir le monde entier. Le drapeau du djihad doit flotter sur le balcon de la Maison-Blanche ! Aux fenêtres de l’Élysée. Nous forcerons chaque État à adopter l’islam et la charia. » Un livre après la lecture duquel plus personne ne pourra dire : “Je ne savais pas” !


Lire aussi :

Des combattantes kurdes envoient des jihadistes de l’État islamique en enfer

http://bit.ly/1rYqCfJ

Esclave sexuelle de l’EI à 17 ans, elle raconte l’innommable

http://bit.ly/1D3xCk8


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7-ONU : les djihadistes en Irak et en Syrie veulent créer un “monde sanguinaire"

http://bit.ly/1rYqCfN

Le Point - Publié le 08/09/2014 


Le nouveau haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme Zeid Ra’ad al-Hussein s’exprimait lors de l’ouverture du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.


Un djihadiste de l’État islamique, après la prise de la base aérienne de Tabqa, en Syrie.


Les djihadistes qui sèment la terreur en Irak et en Syrie veulent créer un “monde sanguinaire”, a affirmé lundi le nouveau haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme, le Jordanien Zeid Ra’ad al-Hussein, lors de son premier discours.


"De quelle manière pourrait fonctionner un État takfiri à l’avenir (terme désignant les extrémistes sunnites, NDLR). (…) Ce serait un monde sanguinaire, hostile et malveillant, sans protection pour les non-takfiris", a déclaré Zeid Ra’ad al-Hussein, s’exprimant lors de l’ouverture de la 27e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. "Dans le monde takfiri, à moins que votre opinion ne soit identique à la leur - et la leur est étroite et inflexible -, vous perdez votre droit à la vie", a ajouté celui qui est le premier haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme musulman.


"Dans l’esprit takfiri, comme nous l’avons vu au Nigeria, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, au Kenya, en Somalie, au Mali, en Libye, en Syrie et en Irak, et partout dans le monde où ils ont attaqué des personnes innocentes, y compris le 11 Septembre (attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, NDLR), il n’y a pas d’amour du prochain, il n’y a que l’anéantissement de tous les musulmans, des chrétiens, des juifs et (…) du reste de l’humanité qui ont d’autres croyances qu’eux", a-t-il soutenu.


"Ne pas tolérer l’impunité"

Des extrémistes sunnites menés par les djihadistes ultra-radicaux de l’État islamique (EI), responsables d’atrocités en Irak et en Syrie voisine, se sont emparés de larges pans de territoires en Irak à la faveur de leur offensive lancée le 9 juin dans ce pays.”Est-ce qu’ils s’imaginent agir de manière courageuse en massacrant de manière barbare les captifs ?” s’est insurgé Zeid Ra’ad al-Hussein, dénonçant le meurtre du journaliste américain James Foley, décapité dans une vidéo diffusée par l’EI. “J’aimerais rappeler que les attaques systématiques” contre les populations “à cause de leur origine ethnique ou croyance religieuse constituent des crimes contre l’humanité”, a-t-il insisté.


Il a estimé que “la priorité internationale doit être de lutter de manière conjointe contre ces conflits en Irak et en Syrie” et s’assurer que les efforts soient déployés pour protéger certains groupes ethniques ou religieux. “La deuxième étape, a-t-il poursuivi, c’est d’assurer que ces violations des droits de l’homme et autres crimes internationaux soient jugés. Il ne faut pas continuer à tolérer l’impunité.” En ce sens, il a appelé l’Irak à “adhérer au statut de Rome et à la Cour pénale internationale”.


Zeid Ra’ad al-Hussein a également souligné qu’il faudrait regarder pourquoi ces crises ont éclaté et a dénoncé, entre autres, des “systèmes politiques corrompus” et “des leaders qui ont opprimé une partie de la société civile”. Zeid Ra’ad al-Hussein Zeid est devenu en septembre haut-commissaire, succédant ainsi à la Sud-Africaine Navi Pillay. Il a occupé par deux fois les fonctions de représentant de la Jordanie auprès de l’ONU à New York. Avant sa nomination, il représentait la Jordanie au Conseil de sécurité de l’ONU.


Voir la vidéo :

Comprendre l’ascension de l’État islamique

http://bit.ly/1D3xCk9

L’Etat islamique bénéficierait d’une armée de 20 000 à 31 500 jihadistes

http://bit.ly/1rYqzAy]


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8-Irak : qui participe à la coalition internationale contre l’État islamique ?

http://bit.ly/1D3xCka]

Le Point - Publié le 09/09/2014 


Plus de 40 pays prévoient d’apporter leur soutien à la vaste offensive contre les djihadistes en Irak que coordonnent les États-Unis.


Selon les États-Unis, plus de quarante pays participeront, d’une manière ou d’une autre, à la coalition contre les djihadistes de l’État islamique (EI). Sur cette quarantaine de pays, vingt-cinq sont nommés dans un décompte fourni par le département d’État. D’autres pourraient collaborer discrètement dans divers domaines : diplomatie, renseignement, assistance militaire, lutte contre le recrutement et les réseaux financiers de l’EI. Quant à l’Iran, le régime aide et conseille les Kurdes irakiens contre les djihadistes, mais assure qu’il ne coordonnera pas ses actions avec les États-Unis, de même que Washington a rejeté d’emblée toute coopération avec Téhéran. La Syrie de Bachar el-Assad est aussi persona non grata dans la coalition.


Des combattants peshmergas à Yengice, le 8 septembre 2014.


Soutien militaire


États-Unis : l’armée américaine a mené 148 frappes depuis le 8 août dans le nord et l’ouest de l’Irak, et plus de 800 conseillers militaires et soldats ont été déployés pour protéger l’ambassade à Bagdad et assister l’armée irakienne. Barack Obama présidera le 24 septembre une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la menace des djihadistes étrangers opérant en Syrie et en Irak.


Canada : déploiement de plusieurs dizaines de militaires dans le nord de l’Irak, pour trente jours reconductibles, auprès des militaires américains conseillant les forces kurdes.


France : livraison d’armes aux peshmergas kurdes, et 58 tonnes de fret humanitaire dans la région d’Erbil depuis un mois. François Hollande a souligné la semaine dernière l‘“importance d’une réponse politique, humanitaire et, si nécessaire, militaire, dans le respect du droit international”. De source diplomatique, il serait “logique” que Paris participe à des frappes aériennes, mais aucune décision n’a été annoncée.


Royaume-Uni : décrit comme un partenaire majeur, Londres livrera mercredi des mitrailleuses lourdes et des munitions aux forces kurdes, renforçant ainsi ses précédentes livraisons militaires. Le soutien inclut aussi la formation des peshmergas. Londres envisage aussi de participer aux frappes aériennes, mais n’a pas encore pris de décision.


Australie : forte implication australienne aux côtés des Américains, avec la livraison de matériel militaire, d’armes, de munitions ainsi que d’aide humanitaire par la Force aérienne royale. Aucun soldat ne sera envoyé combattre, mais selon la ministre des Affaires étrangères, Canberra réfléchit à l’envoi de conseillers et formateurs militaires.


Allemagne : trois livraisons prévues pour les combattants kurdes (30 systèmes de missiles antichars, 16 000 fusils d’assaut et 8 000 pistolets).


Italie : livraison prévue mercredi de mitrailleuses, ainsi que d’armes légères - près de 30 000 kalachnikovs et des roquettes antichars - saisies par les autorités judiciaires italiennes il y a une vingtaine d’années à bord d’un navire à destination de l’ex-Yougoslavie.


Albanie, Pologne, Danemark, Estonie : livraisons d’équipements militaires.


Aide humanitaire et dons


L’Arabie saoudites’est engagée à verser 500 millions de dollars au Haut Commissariat pour les réfugiés (UNHCR). Le grand mufti a qualifié les djihadistes d‘“ennemi numéro un de l’islam”.


Koweït : 10 millions de dollars d’aide humanitaire.


Australie : accueil de 4 400 réfugiés irakiens et syriens ; nombreux largages humanitaires.


