Facebook m'a tuer.

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Bim Bam Boum. C’est un peu le bruit que fait mon cerveau quand il est en activité. Parfois il fait juste BOUM. Ca, c’est quand je suis énervée. Ou bien BIM, ça c’est quand je suis déprimée.

Anyway (oui, je suis bilingue), ce week end, mon cibolout n’a pas cessé de faire du Bim, Bam, Boum. Parce que oui, j’ai réflechi. Et j’ai réflechi à ce que j’allais bien pouvoir écrire cette semaine pour espérer dépasser les 3 likes.(Humour)

A l’heure actuelle, Mardi. Toujours rien. Enfin, si. Toujours du Bim, Bam, Boum.

En vérité et parce qu’on est entre nous, je t’avoue que je cogite sans cogiter. Tu sais quand t’es sur ton ordi, que ta page Word est ouverte avec du tout blanc dedans. Et que t’as mille fênêtres ouvertes en même temps. 15 accessoires, et une indispensable : FACEBOOK. Tu sais la page que t’ouvres et réouvres environ quinze fois en deux minutes.

Et là, ça fait TILT. Et non plus BIM BAM BOUM. J’ai mon article. FACEBOOK.

C’est vrai, quand j’ai rencontré Facebook, ça a fait BOOM BOOM. Le coup de foudre. Retrouver tes copains de bac à sable, ton ancien amoureux du Club Med Opio de l’année 1999. La chienne de ta pote, ou encore ton ancien prof de philo. Qu’est-ce que c’était bon ! Croire que t’étais une meuf cool parce que t’as plus de 200 friends. Qu’est-ce que c’était bon ! Se faire poker par le beau gosse de l’école, qu’est-ce que c’était bon !

Aujourd’hui, tes amis sont même plus sur Facebook. Aujourd’hui, t’ajoutes le mec qui t’as fait un clin d’oeil hier soir au Daily Monop’, ou encore celui qui t’as tenu la porte du métro. Ou bien c’est ton facteur qui t’ajoutes. Alors t’as 3000 friends. Et tu reçois des invitations pour la nouvelle fête de la choucroute à Beauvais.

Aujourd’hui, Facebook a la gentillesse de te présenter toutes les nouvelles amies de ton keum. TES nouvelles meilleures amies. Tu sais, celles qui likent. Tout et n’importe quoi. Même ses photos avec toi.

Tu veux pas t’y intéresser ? T’es au dessus de ça ? Facebook te laisse pas le choix bébé. Leurs likes font désormais l’actu de ta page. Tu sais les actus qui restent en haut. Qui restent. Comme s’il voulait que tu craques. CRACK.

Et le petit BooBook te propose même de les “adder” en amis. Et quand c’est pas Facebook qui insiste, c’est elles qui t’ajoutent.

Aujourd’hui, quand t’es pas invitée à une soirée, tu le sais. Tout le monde le sait.

Aujourd’hui, Facebook, en personne, t’apprend ton cocufiage. Tu pensais que ton concubin était resté chez lui hier soir, un peu barbouillé ? Minute papillon, Facebook enquête pour toi et te balance son itinéraire, les personnes en présence, avec en prime une petite photo de la gonz avec qui il a passé la nuit. Et l’heure à laquelle ils se sont couchés.

Facebook a même la gentillesse de te présenter la nouvelle meuf de ton ex. Celui qui a décroché le poste pour lequel tu postulais, ou encore la nouvelle vie de ton ennemie du CP. Celle qui mangeait ses crottes de nez ou bien qui te les collait sur ta table. La meuf qui habite maintenant à New York, dans un appart’ à Soho. Salope.

Aujourd’hui, c’est ta mère qui t’invite à des soirées. Aujourd’hui, c’est sur Facebook que t’apprends que ton père s’est fait baser. Par l’intermédiaire de ta voisine…de bureau.

Aujourd’hui, tu te retrouves célibataire parce que le relou de service, un mec à qui t’as fait un bisous sur la bouche durant l’été 2005 a eu la bonne idée de commenter une photo de toi. Pour la 44ième fois.

Aujourd’hui, quand t’as pas plus de 3 likes sur ta nouvelle Photo de profile, tu te mets à déprimer. Et quand t’en parles à ton psy, il te prie de sauter par la fenêtre. Aujourd’hui, c’est le copain de ton frère de 12 ans qui te poke.

Aujourd’hui, tu dis like,poke, add, news feed. Aujourd’hui, t’es parano, dépressive, intoxiquée, dépendante et abrutie.

Aujourd’hui, c’est ton chef qui passe derrière ton ordi et qui te dis : ” Ca va ? je te dérange pas?”.

LA VIE, C’ETAIT MIEUX AVANT.

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