Royaume-Uni, Canada, France, Norvège et Pologne ont aussi envoyé de l’aide humanitaire. L’Italiea promis 1 million de dollars ; l’Espagne 500 000 euros ; l’Irlande250 000 dollars à l’Unicef et 250 000 dollars au Comité international de la Croix-Rouge ; le Luxembourg 300 000 euros au HCR et au Programme alimentaire mondial.


Turquie : plus de 100 camions d’aide humanitaire, et un camp de réfugiés près de Dahuk, dans le nord de l’Irak.


Dons spécifiques au Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) : Suisse (10 millions de dollars), Japon (7,8 millions de dollars, y compris pour d’autres organisations), Norvège (6 millions de dollars), Australie (4,6 millions de dollars), Danemark (3,8 millions de dollars), Nouvelle-Zélande (800 000 dollars), Finlande(680 000 dollars), Hongrie (150 000 dollars), Nouvelle-Zélande(800 000 dollars), Corée du Sud (200 000 dollars).


Les Philippinessont prêtes à rejoindre une alliance, selon son secrétaire aux Affaires étrangères, sans autre précision.


Golfe et pays arabes


Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite sont en première ligne du front anti-EI parmi les monarchies du Golfe.


Cependant, leur assistance devrait être essentiellement politique et logistique. Washington pourrait aussi trouver de l’aide à Bahreïn, siège de la Ve Flotte américaine, au Koweït, qui accorde des facilités militaires aux États-Unis, et au Qatar qui met à la disposition des Américains la base aérienne d’Udeid et accueille le Centcom, commandement militaire chargé du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.


Mais l’attitude du Qatar reste incertaine, Doha étant soupçonné en Occident de financer des groupes islamistes radicaux.


Les pays de la Ligue arabe se sont aussi engagés à lutter contre le terrorisme et l’EI aux niveaux “politique, sécuritaire et idéologique”, mais individuellement, peu de pays arabes ont décrit l’ampleur de leur implication.


L’Égypte conditionne sa participation sécuritaire à un mandat de l’ONU.


Le secrétaire d’État américain, John Kerry, rencontrera jeudi à Jeddah les chefs de la diplomatie des pays du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar), d’Irak, de Jordanie, d’Égypte et de Turquie. Le Liban participera aussi à la réunion.


Les États-Unis ont martelé qu’il ne s’agissait pas de dupliquer l’intervention de la coalition de 49 pays intervenue en Irak en 2003.


Lire aussi :

Qui fait quoi dans la coalition contre l’Etat islamique ?

http://bit.ly/1D3xCAo


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9-Des pays arabes se rangent derrière les Etats-Unis contre les jihadistes

http://bit.ly/1rYqzQQ

09/09/2014


Des pays arabes de premier plan ont affirmé mardi leur volonté de soutenir le projet américain de coalition contre l’Etat islamique en Irak, où se rendra vendredi le président français avant la tenue à Paris d’une conférence internationale sur la sécurité dans ce pays.



Le secrétaire d’Etat américain John Kerry est lui attendu à partir de mercredi au Moyen-Orient pour défendre le projet d’alliance contre les jihadistes de l’Etat islamique (EI).


Après Amman, il se rendra à Jeddah en Arabie saoudite, où il rencontrera les chefs de la diplomatie des pays du Golfe, d’Irak, de Jordanie, d’Egypte et de Turquie.


Cette réunion, prévue jeudi, est destinée à discuter de “la question du terrorisme dans la région, des organisations extrémistes et des moyens de les combattre”, selon l’agence officielle saoudienne SPA.


Elle se tiendra au lendemain de la présentation, à Washington (01H00 GMT jeudi), du “plan d’action” du président américain Barack Obama contre l’organisation jihadiste, dont les exactions, notamment les décapitations des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, ont révulsé la communauté internationale.


L’Egypte, pays clé dans la région, a affirmé mardi soutenir “politiquement” les Etats-Unis. Tout en avertissant qu’une participation à des mesures sécuritaires devait se faire “dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité”.


Les pays de la Ligue arabe avaient déjà affirmé dimanche leur détermination commune à “affronter les groupes terroristes”, dont l’EI, un groupe ultra-radical qui occupe de vastes territoires en Irak et en Syrie, où il a proclamé fin juin un “califat”.


- Paris accueillera une conférence -

Plusieurs pays occidentaux ont également apporté leur soutien à l’initiative de Washington, comme la France qui a annoncé la tenue lundi à Paris d’une conférence internationale sur “la paix et la sécurité en Irak”. Dans la perspective de cette réunion, le président François Hollande se rendra vendredi dans ce pays.


De nombreuses capitales, dont Washington et Téhéran, ont par ailleurs salué mardi la formation d’un nouveau gouvernement de rassemblement à Bagdad par le Premier ministre Haïdar Al-Abadi.


Ce dernier a cependant réclamé une semaine supplémentaire pour attribuer deux portefeuilles essentiels pour mener la lutte contre l’EI, ceux de l’Intérieur et de la Défense.


M. Kerry a salué l’”étape majeure” que représente la nomination de ce nouveau gouvernement.

L’Iran, qui voit d’un très mauvais oeil la percée des extrémistes sunnites chez son voisin irakien, a également félicité M. Al-Abadi.


Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a insisté sur la nécessité que les postes ministériels encore vacants soient pourvus sans délai. Le gouvernement sortant avait en effet aussi entamé son mandat avec des portefeuilles non attribués et certains postes ont été occupés pendant quatre ans par des ministres intérimaires.


- Emissaire de l’ONU à Damas -

Sur le terrain, les avions américains poursuivent la campagne de frappes entamée il y a un mois sur des positions de l’EI dans le nord de l’Irak, une aide cruciale pour les forces fédérales et kurdes qui avaient pu reprendre le plus important barrage du pays, près de Mossoul. Ils l’ont élargie ces derniers jours à la province à majorité sunnite d’Al-Anbar (ouest), contrôlée partiellement par l’EI.


Des chasseurs américains et des drones ont mené des frappes lundi et mardi près du barrage de Haditha, dans cette province, a précisé le Centcom, le commandement militaire américain chargé du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.


Cet appui, et les progrès modestes qui l’accompagnent, permettent à l’armée fédérale de reprendre confiance après la déroute subie en juin face à l’offensive de l’EI.


En Syrie voisine, où la guerre fait rage depuis plus de trois ans, le nouvel émissaire de l’ONU, Staffan de Mistura, est arrivé à Damas pour sa première visite depuis sa nomination.


Durant son séjour de trois jours, il doit évoquer avec les responsables syriens “les perspectives d’une solution”, selon un journal syrien, alors que le conflit s’est compliqué cette année avec la montée en puissance de l’EI qui combat à la fois le régime et les rebelles.


Dans le nord-ouest du pays, au moins 28 chefs du groupe rebelle Ahrar al-Cham, qui tenaient une réunion, ont été tués mardi dans un attentat, a rapporté une ONG syrienne qui n’était pas en mesure de dire dans l’immédiat qui était derrière l’attaque.


Au moment où des capitales occidentales s’inquiètent du départ, puis ensuite du retour, de certains de leurs ressortissants pour la Syrie ou l’Irak où ils s’enrôlent dans les rangs des jihadistes, les Etats-Unis ont soumis à leur partenaires du Conseil de sécurité un projet de résolution imposant aux Etats de prendre des mesures législatives pour empêcher leurs citoyens de s’enrôler dans des organisations extrémistes comme l’EI.


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10-Le dilemme d’Israël face à la coalition contre l’État islamique

http://bit.ly/1rYqCwa

11/09/2014


En collaborant avec les États-Unis pour lutter contre l’EI, l’État hébreu se retrouve, indirectement, « au côté » de la Turquie et de plusieurs pays, dont l’Iran, avec lesquels il n’entretient pas de bonnes relations.


Benyamin Nétanyahou lors d’une revue militaire, le 2 septembre à Haïfa. «Israël ne laissera pas des groupes comme l’EI prendre le contrôle de la Jordanie», a déclaré le premier ministre israélien.


Ce n’est pas le moindre paradoxe de l’attelage mis sur pied pour contrer l’État islamique (EI). Selon un diplomate occidental cité par l’agence Reuters, Israël a récemment transmis à son allié américain des images satellites ainsi que divers renseignements qui, presque aussitôt, ont été partagés avec la Turquie et plusieurs États arabes. Autant d’acteurs avec lesquels ce pays n’entretient pas ou peu de relations. Selon le diplomate, les annotations en hébreu avaient été effacées de ces documents afin d’épargner tout malaise aux destinataires. «Techniquement, on pourrait même imaginer que certaines de nos informations soient utilisées par l’Iran dès lors que ce partage intervient dans le strict cadre de la lutte contre l’EI, glisse un responsable israélien. La progression de cette organisation et les menaces qu’elle fait peser sur la région nous imposent de choisir entre Charybde et Scylla…»


 S’il n’est pas question que l’État hébreu intègre la coalition échafaudée par Barack Obama - la chose serait inacceptable par plusieurs pays arabes -, ses dirigeants ne manquent pas de saluer la démarche. «Je me félicite de l’initiative américaine de prendre les choses en main», a ainsi fait savoir le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.


Défense de la Jordanie

Depuis le début de l’été, les stratèges israéliens observent avec circonspection la montée en puissance de l’EI dans la région et certains observateurs craignent que ses succès ne suscitent, à terme, des vocations en Cisjordanie. Le 3 septembre, le ministère de la Défense l’a d’ailleurs inscrite sur la liste des organisations illégales.


Les troupes de l’EI, étirées sur plusieurs fronts en Irak et en Syrie, se tiennent pour l’heure à bonne distance de l’État hébreu. Mais leur apparition à la frontière jordanienne, au mois de juin, a jeté un froid. Le roi Abdallah II a aussitôt appelé la communauté internationale à soutenir son régime face à la menace djihadiste. «Israël ne laissera pas des groupes comme l’EI prendre le contrôle de la Jordanie», lui a répondu Benyamin Nétanyahou, promettant de fournir «toute l’aide requise» à son plus proche allié dans la région. «Nous avons un intérêt vital à la survie du régime jordanien, rappelle Ephraïm Kam, directeur de recherches à l’Institut d’études pour la sécurité nationale, qui prévient toutefois: face à des groupes djihadistes locaux qui tenteraient de contester la monarchie, nos moyens seraient forcément limités…»


D’autres voix soulignent l’épineux dilemme auquel l’émergence de l’EI confronte Israël. Selon l’ex-chef du renseignement militaire, Amos Yadlin, «il ne faut pas oublier qu’on parle de quelques milliers de terroristes qui chevauchent des pick-up et sont armés de kalachnikov…» A contrario, le haut gradé invite la communauté internationale à ne pas laisser Téhéran arracher des concessions sur ses activités nucléaires. «En proposant ses services dans la lutte contre le terrorisme, l’Iran cherche à devenir une partie de la solution plutôt qu’une partie du problème, observe Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Or, chacun doit se rappeler que nous parlons d’un pays résolu à détruire Israël.»


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11-Irak : les leçons de l’Histoire

http://bit.ly/1D3xCAt

7/9/14


Barack Obama s’est fixé une ligne : il n’enverra pas de troupes au sol pour lutter contre l’État islamique (EI), ce groupe djihadiste responsable de viols, d’exécutions, d’enlèvements et de persécutions. Faut-il rappeler que c’est lui l’artisan du retrait des soldats américains de l’Irak fin 2011, conformément à une promesse qu’il avait faite en février 2009 ?


Avec le recul, le président ne peut que constater que l’intervention américaine a largement contribué à la déstabilisation de la région et favorisé la naissance de groupes djihadistes qui ont ensuite profité du retrait des troupes d’occupation pour étendre leur influence dans un pays en manque d’administration. Les États-Unis sont conscients de cette responsabilité et l’assument en menant, depuis maintenant un mois, des raids aériens contre les positions de l’EI en Irak. Le sort réservé aux minorités religieuses puis la décapitation revendiquée par les extrémistes sunnites de deux journalistes américains enlevés en Syrie – James Foley et Steven Sotloff – n’ont pu que renforcer leur détermination à éradiquer ce groupe.


Mais les États-Unis ont aussi appris de l’épisode irakien précédent qu’ils ont besoin du soutien de la communauté internationale. Barack Obama et son secrétaire d’État, John Kerry, ont donc été à la manœuvre ces derniers jours pour former une coalition militaire internationale. En marge du sommet de l’Otan réuni vendredi au pays de Galles, neuf pays ont déjà donné leur accord pour joindre leurs efforts à ceux des États-Unis (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Turquie, Pologne, Danemark, Canada, Australie). Cette coalition est invitée à s’élargir, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al Arabi, ayant appelé hier les pays arabes à faire face « militairement et politiquement » aux djihadistes de l’EI qui sévissent en Irak et en Syrie.


Dimanche, Barack Obama a annoncé qu’il présenterait mercredi son « plan d’action » pour lutter contre l’EI. La précédente intervention sur le sol irakien devrait le conduire à fixer de manière précise les objectifs et le cadre temporel de la mission de la coalition. Pour ne pas finir sur un échec et ne pas laisser un pays exsangue livré à lui-même.


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12-L’état islamique menace de détruire la Mecque et de réécrire le Coran

http://bit.ly/1D3xFfz

4 septembre, 2014


La nouvelle organisation terroriste l’Etat Islamique (EI) a menacé de détruire la Mecque sous prétexte que son existence rend les musulmans « mécréants ».



En effet, selon la chaine de télévision américaine Fox News, l’EI a posté un Tweet dans lequel est écrit que « les pèlerins se bousculent pour toucher ces morceaux de pierres au lieu d’adorer Dieu, il faudrait les détruire pour purifier les croyances des musulmans » comme il affiche son intention de s’attaquer aussi aux textes sacrés du Coran en supprimant des versets qu’il jugeait faux, car selon lui, ils auraient été falsifiés par les chiites.


A ce propos, selon des rapports de presse turcs et égyptiens, l’ex-Daech compte commencer par la suppression de deux versets à savoir, le 6eme et dernier verset de la sourate Al Kafiroun (les infidèles) qui dit : « A vous votre religion, et à moi ma religion », et  de supprimer le verset 33 de la sourate Al Ahzab qui dit : « Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète], et vous purifier pleinement ».


Pour rappel, le Prophète Mohamed (saw) a dit à propos de ce dernier verset que les criminels de l’EI veulent supprimer: « Ce verset est descendu sur cinq personnes: Sur moi, sur Ali, sur Hassan, sur Hussein ainsi que Fatima; ajoutant «Ô Allah, ils sont ma famille ».


Source: Algerie1.com


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13-L’Arabie saoudite s’est dotée d’un mur anti-jihadistes

http://rfi.my/1rYqCMA

07-09-2014


L’Arabie saoudite a achevé la construction d’une épaisse clôture qui sépare désormais son territoire de l’Irak et doit le protéger au nord des infiltrations d’hommes, d’armes et de marchandises. Long de 900 km, il est équipé d’un matériel ultrasophistiqué.


L’Arabie saoudite craint les assauts des combattants de l’EI, ici en démonstration dans une vidéo diffusée le 4 janvier 2014.


L’Arabie saoudite a peur du danger que représente l’Etat islamique pour sa population, peur aussi de ces jeunes jihadistes saoudiens de retour d’Irak ou de Syrie. Alors le royaume se protège, sécurité maximale. Le pays a donc érigé un rempart de 900 kilomètres, comprenant cinq épaisseurs, et qui est équipé de matériel de sécurité ultrasophistiqué : caméras infrarouges, 50 radars et des tours de surveillance.


Huit ans de travaux

Ce mur de la peur s’étend désormais de Hafar al-Batin, au nord-est du pays, à Turaif, près de la frontière jordanienne, au nord-ouest. Il faut se rappeler que les autorités saoudiennes ont lancé la construction de cette barrière de haute sécurité en 2006, alors que le pays était la cible d’attentats attribués à al-Qaïda ; et qu’en Irak, au même moment, la minorité sunnite était marginalisée par le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki. Ce dernier a démissionné en août dernier.


Dans un contexte confessionnel tectonique, où l’Etat islamique cherche par tous les moyens à déstabiliser le royaume sunnite, reste à savoir si cette barrière de haute sécurité parviendra à repousser la détermination des jihadistes de l’EI.


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14-L’un des principaux groupes rebelles syriens perd sa tête

http://bit.ly/1rYqCMD

Luc MATHIEU 11 septembre 2014


Une explosion a décimé l’état-major d’Ahrar al-Sham, une formation salafiste très organisée qui combat pour chasser Bachar al-Assad.



L’origine de l’explosion, mardi, dans un village de la province syrienne d’Idlib, reste mystérieuse. Mais qu’il s’agisse d’un attentat ou d’un accident, elle a décimé l’état-major d’Ahrar al-Sham, l’un des groupes les plus puissants de la rébellion syrienne.


Au moins 47 de ses chefs politiques et militaires ont péri sous les décombres de la maison dans laquelle ils s’étaient réunis. Le mouvement a nommé mercredi une nouvelle direction, le jour même où les Etats-Unis ont annoncé l’extension à la Syrie des frappes aériennes contre les jihadistes de Daech, l’acronyme arabe de l’Etat islamique.


Ahrar al-Sham est l’une des formations rebelles les mieux organisées de la rébellion.

Ses membres sont des salafistes, adeptes d’un islam rigoriste, mais à la différence des partisans de l’Etat islamique ou de ceux du Jabhat al-Nusra, ils sont nationalistes et combattent pour chasser le président syrien Bachar al-Assad du pouvoir, sans volonté de créer un califat ou de porter le jihad aux Etats-Unis ou en Europe. Actifs dès 2012, ils ont largement contribué à la prise de contrôle d’une majorité de la province d’Idlib. Ils ont ensuite combattu à Alep, la grande ville du nord syrien, et ses environs. Si certains de ses leaders étaient liés à Al-Qaeda, ils n’ont pas empêché Ahrar al-Sham de s’allier avec d’autres groupes. Le mouvement est aujourd’hui prédominant au sein du Front islamique, la plus large coalition rebelle, qui combat aussi bien l’armée syrienne que Daech.


Hashem al-Sheikh, alias Abou Jaber, le nouveau chef d’Ahrar al-Sham. (Image extraite d’une vidéo de propagande de 2013.)


Que vont désormais faire ses combattants ? Dans une note publiée mardi, la Fondation Carnegie estime qu’ils pourraient s’éparpiller parmi d’autres groupes, y compris l’Etat islamique, si les nouveaux leaders d’Ahrar al-Sham «n’apparaissent pas en mesure de les diriger, de les équiper et de les financer». La rébellion syrienne n’en serait alors que plus désorganisée et fragilisée alors que l’armée syrienne menace d’encercler Alep et que l’Etat islamique tente d’étendre son califat.


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15-L’option nucléaire de Vladimir Poutine

http://bit.ly/1rYqCMI

Jeffrey Tayler Traduit par Bérengère Viennot Monde 09.09.2014


Un scénario pourrait-il conduire le président russe à lancer une ou deux petites frappes tactiques contre un membre de l’Otan, par exemple la Pologne ou la Lituanie? Certains analystes russes ne sont pas loin de le penser.


Des avions militaires à Moscou, le 3 mai 2014.


Toujours prêt à infliger une bonne leçon de géopolitique à ses adversaires, surtout lorsqu’ils sont enclins à sous-estimer son audace, Vladimir Poutine, au cours d’un forum de la jeunesse organisé au nord de Moscou fin août, a rappelé que «la Russie est l’un des pays nucléarisés les plus puissants du monde. C’est une réalité, pas juste des mots.» (Et c’est absolument exact.)


Quinze jours plus tôt, le 14 août, lors d’une conférence à Yalta, le président russe avait confié aux différents groupes de la Douma, la Chambre basse du Parlement russe, qu’il envisageait sous peu de «surprendre l’Occident avec nos nouveaux développements dans le domaine des armes nucléaires offensives, que nous garderons pour nous pour le moment». Au même moment, des bombardiers nucléaires et des chasseurs stratégiques russes étaient accusés de violer de plus en plus souvent l’espace aérien des Etats-Unis et des pays d’Europe de l’Ouest, tandis qu’au fond des mers s’affrontaientdes sous-marins nucléaires russes et américains, rappelant les pires épisodes de la Guerre froide.


Pendant que les dirigeants des membres de l’Otan se réunissaient pour un sommet au Pays de Galles, la Russie annonçait que ses forces stratégiques nucléaires allaient se livrer ce mois-ci à des exercices d’une ampleur inédite. Quant au Kremlin, il a déclaré s’apprêter à rectifier sa doctrine militaire de manière à l’adapter aux tensions croissantes entre la Russie et l’Otan. La signification de tout cela n’est pas très claire, mais étant donné l’escalade de la tension avec l’Alliance atlantique, cela ne présage rien de bon.


La Russie aurait également enfreint les termes du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, qui lui interdit (ainsi qu’aux Etats-Unis) de posséder des missiles susceptibles d’être utilisés contre des cibles européennes. Si Barack Obama est entré à la Maison Blanche en espérant réduire les stocks d’armes atomiques et faire du monde un lieu plus sûr, on dirait bien qu’il la quittera en laissant derrière lui une Russie dotée d’un arsenal nucléaire plus mortel que jamais depuis la Guerre froide.


Mais Poutine n’oserait pas avoir recours à la force nucléaire, pas vrai? Andrei Piontkovski, scientifique et opposant de longue date au président russe, ancien directeur du Centre d’études stratégiques de Moscou et analyste politique pour le BBC World Service, l’en croit parfaitement capable. En août, il a publié un récit dérangeant de ce qu’il croit Poutine prêt à faire pour sortir vainqueur de l’impasse dans laquelle il se trouve avec l’Occident –et, par la même occasion, détruire l’Otan en tant qu’organisation et en finir avec ce qu’il reste de crédibilité à l’Amérique dans son rôle de gardien de la paix du monde.


Un scénario d’une terrifiante pertinence

Compte tenu des récentes remarques et provocations du président russe, le scénario proposé par Piontkovski revêt une terrifiante pertinence. Pire, si les événements déclencheurs qu’il décrit venaient à se produire, il deviendrait logique, peut-être même inévitable.


Piontkovski explicite la position des deux camps qui conseillent Poutine sur la manière de résoudre la crise ukrainienne. Le premier, le «Camp de la paix» comme il l’appelle, composé de responsables de think-tanks influents, notamment de Serguei Karaganov, directeur de l’Ecole des hautes études en sciences économiques de Moscou, presse Poutine de proclamer la victoire en Ukraine dès à présent, mettant ainsi un terme au conflit. Pour ce camp, il est évident que l’Otan, qui a bien compris que Moscou était prêt à aller très loin pour empêcher l’Ukraine de sortir de son orbite, n’invitera certainement jamais l’ancienne république soviétique à rejoindre ses rangs. Et la Russie a déjà gagné l’assentiment tacite de la communauté internationale lors de son annexion de la Crimée.


Piontkovski écarte d’emblée l’éventualité que Poutine adopte cette solution. S’il décidait de suivre cette voie, le président russe aurait l’air vaincu et verrait se profiler l’ombre du destin de Nikita Khrouchtchev, premier secrétaire du Parti communiste écarté du pouvoir et forcé à prendre sa retraite après sa tentative avortée et presque catastrophique, en 1962, d’assurer le communisme à Cuba en y installant des missiles nucléaires.


L’autre camp faisant pression sur Poutine, le «Camp de la guerre», propose quant à lui deux possibilités au président russe. La première, écrit Piontkovski, est un «scénario romantique et édifiant: la Quatrième Guerre mondiale entre le monde russe orthodoxe, aujourd’hui de nouveau debout, et le monde anglo-saxon pourri et décadent». (La Troisième Guerre mondiale a, selon ce camp, déjà eu lieu: c’était la Guerre froide). Cette Quatrième Guerre mondiale serait une guerre conventionnelle contre l’Otan —et elle ne se passerait pas bien du tout. Etant donné la supériorité militaire de l’Otan et la relative faiblesse économique, scientifique et technologique de la Russie, une campagne conventionnelle s’achèverait sur sa défaite, conclut Piontkovski.


Une seule option, l’attaque nucléaire

Ce qui ne laisse qu’une seule option à Poutine: l’attaque nucléaire. Pas un lancer massif de missiles balistiques intercontinentaux sur les Etats-Unis ou l’Europe de l’Ouest, qui conduirait à un holocauste atomique suicidaire, mais une ou deux petites frappes tactiques contre un membre de l’Otan pour qui peu d’Occidentaux se sentiraient prêts à mourir. Piontkovski conjecture que, dans un tel conflit, c’est le pays nucléarisé doté «de la plus grande volonté politique» de modifier le «statu quo» géopolitique et –surtout– doté de la «plus grande indifférence quant à la valeur de la vie humaine» qui prévaudrait. A votre avis, de quel pays s’agirait-il?


Qu’est-ce qui déclencherait une attaque russe? Selon le scénario de Piontkovski, cela pourrait prendre une forme aussi simple que celle d’un plébiscite: la ville estonienne de Narva, en grande majorité russophone et voisine de la Russie, pourrait décider d’organiser un référendum sur la possibilité de rejoindre la mère patrie, par exemple. Pour aider ses citoyens à «exprimer librement leur volonté» dans les urnes, la Russie pourrait envoyer une brigade de «petits hommes verts armés jusqu’aux dents», un peu comme ce qu’elle a fait en Crimée en mars dernier.


L’Estonie invoquerait alors l’Article 5 de la charte de l’Otan –«une attaque armée contre l’une ou plusieurs [des parties membres de l’Otan]… sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties»– et exigerait que l’Alliance prenne sa défense. Lorsqu’il a pris la parole à Tallinn, capitale de l’Estonie, la veille du sommet de l’Otan au Pays de Galles, c’est exactement ce qu’a promis le président Obama. «La défense de Tallinn, Riga et Vilnius est tout aussi importante que la défense de Berlin, Paris et Londres», a-t-il affirmé.


Et soudain, le plus terrifiant des cauchemars se réalise: l’Otan se retrouve confrontée à l’éventualité de faire la guerre à la Russie.


«Pas question de mourir pour Narva»

Quelle serait la réaction de Poutine? Piontkovski pense que l’Otan rechignerait à attaquer Moscou pour défendre un petit pays si loin de son centre et du cœur des citoyens de ses pays membres. Le chercheur imagine les possibilités s’offrant à Obama, lauréat du Nobel de la Paix confronté à l’idée de déclencher un holocauste planétaire pour «une pauvre petite ville dont personne n’a jamais entendu parler», tandis que le public américain hurlerait: «Monsieur le Président, pas question de mourir pour cette Narva de merde!» Piontkovski évoque également un sondage d’opinion allemand demandant ce que Berlin devrait faire si l’Estonie entrait dans un conflit armé contre la Russie: 70% des personnes interrogées souhaiteraient que leur pays reste neutre.


Piontkovski essaie ensuite d’envisager la situation dans laquelle Poutine se trouverait si l’Otan intervenait pour sortir ses petits hommes verts de Narva. Poutine choisirait-il le suicide en lançant ses missiles contre les Etats-Unis? Sûrement pas. Il opterait plutôt pour une réponse sous forme de frappe nucléaire limitée contre une ou deux capitales européennes —pas Paris ou Londres mais des villes plus petites, sans doute d’Europe de l’Est, de pays n’ayant rejoint l’Otan que tout récemment. C’est Varsovie, contre qui la Russie a déjà effectué des manœuvres de simulation d’attaque nucléaire, qui vient d’abord à l’esprit.


Ou alors la capitale lituanienne Vilnius. L’idée est que Poutine parierait sur le fait que les décideurs de Washington, Berlin, Londres et Paris ne répondraient pas avec des armes atomiques contre la Russie si elle frappait «seulement» une ou deux villes quasiment inconnues de la plupart des Occidentaux –et pour lesquelles ils n’auraient certainement aucune envie de mourir.


L’issue de cette manœuvre hypothétique de Poutine serait une réelle capitulation de l’Otan. La crédibilité de son rôle de garante de la sécurité de ses Etats membres serait complètement détruite, tout comme l’hégémonie américaine, qui repose largement sur la menace du recours à la force. Poutine serait alors libre de n’en faire qu’à sa tête, en Ukraine et partout où il aurait le sentiment que les intérêts russes sont menacés.


Sentiment anti-guerre en Russie

Tout cela peut sembler un peu tiré par les cheveux. A première vue, Poutine a des raisons évidentes de ne pas vouloir être le premier à lancer des armes nucléaires contre quiconque, pas même contre de farouches adversaires membres de l’Otan. Ce serait pour le moins risqué et entacherait de façon indélébile son standing, et celui de la Russie, dans l’Histoire. Le monde entier s’unirait contre lui et pourrait davantage nuire à l’économie russe, très dépendante des importations de nourriture et des exportations d’hydrocarbures, que quiconque ne se l’imagine à l’heure actuelle.


En outre, un formidable sentiment anti-guerre règne en Russie. Depuis le début de la crise, s’être opposé à l’Occident et avoir repris la Crimée a valu à Poutine l’adoration du public russe, qui approuve même l’armement des rebelles séparatistes dans l’est de l’Ukraine. Mais les Russes ne montrent aucun penchant pour l’intervention militaire directe, ce qui explique entre autres pourquoi le Kremlin ne cesse d’affirmer qu’il n’a ni troupes, ni matériel sur le sol ukrainien.


Il vaut tout de même la peine de se souvenir que depuis 2000, la doctrine nucléaire de la Russie prévoit le déploiement d’armes nucléaires tactiques pour désamorcer un conflit avec l’Otan dans le cas où les forces russes seraient vaincues dans le cadre d’un conflit conventionnel –ce qui montre que le Kremlin fait déjà le pari que ni Obama, ni les dirigeants d’autres puissances nucléaires n’appuieront sur le bouton s’ils peuvent l’éviter.


Et le Kremlin a probablement raison.


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16-Ukraine : des safaris humains pour touristes assoiffés de sang…

http://bit.ly/1rYqAo7`

11 septembre 2014


En Ukraine, ce n’est pas seulement le personnel de firmes militaires privées occidentales qui font leur travail en tuant pour de l’argent. Il y a aussi des gens qui y vont juste par plaisir et ils sont prêts à payer pour cela.



Stan Patton, mercenaire chez Blackwater, déclare sur son compte Twitter que les tarifs pour un safari dans le style « running man » sont les suivants :

  • 100 $ pour un tir d’obus,
  • 200 $ si c’est à partir d’un tank,
  • un tir d’artillerie sur un village est facturé au prix de 350 $…


Le régime de Kiev a converti le champ de bataille en lieu de divertissement et en champ de tir pour des touristes étrangers assoiffés de sang. Le régime est même impliqué dans la promotion de cette activité. Les clients ne cachent pas leur passion pour ce genre de plaisir. Voici quelques-uns d’entre eux :

  • Mikael Skillt est un tireur d’élite suédois, avec une expérience de sept ans dans l’armée suédoise et  la garde nationale. Il se bat actuellement avec le bataillon de la mer d’Azov, un groupe armé de volontaires pro-ukrainiens. Il a la réputation d’être redouté par les rebelles :  il existerait une prime de près de 7 000 $ sur sa tête.
  • Don Francesco Fontana fait partie des centaines aventuriers occidentaux qui ont participé au conflit en Ukraine. Il a déclaré dans une vidéo qu’il avait toujours rêvé d’avoir l’occasion de tuer des gens impunément.



Fausto Biloslavo, correspondant du journal Italien Il Giornale, a écrit que les étrangers sont les bienvenus pour rejoindre le bataillon d’Azov crée par le député ukrainien Oleg Lyashko. Il y a des bénévoles provenant d’Italie, de Suède, de Finlande, de Norvège, de France et des États baltes.


Cette racaille internationale arrive en Ukraine grâce à un habile recruteur, le Français Gaston Besson. Il propose sur Internet de prendre part à des « safaris sanglants  » en Ukraine :


« Nous vous invitons à rejoindre le bataillon d’Azov. Aucun paiement. Nous sommes prêts à vous rencontrer à Kiev. De vous, j’ai besoin d’informations sur votre situation familiale et sociale. Faites-nous savoir si vous êtes prêt à participer aux combats eux-mêmes ou à la formation de jeunes soldats. À l’arrivée à Kiev, vous obtiendrez le numéro de contact d’un de nos employés anglophones. Vous pourrez dormir et manger dans notre base du Sud-Est. »


Originaire du Mexique, il a servi dans un commando français et dans les forces spéciales en Asie du Sud-Est. Il a participé à trois coups d’État et deux guerres au Laos, en Birmanie, au Suriname… En 1991, le mercenaire a tué des Serbes en Croatie puis en Bosnie.


« Les gens viennent de différents pays : Finlande, Norvège, Suède, Angleterre, France, Italie… Nous ne prenons pas les fanatiques et les extrémistes. Nous avons besoin de personnes ayant une expérience militaire, des professionnels. Nous ne sommes pas pour l’OTAN ou l’Union Européenne, et nous n’avons aucun intérêt pour la politique. Chaque jour, je reçois environ 15 lettres de gens désirant venir en Ukraine pour combattre. Nous savons tous qu’il y a une guerre, et tous les jours vous pouvez être blessé ou tué. »

Gaston Besson


Les États-Unis attirent ces maîtres du sale boulot dans tous les points chauds : l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie. La présence de conseillers américains en Ukraine est accompagnée par l’apparition de mercenaires étrangers dans la partie sud-est du pays.


Gaston affirme qu’il n’est ni un mercenaire ni même un agent secret. Il ne se cache pas. Il se voit comme un révolutionnaire et un idéaliste ayant traversé deux guerres et des soulèvements en Croatie, en Bosnie, en Birmanie, au Laos et au Surinam. C’est son expérience en ex-Yougoslavie qui donne les clés de compréhension de ce qu’il fait en Ukraine.


Il y a vingt ans, la Yougoslavie a été partagée. À l’époque, le Sunday Mirror faisait la même chose que ce que ses collègues italiens font aujourd’hui. Certaines publicités d’une agence touristique ont été publiées et reproduites dans des brochures néo-fascistes et sur Internet. Des safaris sanglants ont été organisés par des mercenaires britanniques ayant une expérience de combat en Croatie. Ils ont lancé des succursales à Munich et à Zagreb, ce business était florissant.


Les européens ont étés invités à chasser des civils dans la région serbe de Krajina et en Croatie. Le prix était de 3 000 $ (1995). Les chasseurs ont reçu des vestes pare-balles, des munitions et des fusils avec guidage optique. Ces chasseurs des Brigades internationales de l’armée croate avaient la sécurité garantie. Le viol et le pillage se faisaient contre un supplément spécial. Les clients étaient principalement des croates d’Australie, d’Allemagne, du Canada, de la Suisse et d’Autriche, ainsi que des criminels européens et des néonazis.


C’est à ce moment que Gaston Besson a commencé son expérience des affaires et des combats, et aujourd’hui, il continue à faire ce qu’il aime le plus en Ukraine.


De quoi ces chiens de guerre ont-ils besoin ? L’armée croate et l’armée ukrainienne ne les incluaient pas dans leur masse salariale. Mais en Croatie, les Guerriers des brigades internationales ont obtenu un butin qui a fait d’eux des gens riches en un rien de temps. En 1994, la guerre faisait rage. La police allemande a enquêté pour savoir comment des gens partis de rien avaient tout d’un coup commencé à acheter des terres et créé de sociétés employant des néofascistes européens.


L’explication était un secret de polichinelle : c’était le pillage, le trafic d’armes et de drogue.

Pourquoi les Croates avaient besoin de ces mercenaires ? Ils n’avaient fait pratiquement aucune contribution en tant que combattants. Ils étaient aussi nécessaires à l’époque et pour les mêmes raisons que le régime ukrainien a besoin d’eux aujourd’hui. Les safaris et les tirs rapportent un certain bénéfice. Mais ce n’est pas la chose principale. En fait, ils protègent les fonctionnaires contre les accusations d’implications dans un génocide.


Le régime pourra dire que les forces armées régulières ne sont pas impliquées dans le pillage et les déportations. Il y a 20 ans, des hommes politiques européens ont approché Mate Granic, l’ancien ministre croate des Affaires étrangères, et ont exigé de lui qu’il mette fin au nettoyage ethnique et qu’il permette aux habitants de rentrer chez eux. À l’époque, il sourit et déclara que la responsabilité de tout ceci en incombait à des Européens qui n’appartenaient pas aux forces de l’armée régulière.


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17-Mystère du vol MH 370: “La vérité est déjà connue de certaines personnes et Etats

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08 Septembre 2014 


C’était il y a déjà 6 mois : un boeing 777 de la Malaysia airlines disparaissait, avec à son bord 239 passagers et membres d’équipage. Aucune trace de l’appareil n’a été retrouvée. Pour Jean Serrat, ancien commandant de bord, on nous cache quelque chose.



Le mystère du vol MH 370 reste entier. Plusieurs hypothèses continuent de circuler. La dernière en date serait que le vol MH370 pourrait avoir fait cap sur le sud, à l’opposé de son plan de vol, plus tôt qu’estimé, ce qui modifie marginalement la zone de recherches.

Jean Serrat, un ancien commandant de bord, a livré son témoignage à Bel RTL ce lundi matin. Pour lui 6 mois après la disparition de l’avion, on nous cache la vérité. “Nous sommes nombreux à penser que cet avion, dans la première heure, a été victime d’un déroutement par des gens motivés qui connaissaient bien le pilotage et qui ont prédéterminé des points entre la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie pour emmener l’avion ailleurs que sur sa route normale”, a-t-il confié.


"Cet avion n’a pas disparu comme ça"

Et le commandant de bord a souligné le silence dont a fait preuve une Nation, n’hésitant pas à sous-entendre que l’avion a disparu pour répondre à un objectif déterminé. “Je suis persuadé qu’il a été détourné avec des volontés évidentes d’atteindre un objectif américain. Les seuls qui n’ont jamais parlé de cet accident, ce sont les Américains. La vérité est déjà connue de certaines personnes, certains Etats. Cet avion n’a pas disparu comme ça, ce n’est pas vrai. Malheureusement, je pense qu’il va nous falloir des années avant de savoir ce qui s’est passé”, a-t-il conclu.

Les recherches pourraient reprendre fin septembre. Elles pourraient durer un an.


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18-Le Pentagone imagine le blindé du futur

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Le Point - Publié le 08/09/2014 


VIDÉO. L’agence militaire Darpa, à l’origine d’Internet, a publié une vidéo d’un projet de véhicule léger, agile et intelligent, loin du tank lourd.


Le concept GXV-T du Pentagone.


À quoi vont ressembler les champs de bataille du futur ? L’agence de recherche militaire américaine a une petite idée : certains véhicules blindés devraient être plus légers, plus agiles et plus intelligents. C’est en tout cas ce qu’affirme dans une vidéo la mythique Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency), la même qui avait inventé l’Arpanet, ancêtre d’Internet, dans les années 1970. “Le temps est venu de mettre au point des technologies disruptives afin de concevoir des blindés qui seraient à la fois moins lourds, plus agiles et tout aussi protecteurs pour leurs équipages”, relève le site spécialisé Opex360, qui relaie la vidéo.


L’augmentation de la puissance des armes antichars rend le poids du blindage de plus en plus handicapant pour les véhicules. Le Pentagone veut donc chercher dans une autre direction. “Cette vidéo illustre trois scénarios : le repositionnement actif du blindage, l’accélération soudaine et des suspensions qui permettraient au véhicule d’esquiver un projectile”, explique la Darpa sur sa page dédiée au programme GXV-T (Ground X-Vehicle Technology).


REGARDEZ le blindé du futur vu par la Darpa : http://bit.ly/1D3xFMK


"L’un des objectifs-clés du programme GXV-T est d’augmenter la capacité de protection des véhicules terrestres combattants en optimisant leur agilité", le tout "avec moins de blindage", précise la Darpa. Cela "implique la capacité à se protéger des menaces de façon autonome, soit en quittant rapidement la zone d’impact, soit en transformant l’aspect du véhicule pour réduire les chances d’impact grave, le tout sans blesser les occupants", poursuit l’agence de recherche et de développement de l’armée américaine.


La course au blindage semble finie, du moins pour ce type de véhicule que la Darpa destine sans le dire au combat urbain, de plus en plus stratégique depuis la fin de la guerre froide. Les blindés lourds comme les chars M1 Abrams ou même les plus légers servant au transport de troupes comme les Humvee se sont révélés inadaptés à la plupart des guerres menées ces deux dernières décennies par Washington. Le renforcement des blindages a conduit à l’alourdissement des véhicules et à une perte de mobilité. Cela augmente aussi les coûts de production et de maintenance, relève Opex360.


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19-Confrontation musclée pour Sea Shepherd contre les tueries de dauphins aux îles Féroé

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Le Monde.fr | 01.09.2014


Le temps a tourné à l’orage pour Sea Shepherd aux îles Féroé, où l’ONG de défense des créatures marines séjourne depuis mi-juin. Ses militants y patrouillent activement pour protéger les cétacés et leur permettre d’échapper à la chasse traditionnelle locale, le grind.



Samedi 30 août, 14 volontaires de l’ONG ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’empêcher des pêcheurs feringiens de harponner 33 dauphins globicéphales qu’ils avaient rabattus en les effrayant avec le son de leur sonar, avant de les coincer dans une crique.


SIX MILITANTS EXPULSÉS

Trop tard : le harponnage avait commencé, les animaux n’étaient déjà plus en état de se sauver et l’eau était rouge de sang, ont témoigné les militants. En outre, la marine danoise les attendait. Des membres de l’ONG ont été interpellés, leurs cartes mémoire numériques et leurs films vidéos montrant des images du grind ont été confisqués. Trois des quatre bateaux de Sea Shepherd présents sur les lieux ont été saisis.


Tout le monde a été relâché dimanche. Six militants qui étaient arrivés par la terre et étaient descendus dans la crique pour tenter de s’interposer sont convoqués par la justice locale lundi 1er septembre et pourraient être expulsés dès le lendemain. Ils sont accusés d’« entrave à une opération de pêche légale ».


Arrêtés sur leurs embarcations, les huit autres participants devraient passer en jugement le 25 septembre.


UN COUP DUR

Quant aux trois vedettes, elles pourraient être conservées par la justice jusqu’à fin septembre en tant que pièces à conviction. Voilà qui gênerait considérablement Sea Shepherd dans ses patrouilles jusqu’à la fin de la saison du grind, en octobre.

Vidéo suggérée sur le même sujet


Le capitaine Dave Anderson s’est essayé au drone et l’experience vaut le détour. Il a filmé un immense banc de dauphin au large du Dana Point en Californie. Sur ses images, on peut observer par ailleurs un groupe de trois baleines grises ainsi qu’une baleine à bosses et son nouveau-né.


Lamya Essemlali, la présidente de Sea Shepherd France, responsable de toute la campagne de sauvetage des globicéphales, confie cependant que trois navires sont toujours ancrés aux Féroé et qu’un renfort pourrait arriver prochainement.


L’altercation est un coup dur pour les troupes de Paul Watson qui avaient mis de gros moyens dans cette campagne 2014, espérant convaincre la population de l’archipel de mettre un terme définitif aux tueries de cétacés. Ce type de chasse n’a plus de justification alimentaire : les globicéphales qui croisent dans ces parages de la mer de Norvège sont de moins en moins consommés, car leur chair est toxique, chargée en mercure et en métaux.


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20-«Mokusatsu», l’erreur de traduction qui a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale

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02.09.2014


Il s’en est fallu d’un rien pour que la bombe atomique ne soit pas larguée sur Hiroshima, précipitant la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945. D’un mot, pour être précis. Souvent présentée par les linguistes comme la plus grave erreur de traduction de tous les temps, l’interprétation du terme «Mokusatsu» est au coeur d’un des pires carnages du XXe siècle.


Le nuage atomique de la bombe A lâchée sur Nagasaki, le 9 août 1945.


Il y a 69 ans, le 2 septembre 1945, le Japon signait officiellement son acte de capitulation à bord de l’USS Missouri, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale. Meurtri par deux bombes atomiques, amputé d’Hiroshima et de Nagasaki, le pays du Soleil-Levant déposait officiellement les armes, 39 jours après que les Alliés l’eurent exigé dans la Déclaration de Potsdam.

Au-delà des nombreuses concessions qu’elle faisait au Japon, cette Déclaration, signée le 26 juillet par le président américain Harry S. Truman, le Premier ministre britannique Winston Churchill et le président chinois Tchang Kaï-chek était pourtant claire sur la tempête de feu qui s’annonçait:

«Nous appelons le gouvernement du Japon à prononcer aujourd’hui la capitulation sans conditions de toutes les forces armées japonaises. […] Sinon, le Japon subira une destruction rapide et totale.»


Les adjectifs n’ont pas été choisis au hasard. La titanesque Opération Downfall (débarquement terrestre programmé pour le 1er novembre) n’était plus la seule option américaine: Truman savait alors depuis dix jours que sa bombe atomique était opérationnelle. Ce qu’il ne savait pas encore, c’est qu’il ordonnerait de la lâcher sur Hiroshima, le 6 août, puis Nagasaki, le 9 août.



Sa décision finale était suspendue à la réaction des autorités nippones. Mais alors que l’ultimatum allié avait le mérite de la clarté, le Japon choisira d’y faire une réponse pleine d’ambiguïtés: «Mokusatsu». Un mot qui sera trop vite traduit par «ignorer avec mépris». Un mot qui lui coûtera très cher.


Lost in translation

L’Histoire est émaillée d’erreurs de traduction aux conséquences diplomatiques plus ou moins graves (encore récemment, sur TF1, le pauvre Gilles Bouleau a bien involontairement énervé Vladimir Poutine). Mais jamais avant «Mokusatsu» un quiproquo n’était devenu casus belli.


Détail de la capitulation japonaise du 2 septembre 1945.


Le mot sera lâché le lendemain de la radiodiffusion de la Déclaration de Potsdam. Pressé par les médias de réagir, le Conseil de guerre suprême est alors profondément divisé. Le cabinet est composé du Premier ministre Kantaro Suzuki, du ministre des Affaires étrangères Shigenori Togo, du ministre de la Guerre, du ministre de la Marine, du chef des Armées et du chef de la Marine.


Pour les quatre militaires, l’affaire est entendue: il faut refuser de capituler. Mais Togo demande du temps. Il veut attendre la réaction des Russes, solliciter leur médiation et obtenir la pérennité de l’Empire en échange de la capitulation inconditionnelle du Japon. Partisan précoce de la reddition, il vient de voir le télégramme de Shun’ichi Kase, son ambassadeur en Suisse, qui conseille lui aussi d’accepter la défaite.


Les deux diplomates ont parfaitement noté que «la capitulation sans condition» exigée s’applique seulement aux militaires, et pas au gouvernement ni au peuple japonais. Tous deux lisent dans le choix des mots et dans les concessions du texte «une profonde réflexion» pour parvenir à un accord. Tous deux comprennent surtout que les Alliés «ont pris la peine d’offrir au Japon les moyens de sauver la face». Seul l’avenir de l’Empire n’est pas garanti dans le texte, mais les Russes peuvent aider. Shigenori Togo parvient à arracher un compromis et à calmer l’ardeur des militaires.


Pour temporiser et contenter la presse, un compte-rendu de la réunion est alors rédigé dans lequel le Conseil de guerre suprême explique qu’il a décidé de répondre «mokusatsu» à l’ultimatum. Mais les militaires en veulent plus. Pour leur donner des gages et clarifier la position du gouvernement, le Premier ministre organise une conférence de presse dans l’après-midi du 28 juillet et aurait répété (les sources diffèrent à ce propos):

«Cet ultimatum n’est rien d’autre qu’une reprise de la Déclaration du Caire. Pour le gouvernement, il n’a donc pas de valeur en soi; nous avons décidé de le “mokusatsu”. Et de poursuivre résolument nos efforts pour conduire cette guerre au succès.»


Personne ne le sait encore, mais ce mot vient de condamner le Japon. Mokusatsu (黙殺) est composé de deux kanji: moku (silence) et satsu (tuer). Littéralement, le terme signifie donc «tuer en silence». Très prisé par les politiciens japonais pour son caractère équivoque, il peut vouloir dire «ne pas tenir compte de» ou «ignorer», mais aussi «sans commentaire», voire parfois «traiter avec mépris». Le Premier ministre expliquera plus tard à son fils que c’était la deuxième acception qu’il avait en tête («aucun commentaire»). Mais la presse opte pour la première.


Montage des versions japonaise et anglaise de l’Asahi Shimbun.


Par une funeste ironie, ce sont les Japonais eux-mêmes qui vont tomber les premiers dans le piège de leur ambiguïté polysémique: le matin même, les journalistes de la Domei News Agency, l’agence de presse officielle, choisissent de traduire le «mokusatsu» de leur Premier ministre par «ignorer». Dans la foulée, la version anglaise du Asahi Shimbun, l’un des principaux quotidiens de l’archipel, balance en une: «The Imperial governement of Japan will take no notice of this proclamation» («Le gouvernement ne tiendra pas compte de cette déclaration»). La colère de Suzuki n’y peut plus rien: la traduction erronée fera la une de  toutes les éditions, ricochera dans les couloirs des officines alliées, arrivera aux oreilles de Truman comme «un dédain silencieux», avant de retomber sur le Japon sous la forme de deux bombes atomiques.


Une passionnante note de la NSA explique comment, du point de vue américain, cette réponse des Japonais sera vue comme «un exemple typique de leur esprit fanatique et kamikaze». Alors que Suzuki avait choisi le mot «mokusatsu» pour son ambiguïté, espérant ainsi calmer son armée tout en ménageant les Alliés, c’est une totale absence de nuance qui ressort finalement de ses propos en anglais. Interviewé des années plus tard, Truman semblait n’avoir toujours pas digéré ce vrai-faux hara-kiri:

«Quand nous leur avons demandé de capituler à Potsdam, ils nous ont répondu d’un ton méprisant… C’est tout ce que j’ai obtenu. Ils m’ont dit d’aller me faire foutre […].»


Qui a dit qu’on ne sortait de l’ambiguïté qu’à son détriment?


Traduire en justice

Ce dialogue de sourd résume bien la complexité sémantique et politique de ce qui s’est joué pendant 72 heures. Si la diplomatie est bien l’art des nuances, encore faut-il s’assurer qu’elles soient perçues. Or, dans cet imbroglio du «mokusatsu», l’essentiel s’est joué en sourdine. Dans les deux camps, la paix a été tuée en silence…


Même si les Américains traîneront pour toujours les 40 kilotonnes largués sur Hiroshima et Nagasaki, leur responsabilité n’est pas directement engagée dans ce quiproquo. Leurs efforts pour offrir une porte de sortie honorable au Japon ont largement démontré leur volonté de trouver une issue diplomatique au conflit. Par ailleurs, comment les tenir responsables d’une traduction émanant d’une agence de presse japonaise? Et même si un traducteur de l’armée américaine avait eu sous les yeux le texte original, qu’aurait-il fait d’un mot intraduisible? La note de la NSA imagine la scène:

«On voit d’ici le colonel frapper son bureau de colère et hurler: “Mais que voulez-vous dire par: ‘Mokusatsu peut signifier ‘Sans commentaire’ ou ‘Ignorer avec mépris’?!’ Nom de dieu soldat, je ne peux pas aller voir le chef des forces armées avec ça! Je dois lui donner des faits précis, pas un questionnaire à choix multiples! Alors vous vous remettez au boulot et vous me donnez une traduction valable.»


Mais en réalité, les États-Unis ont eux aussi péché par ambiguïté. En n’annonçant pas clairement leurs intentions dans la Déclaration de Potsdam, en dissimulant aux Japonais qu’ils possédaient la bombe atomique, ils ont induit un doute raisonnable dans l’esprit de leurs adversaires. Après tout, l’archipel vivait depuis plusieurs mois sous un tapis de bombes américaines: comment cela pouvait-il être pire?


Les représentants du gouvernement japonais à bord de l’USS Missouri, le 2 septembre 1945.


Truman aurait pu leur expliquer, mais le risque était trop grand. La crainte du Président n’était pas d’en dire trop au Japon, ni même de dévoiler son jeu aux Russes (Staline était déjà au courant). Non, c’était juste de provoquer la colère du Congrès américain: apprendre par voie de presse l’existence d’un programme secret de 2 milliards de dollars, c’est toujours difficile à avaler pour une démocratie. Même en temps de guerre.


Ironiquement, c’est également pour des raisons de politique intérieure que les Japonais ont tenté un coup de poker. L’ambiguïté du «mokusatsu» de Suzuki n’était-il pas d’abord destiné à ses propres troupes, d’abord calibré pour calmer une armée qui jusqu’alors n’avait jamais capitulé? Depuis le coup d’état manqué de 1936, le militaire avait clairement pris l’ascendant sur le politique au Japon. L’option guerrière ralliait la majorité au Conseil de Guerre Suprême. Même après le cataclysme d’Hiroshima, le ministre de la guerre Korechika Anami justifiera la poursuite des combats par cette phrase lourde de sens: «Je suis convaincu que les Américains n’avaient qu’une seule bombe»



Dans ces conditions, Kantaro Suzuki savait que tout signe de faiblesse conduirait fatalement à la rébellion d’une armée bien connue pour ses factions (un coup d’état échouera d’ailleurs dans la nuit du 14 au 15 août, la veille de l’annonce de la capitulation japonaise). En fait de coup de poker, son «mokusatsu» était un aveu d’impuissance.


Le sens de l’Histoire

Lorsqu’on démonte la chaîne complexe des évènements, on comprend que le choix du mot «mokusatsu» est donc moins la cause du drame que la conséquence logique d’un rapport de force politique. Comme un coup forcé aux échecs, la disposition des pièces obligeait Suzuki à jouer ainsi. Reste la question de la traduction. Si «mokusatsu» avait été interprété comme Suzuki l’entendait, si comme l’espérait Togo, cette tactique avait permis de gagner du temps, le cours de l’histoire aurait-il dévié? En supposant que les Alliés auraient patienté dix jours, peut-être…


Le ministre des Affaires étrangères japonais Mamoru Shigemitsu signe la capitulation de son pays à bord de l’USS Missouri, le 2 septembre 1945 


Comme le rappelle très bien le professeur Tsuyoshi Hasegawa dans un article fascinant du Asia-Pacific Journal, le rôle de la déclaration de guerre russe (le 8 août) dans la capitulation nipponne est injustement minimisé. Malgré le choc psychologique considérable qu’elles ont provoqué, aucune des deux bombes atomiques n’a conduit à une véritable inflexion stratégique du côté japonais, juste à une prise de conscience. Historiquement, c’est l’ouverture du front russe en Mandchourie qui, en mettant fin à tout espoir de médiation et en rendant la situation stratégique du Japon intenable, a conduit l’Empereur à capituler.


D’où l’hypothèse discutable (et discutée) que l’offensive russe aurait pu suffire. Qu’Hiroshima et Nagasaki auraient été inutiles. Le Japon aurait de toute façon capitulé quelques semaines après le 8 août.


Reste que pour envisager cette hypothèse, il aurait fallu que les opérations américaines et russes se coordonnent et ne s’ignorent pas, que les deux superpuissances ne cherchent pas d’abord à avancer leurs pions sur l’échiquier oriental, que leurs intérêts respectifs ne fassent pas peser le risque d’un conflit majeur pour le contrôle de la région… Bref que la Guerre froide qui s’annonçait reste au chaud encore un peu. De la pure politique-fiction. Preuve que si la traduction erronée de «mokusatsu» a sans doute déclenché le feu nucléaire, elle n’est paradoxalement responsable de rien: le sens d’un mot pèse peu face au sens de l’Histoire.


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souvent “messagé” à partir de mon iPad 2 n’hésitez pas à commenter Henri

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